14 novembre 2015

Bloody, Bloody Friday..

ATTENTATS-DU-13-NOVEMBRE-15

 

 

Toutes nos pensées vont aux proches, familles et amis des victimes et sont avec vous tous !

Our thoughts and our hearts are with the families and friends of the victims and with you all !

 R.I.P

 

 

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13 novembre 2015

THE CARBURETORS "Laughing In The Face Of Death" + Official Video "Shot Full Of Noise" + Gigs

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Release date: November 20th, 2015
Territory: World (USA + Canada digital only)

 

Le Rock’n Roll, c’est intemporel et avant tout une façon de vivre, un état d’esprit et en la matière, il est compter dans les rangs des purs et durs fervents pratiquants du genre, une formation au top de son art : THE CARBURETORS.

Aussi bruts de décoffrage que leur pays nordique d’origine, aussi graisseux qu’un perfecto de bikers après des journées en selle, aussi déterminés à tout arracher à coup de 'Rock’n Roll roots' que les dits bikers le sont à se procurer une bière fraiche après un ride, voilà pour le côté authentique qui caractérise les furieux norvégiens de THE CARBURETORS et leur envie chevillée aux Ray-Bans, au cuir vintage et à leur sourire aux lèvres, de tout arracher avec un Rock’n Roll dynamique, convaincant au possible et qui vous électrise sans jamais vous prendre la tête, non, juste et c’est énorme, vous botter les fesses avec leur Rock musclé et plein gaz.

Non sans évoquer leurs confrères allemands de OHRENFEINDT ou NITROGODS, THE CARBURETORS font assurément partie de la même joyeuse et 'Rockeuse' confrérie, qui partage tous ce savoir faire avec leurs riffs et rythmiques de guitares efficaces à en réveiller un mort ou plutôt tout un cimetière, avec leurs vocaux parfaits pour le style et leur ligne rythmique, basse-batterie qui s’en donne à cœur joie au long de tous les titres.

Parlons-en, justement, des morceaux, car entre les 10 nouvelles compositions plus « Don’t Touch The Flame », le track de 2012 qui les avait tout de même amenés en finale nationale de Norvège, organisée pour les sélections du concours de l’Eurovision; en somme, entre ces onze brulots, on se régale.

C’est que le quintette affiche une belle assurance pour tout exploser en interprétant, avec les tripes bien sûr, son Rock’n Roll parfois mâtiné de Heavy, sur album ou en live, leur terrain de jeu favori où ils donnent tout, que ce soit d’un extrême à l’autre, à savoir sur la scène d’un bar allemand crasseux, le « Lehmitz » situé sur le malfamé et réputé Reeperbahn de Hambourg ou sur les planches de la finale norvégienne des qualifications pour le concours de l’Eurovision.Rien ne leur fait peur et depuis plus de quinze ans à user leur cuir sur scène, les baroudeurs du Rock’n Roll pètent le feu comme au premier jour, expérience en plus: c’est dire la richesse du cocktail délivré !

D'ailleurs, le label allemand STEAMHAMMER / SPV, basé à Hambourg, ne s'y est pas trompé en les signant l'été dernier.

Il est à noter sur ce tout dernier album en date, la participation de leurs compatriotes de DIMMU BORGIR : Geir Bratland (Gerlioz 'Brat') au piano pour le très réussi et poignant : "(Tonight We’re Gonna) Die Like Heroes" et de Shagrath, qui forme un duo fort convaincant au chant avec Eddie Guz, sur "Lords Of Thunder".


Oui, THE CARBURETORS, c'est du très bon !

Et cerise sur le perfecto, « Laughing In The Face Of Death » a été enregistré quasi en condition live, ce qui donne un album qui sonne tel une déflagration de Rock’n Roll ! :)


Tasunka

 

 

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Line-Up :

-Eddie Guz : V
-Kai Kidd : G
-Stian Krogh : G
-King O’Men : B
-Chris Nitro : D

 

 

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Tracklisting:

CD
01) Hellfire
02) Lords of Thunder
03) Don´t Touch the Flame
04) Water into wine
05) Blood for Blood
06) The Undertaker
07) The Wolves Are Gonna Howl Tonight
08) Bullet
09) Days of Metal
10) Shot Full of Noise
11) (Tonight We’re Gonna) Die Like Heroes

LP
(A side)
01) Hellfire
02) Lords of Thunder
03) Don´t Touch the Flame
04) Water into wine
05) Blood for Blood
(B side)
01) The Undertaker
02) The Wolves Are Gonna Howl Tonight
03) Bullet
04) Days of Metal
05) Shot Full of Noise
06) (Tonight We’re Gonna) Die Like Heroes

 


 

 

 


 

************    THE CARBURETORS live: click here :)  *************

 


 

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12 novembre 2015

FLYING COLORS - Live DVD / Blu-Ray - « Second Flight : Live At The Z7 » ( French Review) + Official Video Trailer

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RELEASE DATE: 13 November 2015
DVD/ Blu-ray / 2 CDs / 3 LPs

 


Le 'Z7' de Pratteln en Suisse a eu le privilège d’accueillir en son sein les seuls et uniques, FLYING COLORS, pour un concert d'anthologie en bien des points : tout d’abord, parce qu’à la fois le public et le groupe lui-même, ont pu découvrir et avoir l’expérience des morceaux tout frais en live, vu que l’album « Second Nature » ne venait de sortir qu’une seule petite semaine auparavant, ensuite, cette huitième date de la tournée d’automne 2014, est aussi un concert unique en ce qu’il a été filmé, enregistré et produit par les bons soins de Bill Evans (également manager du groupe) et ce, avec des moyens techniques qui permettent de savourer une image de haute qualité aux angles de prise de vue multiples et de savourer aussi un pur son 5.1 surround qui vous font ressentir cette géniale sensation d’assister au gig comme si vous y étiez, depuis votre fauteuil.

Et enfin et non des moindres, un concert unique et bluffant, de par ses protagonistes bien sûr, puisque FLYING COLORS, c’est avant tout un groupe d’incontournables poids lourds de musiciens, passionnés, aguerris, multi talents et qui pourtant, tels des ados, prennent un de ces pieds sur album, alors, on ne vous dit pas en live, ils sont grandioses, bardés d'humour et humbles à la fois : qu’il est contagieux leur plaisir partagé avec le public de la part de Neal Morse, Steve Morse, Mike Portnoy, Dave LaRue, Casey McPherson.

Généreux en plus d’être d’excellents musiciens, les cinq donnent tout, s’amusent et enchainent les titres aux atmosphères variées et riches, dont le morceau préféré de « Second Nature » pour Neal Morse, le profond « The Fury Of My Love ». Et ça saute de partout sur un énergétique Rock « Shoulda, Coulda, Woulda » qui voit Mike Portnoy en littéralement bondir de joie à la fin du titre, et le même batteur unique entre tous, de haranguer la foule, en faisant participer tout le monde, leur disant que: ‘ok, il sait que la Suisse c’est calme mais que là, il va falloir se lacher’, ce qui était taquin, vu que la salle était déjà au taquet coté participation, aimant clairement ce que le groupe leur et nous propose, à savoir, un mélange de Rock Progressif aux multiples couleurs et de haut vol.

Se succèdent les titres, dont le superbe « One Love Forever » et son intro en acoustique qui voit tout le monde réuni sur le devant de la scène et d’alterner ensuite les vocaux principaux de Casey McPherson, ou ceux de Neal Morse, de Mike Portnoy. D’ailleurs, s'ensuit un discours simple et touchant de Mike Portnoy à l’adresse de Casey McPherson, qui le présente au Z7 en précisant combien ils sont tous reconnaissants au chanteur/ guitariste / compositeur d’être leur voix, combien il est parfait pour FLYING COLORS et de le laisser entamer le seul morceau du concert écrit par Casey McPherson seul (tous les autres ayant été composés par FLYING COLORS). En solo au chant donc et accompagné de sa guitare acoustique sur la première moitié du très fort « Colder Months », pour ensuite à mi- titre, se voir rejoint par Neal Morse avec ses chant et claviers dont il a le secret et par tout le groupe, aux instruments: un vibrant coup de chapeau acclamé comme il se doit par une salle aux anges !

Que des moments forts sur ce live, dont l’intense Rock / Prog « Mask Machine » qui voit Steve Morse assurer à sa six cordes comme lui seul sait le faire, de même pour ses complices à la basse, batterie, claviers, guitare et chant, et notamment sur le jam de la très réussie apothéose finale de « Infinite Fire ». Le fait que chacun assure est sans surprise bien sûr, au vu, tout de même, du line-up de baroudeurs et potes, de ‘première classe’ qui constitue FLYING COLORS.


Ce « Second Flight : Live At The Z7 » voit ses ‘01h48 ‘ se dérouler en un éclair, et donne une furieuse envie de se rejouer encore et encore le live en DVD / Blu-ray ou en CD/ LP, pour le grand plaisir qu'il procure.


FLYING COLORS, c’est une musique de virtuoses avec des compositions mélodiques fortes et riches en intensité et émotions.

Ce live est une perle pour un groupe unique: un DVD et un groupe indispensables et qui méritent tous deux une salve de superlatifs!

FLYING COLORS a commencé sur une simple idée: un groupe formé de musiciens virtuoses et d’un chanteur Pop qui font une musique nouvelle avec les bonnes vieilles méthodes, bases et.. ca marche à merveille! :)

 

Tasunka

 

 

 

logo_default_logo-21Line-Up: 

-Steve Morse: G (Dixies Dregs, Deep Purple, Kansas...)

-Mike Portnoy: D (Winery Dogs, Transatlantic, ex-A7X, ex-Dream Theater...)

-Neal Morse: K / V (claviers, chant / Transatlantic, ex-Spock's Beard...)

-Dave LaRue: B (Dixies Dregs...)

-Casey McPherson: V / G (Alpha Rev)

 

 

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11 novembre 2015

DIABLO "Silver Horizon" (French Review) + Official Video "Isolation" + 'No Sleep 'Til Horizon' Tour

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GSA / Europe release: October 30th, 2015

 

 

Librement basé sur une nouvelle de science-fiction de 1956, “Aniara”, du suédois Harry Martinson, le sixième effort de DIABLO fait impression avec un concept album aussi fort que adroitement inspiré dans son Thrash, brut et subtil en atmosphères à la fois, autant de par ses compositions intelligemment menées qui délivrent le feeling à tous les niveaux d’intensité, que de par son interprétation, ses vocaux superbement éraillés, ses riffs de guerrier ou de conteur, sa batterie qui sait fendre le Metal ou se faire amicale, tout autant que peut l’être la basse.

Avec « Silver Horizon », DIABLO ont accompli une pièce de Metal musclée et moderne qui vaut le détour, puisque qu’après une longue attente de près de sept années depuis leur dernier opus, le retour des finlandais se fait avec brio via un sixième album qui accroche sans coup férir, tout autant que la rudesse et le charme authentique de la contrée des protagonistes, peuvent le faire.

La patte de Samu Oittinen (Insomnium, Korpiklaani) et de non moins que Mika Jussila, préside aux bons soins d’une production et d’un mastering de premier ordre pour rendre vivant l’album et le faire sonner avec le brio requis.

Si vous ne connaissez pas encore DIABLO, ruez-vous sur leur « Silver Horizon », le groupe et leur album sont une belle découverte et une confirmation de leur talent, si vous êtes déjà familiers du quatuor.


Well done DIABLO! :)

 

Tasunka

 

 

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 Track-list :

01. The Call
02. Isolation
03. The Serpent Holder
04. Into the Void
05. Illuminati
06. Prince of the Machine
07. Silver Horizon
08. Savage
09. Corium Black
10. Voyage to Eternity

 

 

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-Rainer Nygård – V / G
-Marko Utriainen – G
-Aadolf Virtanen – B
-Heikki Malmberg – D

 


 

 

 

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====>   'No Sleep 'Til Horizon' TOUR 2015/ 2016: here / ici :)  <====

 


 

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08 novembre 2015

GIRLSCHOOL "Guilty As Sin" (French Review) + Official Video "Take It Like A Band" + European Tour With MOTÖRHEAD / SAXON

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Release Date: 13.11.2015




Pas superstitieuses et elles en ont vu d’autres au long de leur longue carrière, les rebelles rockeuses devenues iconiques, de GIRLSCHOOL, sortent leur 13ième album, un vendredi 13.

Les belles font leur retour après une longue absence pour ce qui est de la sortie d’un nouvel album studio et cela valait l’attente, étant donné qu’avec « Guilty As Sin », nos quatre ladies font montre d’une énergie et d’une passion intactes au travers de leurs nouvelles compositions toutes gonflées à bloc d’un Rock / Hard Rock,  accrocheur et hymnique.

Du premier titre d’ouverture « Come The Revolution » qui donne le ton Rock / Hard Rock, à « Take It Like A band », « Guilty As Sin » hymnique au possible ou le punk / Rock « Night Before », en passant par le martèlement hypnotique du très bon « Treasure » qui appelle à chérir la terre ou le succulent mid-tempo d’un « Painful », succulent autant de par son accroche musicale Blues/Rock que par ses paroles, « Guilty As Sin » est un opus plutôt goutu dans son ensemble et même la reprise Rock du hit des Bee Gees « Staying Alive », marche.

En fait, « Guilty As Sin » a une particularité qu’il est bon de signaler : même si la première écoute fait déjà l’apprécier, plus on écoute l’album et plus on l’aime !

Le quatuor est tombé dans la fontaine de jouvence ou plutôt ne l’a jamais quittée, vu que Rock, les petites sœurs de Lemmy le sont encore et toujours, qu’on se le dise et le prouvent avec de furieuses guitares en duo ou solo, qui vous déchirent tout, des vocaux toujours rocailleux et hargneux comme au premier jour, une basse et une batterie solides comme le Metal; rien à dire, GIRLSCHOOL assurent dans l’attaque ou le plus mesuré.

Produit par Chris Tsangarides (Judas Priest, Thin Lizzy) au sein de son ‘Ecology Room Studios’ dans le Kent anglais, « Guilty As Sin » sonne comme il se doit, brut et net à la fois : Rock, en somme !


GIRLSCHOOL délivrent avec "Guilty As Sin", un album aux morceaux dont on sent d’avance l’effet garanti en live et justement, ces dames emmènent leur Rock pour une tournée européenne  d’anthologie aux côtés de leurs homologues et complices masculins de MOTÖRHEAD et SAXON.
Paris, le Zénith, le 15 novembre 2015, marquera, d’ailleurs,  le coup d’envoi de ce tour qui vaut le détour :)


Tasunka




Track-Listing "Guilty As Sin" :

01. Come the Revolution
02. Take it like a band
03. Guilty as Sin
04. Treasure
05. Awkward Position
06. Staying Alive
07. Perfect Storm
08. Painful
09. Night Before
10. Everybody Loves (Saturday Night)
11. Coming your Way
12. Tonight

 

 

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Line-Up:

Kim McAuliffe - V / G
Enid Williams - V / B
Jackie Chambers - lead guitar and backing vocals
Denise Dufort - D

 


 

European Tour With MOTÖRHEAD / SAXON: click here :)

 

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05 novembre 2015

WHITECHAPEL "The Brotherhood Of The Blade" (DVD / CD) + Fall Tour (USA)

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Whitechapel_logo44 "The Brotherhood Of The Blade"

logoMetalBladeRecords

 

Release Date: 30 October 2015

 

 

WHITECHAPEL, c’est près d’une décennie sur la route, à écumer les scènes pour asséner leur Hardcore/ Deathcore ravageur, acéré et brutal, à la force et intelligence d’exécution aussi imposantes dans le meilleur sens du terme, que leur envie de se donner à fond autant dans l’interprétation vocale qu’aux instruments.

Voici donc que les gars du Tennessee, sortent un DVD live qui voit double puisque en plus de la captation de leur concert, est greffé un très bon documentaire intimiste qui voit s’exprimer sur leur vie, leurs envies, chacun des membres du groupe, ce qui crée une combinaison très captivante entre déflagration de leur live sur-dopé et l’envers du décors, la vie du groupe racontée par ses protagonistes depuis les débuts de WHITECHAPEL en 2006. Enregistré à domicile, à Knoxville, le live “The Brotherhood Of The Blade” fait parler la poudre du début à la fin, telle une rafale de boulets de canon d’un Hardcore chauffé à blanc par une formation au top de sa forme, ostensiblement très heureuse de se produire et ce, devant une salle comble d'une foule entièrement conquise à sa cause.

De par et d’autre de la scène, le courant passe, les headbangs répondent aux assauts de WHITECHAPEL, titre après titre: c’est un feu qui brûle de bout en bout et consume tous les protagonistes, sur et devant la scène.

La captation et réalisation videos de Mathis Arnell pour Naughty Mantis, accouplées à l’enregistrement audio, à son mixage et mastering par Mark Lewis (Audiohammer) sont de qualité supérieure et rendent la sensation du live intacte, clean et salement massive à la fois.

Du grand art pour un grand groupe, WHITECHAPEL qui prouve encore plus sa valeur et la place qui lui revient avec leur live.

Vous pensiez que le Tennessee, que Knoxville - USA, c’était le stéréotype des culs terreux ‘red necks’, voire juste de la country…NON ! sachez-le, c’est la contrée de pas mal de groupes de Metal dont WHITECHAPEL et de leur Deathcore qui arrache tout sur son passage, alors, faites passer le message avec “The Brotherhood Of The Blade”, en DVD ou CD ;)

 

Tasunka

 

 

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“The Brotherhood Of The Blade”Track-listing:

• Rise (Live)
• Our Endless War (Live)
• Section 8 (Live)
• Faces (Live)
• I, Dementia (Live)
• Possession (Live)
• Prostatic Fluid Asphyxiation (Live)
• Vicer Exciser (Live)
• Mono (Live)
• Worship the Digital Age (Live)
• The Saw Is the Law (Live)
• Possibilities of an Impossible Existence (Live)
• This Is Exile (Live Bonus Track)

 

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04 novembre 2015

RAM "Svbversvm" (French Review) + Official Lyric Video "Eyes Of The Night"

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MetalBladeRecords

 

Worldwide Release: 30 October 2015

 

Les fidèles du ‘True’ Heavy Metal hymnique, nourri aux racines des illustres prédécesseurs notamment de la NWOBHM, attendaient avec impatience la quatrième offrande des défenseurs du genre, en la personne des suédois de RAM. C’est que « Death », leur dernier opus studio, remonte tout de même à janvier 2012 et avait, alors, marqué la signature du groupe chez Metal Blade Records.

C’est donc sous cette même bannière, que sort en 2015 « Svbversvm » et effectivement, ce quatrième album vaut cette impatience, en ce qu’il est une brillante démonstration de tout ce qui peut faire aimer le style Heavy Metal, en alignant, avec dynamisme, poigne, style et inspiration post-apocalyptique, des vocaux de Oscar Carlquist typiques, écorchés, haut perchés ou emprunts d’émotion brute, issus des tripes toujours et les duo des guitares du fondateur Harry Granroth et de Martin Jonsson, grand ‘shredder’ devant les dieux du Metal, bref, ce duo assure de la même façon, de par ses riffs, rythmiques et solos de premier choix, qui font songer à JUDAS PRIEST et rappellent, à leur manière, le duo légendaire : KK Downing – Glenn Tipton.

Des titres tels que « The Omega Device –MI III », « Holy Death », en sont le reflet et vous assènent un coup de pied là où il faut, tout en vous donnant une furieuse envie d’headbanger. Le solo de « Forbidden Zone » est un must, à lui seul, tout autant que l’attaque du probablement meilleur morceau de l’album « Temples Of The Void » qui déploie, à lui seul, tout son côté multidimensionnel avec ses chœurs quasi grégoriens, sa lancinante et menaçante ritournelle ponctuée, appuyée, et sublimée par des guitares en attaque, pour se poursuivre en un final classe, avec le morceau titre « Svbversvm ».

La basse de Tobias Petterson et la batterie de Morgan Pettersson assurent avec brio les fondations d’un album qui en a et que l’auto-production très réussie du groupe, fait sonner au mieux.


Vous voulez du Heavy Metal old school et moderne à la fois, du vrai de chez vrai, joué, composé, enregistré avec toute la conviction et la passion, les tripes qui vont avec, alors, ce « Svbversvm » est pour vous !


Tasunka

 


Tracklist “Svbversvm” :

01. Return Of The Iron Tyrant
02. Eyes Of The Night
03. The Usurper
04. Enslaver
05. Holy Death
06. Terminus
07. The Omega Device (MI III)
08. Forbidden Zone
09. Temples Of The Void
10. Svbversvm


RAM Line-Up:

-Oscar Carlquist: V
-Morgan Pettersson: D
-Harry Granroth: G
-Martin Jonsson: G
-Tobias Petterson: B

RAM's « Svbversvm » was self-produced at Black Path Studios, mixed at Welfare Sounds by Olle Bjork, Per Stalberg, and RAM and mastered by Daniel Johansson

 

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03 novembre 2015

HELL OF A RIDE "Bête Noire" (French review) + Video "Aphrodisiac Cadillac" + Concert 14 Nov 2015

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La Bête est libérée et elle est ‘noire’ comme l’asphalte, parée pour un ride d’enfer, bourrée ras la gueule musicalement et visuellement, d’un nitrogène de haute qualité : ce même cocktail surpuissant qui fait vrombir et jaillir dragsters et muscle cars comme des diables, Et cette analogie résume ce qui se passe avec ce premier opus studio de HELL OF A RIDE, « Bête Noire », puisque l’album vous explose littéralement et pour votre plus grand plaisir encore, via la déflagration de son gros son qui va du Rock US (Alter bridge/Papa Roach/Black Stone Cherry) à un ‘Heavy "Stunt" Rock aux accents de Metal, au parfum de Southern Rock et aux racines de Hard Rock’.

HEll Of A Ride vous secoue le tout à coups d’un shaker énergique de riffs ravageurs, dont ceux de Sin Quirin (MINISTRY , SOCIETY 1, ..) en guest sur « At The Drive-In », à coups d’hymnes, de vocaux imparables, d’une ligne rythmique qui sonne aussi délicieusement aux oreilles que peut le faire un dangereux félin prêt à rugir ou un V8, sous le capot.

Sensations fortes garanties avec HEll Of A Ride et leur « Bête Noire » qui confirme l'impression procurée sur le EP « Fast As Lightning », déjà produit par Charles "Kallaghan" Massabo, que l’on retrouve à nouveau aux manettes pour « Bête Noire », ce qui explique ce son dément !

L’asphalte s’échauffe d’avance avec HELL OF A RIDE et leur musique à la passion de ses cinq ‘Riders’, chevillée à chaque note. Et c’est parti pour une course haletante au long des onze titres qui vous emportent aux côtés de la suite des aventures de john "MAD DOG" Ringsdale. Cet album est tel un film de Tarantino (dont le très bon « Boulevard De La Mort », qui a incontestablement influencé le visuel et l’univers de HoaR), avec tous ses tableaux aussi variés que divers au long desquels courent une maitrise et une passion, qui vous tiennent en haleine du début à la fin et vous font vibrer.

HEll Of A Ride a largement prouvé sa valeur sur scène, depuis ses débuts en 2011 et apporte à présent une éclatante confirmation de son potentiel avec « Bête Noire » :

alors, les ‘Riders’ aurez-vous les tripes de monter à bord de ce bolide nommé « Bête Noire » et vous prendre une décharge d’adrénaline made in HoaR?

Si oui, le Ride vous attend et c’est ‘satisfaction guaranted’ ;)


Tasunka

==> HoaR en concert le 14 novembre 2015: cliquez ici ;)

 

 

Tracklist 'Bête Noire' :

01 - High on octane
02 - At the drive in (feat Sin Quirin)
03 - Aphrodisiac Cadillac
04 - Red Light Mississippi
05 - Wicked!
06 - Despair and Hope
07 - Everithing's is missing
08 - Hell of a Ride
09 - Crash and burn
10 - From dusck till dawn
11 - Rain of Fuel


HoaR Line-Up:

-Djej Rider : V
-Noré the Lucky : Lead Guitar
-Lone Wolf Low: Rhythm Guitar
-Franck "The Gent": B
-Thibs: D (ex-Bukowski)

 


 

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02 novembre 2015

TERAMAZE "Her Halo" (French Review) + Official Videos "Her Halo" / "Out Of Subconscious"

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TERAMAZE comptent dans leurs rangs un nouveau chanteur, Nathan Peachey et un nouveau bassiste Luis Eguren et les capacités indéniables des deux hommes ont pu être remarquées dès leur arrivée au sein de cette formation australienne, fondée par le guitariste lead/rythmique-producteur, Dean Wells, il y a quelques vingt années de ça.

TERAMAZE sont forts, aussi, d’une signature en août dernier avec non moins que Music Theories Recordings (Mascot Label Group), le groupe, avec autant de cartes dans son jeu, était prometteur pour marquer un grand coup et revenir fort sur le devant de la scène en 2015 et c’est nettement le cas via leur “Her Halo” de tout premier ordre. Les nouvelles compositions se montrent assurément aussi ciselées, prenantes, intrigantes et abouties que pouvait le laisser deviner la très réussie pochette. Le Metal progressif que pratiquent TERAMAZE luit de mille reliefs, en un subtil mélange de progressif, de Heavy et de mélodique. “Her Halo” est riche de ses contrastes qui naviguent entre ce cotés sobre et cette flamboyance qui sait ne pas être outrageuse, ni tape à l’oeil, entre cette intensité sombre ou lumineuse due à un feeling féroce qui explose dans chaque note, supporté en ça par une technique impeccable pour poser avec intelligence et naturel, les solos où il doivent être, les rythmiques, les vocaux, comme autant de perles à cet ouvrage de qualité.

“Her Halo” a cette particularité de fédérer dès ses premiers accords et vocaux, pour ensuite mieux vous emporter sur les ailes de chaque titres et une fois la dernière note jouée, de vous donner envie de laisser le premier track reprendre sa course et vogue à nouveau “Her Halo”, dans son intégralité.

Accrocheur? Assurément “Her Halo” l’est, de ses 13:51 du fort prenant titre d’ouverture “An Ordinary Dream (Enla Momento)', à l’instrumental ”Trapeze”, en passant par “Her Halo”, “Out Of Subconscious”, “For The Innocent”, “Broken”, au morceau final “Delusions Of Grandeur”. Le talent bien inspiré des compositions, de l’interprétation et de la production (de Jacob Hansen) font du cinquième effort de TERAMAZE, un album à s’approprier et de TERAMAZE un groupe à connaitre, si ce n’est déjà fait et à supporter sans réserve.


Tasunka


“Her Halo” Track-List:

See below / Voir ci-dessous :)

 

TERAMAZE Line-Up:

-Dean Wells - Lead/Rhythm Guitars / Backing Vocals 
-Nathan Peachey - Vocals 
-Dean Kennedy - Drums 
-Luis Eguren - Bass Guitar

 


 

 


 

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31 octobre 2015

Interview WALTER TROUT - 29 Octobre 2015 (@ Paris)


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gif_anime_drapeaux_angleterre French Review Of "Battle Scars": here :) 

 

gif_anime_drapeaux_pays_141  Chronique "Battle Scars": ici :)

 

 

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 Walter Trout a débuté sa carrière musicale à la fin des années 60 comme musicien de session pour Percy Mayfield, Deacon Jones, John Lee Hooker ou Joe Tex

En 1981, il devient guitariste de Canned Heat avant de rejoindre les Bluesbreakers de John Mayall avec lesquels il jouera pendant 8 ans.

C’est en 1989 qu’il forme le Walter Trout Band et lance sa carrière solo. « Life in the Jungle » sort en 1990 sur Mascot / Provogue, label avec lequel il collabore toujours aujourd’hui. Avec une bonne vingtaine d’albums au compteur Walter est un « vétéran » de la scène blues / boogie, mainte fois honoré par différentes nominations et victoires à des cérémonies telles que les British Blues Awards ou les Blues Music Awards.

En juin 2015, 13 mois après une greffe du foie, il se produisait sur la scène du Royal Albert Hall (Angleterre)

Son nouvel album, "Battle Scars" est un témoignage de sa victoire sur la maladie, l'album de son retour et sa venue promo à Paris, l'occasion d'en savoir plus.

(Interview Tasunka)

 

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13 mois après ta transplantation du foie, le 15 juin 2015 a marqué ton retour sur scène au Royal Albert Hall (Angleterre) : un moment émouvant, certainement!

Oui, mon retour sur scène après des mois d’absence, au Royal Albert Hall (Angleterre), a été très émouvant pour moi : j’ai eu droit à trois 'standing ovations' juste pour deux morceaux joués (sourire attendri de sa part en y repensant). En fait, la première standing ovation a eu lieu avant même que je joue quoi que ce soit, simplement le fait que j’entre sur scène a suffi. Je pense que les gens étaient déjà contents de voir que j’étais là et tenais debout, la seconde a eu lieu quand j’ai interprété le premier titre et là, il se sont levés et ont applaudi, parce qu’ils se sont probablement dit: « il peut encore jouer » et la troisième 'standing ovation' est arrivée à la fin du second titre, je pense parce qu’ils ont vu qu'en plus, je pouvais vraiment encore bien jouer, comme avant.

 

Un nouveau bassiste, Johnny Griparic, a rejoint le Walter Trout Band, en remplacement de Rick Knapp, parti jouer avec le grand guitariste, Jimmy Thackery : tu peux le présenter ?

Il est arrivé pile avant l’enregistrement de « Battle Scars » et il apporte son talent, sa pèche et un bagage marquant puisqu’il a, entre autres, joué avec Slash, Richie Kotzen, Ace Frehley, Richie Sambora, Steve Lukather, Gilby Clarke, Billy Bob Thornton, Perry Farrell, Richie Kotzen, Uli Jon Roth…
Avant de recruter mon nouveau bassiste, Walter Trout Band, c’était un quatuor avec trois musiciens qui avaient le même but et un, moins, mais depuis l’arrivée de Johnny Griparic, c’est à nouveau quatre musiciens soudés, qui marchent à l’unisson.

 

« Battle Scars » a été enregistré à Los Angeles et sonne à merveille : c’est Eric Corne qui a à nouveau été aux commandes ?

Tout à fait, oui. Avec mon producteur de longue date, Eric Corne, on s’entend vraiment bien et le courant passe à merveille; il a toujours senti et compris ce que je voulais et c’est le cas pour « Battle Scars » qu’il a réalisé au mieux, captant ainsi l’esprit de ce que je voulais.

 

La pochette étant le premier contact avec « Battle Scars », la photo de ton visage en gros plan avec ta guitare, est réussie : elle reflète la profondeur de ton album.

Merci ! En fait, La photo de la pochette de « Battle Scars, c’est moi qui l’ai choisie et j’ai du lutter pour imposer ce choix, étant donné qu’un photographe avait fait déjà pas mal de photos de moi et le label (Provogue) avait arrêté son choix sur l’un des clichés, où j’étais chez moi, devant une fenêtre, ma guitare à la main en train d’avoir un large sourire en prenant la pose qu’il m’avait demandée, mais cette photo que le label avait choisie, ne me satisfaisait pas du tout, vu qu’elle ne reflétait pas le côté profond, sombre du propos de l’album, qui est un témoignage de ce que j’ai traversé et qui m’a vu frôler la mort et revenir. Quelques trois cents clichés avaient été faits, dont un que j’avais suggéré en gros plan qui mette les yeux en valeur, le regard de ce que j’avais traversé. Or, le label ni personne ne la voulaient justement cette seule et unique photo qui m’intéressait. En tenant bon, au final, elle est sur la pochette et ce qui est amusant, c’est que j’ai de très bons retours dessus; c’est drôle, d’un coup, tout le monde semble l’aimer.

 

Le titre « Battle Scars » est sobre et fort, lui aussi : il en dit long.

A ce sujet, un vétéran de guerre m’a écrit pour me dire que je n’avais pas le droit de nommer mon album comme ça, que je ne savais pas de quoi je parlais, que je n’avais pas souffert. Je lui ai répondu que même si je n’avais pas été enrôlé dans l’armée, ni fait la guerre, je suis d’ailleurs contre toute guerre, je lui ai donc dit que les cicatrices pouvaient être aussi douloureuses et de toutes sortes, qu’elles soient physiques, une blessure de cœur, une souffrance mentale ou autre: la souffrance et les cicatrices d'où qu'elles viennent, font toutes aussi mal et c’est ce dont parle mon album. Si, à travers mon témoignage, je peux partager ce que j’ai traversé et du coup, en aider d’autres, ce sera bien. « Battle Scars » parle du fait de continuer à y croire, à lutter et s’en sortir. A ce vétéran, je lui ai ajouté que je portais véritablement des cicatrices sur mon corps dues à ce que j’avais traversé physiquement. Ce même vétéran m’a répondu et s’est alors excusé.

 

Qu’est-ce que t’a fait tenir dans les pires moments ?

Je veux rendre à tous ceux qui m’ont écrit, soutenu (ses fans ont participé à réunir des fonds pour sa transplantation du foie du 26 mai 2014), tout ce qu’ils m’ont donné et ce, en jouant pour eux, en donnant le meilleur de moi, en témoignage de ma reconnaissance.
Ma femme (Marie, qui est aussi son manager) m’a lu des messages de soutien quand j’étais au plus bas et quand elle m’a, par exemple, lu ce message d’un homme qui me disait qu'écouter l’un de mes morceaux l’avait sauvé de son envie de se suicider, ça m’a aidé et donné la volonté de me battre, de m’en sortir. Tu sais, ce n’est pas facile et le premier morceau de l’album, « Almost Gone » parle de ça, du fait de voir tes proches, les médecins, qui essaient de leur mieux de faire bonne figure, d'avoir des paroles rassurantes mais quand tu devines dans les yeux de ta femme, qu’elle redoute le pire, c’est dur. La volonté m’a soutenu: je ne voulais pas m’arrêter là, je voulais continuer mon chemin, rejouer et je voulais voir mes enfants grandir, vieillir aux côtés de ma femme, comme je le lui avais promis quand je l’ai rencontrée.

 

Quand tu as pu à nouveau composer, jouer, il me semble que « Omaha » a été le premier titre? (morceau nommé en référence à l’endroit où la transplantation du foie, a eu lieu)

J’avais en tête la mélopée de « Omaha » et même si je ne pouvais pas parler, m’exprimer, ni me tenir debout, juste rester étendu sur mon lit lors de mon hospitalisation, elle était dans ma tête. Dès que j’ai pu bouger à nouveau, après la transplantation, que mes forces sont petit à petit revenues, tout est sorti comme un flot: j’ai composé six titres en cinq heures et l’album complet en à peine deux jours; ça a jailli en un flot ininterrompu. 
Cette renaissance, cette chance qui m’a été donnée de vivre à nouveau, me fait voir que la vie est magnifique et d'avoir traversé ça, m’a donné une leçon, celle qu’il faut la savourer l’instant et relativiser les petites choses qui nous gachent la vie et ne sont pas importantes au final.

Aujourd'hui, je veux être un meilleur homme, un meilleur père, un meilleur guitariste et compositeur : je sais la chance que j'ai d’être vivant et je me sens avoir à nouveau 15 ans. Je suis très excité par mon nouvel album « Battle Scars », par ma vie, par ma musique. Comme un témoignage, je souhaite qu’il puisse montrer aux gens qui doivent faire face à quel que moment dur que ce soit et qu’il est possible de s’en sortir.

 

Quand as-tu pu jouer de la guitare à nouveau ?

En rentrant à la maison après la transplantation, je ne pouvais absolument pas me servir de mes doigts, je n’avais pas de force et je ressentais quand je voulais presser les cordes, combien ça faisait mal ; je me suis même demandé comment j’avais pu un jour jouer avec autant de facilité, vu que là, je ressentais la douleur au bout de chaque doigt de simplement appuyer sur les cordes. Mais j’ai persévéré même si je n’avais pas de force dans les mains, les avant-bras, et petit à petit, en m'entrainant, c’est revenu, j’ai pu rejouer et retrouver ce plaisir dont je te parlais, que j’avais de jouer, adolescent.

 

Quels sont tes critères quand tu composes ou joues ?

Quand je compose, joue de la guitare, chante, c’est avant tout pour susciter une émotion et je suis critique envers ce que je fais, dans le sens où quelle que soit la forme d’art, il faut, à mon avis, que cela suscite une émotion, sinon ce n’est pas de l’art, juste de la technique, qui, seule et aussi bonne soit-elle, devient vite ennuyeuse. Et c’est valable dans tout art dont bien sûr, la musique: quand tu prends les Blues Men, leur technique n’est pas parfaite, mais l’émotion qu’ils procurent, est unique.
Dès mes 6 ans, je savais que j’avais un don pour quelque chose, je me sentais artiste, mais je ne savais pas dans quel domaine: j’ai essayé de dessiner sans succès, j’écrivais des poèmes, je me baladais toujours avec un carnet pour noter mes idées, j’ai aussi rejoint une école où il y avait des cours de théâtre et j’ai réalisé que j’aimais être sur scène; alors, en fait, ce que je fais, ma musique, rassemble avec bonheur tout ce que j’aime : les textes, la scène et jouer, composer.

Quand mon frère a ramené une guitare, ça a été la révélation, je savais, dès que je l’ai eue dans les mains, que c’est pour ça que j’étais doué: j’ai vite appris, monté mon premier groupe à 15 ans et c’est fou ce qu’on peut s’éclater à cet âge à jouer dans un simple garage. Plus tard, dès 17 ans je me suis produit dans les bars et rejoint un groupe, tourné, mais par contre dès cet âge, tu es confronté aux excès dont la drogue, la boisson et la sensation que j’avais à 15 ans, s'est mise a changer: ce n'était plus fun. Je suis sorti de ces excès depuis longtemps, mais là, cette renaissance avec « Battle Scars », fait que je ressens à nouveau ce plaisir que j’avais en jouant à mes tous débuts.


Les morceaux clés abondent dans ton nouvel album, dont “Omaha”, “Almost Gone”, “Gonna Live Again” ou encore, « My Ship Came In »: à quoi ce dernier titre est-il lié ?

Au fait que le label Provogue (qui l’a signé et soutenu dès ses débuts en solo avec son groupe Walter Trout Band, en 1989) avait tout préparé pour célébrer mes 25 ans de carrière solo, une biographie a été écrite, une réédition en vinyle des mes albums devait sortir, un film même sur ma vie devait sortir lui aussi et cerise sur le tout, une grande tournée était planifiée pour célébrer ces 25 ans: en somme, 2014 devait être l’'année Trout", mais à cause des événements dans ma vie, il a fallu tout annuler au tout dernier moment: d’où ce titre en argot anglais, « My Ship came In », qui veut dire que tu as 'gagné le gros lot', mais là, ‘le gros lot’, le ‘bateau (Ship)’ était reparti sans moi.

 

Pourquoi la tournée de ton retour ne passe pas par la France, en novembre? C’est pourtant la partie européenne de ta grande tournée, qui avoir lieu ?

La partie européenne de la tournée («’I’m Back Tour’) passe effectivement par pas mal de pays mais c’est vrai, pas la France cette fois, mais je garde bon espoir que ce soit faisable pour la seconde, l’été 2016: j’aime jouer en France.

 

Nous aussi, on l'espère! Merci pour cette interview et cet album: welcome back ! :)

Merci à toi et à tous !

 

En attendant, ruez-vous sur "Battle Scars", un grand album poignant et énergétique au possible de ce 'vétéran' de la scène Blues / Boogie aux 50 années de bons et loyaux services au compteur et de retour d'un voyage en enfer  !

 


 

 

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