18 avril 2013

"L'Encyclopedie Du Hard Rock Des 70's" - Interview Denis Protat

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Interview avec Denis Protat, l'auteur de cette riche et indispensable encyclopédie :)

Chronique du livre en cliquant sur la couverture, ci-dessus 

 

==> Qui es-tu et pourquoi cette envie de s'atteler à une telle encyclopédie ?

Denis Protat: Je suis enseignant, né en 68. J'ai depuis tout jeune écouté ces artistes des seventies. Il n'existait pas d'ouvrage sur le sujet à l'époque, ciblés sur le hard rock des seventies.

==> Et pourquoi particulièrement du Hard Rock des seventies ?

C'est à cette époque où les plus grands groupes sont nés : Led Zeppelin, le Jimi Hendrix Experience, les Who...

==> Combien de temps t'a pris la première mouture du livre en 2004 et cette nouvelle édition enrichie ?

Il m'a fallu un an pour chaque édition.

==> D'où tires-tu la richesse de ton savoir sur le sujet ?

C'est tout un parcours qui remonte à 25 ans...des rencontres, des journées à chiner (magasins, puces...) à chercher le disque rare ou encore inconnu. les livres aussi. Maintenant il y a le net.

==> Comment tu t'y prends pour faire des découvertes aussi poussées d'albums et ce, de par le monde entier ?

Grâce à des années de recherches, de croisements, de relations avec des collectionneurs.

==> Quel sujet ou partie de l'encyclopédie t'a donné du fil à retordre ?

Garder ou pas un groupe, trouver la juste frontière entre heavy ou pas....Le Floyd a des passages heavy et pourtant nombreux sont ceux qui ne comprendraient pas l'inclusion du groupe dans un livre sur le hard rock, le flamant rose étant plutôt considéré comme progressif ou psychédélique (période Syd Barett).

==>  Et a été le plus aisé ?

Les groupes connus...il y presque trop d'infos.

==> Quelle(s) découverte(s) t'a ou t'ont le plus marqué en faisant l'encyclopédie ?

De fabuleux combos comme Granicus, Left End, Leaf Hound et toutes ces pépites que j'ai mis en îles désertes.

==> Tu as pu écouter un extrait ou quasi tous les albums de l'encyclopédie ?

Presque tous, oui et quand je ne les ai pas écoutés, je mets très peu de commentaires.

==> Ta passion carbure à quel(s) album(s) en ce moment?

En ce moment je suis plutôt dans une période folkrock, folk psyché et toujours la période des seventies. Il y a des perles comme Trees ou Pentangle par exemple.

==> Tu es incontestablement passionné, alors, quel est ton futur projet ?

Rien de bien précis pour le moment. J'ai déjà fort à faire à écouter tous ces artistes !

Merci à Denis Protat pour ses réponses et son "Encyclopédie du Hard Rock Des 70's" qui se révèle être un must tout simplement pour tout amateur ou 'découvreur' de cet âge d'or, car les racines sont bel et bien là :)

 

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17 janvier 2013

EMERGENCY GATE "You" - Interview Mario Lochert (B) @ Paris - 10 Jan 2013 :)

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Click on artwork for French Review of "You" / Cliquer sur la pochette pour la chronique "You"

Session Photos Mario (B) / Matthias (V): here / ici ;)

 

 

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EMERGENCY GATE : interview avec Mario Lochert, bassiste, seul membre restant du line-up original, producteur / ingénieur du son et au demeurant, très sympa personnage :)

(Interview / Photos : Tasunka)

Après un sympathique salut et accueil de sa part et avant même de demander quoi que ce soit, Mario a deviné ma première question, ce qui nous fait sourire tout les deux, puisque oui, c’était bien de celle-là dont il s’agissait :)

Tout le monde demande, en question numéro un, pourquoi avoir intitulé notre nouvel album: “You” et je dois reconnaitre que je comprends cette interrogation, vu que ce n’est par un titre ordinaire
En fait, tout est parti du jour où nous étions tous assis en salle de répétition à chercher un nom pour l’album, quand Udo (Simon), notre lead-guitariste, s’est demandé pourquoi nous faisions tout ça, étant donné que ça nous coûte de l’argent, que nous passons du temps à le faire, en salle de répétition, en tournées, que ça nous prend du temps sur notre vie privée et du coup, la question était le pourquoi de tout ça ?

J’ai, alors, regardé les autres et leur ai répondu : « Parce que c’est ce pour quoi nous sommes destinés, pour ceux qui nous soutiennent depuis de nombreuses années et bien sûr pour nous, vu que c’est une passion commune qui nous anime". Et puisque nous faisons tout ça pour ceux qui nous soutiennent, qui sont en support derrière le groupe, alors, c’est pour ‘Vous’ que nous le faisons, d’où le titre ‘You’ et ce titre a fait tilt pour tous. A l’image des paroles au long de l’album, tout le monde peut y retrouver les sentiments intérieurs vis-à-vis de tout ce qui fait la vie, comme par exemple de la contradiction des sentiments, de la révolution qui se passe en son for intérieur, dans son cerveau, l’ébullition dans tes pensées ou encore comme sur « Back From The Grave » où il est question de ce que tu éprouves quand tu te sens au plus bas et que tu remontes la pente: c’est être un peu comme ces poupées russes qui s’emboitent les unes dans les autres, côté feeling quant tu reviens de loin et que personne ne s’attendait à ça. On peut plus ou moins évoquer l’idée d’un concept album, d’un lien entre les choses au long de ‘You’ étant donné que l’inattendu, que ce que tu n’attendais pas, est évoqué au détour des paroles, de l’album et bien sûr de la pochette. (NDT : pochettes par non moins que Dani Hofer, Archetype Design (Behemoth, Vader, entre autres)

Sur l’édition limitée (avec DVD, 3 bonus tracks, etc…) , tu vois une large ouverture où on peut apercevoir des miroirs ; chacun d’eux renvoie l'image d’un visage qui offre, à chaque fois, une expression différente: l’un est drôle, l’autre triste, un autre est en colère, et ainsi de suite et cela symbolise ce par quoi tu dois passer, le chemin pour atteindre la lumière. En fait, il y a six miroirs de représentés, étant donné que nous sommes six au sein d’Emergency Gate et que c’est le chemin du groupe, ces sentiments que tu peux éprouver. On était tous satisfait de cette idée au sein du groupe.

J’ai pensé que ce serait mieux de faire une autre représentation pour l’édition classique de l’album : on retrouve en quelque sorte une combinaison entre les deux pochettes. Quant tu regardes cet artwork, tu as une grande pierre face à toi, comme l’obstacle, le mur auquel tu peux parfois être confronté dans ta vie, et tu dois l’exploser si tu veux poursuivre ta route et au travers du trou fait dans ce mur de pierre, tu as une ouverture où tu peux lire ‘You’. Si l’idée de cet artwork a été la mienne, celle du ‘You’ est venue d’Udo.

Les paroles et la musique, c’est un travail en commun ?

La majorité d’entre elles viennent de Matthias (Kupka – chant) et d’Udo, mais ça a été un travail en commun pour la musique : je pense que nous avons dû passer quelque chose comme 3 000 heures dessus jusqu’au mixage final! On n’est pas rentrés en studio avec du matériel prêt à être enregistré, non, avec cet album, les choses ont été faites différemment : nous sommes arrivés en studio et avons travaillé les morceaux, les avons enrichis, construits. On enregistrait, effaçait si ça ne nous convenait pas, recommençait, etc… C’est aussi la raison pour laquelle il y a une vraie fraîcheur dans la façon dont sonne l’album et aussi un côté catchy, puissant, doublé d’un gros cœur, qui te donne envie de chanter en chœur les refrains au long du disque.

Et c’est bien le cas ! Tu pourrais m’en dire plus sur l’autre aspect marquant de la musique d’Emergency Gate, c'est-à-dire le côté créatif, la diversité qui parcourent les morceaux à la fois dans la musique et le chant: d’où cela vient ?

Ca remonte aux débuts d’Emergency Gate, quand le groupe a vu le jour en 1996 et c’est dû à notre parcours. Je suis le dernier membre fondateur au sein du line up actuel. Les deux premières années, on faisait des reprises dont Guns’N Roses, Lynyrd Skynyrd ce genre de truc, puis, on s’est mis à composer nos propres titres qui sonnaient comme la rencontre du Power Metal et du Heavy Rock. Le groupe s’est produit dans des concours régionaux, puis plus largement au niveau national où on s’est classés 17ième, ça fait longtemps maintenant (sourire). Ca a été un long et hardu chemin. Après la démo, on a fait le premier album « Nightly Ray » avec Spike Streefkerk (Mellissa Etheridge, Def Leppard, Phil Collins etc.)  à la production, ce qui était génial étant donné qu’il est un très bon producteur. Ensuite, a suivi une tournée avec Mercenary, tout allait bien, mais, d’un coup, notre chanteur  (guitariste et co-fondateur du groupe) de l’époque, Fabian ‘Cem’ Kiessling s’est retrouvé à devoir quitter le groupe. Le seul choix a alors été de laisser tomber ou de s’accrocher et le reste du groupe et moi avons opté pour la seconde solution : « Faisons quelque chose de nouveau ! », c’est ce que nous nous sommes tous dit pour continuer à faire exister Emergency Gate. Et c’est comme ça que de nouvelles compositions ont vu le jour, même si nous avions perdu notre chanteur et notre contrat avec la maison de disques à la même période. Dur moment, mais c’est aussi là que j’ai rencontré Matthias et l’ayant entendu (avec Suidakra) je lui ai dit combien je trouvais qu’il était bon chanteur, mais que c’était dommage qu’il vive trop loin, pour rejoindre Emergency Gate, ce que j’aurais souhaité. Ça n’a pas arrêté Matthias qui m’a répliqué que les vols entre Düsseldorf et Munich étaient plus qu’accessibles côté prix et c’est ainsi qu’il a rejoint le groupe. Le fait de pouvoir chanter à la fois en growl et en voix claire lui a plu et l’a décidé à rejoindre Emergency Gate. L’histoire a repris son cours : un autre album a vu le jour, un nouveau deal avec un label aussi et une nouvelle tournée au travers de 28 pays. Emergency Gate a pris de plus en plus d’importance sur la scène Metal, mais la faillite de SPV nous a laissés sans maison de disques une nouvelle fois. Même chose avec Twilight Zone Records avec qui nous avions signés, qui se sont retrouvés insolvables. A l’heure actuelle nous sommes sous contrat avec ZYX Music qui nous avaient vus jouer lors de Metal Fest Tour en Allemagne. Nous avions reçu des offres de signature de la part d’autres compagnies, mais c’est ZYX qui a été choisie par tout le groupe, parce qu’eux nous ont convaincu avec leur volonté de nous pousser vers le haut. On a signé pour deux albums.

Sacrée histoire et volonté de la part d’Emergency Gate ! C’est à cause de tout ça que le groupe n’est pas aussi connu en France qu’il le devrait, je pense ?

C’est vrai que c’est la partie des maisons de disques, de s’occuper de ça. S’il y avait eu une signature chez Nuclear Blast, c’est clair que nous en serions sur un niveau différent à l’heure actuelle. C’est le côté difficile si tu as un label qui se retrouve insolvable mais les choses vont mieux, alors, on verra

On croise les doigts pour :) Pour en revenir à ‘You !’ c’est toi qui t’es à nouveau occupé de la production ?

Effectivement, j’ai été en charge de la production, du mixage et de l’enregistrement de l’album.

Comme tu as produit pour ton propre groupe, tu l’as fait différemment que pour les autres formations avec lesquelles tu travailles ?

Que ce soit avec GRAVEWORM ou encore avec VISIONS OF ATLANTIS, c’est toujours un travail à 100% mais avec Emergency Gate et ‘You’, il y a eu un processus créatif en plus, qui s’est traduit sous la forme de travailler les morceaux quand on était en studio, de travailler main dans la main avec tous les membres du groupe, ce qui s’est révélé une très bonne chose : chacun étant très satisfait du produit final. Normalement, je ne m’occupe pas du mixage quand je suis en charge de la production, mais cette fois, je l’ai fait, parce que dans mon esprit, je savais exactement comment le disque devait sonner. Il fallait donc que je le fasse

 

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En quoi tu dirais que le son d’Emergency Gate est unique ; avec l’apport des synthétiseurs, je veux dire?

J’ai vu écrit qu’Emergency Gate présentait des ressemblances avec Amaranthe, Asking Alexandria ou encore SOILWORK. Si je peux accepter  pour SOILWORK, je ne suis pas d’accord pour le reste : EMERGENCY GATE existait déjà avant Alexandria ou autre et c’est donc lui l’origine de ces groupes. On a utilisé des synthétiseurs pour la première fois en 2008 alors qu’Asking Alexandria a été créé seulement plus tard. C’est n’importe quoi d’écrire ce genre de truc.

Il n’existait alors qu’une autre formation qui utilise des boucles techno comme ça, il s’agit d’un groupe japonais : Bloodstained Child. Et quand on emploie les synthés de cette façon, nous le faisons de façon vraiment créative, hors de question de se retrouver avec un son de synthés genre jeu vidéo Nintendo ou autre, avec des guitares, pas question (rires) Du coup, nous faisons toutes les programmations nous-mêmes pour obtenir ce résultat créatif. C’est le boulot de Daniel (Schmidle): il travaillait avec son casque sur les oreilles, me faisait écouter la ligne de ce qu’il avait fait, en me demandant si ça collait avec ce que j’avais en tête. C’est un travail pointu. Il y a d’abord eu une pré-production, qui, une fois qu’elle a été jugée satisfaisante, nous a permis d’entrer en session d’enregistrement pour, d’abord, la batterie, basse, les guitares, claviers et enfin, le chant. 3 000 heures au total !

Beau résultat en tout cas! Tu pourrais m’en dire plus sur l’un des morceaux les plus qu’efficaces de l’album : « Revolution » ?

Udo, notre guitariste, t’en dirait plus. Je ne sais plus à quelle révolution il fait vraiment référence, mais je pense qu’il s’agit de la révolution en Chine. Voilà pourquoi tu entends dans l’intro ‘Che, Che’ et plus généralement il est évoqué ce sentiment que tu as quand tu veux t’extirper de ta vie, de ses contraintes. Udo s’est impliqué encore plus dans ce titre dont il a composé paroles et musique. En fait "Revolution" est le seul morceau de l’album qui n’a pas été réarrangé, vu que Udo est arrivé avec, en studio, en nous faisant écoutez les riffs qu’il avait déjà pour ça. Comme c’était tout simplement bluffant, on n’a rien changé à ce qu’il a amené, le titre était déjà là, qui fonctionnait bien. La guitare est forte, bien marquée sur ce titre et la ligne basse-batterie est directe, avec, aussi, une ligne mélodique efficace. Matthias a eu quelques difficultés vocalement sur ce morceau en raison de passages vraiment  haut perchés, pour enfin retrouver une paix en fin de track

 

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Et toi ? En tant que bassiste, quel(s) titre(s) préfères-tu sur le nouveau disque ?

« Back From The Grave » ! J’en ai aussi écrit les paroles: c’est l’histoire de ma vie (sourire). Vient également « Moshpit », qui est un titre vraiment génial, fun à souhait et parle de ce lien qui existe entre ceux qui nous suivent et nous, entre ce pied d’égalité que l’on a tous, de ce plaisir de s’éclater en concert ensemble. Il y a de très bonnes lignes de guitares dessus. C’est un morceau vraiment cool.

Emergency Gate est habitué à tourner beaucoup. Une ou plusieurs dates en France sont-elles prévues en 2013 ?

C’est vrai pour ce qui est de tourner : en 2009, on a dû jouer quelques chose comme 75 dates, alors, en 2012, ça a semblé une petite tournée avec à peu près 26 / 27 dates. Ca me semble rien pour moi, ce nombre-là. J’ai très envie de revenir jouer en France, comme on s’y est déjà produits deux fois, à Bordeaux, Marseille, Paris à l’Elysée Montmartre et en ce moment, c’est en cours de discussion. J’ai envie de revenir jouer en France, j’aime ce pays, les gens et la nourriture (sourire)

A propos d’être endorsés, vous avez beaucoup de soutien : Chris « The Crazy Machine » Widmann, votre batteur, a été endorsé récemment par les cymbales Masterwork , côté guitares, vous avez, notamment le très bon luthier Schecter et toi, en tant que bassiste ?

Je suis endorsé Ibanez (SRX 725, Prestige 4500), Audix, beaucoup de choses. C’est un plaisir d’avoir des partenaires comme ça, il existe une très bonne relation entre nous, j’en suis heureux !
C’est vrai que le groupe a beaucoup de soutien et de gens qui croient en nous, mais le problème est que ça n’aide pas quand tu ne reçois pas d’argent de la part de la maison de disques. Ce sont les artistes stars qui gagnent de l’argent et en font gagner aux maisons de disques mais pas la musique des groupes. C’est comme ça !

Que puis-je te et vous souhaiter, en plus de gagner de l’argent pour continuer votre passion ? :)

Souhaite-moi et à nous tous une longue vie en pleine santé et le meilleur pour la sortie de l’album et le groupe :)

 

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19 décembre 2012

SHAKRA "Powerplay" - Interview John Prakesh (V) / Thomas Muster (G) @ Paris - 13 Dec 2012 :)

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Chronique "Powerplay" en cliquant sur l'image ;)

 

Très sympathique et intéressante interview avec John Prakesh et Thomas Muster, respectivement chanteur et compositeur / guitariste rythmique de SHAKRA, ce groupe aussi chaleureux et prenant humainement parlant qu’il peut l’être d’un point de vue musical, comme le démontre leur très réussi dernier album « Powerplay », dans les bacs le 11 janvier 2013

 

(Interview / Photos : Tasunka)

 


Comment vous présenteriez « Powerplay », comme une évolution dans votre discographie ?

Thomas : C’en est assurément une, une évolution naturelle. La musique est une affaire personnelle ce qui fait que tu ne peux pas planifier de composer de bons morceaux. Nous avons quelques années de plus dans le groupe et c’est le cas aussi pour notre musique. Notre musique a grandi avec  nous, à moins que ce soit nous qui avons grandi avec notre musique, peut importe, étant donné qu’au final, ce que nous faisons a changé un peu tout comme nous-mêmes. J’étais plus dingue en étant plus jeune, maintenant, j’ai des années de plus, je suis marié, mais notre musique est et reste 'sauvage' (rires)
John : Thomas est très bon pour écrire des titres, il est le compositeur principal de « Powerplay ». Je suis fier de faire partie de SHAKRA et de faire de la musique avec lui.

Thomas : Parfois, je me demande d’où vient l’influence quand je compose, ça arrive comme ça. Quand j’étais plus jeune, j’écoutais des groupes comme AC / DC, ce qui n’est plus le cas maintenant, même si AC / DC reste une référence, aujourd’hui, je suis plus sur des groupes comme RUSH, DREAM THEATER, notamment, ce qui peut se ressentir comme influence, quand tu composes de nouveaux morceaux. Si tu écoutais à longueur de journée du AC / DC, par exemple, un titre comme « Dream Of Mankind » ne serait pas possible à écrire: ce morceau, c’est en quelque sorte une façon progressive de composer. « Dream Of Mankind » n’est pas juste un morceau Rock, quand je l’écoute, il me fait penser à des paysages musicaux, il y a beaucoup d’atmosphère, il sonne grand alors que « Life Is Now », sonne purement directement Rock. On ne peut pas les comparer, c’est une atmosphère différente pour chacun d'eux. « Dream Of Mankind », j’aime son atmosphère, un peu sombre, ainsi que les 'grognements' de John au chant
John : C’était un plaisir de faire ces parties vocales, un peu effrayantes et différentes

 Et avec toi John, Dominik (Pfister) à la basse, vous êtes les dernières recrues à avoir rejoint Shakra, il y a quelques temps : quelles sont vos influences sur le groupe et le dernier album?

Thomas : La voix de John est une source de motivation surtout par rapport au chanteur que nous avions auparavant. Il nous permet de nouvelles possibilités telles que celle d’écrire des titres comme « Dream Of Mankind », « Right Now ». Avec ma femme, John me permet de garder un esprit jeune
John : Il connait mes possibilités vocales, ce qui m’a permis de m’exprimer pleinement et j’aime cette sensation de former vraiment une équipe quand on collabore ensemble, c’est très intime, c’est un peu comme le sexe (rires) Non, je plaisante (rires)
Thomas : Ce que John essayait de dire, c’est que c’est nous nous complétons bien : il écrit les lignes vocales, quelques lyrics et je compose, ça se combine parfaitement bien. Voilà pourquoi je pense que « Powerplay » est le meilleur album du groupe, même si je suis, évidemment, fier des précédents, mais le dernier est, à mon avis, le tout meilleur. Bien sûr, nous n’allons pas arriver et dire que « Powerplay » est mauvais, (rires) Non, sérieusement, c’est le meilleur que nous ayons fait. Je suis convaincu que c’est un bon album,  Du coup, on risque d’avoir des problèmes pour le prochain disque, pour faire pareil ou mieux (sourire)

 

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Vous avez été classés numéro deux dans les charts suisses avec le précédent album, « Back On Track», du coup, il y avait une pression pour faire mieux avec le nouveau disque?

Thomas : Non, étant donné que j’étais déjà en train de travailler sur de nouveaux morceaux tellement tôt, dès la sortie de « Back On Track », je me suis mis à écrire du nouveau matériel et on a commencé à se demander quand sortir le prochain, à se dire que janvier 2013 serait une bonne date. On avait déjà 20 morceaux pour ce nouvel album, à cette époque-là et quand tu as de bons titres déjà en ta possession, il n’y a pas de pression. Par contre, pour le successeur de « Powerplay », rien  n’est encore écrit et là, il pourrait y en avoir. Pour la première fois, aucun nouveau titre n’est déjà composé étant donné que j’aime tellement les morceaux de « Powerplay », que je veux les savourer, en profiter. Quand on a fini d’enregistrer « Back On Track », le précédent disque, de suite la composition de nouveaux titres s’est faite, simplement parce que j’avais le sentiment que je pouvais écrire de meilleurs morceaux encore que ceux figurant sur « Back On Track ». J’avais cette ambition de faire encore mieux. Là, avec le nouvel album, à l’instant présent, je pense que si je me mettais à écrire des morceaux, ils ne seraient pas aussi bons. C’est pour ça que, pour le moment, je préfère attendre pour le faire. Bon, allez, pour être complètement honnête, oui, il me reste quelques titres déjà écrits, quelques ballades, qui ne figurent pas sur « Powerplay », alors qu’elles sont vraiment bonnes. Tu vois, j’ai encore quelques titres en réserve (rires)

En parlant de ballades, un mot sur « Wonderful Life » qui est vraiment accrocheuse ?

John : Merci ! J’ai écrit les paroles. Quand je l’ai fait, j’étais de bonne humeur, dans un état d’esprit positif et je voulais faire partager ce ressenti au travers du morceau. Tu sais, ce sentiment que tu as, parfois, quand ça ne va pas mais dès que tu prends un peu de distance, tu vois les choses sous un autre angle, ton impression change, ce n’était pas aussi grave que cela semblait l’être. Et la vie te semble à nouveau géniale, paradisiaque
Thomas : « Wonderful Life » est spécial. Son thème musical principal, je l’avais écrit il y a 8 ans mais l’avais mis de côté, il ne correspondait pas avec le chanteur de l’époque et quand John a rejoint le groupe, j’ai trouvé que c’était le moment de le ressortir, parce qu’il lui collait bien. Si j’ai écrit le thème musical, la ligne vocale a été entièrement faite par John. C’est une chanson qui vient directement du cœur.

Il y a de façon évidente un lien fort entre tous les membres de Shakra et un line-up solide, une unité : comment vous le définiriez ?

Thomas : C’est bien ça, on peut parler d’unité. Ce n’était pas le cas, par le passé, il y avait des problèmes avec le chanteur que nous avions. Il était excentré et buvait beaucoup, trop. Dès le matin, il buvait déjà autre chose que de l’eau. Ca rendait évidemment la communication difficile entre nous et quand il s’agissait de parler du groupe, il avait une opinion complètement différente de la notre à ce sujet. Par exemple, si tu vois qu’une chose est de couleur rouge, c’est le cas, mais lui, soutenait que c’était vert. Personne ne devrait boire trop et nous en sommes malheureusement arrivés au point où nous avons dû voir nos routes se séparer. Mais pour en revenir à ta question, il existe une très bonne relation entre les membres de Shakra, mais pas une amitié forte. Je veux dire par là, que nous ne faisons pas tout ensemble. Je pense que si nous avions encore 20 ans, à l’heure actuelle, nous passerions probablement tout notre temps les uns avec les autres, mais là, nous sommes plus âgés, nous avons notre famille avec qui nous passons du temps, nous avons notre propre vie. Nous partageons néanmoins une très bonne relation entre nous, beaucoup de respect mutuel et mon opinion est que nous avons, à présent, le meilleur line-up que le groupe ait jamais eu.

Et pour ce qui est de la composition des morceaux, c’est un travail commun ou principalement toi, Thomas, qui t’en charges ?

Thomas: Non, Thom (Blunier) le lead guitariste, écrit aussi. Le principal des titres a été composé par moi, 8 ou 9 morceaux et le reste a été composé par Thom et John pour les paroles. C’est notre bassiste (Dominik Pfister) qui a écrit les lyrics de « Stevie ».

C’est Thom qui s’est aussi à nouveau chargé de la production du dernier album dans ses studios (Powerride Studios), il me semble ?

Thomas : Effectivement ! C’est une bonne chose qu’il soit le producteur et que l’enregistrement se fasse dans son studio. Vu qu’on n’a pas à payer pour ça, il n’y a donc pas de contrainte de temps pour faire les choses comme on voudrait et travailler jusqu’à ce qu’on obtienne pleine satisfaction. On peut travailler aussi longtemps que l’on veut, ce qui est vraiment appréciable.

Il n’y a pourtant pas un peu de danger, d’avoir cette liberté de temps, de devenir perfectionniste et ne jamais être satisfait du résultat ?

Thomas et John en même temps : ah c’est une bonne remarque ! Ca pourrait être un peu dangereux parfois, oui
Thomas : C’est vrai que Thom peut avoir ce côté perfectionniste et si on lui laissait une année, il pourrait en être à retravailler encore l’enregistrement, mais non, c’est ok. Personnellement, j’aime quand c’est parfait, mais pas trop parfait, sinon ce n’est plus bon.

Thom et toi êtes de très bons guitaristes, existe-t-il quelques fois, une compétition amicale entre vous quand vous jouez ?

Thomas : Non, pas de compétition au niveau guitare, peut-être un peu pour ce qui est de la composition des morceaux, vu que j’écris pas mal des titres, mais lui aussi, même si c’est un peu moins. Par contre, pas de rivalité du tout pour ce qui est des guitares. Thom est un super lead guitariste, je l’admets volontiers et je dois confesser ne pas être aussi bon en lead que lui. Bien sûr, Je suis un bon guitariste rythmique mais je ne sais pas pourquoi, je ne peux pas faire vibrer musicalement en lead, comme il le fait.
John : Tu es modeste surtout
Thomas : Je pense qu’il est important de se connaitre soi-même, d’avoir conscience de ce que tu peux et ne peux pas faire. Je connais mes forces et mes faiblesses en tant que musicien. Je ne demanderais jamais à jouer en lead, simplement parce que je ne peux pas le faire. Ça sonnerait de façon horrible
John : Tu exagères !
Thomas : Non, dès la première fois où j’ai eu une guitare, je me suis mis à composer des morceaux. Je ne répète pas, non, à peine j’ai l’instrument dans les mains, j’ai une mélodie en tête et j’écris. Ca, c’est ma façon de jouer de la guitare : composer, pas répéter. Quand j’ai eu douze ans, j’ai commencé à jouer et mes parents m’ont, alors, inscrit à une école pour des cours de guitare classique et c’est dommage, mais à treize ans, j’ai arrêté : je voulais jouer autre chose que du classique, du AC / DC. Peut-être que si j’avais continué à apprendre la guitare classique, je serais un meilleur musicien maintenant ou encore un prof de guitare, et au contraire, pas un bon compositeur, incapable d’écrire de bons morceaux, qui sait ?

 

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Et pour ce qui est de s’améliorer ou apprendre plus, toi, John, en tant que chanteur, que retires-tu comme expérience d’être dans Shakra ?

John : De travailler beaucoup, d’avoir une vie saine, de prendre soin de ma voix, de boire beaucoup d’eau, je bois peu d’alcool, ne fume pas. Depuis que j’ai rejoint Shakra, je fais d’autant plus attention, sinon, ce serait catastrophique d’avoir un problème de voix et aussi, c’est positif de chanter dans des variations vocales comme celles qu’il y a sur « Powerplay » : j’aime chanter quelle que soit la variation, que ce soit sur du Rock, sur une ballade, sur un plus intense comme « Dream Of Mankind ». J’aime tout chanter, c’est varié

Comment tu as rejoint Shakra ?

John : Je connaissais le groupe pour l’avoir déjà entendu à la radio et un jour, à mon ancien travail, mon boss m’a dit avoir entendu dire que le groupe était à la recherche d’un nouveau chanteur et m’a suggéré de postuler. Je n’arrivais pas à décider si je devais le faire ou pas et c’est ma mère qui a envoyé ma candidature au groupe, sans que je le sache. Et tout a été très vite : deux jours plus tard, le groupe voulait me voir et ça a collé. C’était comme un rêve! Je crois aux anges et dans les énergies et je me dis que ça devait se faire !

Thomas, tu es endorsé par une marque de guitare, au fait ?

Thomas : Oui, par Schecter (et fièrement, il ouvre son blouson pour dévoiler un T-Shirt de la marque). Je les aime, ces guitares. Quand j’en joue, ça sonne vraiment bien et c’est le plus important. Thom, lui, ne joue que sur des Les Paul. Bien sûr, ces guitares Les Paul sont parfaites et j’ai déjà joué sur des Gibson, mais quand c’est moi qui les utilise, ça sonne souvent un peu comme si c’était hors ton. Je pense que ça vient de leur taille: par exemple, la taille d’une Schecter est la même que celle d’une Fender Stratocaster. Elles sont toutes les deux un peu plus longues que les Gibson et donc, mieux proportionnées à ma taille. Il semble que ça me convienne parfaitement. Bien sûr, si on mettait en compétition une Les Paul et une Schecter, en en jouant, la Les Paul gagnerait, mais dans mon cas, les Schecter sont parfaites pour moi. Je me sens super bien et suis ravi de jouer dessus, en plus de les avoir gratuitement, ce qui est vraiment cool. Ma guitare et moi, c’est une unité, une complémentarité, comme entre ma femme et moi (rires)

 

Thomas devant s’absenter pour enchainer une autre interview (eh oui, c’est fou comme le temps file quand une interview est aussi sympa que ça), c’est très gentiment que John poursuit l’entrevue pour un extra time malgré le marathon des 21 interviews du jour et un planning serré : merci beaucoup à lui, à Thomas et à Roger Wessier pour tout ça !! :)

 

En mars et avril 2013, Shakra sera en tournée en Suisse, en Allemagne et sur une date française lors d’un festival à Strasbourg : pourquoi une seule date en France ?

John : J’espère vraiment, en fait, que cette date française pourra se faire, tout est question de promotion, voilà pourquoi nous sommes aujourd’hui et demain à Paris pour promouvoir le groupe et notre dernier album. Ça nous ferait très plaisir de venir jouer en France. Shakra s’est fait un nom et est bien connu en Suisse, en Allemagne mais en France, ce n’est pas vraiment le cas.

C’est surprenant, vu que vos compatriotes Gotthard sont bien connus et appréciés en France, il me semblait que c’était aussi le cas de Shakra

John : A moi aussi, ça me semble un peu incroyable que Shakra ne soit que peu connu en France. Même si j’ai rejoint le groupe il y a seulement trois ans, ça me surprend mais on travaille pour que Shakra se fasse un nom en France : nous avons le meilleur album que Shakra ait jamais fait, nous y avons mis toute notre énergie, et nous voulons partager ça avec vous tous 

Et Gotthard et Shakra, vous êtes en contact ?

John : Oui, nous avons déjà rencontré Mark (Lynn - Basse) et fait la fête ensemble : c’est un mec très sympa. Il n’y a pas de rivalité entre les deux groupes, nous jouons un style différent

En cette période de fête, que pourrais-je vous souhaiter, en plus d’être plus connus en France, bien sûr ?
John : Le meilleur !!

Je et on vous le souhaite tous !

 

 

Shakra Logo

 

 

 

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20 décembre 2011

Luca Turilli's RHAPSODY - Interview :)

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Apres l'annonce du split amical de RHAPSODY OF FIRE, la naissance du nouveau groupe de:  LUCA TURILLI 's RHAPSODY et l'annonce du nouvel album à paraître en juin 2012,

Luca Turilli se prête au jeu de l'interview exclusive avec Markus Wosgien

 Merci à valerie Reux/Nuclear Blast pour cette interview exclusive :)

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Luca Turilli's RHAPSODY  / Interview by Markus Wosgien, English Version

Markus Wosgien: Hi Luca, thank you for the interview and for your time. Here we go with my first question: after the official split of RHAPSODY OF FIRE a lot of rumors about the same split spread around the net. Do you want to tell or precise something about it?

Luca Turilli: Hi Markus, it’s a real pleasure for me to exchange some words with you and to give some information to our fans at the same time. First of all let me tell you that Alex (Staropoli) and I had a lot of fun while hearing some comments following the announcement of the friendly split of RHAPSODY OF FIRE. In particular I heard the comments of some people imagining a lot of weird things or thinking that I was the one who left the band because of this or that reason. Honestly this is really absurd and nothing is more untrue.

The only reality is that in the end of 2010 Alex and I, together - and I underline: together -, agreed that after FROM CHAOS TO ETERNITY (the 10th official RHAPSODY OF FIRE album which closed the cycle of releases related with our saga), we would have went on with our careers separately. This because after 20 years of great and unique collaboration the feeling, while working together, was not the same anymore and so, due to the strong respect we have for each other, we decided to take this important decision.

We also agreed everything about the way the band split and the fact of keeping for both the name RHAPSODY, in respect of all the unique efforts and the personal economical investment we both made in these years to make this name stronger and stronger in the market. So, again, all was decided really in a friendly way between two people respecting themselves at all levels. Therefore no conspiracy theories or something like that ha ha, instead just the honest will of proceeding separately in order to find new artistic stimulations. Be also sure that there won’t be any competition between the two RHAPSODY bands, we are too old for those kind of games ha ha. I love Alex and want for him the best possible success. I also take the chance of wishing the best to the new members of RHAPSODY OF FIRE: TOM HESS and ROBERTO DE MICHELI. They are great people and ultra-skilled musicians, a sure guarantee of great music at the highest artistic levels for all the fans of Alex and Fabio’s band!

MW: Let’s speak about your new album. What can you tell us about it?

LT: Honestly, this album is very important for me, Alex Holzwarth, Patrice and Dominique and personally it is the one I always dreamed to record. The basic composition process lasted around 5 months. In this period of time I worked at the rhythm of 12-14 hours per day and, while very hard because very demanding mentally and spiritually, this was one of the most rewarding sessions of composition of my whole life. It rarely happened I had so much fun playing the guitar, the keyboards or my beloved piano and creating original classical parts, cinematic interludes, orchestrations and all the rest.

Now all the songs are ready and I am actually in the process of arranging everything. As you know I don’t hire external people to orchestrate the music but I do all by myself writing the music for each section of the orchestra, the choirs etc. and this sometimes can be a very long and hard process stealing a lot of time and energy ha ha.

I can not deny that this is a very ambitious album because of the investment, artistic vision etc., and all the people working on it, NUCLEAR BLAST included, are thinking the same. That’s why in the upcoming months of intensive studio work I want to go on dedicating myself night and day to it, without thinking to anything else. The production of the album just started and ALEX HOLZWARTH recorded most of his drum parts already. I will release more news about the album production, month after month, from my new website (WWW.LTRHAPSODY.COM), starting from the end of January 2012.

MW: Speaking about the production, is it true that for your new LT’s RHAPSODY album you changed your working team completely?

LT: Yes, after many years of work in Wolfsburg at the court of our friend SASCHA PAETH, I decided to start this new artistic adventure with a different team of people. Sascha  and the other friends of the Gate Studio (Miro, Olaf, Robert, Simon etc.) are a winning team and their help in the past was really important for RHAPSODY. But it’s since many years already that Alex and I took the productions in our hands becoming producers of our own albums, despite Sascha remaining always fundamental as engineer and mixer man. His mixes will remain legendary and our list of thanks will be never long enough for all the professional contribution he gave. All the years of work, fun and sufferance in the Gate studios of Wolfsburg will surely remain unforgettable and are carved in our heart.

For LT’s RHAPSODY and the new band adventure I decided to change the studio and the main man behind the console. We are now recording the new album at the BACKYARD STUDIO of Kempten,Germany. Our new engineer and main mixer man is the same owner of the studio and his name is SEBASTIAN ROEDER, the person who worked for RHAPSODY OF FIRE in the last worldwide tour making real miracles while mixing our music live. Apart from being a talented engineer he is a great person and he shares with us the love for this style of music. To resume, the new album will be produced by me as usual, while Sebastian will take care of the engineering, mixing and mastering process.

MW: What can you tell us about the new singer?

LT: As you can imagine this will be one of the most important news to be given in the upcoming months but for the moment we prefer to keep all top secret. Speaking about singers please allow me to say a few words about OLAF HAYER, singer and talented voice of LUCA TURILLI, my old solo band. The truth is that, as many people could already imagine, I stopped my solo activity as LUCA TURILLI definitely, willing to dedicate myself to LT’s RHAPSODY at full time. That’s why I want to publicly thank Olaf for the fundamental contribution he gave to our solo albums. All the 3 albums of the trilogy entered the charts establishing some important records and this was possible mainly because of my friend Olaf. Who knows, maybe sooner or later we’ll still have the chance to work together, never say never.  

MW: And what about the future plans of LT’s RHAPSODY?

LT: Well, the most important thing I can tell you is that our tour agency ALL ACCESS is actually working hard and preparing a worldwide tour. Considering that the new album will be released in June 2012, the plan is to start the tour a couple of months later in order to promote it at the four sides of the world. It will be an infinite pleasure for me, Alex, Patrice and Dominique to meet all our old and new fans once again and to play in front of them the new LT’s RHAPSODY songs and the old RHAPSODY/RHAPSODY OF FIRE hits. Surely there will be also a couple of surprises for the one who liked my old solo albums too!

MW: Thank you Luca and all the best to you, Alex, Dominique and Patrice for the start of this new artistic adventure.

LT: Thanks to you and to the friends of Nuclear Blast for believing so much into it!  

 

MORE NEWS, ALBUM TITLE AND COMPLETE TRACKLISTING ON JANUARY 30, 2012

 

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30 mars 2011

SONISPHERE (Fr) - Conference presse (French) / Photos @ Paris - 26 mars 2011 :)

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SONISPHERE - Conférence de Presse @ Zénith de Paris

(Compte-Rendu / Photos:  Tasunka :)

 

MEGADETH / SLAYER / ZUUL FX @ Paris, 26 mars 2011, live photos: ici / here ;)

MEGADETH / SLAYER / ZUUL FX @ Paris, 26 mars 2011, live report (French) : ici / here ;)



Ce 26 mars 2011 a été l’occasion non seulement de se prendre une belle claque musicale avec les concerts de MEGADETH/ SLAYER / ZUUL FX au Zénith de Paris, mais aussi, peu de temps auparavant, d’être conviés à une conférence de presse, au sein du Zénith, qui a permis d’en apprendre plus sur le SONISPHERE, festival au combien attendu et qui se déroulera les 8 et 9 juillet 2011, à Amnéville

Devant un parterre de journaliste bien garni, c’est donc Salomon Hazot, l’organisateur du SONISPHERE pour l’édition française (aussi frontman de la structure Nous Productions, organisateur du Rock En Seine) ainsi qu’une dénommée Carole, chargée du tourisme et de la communication pour la ville d’Amnéville, qui se sont fait un devoir et clairement un plaisir, de faire les présentations avec le festival, non sans omettre de vanter à grands renforts d’arguments commerciaux martelés, l’attrait des lieux et de l’événement même :)

SonisphereTeam_copyrightTasunka2011_02

Le tandem a ensuite été rejoint par non moins que deux des membres des groupes du très attendu événement du SONISPHERE : la venue du BIG 4 (MEGADETH / SLAYER / METALLICA / ANTHRAX) en l'occurence Dave Mustaine (Megadeth)  et Tom Araya (Slayer), puis, Timo Tolkki  / Andre Matos (Symfonia), Mouss (Mass Hysteria), Stéphane Buriez (Loudblast)


Voici le résumé des questions-réponses concernant le SONISPHERE seul, par Salomon principalement: 


 - A propos du SONISPHERE ? 

Le SONISPHERE existe comme concept, une entité européenne depuis3 années et arrive enfin en France malgré des obstacles, qui ont fait craindre l’annulation du projet, mais heureusement, vers mi-décembre 2010, un revirement inattendu s’est produit, qui a rendu possible la tenue du festival en 2011 : l’arrivée à l’affiche du BIG 4. Il a fallu réagir sous 48h et c’est ce que l’organisation du festival a efficacement su faire, d’où l’annonce officielle de la tenue du festival réalisée le 15 décembre 2010 : oui, le SONISPHERE aurait bien lieu les 8 et 9 juillet 2011 et avec le BIG 4 encore ! :)

- BULLET FOR MY VALENTINE ?

Prévus à l’affiche, ceux-ci ont dû en être retirés, ce que regrette Salomon, à qui la présence de BFMV tenait à cœur, puisque le groupe se produira dans un festival concurrent, à la même période. Il a ensuite tenu à ajouter que le festival se tenant en France, il était évident et indispensable à ses yeux, que des groupes de l'hexagone comme par exemple, LOUDBLAST, MASS HYSTERIA ou DAGOBA soient de la fête


L’état d’esprit musical du festival ?

C’est avant tout un état d’esprit tout court, une idée différente, déclare Salomon. Avec Rock En Seine depuis huit ans, Rock à Paris et encore actuellement, le festival Rip Curl dans le sud, à Biarritz, l’organisateur trouve révolue l'époque du festival avec trois, quatre scènes, 15 à 20 groupes par scène qui défilent les uns après les autres. En somme, l’idée du SONISPHERE est d’allier concerts, bonne musique et détente, de former un tout avec le principal: le festival et les activités annexes, bref, une idée différente, qui englobera aussi une envie, celle de retransmettre lors du festival, ce qui se passe dans les autres Sonisphere en Europe, via des écrans télés

 
HELLFEST et SONISPHERE, concurrents ou complémentaires ?

L'homme tient à souligner son appréciation pour le Hellfest, pour Ben Barbaud (le sympathique et compétent initiateur et organisateur du festival de Clisson :) et précise qu’il lui a été demandé d’organiser le Sonisphere avant le Hellfest, ce qu’il a refusé ; préférant que cette première édition du Sonisphere se situe après et non avant celle du Hellfest. Les affiches ne sont pas les mêmes pour les deux événements et le souhait était que les ‘clients’ (NDT : amusant ce terme désignant les fans passionnés de Metal :) puissent profiter de deux festivals, et d'ajouter qu'il y a, de toute façon, de la place pour les deux festivals et qui plus est, l’affiche variera d’une année sur l’autre, dans les trois ans qui viennent.

A propos du lieu et des questions techniques ?

La recherche du lieu idéal et d’une affiche qui puissent plaire avant tout aux fans de musique, aux managers et aux groupes était ce qui tenait à coeur à l’organisation : pour l’affiche, c’est fait, quant au lieu, Amnéville, la collaboration à plusieurs reprises avec le « Galaxy » ayant été fructueuse, il semblait approprié que le festival s’y tienne. De plus, par sa situation géographique, à 1h30 de Paris, plus l’accès en 15 minutes par un petit train, depuis le centre ville d’Amnéville sur le lieu des concerts, l’emplacement est appréciable..Allez, on vous fait le retape touristique, à savoir pour les festivaliers, de pouvoir profiter des charmes d’Amnéville : le Spa, le Golf, la possibilité de skier, pendant le festival y compris tard le soir et seulement pour 2,50 euros, le Zoo, le parc pour enfants, l’accueil et toute une ville dédiée au festival, comme l’explique Carole :)

Le camping ?

Il reste encore des choses à voir, vu l’affluence attendue, il risque d’y avoir un petit problème de places où camper, sur l’aire prévue à cet effet, malgré une organisation qui fournira les commodités, sur place, mais peut-être pas assez d’emplacements ; c’est un point que cette première édition permettra d’améliorer pour de futures éditions

Les tarifs ?

Les tarifs sont au forfait pour les deux jours ou à la journée, soit 65 euros pour le BIG 4, 50 pour SLIPKNOT

Bref, chers ami(e)s metalleux, vous viendrez vous éclater au SONISPHERE et pourrez prolonger votre séjour si cela vous plait, en résumé ;)

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Place à présent à la synthèse des réponses aux questions posées à Dave Mustaine, Tom Araya, des un peu laissés dans leur coin, Andre Matos / Timo Tolkki (Symfonia), puis, de Mouss (Mass Hysteria) et Stephane Buriez (Loudblast)


Dave Mustaine (Megadeth) : de bonne humeur, l’homme a plutôt honnêtement ou avec un sourire, précisé que les brouilles avec METALLICA appartenaient bel et bien au passé, que l’initiative du BIG 4 revient à Lars, qu’il fallait oublier les querelles du passé et se tourner vers l’avenir, que, oui, ses origines et racines sont française par sa grand-mère, d’où son nom et son plaisir, du coup, de se produire dans l’hexagone, et ses réponses englobaient aussi le chapitre sur les fluctuations de la popularité du Metal et sur son style pratiqué et toujours agressif. En somme, un Dave malicieux et qui semblait plutôt content d’être là :)

 

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Tom Araya (Slayer) souriant au possible et en grande forme, nous apprend que dans le domaine ennuis de santé, celui-ci va mieux, ce qui le rend d’autant plus heureux de pouvoir se produire à Paris, le soir même, notamment, et que pour ce qui est de ceux de Jeff Hanneman (atteint d’une grave infection, il a été opéré récemment et se voit remplacé sur cette tournée par Gary Holt - EXODUS), tout le monde le soutient et souhaite voir son retour très rapidement (nous aussi !)

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Timo Tolkki / Andre Matos (Symfonia) un peu délaissés par les journalistes, ont répondu à deux questions certes classiques, mais volontairement des prétextes pour leur donner enfin l’occasion de s’exprimer, à savoir s’ils étaient heureux de se trouver à l’affiche du festival et l'actualité de Symfonia : évidemment la réponse a été positive concernant leur présence au Sonisphere, mais au moins ont-ils pu parler et aussi préciser que "In Paradisum" sortira le 4 avril 2011 (chronique ici :)

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Mouss (MASS HYSTERIA) / Stéphane (LOUDBLAST) ont, quant à eux, pu exprimer leur réel plaisir de figurer sur l’affiche et plus particulièrment aux côtés du BIG 4, comme l’a dit avec enthousiasme Stéphane Buriez, en exprimant combien ces groupes comptaient depuis longtmeps pour lui. Les questions ont fusé pour en apprendre plus sur l’actualité des deux formations françaises, à savoir un album pour LOUDBLAST «Frozen Moments Between Life and Death » prévu pour avril 2011 et Mouss, de partager son plaisir d’avoir une fin de tournée promo pour MASS HYSTERIA, qui se fasse en jouant sur un tel festival et avec une telle affiche :) 

Sonisphere_loudblast_copyrightTasunka2011


L’été sera apparemment bien chaud avec ce SONISPHERE première édition, et cette volonté marquée des organisateurs de mettre les petits plats dans les grands, pour, au final, se faire une place dans le monde des événements héxagonaux du Metal, en parallèle du Hellfest bien en place et respecté depuis déjà quelques années


Rendez-vous, donc, les 8 et 9 juillet 2011 à Amnéville pour un SONISPHERE qui s’annonce mémorable !

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03 mars 2011

WITHIN TEMPTATION "The Unforgiving" - Interview Robert Westerholt :)

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WT_TheUnforgiving

 

WITHIN TEMPTATION a un don certain, celui de savoir évoluer et se renouveler, et après le succès énorme qu’a connu le précédent album « The Heart Of Everything » (2007), il semblait difficile de relever le challenge de faire mieux ou au minimum, de ne pas faire une copie avec un nouvel et cinquième opus et pourtant, le couple Sharon (Den Adel - chant) / Robert (Westerholt – Composition – Guitare) et leurs trois collègues (trois car WT était encore sans batteur lors de l’interview) a non seulement atteint ce but et l’a, en plus, dépassé : « The Unforgiving » est un concept album étonnant et abouti
L’entretien avec le toujours chaleureux guitariste et co-compositeur, éclaire le pourquoi d’un tel aboutissement. Sharon était elle aussi présente pour cette promo et le couple est assurément des plus agréables, avec une bonne dose d’humour qui met de suite à l’aise :)

(Interview / Photos Tasunka)

Chronique « The Unforgiving » : ici :)

 WITHIN TEMPTATION session photo @ Paris - 2011: ici :)

WT_RobertSharon_copyrightTasunka2011_02

 

Merci pour cette interview et félicitations à Sharon et toi pour votre troisième enfant, qui va naitre bientôt ! La grossesse de Sharon a entrainé des changements compréhensibles dans l’organisation de la tournée à venir

Robert Westerholt : Merci pour les félicitations ! Effectivement, la tournée commencera en octobre- novembre, avec quelques mois de décalage par rapport à la date initialement prévue. C’est une bonne chose étant donné que l’album vient juste d’être terminé et ce laps de temps va aussi nous permettre d’organiser et de peaufiner la tournée, de faire la promo et bien sûr, de nous occuper de nous. Nous allons tourner un peu partout dans le monde, y compris aux USA pour deux dates. On a ajouté des dates en France, Lyon, Bordeaux, ce qui fera 5 dates au total, il me semble (Lille, Nantes, Lyon, Toulouse, Paris). Ce sera une tournée de deux ans, mais nous avons besoin de ce cycle album / tournée: ça fait du bien de partir donner des concerts et vivre les titres en live avec le public

Dans les changements, le nouveau site du groupe est assez incroyable avec son côté interactif et sa WT TV

Tout à fait. Je voulais autre chose qu’un site de groupe classique, alors, j’ai expérimenté de nouvelles choses dont le WT TV fait partie, je l’aime bien (rires) J’avais envie de voir ce que ça donnerait et c’est fun

« The Unforgiving » marque un nouveau départ dans tous les domaines pour WT, on dirait

C’est bel et bien comme un nouveau commencement pour nous, pour le groupe, de façon générale. Avec WT, nous avons vraiment pu nous faire plaisir à chaque fois, par le passé, que ce soit en enregistrant aux côtés d’un orchestre symphonique ou en faisant de nouveaux bons titres. Et là, nous nous sommes demandé ce qui serait intéressant et sympa de réaliser à présent avec ce nouvel album. Un concept album nous semblait bien, qui serait inspiré par une histoire solide sur laquelle serait basée les morceaux. Nous avions déjà cette envie en nous depuis quelques temps, mais là, c’était la partie la plus difficile, celle de trouver une histoire qui soit comme scénario de film et se tienne, sur laquelle puisse reposer tout le concept de l’album. Les morceaux étaient déjà avancés dans le processus de composition, quand j’ai parlé avec Romano (Molenaar), un artiste (dessinateur sur Witchblade, Darkness, X-men) avec un talent affirmé. C’est lui qui a amené cette idée de scénario, qui parle de ces gens qui, une fois décédés, doivent payer pour leurs péchés. C’est une histoire avec plusieurs niveaux de lecture et c’est précisément ce que nous voulions, que les gens aient de la matière sur laquelle réfléchir. Romano a aussi aimé l’idée de ce concept avec musique, comics, courts-métrages / vidéos. Nous nous connaissions depuis le jeu vidéo « The Chronicals Of Spellborn » où figurent quelques-uns de nos morceaux écrits spécialement pour le jeu, et ça avait bien collé entre Romano et nous. C’est lui qui nous a amenés vers Steven (O’Connell) qui a travaillé au scénario de comics books (BloodRayne, Dark 48), notamment. L’histoire qui a découlé de ces rencontres, nous a, de suite, fait réfléchir à y ajouter la vidéo, mais qui ne soit pas filmée que de façon classique, avec le groupe en train de jouer, mais plutôt comme un film et ça pour trois morceaux bien distincts, dont le premier, « Mother Maiden - Faster ». Au long de ces trois courts-métrages, on apprend à connaitre les personnages de l’histoire, leur vie et ce qui leur est arrivé

Et quels seront les deux autres morceaux pour les clips ?

« Shot In The Dark » et « Sinéad »

La liberté de ton qui caractérise « The Unforgiving » se retrouve particulièrement dans ce dernier titre, très accrocheur. Il sonne très années 80 et pop

C’est bien le cas. Tout l’album a cette connotation 80s et a cette influence de ces années-là, mais sans être typé eighties typique non plus, disons qu’on retrouve plutôt ici et là des influences comme des mélodies ou un son. Il faut dire que tous au sein du groupe, nous aimons cette décennie avec ce son, ces soli de guitares. Le nouvel album est un retour aux racines, moderne et une évolution à la fois. Normalement, tu as un but précis quand tu écris des nouveaux morceaux, mais là, c’est un grand mélange d’influences et peu importe la décennie qui t’influence au moment d’écrire; on s’est laissé porter par nos envies, par cette liberté de nous faire encore plus plaisir, sans penser à coller ou pas avec le style WT. Cette diversité se retrouve dans la différence qu’il y a entre les morceaux, voilà pourquoi on peut trouver un peu de symphonique avec orchestre et beaucoup d’autres ambiances à la fois.

Sur le clip « Faster », la différence se voit aussi dans le look : Sharon n’est plus en robe, mais en look cuir avec pantalon de la même matière

C’est aussi un changement. Ce n’est pas que nous ne voulons plus de robes, mais on ne peut et ne veut pas refaire la même chose tout le temps (rires) et ce look va au mieux pour le morceau et l’album.

La composition a-t-elle aussi évolué ?

Le processus a été le même mais avec une mentalité, un état d’esprit différents. Etant donné que nous n’avions aucune idée de ce qui allait arriver, de ce que le nouvel album allait donner au final. Nous voulions faire quelque chose de différent, mais de façon naturelle, sans forcer les choses. L’album a pris deux ans, à peu de chose près, entre l’écriture et l’enregistrement.
La musique a été d’abord écrite, puis nous avons commencé à enregistrer le chant, quand nous avons pris connaissance de l’histoire. La bande dessinée n’est pas encore finie et en est à l’épisode trois sur les 6  prévus. Le premier jet du Comic Book « The Unforgiving » sort en même temps que l’album et ensuite, paraitra tous les deux mois. On peut se les procurer sur le site du groupe, au fur et à mesure

 

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En parlant de Comics, on peut voir sur WT TV que tu es fan du film tiré de l’un d’eux : « Iron man »

Oui (rires) J’aime bien la bande dessinée mais j’adore le film, particulièrement. Cela m’a inspiré vu que le film est bien fait, comme les « X-Men » ou « Batman », mais j’ai une préférence forte pour celui de « Iron Man » ; je lui trouve plus de maturité que les autres qui ont un côté pour ados. Le feeling de scénario est celui d’une vraie histoire, complète, qui m’a fait sentir que pour nos courts métrages l’idée de faire une chose intéressante et prenante avec notre premier concept album, était possible et faisable. Je trouve magique de donner envie aux gens d’en savoir plus quand ils voient les films, entendent les morceaux et nous espérons avoir atteint ce but

Il y a eu pas mal de personnes qui ont travaillé avec vous : de la production de l’album, des mini-films, aux acteurs, en passant par la BD ?

Il y avait tellement de travail à faire que nous nous sommes entourés de gens qui aiment énormément ce que nous faisons et c’est ce qui comptait. D’abord en studio, l’équipe était la même que par le passé (dont Daniel Gibson à la production) ce qui nous a mis très à l’aise de travailler et enregistrer dans cette ambiance familière et amicale, sinon, pour la BD, nous avions donc Romano et Steven à bord, mais aussi les gens qui ont écrit le script, l’idée du film et là, Steven en fait partie, même chose concernant les personnes pour la réalisation des films (Realisation : Joeri Holsheimer). La vision de comment serait le film était claire en nous et Steven a réussi a retranscrire cette vision, ces idées que nous avions en tête pour les mettre sur le scénario. L’équipe a vraiment été très bonne ! :)

L’actrice britannique Dawn Mastin (Films : Tom & Thomas, Down) qui joue « Mother Maiden » dans le mini film, est bluffante

Elle est vraiment bonne, oui. L’actrice a beaucoup de personnalité et a donné un éclairage et une vie particuliers au personnage. Nous avons tout enregistré en Hollande mais le casting a été fait avec une agence qui a recherché des acteurs ayant des origines anglaises, pour que l’accent soit bon. Tu as le jeune garçon du film qui est hollandais, mais a vécu en Angleterre en étant petit

Actuellement, WT est sans batteur (exit Stephen Van Haestregt ), comme le montre le clip « Faster » avec un batteur flouté un peu étrange à voir ?

Oui, c’est le cas pour l’instant. Pour l’album, nous avions un batteur de studio qui a enregistré en Suède, un mec vraiment cool. Nous sommes en quête d’un nouveau batteur, d’où le flou dans le clip. On a encore le temps de choisir un nouveau membre du groupe, surtout avec la tournée qui débutera à la fin de l’année, mais pour le moment, ce serait prématuré de te dire un nom, même si j’avoue avoir déjà quelques idées en tête (rires)

A propos de cette future tournée, on peut s’attendre à de la nouveauté aussi dans le show ? Surtout que chaque concert de WT a toujours été réputé pour ses innovations et son visuel au long des années

C’est aussi une bonne raison et une bonne occasion de faire quelque chose de nouveau, que de donner des concerts. C’est très excitant de pouvoir amener sur scène l’histoire, l’ambiance et d’avoir fait le film nous a montré que c’était possible de concrétiser ça. On a testé de jouer live avec une projection en 3D en Hollande et l’essai a été concluant, alors, nous sommes d’autant plus impatients de partir en tournée prochainement. Les concerts comptent à chaque fois pour tout le groupe, étant donné que c’est vraiment ce que nous aimons particulièrement faire, c’est excitant.

Douze titres figurent sur l’album, mais il y en avait plus de prévus ou d’écrits, au départ ?

Quelques-uns, mais 12, ça semblait suffisant et surtout, les titre retenus devaient coller au mieux avec le concept, sans être typés d’une couleur ou d’un genre musical trop distincts, sinon, ces morceaux étaient laissés de côté. Ils figureront peut-être sur des faces B, on verra.

C’est vraiment un renouveau général au sein de WITHIN TEMPTATION : félicitations à toi et Sharon pour votre troisième enfant à venir, et aussi à Martijn (Spierenburg – claviers) qui vient d’être papa pour la première fois. Des bébés, un concept album avec des nouveautés musicales, vous devez être ravis ?

(Rires) Absolument et merci encore pour les félicitations. On est gonflés à bloc et avec le plein d’énergie et d’inspiration pour les quatre prochains albums, du coup. On se sent vraiment avoir un nouveau départ et plein de nouvelles possibilités. Je me sens personnellement plus comme un compositeur que comme un guitariste et le compositeur que je suis, se sent bien et inspiré, avec tout ce qui arrive, ce qui est une bonne chose (rires)

Toujours au chapitre nouveautés, est-ce que Sharon a aussi profité de ce nouvel album, pour expérimenter et chanter différemment ?

(Enthousiaste) Sharon me fascine à chaque fois; elle apprend à chanter différemment à chaque nouveau disque, sans limite, ce qui laisse très libre quand tu composes, parce que tu sais que quoi que tu écrives, Sharon, sera là à expérimenter, à essayer et au final, à obtenir une partie vocale qui soit au mieux. Elle travaille beaucoup en studio, en essayant, telle ou telle chose, en écoutant aussi, ce qui lui donne cette capacité vocale à la fois naturelle et affutée avec ces essais, ce renouvellement régulier : tout semble possible avec elle. Nous n’avons pas le même caractère, ce qui fait que nous nous complétons vraiment bien : elle travaille plus avec l’émotion et moi, je suis peut-être plus cérébral, via les concepts

Vos attentes pour la sortie de « The Unforgiving » et pour le futur ?

Ce n’est pas facile de répondre d’avance à cette question concernant le nouvel album, étant donné que c’est tout nouveau, mais les réactions que nous avons déjà eues via le site internet sont bonnes, ce qui nous fait plaisir, bien évidemment. En fait, dans le futur, nous souhaiterions apporter une suite à ce concept, à cet album et ce qui va avec, ou amener une autre histoire. Nous avons encore beaucoup de choses à découvrir, à explorer et tous, nous en sommes absolument impatients :)

Nous aussi :)

 

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26 février 2011

RALF SCHEEPERS "Scheepers" - Interview (In French :)

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Il est rare de trouver Ralf Scheepers sans ses collègues de PRIMAL FEAR où là, c’est plutôt Mat Sinner (basse) qui s’exprime, alors une interview avec ce grand costaud autant vocalement que physiquement et en plus pour son premier album solo « Scheepers » (sortie mondiale le 18 février 2011), très bon au passage, ça ne se refuse pas. Et l’homme se révèle on ne peut plus sympathique, loquace et enjoué à rencontrer, alors, un grand merci à lui pour cette entrevue cool et pour sa gentillesse

(Interview / photos : Tasunka)

Chronique « Scheepers » : ici :)

Pourquoi cet album et pourquoi maintenant ?

Cela fait dix ans que je crée des morceaux, qui étaient surtout des balades, aussi, comme ces titres ne collaient pas réellement avec la ligne musicale de Primal Fear, ils sont en partie sur mon album. J’aimerais ajouter que nous sommes une vraie équipe, avec Mat (Sinner), Magnus (Karlsson) et Alex (Beirodt) plus Stefan Leibing notre ex-guitariste, qui ont, eux aussi, co-composé sur « Scheepers ». L’idée de mon album solo est venue de façon plus concrète trois ans avant, quand Mat et Frontiers (via son boss : Serafino Perugino) m’ont dit que ce serait bien de faire quelque chose de ce tout ce que j’avais comme morceaux. J’avais déjà cette intention en tête avant cela, mais seulement d’un projet qui comprenait des ballades et suite à cette rencontre, il a été décidé d’ajouter aussi des chansons qui soient Heavy.

Pourtant, c’est de ton album dont il s’agissait, c'est-à-dire de ton propre choix de création et de style : pourquoi avoir ajouté du Heavy puisque tu étais parti sur des ballades au départ ?

Je comprends ce que tu veux dire. Avant tout, la raison tient au fait que j’adore le Heavy Metal et que je savais que sortir un album uniquement de ballades, aurait été plus difficile à faire. J’ai donc été totalement d’accord pour ça, et ce, d’autant qu’il ne s’agit ici pas du même genre de Metal que pratique PRIMAL FEAR. J’admets que deux-trois chansons peuvent figurer sur un album du groupe et pourquoi pas, étant donné que nous avons quelques vraiment bons morceaux pour ça, qui pouvaient de même figurer sur "Scheepers". Nous avons formé une bonne équipe pour composer les titres sur mon album solo, notamment en coécrivant avec Magnus, avec Sander(Gommans- lead guitare / ex-AFTER FOREVER) qui a composé deux morceaux. Ça a été facile, vu que parfois il se trouve qu’une fois que tu as le feeling, le flux du morceau, tout le reste coule de source. C’est venu de façon très naturelle de composer et collaborer avec Mat, Magnus et Alex, étant donné que nous nous connaissons très bien avec PRIMAL FEAR. Quant tu es musicien, tu n’as pas d’œillères, tu ne vois pas les choses en noir ou blanc, mais en plusieurs couleurs, tu es ouvert à ça, à composer d’autres choses, voilà pourquoi, j’avais toute confiance en le talent de mes camarades pour être les bonnes personnes à mes côtés

 

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Tu n’as pas eu la crainte que le public, qui n’aurait pas encore entendu tes propres créations, se demande l’intérêt que peut avoir l’album solo du chanteur de PRIMAL FEAR, qu’ils pensent que c’est du PRIMAL FEAR II ?

Non, absolument pas. Je fais ce que j’aime, je me suis fait plaisir avant tout et si les gens apprécient tant mieux et sinon, j’en suis désolé pour eux (rires) En fait, j’aimerais ajouter que « Scheepers » offre des morceaux plus diversifiés que ceux de PRIMAL FEAR, ils explorent des ambiances différentes et ça me tenait à cœur de le faire

Tu parlais de la décision de concrétiser ton album solo trois ans auparavant : pourquoi un si long laps de temps entre ce moment et sa sortie effective (le 18 février 2011) ?

A cause de nos emplois du temps chargés. L’objectif prioritaire est et sera toujours PRIMAL FEAR, c’est mon job principal ainsi que celui du reste du groupe. Cela a aussi demandé si longtemps, à cause du temps passé à pouvoir réunir tous les invités qu’il y a sur « Scheepers ». Ils ont tous des plannings très serrés pour pouvoir se libérer ; que ce soit Kai (Hansen – GAMMA RAY), Tim (« Ripper » Owens), Victor (Smolski – RAGE), Sander, entre autres. Au long de ces trois années, il a fallu saisir au vol la période propice pour collecter soit un solo, par ci, les vocaux, par là et ainsi de suite.

Sur la reprise de JUDAS PRIEST « Before The Dawn », tu as joué de tous les instruments, sauf le solo de guitare interprété par Victor (RAGE)

Effectivement. Et Victor a fait du très beau travail. J’ai joué de la guiatre acoustique, la basse, tous les claviers et même si je sais jouer de la guitare, notamment, c’était néanmoins bel et bien la première fois que je jouais de tout pour ce morceau. De façon générale, j’avais l’occasion de travailler tous les instruments ensemble, du coup, de voir comment ça pouvait sonner, de modifier et d’obtenir ce que je voulais, en composant les titres. Quand j’avais les notes qui formaient la base d’un morceau, le reste suivait facilement, naturellement : quand tu as ça, tu peux alors l’enregistrer jusqu'à obtenir le meilleur résultat possible. « Before The Dawn » est un titre qui a pour fondement la guitare acoustique, ensuite, les claviers, je les ai programmés en final. Ce morceau a toujours eu un sens et un feeling spéciaux pour moi, étant donné que JUDAS PRIEST est le groupe qui m’a amené à la musique et je veux leur rendre hommage pour ça au travers de ce titre. C’est aussi un morceau qui me donne la chair de poule, me remue

JUDAS PRIEST est présent aussi sur ton album de par les collaborations avec Tim « Ripper » Owens (ex-chanteur de JUDAS) et « Metal » Mike Chlasciak (guitariste de HALFORD)

Oui, tu vois, au long des années, se sont tissées ces connections et nous avons établi une vraie relation entre nous. Au travers des tournées, des festivals ou du business en général. Mike nous avait déjà rendu visite dix ans auparavant, en studio avec PRIMAL FEAR en jouant l’un de ses soli pour « Rust ». Tim et moi avons fait connaissance il y a quatre ou cinq ans, durant un festival. Nous sommes restés en contact proche et sommes finalement devenus potes. Nous sommes tous très occupés, mais nous sommes collègues et la chose la plus importante est ce respect mutuel que nous nous portons tous. C’est pareil pour JUDAS PRIEST : à l’époque où ils cherchaient un nouveau chanteur, j’avais postulé et la réponse était un oui ou un non, J’avais accepté que ce soit ‘non’ et cela n’avait en rien modifié le respect que je leur porte. Ils avaient trouvé le chanteur parfait pour JUDAS PRIEST en la personne de Tim, selon moi. Je pense que j’aurais aussi collé, mais c’était leur décision et j’ai respecté ce choix. Ce qui s’est révélé finalement être une bonne chose, puisque PRIMAL FEAR a démarré pile à ce moment-là (rires)


En décembre prochain, JUDAS PRIEST entamera sa tournée d’adieu ; quels sont tes sentiments à ce sujet ?

Franchement, je ne sais pas s’ils vont véritablement faire leurs adieux, mais je trouve que si c’est bien le cas, c’est triste vu que c’est ‘le’ groupe de Heavy Metal. D’un autre côté, ils méritent cette retraite, après autant de bonne musique, de bons moments depuis 40 ans. Je sais ce que c’est pour un musicien que d’être en tournée, les conditions et combien ça demande d’être en forme pour envoyer, chaque soir, toute la puissance sur scène, alors, quand tu prends de l’âge, il semble clair que ça devient un peu plus délicat de réaliser ça.

En parlant d’années de carrière, tu as près de 30 ans d’actif à ton service : tes souvenirs sont-ils majoritairement bons ?

C’est vrai que les bons comme les mauvais moments sont indissociables quand tu repenses au parcours que tu as eu; c’est la même chose quelque soit le boulot que tu fasses, d’ailleurs. Personnellement, j’ai eu de tout, mais je préfère bien sûr ne me remémorer que les meilleures années, les meilleurs instants, ça me rend plus fort, au final. La chose la plus importante tirée de tout ça, c'est de savoir rester un être humain digne de ce nom, d’avoir les pieds sur terre et du respect envers les autres, qu’ils soient musiciens ou pas

Ton album est justement placé sous le signe de l’amitié, du respect

Exactement ! Toutes les personnes qui sont intervenues sur l’album, ont quelque chose à voir avec mon histoire, à l’exception de Snowy à la batterie (Shaw – THERION / KING DIAMOND), que je n’ai pas eu l’occasion de connaitre avant. C’est vrai que j’ai collaboré avec THERION, mais c’était pas mal d’années auparavant et je n’ai pas le souvenir d’avoir alors croisé personnellement Snowy. Tu vois, là encore les connections ont joué un rôle, puisqu’avec THERION nous sommes restés en contact depuis cette époque, ce qui a permis la participation de Snowy

Tu as une belle brochette d’intervenants sur « Scheepers » : tu avais beaucoup d’autres noms en plus en tête, au départ ?

Non, en fait, peut-être Rob (Halford) en plus, mais il était vraiment trop occupé. Je dois dire que je suis très honoré d’avoir déjà tous ces guests et il n’en fallait pas plus, c’est déjà une très bonne chose que d’avoir à bord des musiciens comme Kai, par exemple. Notre amitié et relation dure depuis des années, tout comme celle avec les autres invités.
Ce projet d’album solo est différent non seulement musicalement, mais aussi de par la manière dont il a été réalisé et bien sûr, par les personnes qui y ont pris part. Il a été fait et enregistré de façon mondiale, en collectant et échangeant les fichiers entre nous tous, tout autour du monde, le tout étant assemblé et mixé par Achim Köhler. J’ai enregistré mes parties chant chez moi, dans mon studio, tout le monde en a fait de même dans le leur, Tim a ainsi fait ses vocaux (« Remission Of Sin ») en Amérique. C’était la seule façon de procéder, ça aurait, sinon, coûté trop cher de faire venir et rassembler tout le monde dans le même studio. Un de mes amis a fait les prises batterie dans un studio en Suède. On a donc tous fait une session d’enregistrement mais par internet (rires)

De quoi es-tu le plus fier à propos de ton disque ?

En fait, de tout mais en tout premier, du son. Je suis très agréablement surpris par le résultat global et d’avoir un son qui soit même mieux que ce que j’avais imaginé. L’album sonne vraiment bien

C’est tout à fait le cas et justement, j’aimerais revenir sur l’un des titres : « The Pain Of The Accused «  qui est un titre fort et sur lequel Kai Hansen a donné de la guitare

C’est un morceau très spécial et je suis d’autant plus ravi que ce soit Kai qui ait fait un solo dessus. A enregistrer, ça a été particulièrement difficile, vu qu’il était sur le point de partir pour une tournée avec AVANTASIA et il a joué le solo à la toute dernière minute. Kai a immédiatement aimé l’idée de ce morceau, ce qui m’a rendu très heureux, d’autant que je trouve qu’il a joué un solo incroyable. « The Pain Of The Accused » est spécial également parce qu’il parle d’une histoire qui fait partie de ma vie privée, très privée, d’un fait dont j’ai été accusé et qui a pris des proportions au-delà de la réalité des choses. En général, j’écris beaucoup de titres en me basant sur ce que je vis, mais en gardant leur signification ouverte pour que les gens puissent se les approprier, via leur propre vécu.

Un autre morceau fort est « Doomsday », qui hante de par son atmosphère particulière

Je peux très bien imaginer pourquoi. De par sa variété, c’est l’une de ces idées qui n'auraient jamais été pour un album de PRIMAL FEAR. Je me souviens avoir commencé à l’écrire à quatre heures du matin. J’étais en train de faire autre chose, de travailler sur une autre chanson et avec le nouveau micro que j’avais eu, je me familiarisais à ce nouvel équipement en faisant des essais, quand j’ai mi-chanté, mi-parlé d’une voix spéciale, ce qui m’a plu et donné l’idée de base du morceau. C’est la première fois que la mélodie est arrivée avant le reste, et le titre a, ensuite, été construit tout autour. Parfois, c’est en faisant des essais, que ça marche en fin de compte. Magnus m’a aidé pour ce titre, bien sûr. J’avais l’intro et Magnus a construit tout le morceau dessus

Une chose caractérise « Scheepers » à mon avis : c’est son évolution d’atmosphères au fil des morceaux, puisqu’on démarre sur la force du Heavy, pour progressivement changer d’ambiance un peu et surtout, pour conclure l’album par un côté très positif, comme apaisé. Tu partages cet avis ?

Tes sentiments sont exactement ceux que Mat et moi avons eus, quand nous discutions de l’ordre des titres de l’album. Nous avons trouvé que c’était une très bonne chose de clore l’album avec "compassion", avec ce fait que nous devrions tous avoir un peu plus de sentiments envers ces gens qui souffrent de famine, par exemple. Ce feeling positif dont tu parlais vient aussi du banjo : Magnus, qui en joue, a eu une très bonne idée de l’amener dans la composition. C’est un titre un petit peu original, mais à quoi sert un album solo, sinon ? (rires)

Tu as l’intention de sortir un autre disque solo dans le futur ?

Oui, absolument. Je suis sûr qu’il y en aura un autre, bien sûr sans pouvoir dire quand, étant donné que PRIMAL FEAR est ma priorité et le restera, mais je suis certain qu’il y aura encore d’autre idées comme celle-là à l’avenir :)

Tu as le soutien de Frontiers records pour ton projet, ça s’est traduit comment ?

Par un grand soutien. Chez Frontiers, ils ont été vraiment sympas et patients avec moi, parce qu’un contrat avait été signé qui spécifiait que « Scheepers » aurait dû sortir il y déjà deux ans de ça maintenant, mais ils sont au courant à quel point nous sommes pris par PRIMAL FEAR , aussi ont-ils attendu. Ils aiment bien l’idée que l’album soit dans les bacs à présent (rires)
Je suis content de voir qu’il y a déjà de bonnes critiques sur le disque, surtout que quand tu travailles quelque chose et passe une année à composer, enregistrer, mixer, tu perds de vue la façon dont les morceaux peuvent être perçus par les gens : tu ne sais pas s’ils vont apprécier ou pas et les retours sont positifs, ce qui fait plaisir. Bien sûr, il y aura toujours des personnes qui adorent critiquer sur tout et rien, et vont le faire avec les titres, mais ça n’a aucune importance, je suis heureux des morceaux


Tu vas bientôt partir en tournée avec PRIMAL FEAR : il y une chance que des morceaux de ton album solo soient joués sur scène, en même temps que les titres du groupe ?

C’est une bonne idée et on en a déjà discuté tous ensemble : il est possible qu’il y ait effectivement une chanson sur la setlist. En février, le groupe sera en Amérique du sud, en Bolivie, Chili, Argentine et Brésil et nous allons jouer « Remission Of Sin » là-bas, bon, sans Tim (qui avait chanté en duo avec lui sur le morceau) mais c’est un titre vraiment ‘catchy’ et qui groove bien ; je suis sûr que PRIMAL FEAR peut tout donner dessus (rires)

Ta voix est très puissante : comment tu en prends soin ?

Merci ! Là où il faut y faire particulièrement attention, c’est en tournée. Là, c’est délicat: chaque soir, tu pousses des notes hautes, comme si tu faisais du bodybuilding avec ces muscles, ce qui n’est pas toujours simple quand tu es malade ou quoi que ce soit d’autre. Pour me maintenir en forme, j’essaie de dormir le plus que je peux, de boire beaucoup d’eau, d’avoir une vie saine en général. Je pense que c’est l’une des conditions principales pour que tout ton corps, à commencer par ta voix, reste au top. En Bolivie, par exemple, je me demande ce que ma voix va donner, vu que c’est à 4 000 mètres d’altitude et je n’ai encore jamais chanté dans de telles conditions. On verra bien à la descente d’avion. Il y un an, nous avions déjà été en Amérique du sud et cela avait été une tournée infernale : on n’avait quasiment pas dormi à cause du rythme soutenu : donner le concert, aller directement à l’aéroport pour rejoindre une autre ville, faire les balances, puis, à nouveau jouer, retour à l’aéroport et ainsi de suite. Ça a été épuisant mais on l’a fait, PRIMAL FEAR et SINNER ensemble sur ces dates ; imagine Mat (basse commune et chant pour SINNER) et « Henny » (Wolker – guitariste à l’époque dans les deux formations) qui font partie des deux groupes, ont vécu le même enfer, mais en devant jouer, en plus, deux sets d’un coup à chaque date

Et d’avoir un mental et une attitude positifs, ça aide, je pense :)

Oui ! C’est un point très, très important ! L’année dernière, avec PRIMAL FEAR, nous avons eu la meilleure  tournée que j’ai pu avoir dans ma vie et j’ai remarqué que c’est à cette période que j’ai eu le moins de problème de santé. Il faut dire que toute l’ambiance était très positive, l’équipe l’était, non seulement les musiciens, mais aussi les roadies, tout le monde. On a tous passé de très bons moments et quand j’allais me coucher, j’étais très content de ça, très détendu et ouvert d’esprit. Penser positif est un très bon placebo (rires)

On parlait de ta voix, tes trente ans de carrière et ton expérience dans ce domaine, tu les enseignes à d’autres ?

J’ai commencé à le faire, oui. L’année dernière, c’était mes débuts d’enseignant dans une école qui s’appelle la « Pop Music School » et bien entendu, je donne des cours dans le style Rock. J’essaie de transmettre ce que je sais aux autres. En ce qui me concerne, je n’ai jamais pris de cours de chant mais en autodidacte, je peux leur apprendre comment se servir de leur diaphragme, leur faire partager mes trucs pour se chauffer la voix, ce dont je me sers effectivement moi-même quand je suis en tournée. Depuis toujours j’ai chanté à l’instinct, je chantais d’ailleurs vraiment fort en étant beaucoup plus jeune quand j’ai commencé à chanter dans ce type de registre. Je me suis, à l’époque, posé des questions, je me suis demandé si je faisais bien ou pas, si ma voix ne serait pas morte à cause de ça, dans deux ans, mais en fait, ça l’a entrainée tout comme on le fait dans un sport : plus tu pratiques et plus tes muscles se renforcent. Mon diaphragme et les muscles autour, se sont construits en chantant comme ça. Chanter fait intervenir beaucoup de muscles dans tout ton corps, y compris dans le dos, en plus de demander aussi une bonne respiration. Au final, tu chantes avec toute ton anatomie. Ce qui est bien, c’est quand l’une des personnes à qui j'enseigne, revient me dire, après deux-trois mois de cours, qu’elle a gagné une note et peut chanter plus haut grâce à mes cours: c’est un retour qui fait plaisir :)

Ca se comprend. Dis-moi, la pochette de « Scheepers » bénéficie d’une photo puissante ; c’est ton choix ?

Oui. On avait un choix de photos et celle qui a retenu notre attention était l’une d'Alex, qui avait déjà fait des clichés pour PRIMAL FEAR. Mat et moi, nous avons de suite trouvé qu’elle était suffisamment puissante pour devenir la pochette de l’album. Il a fait du bon boulot. Parfois je trouve que l’artwork est un peu agressif, mais c’est du Heavy Metal après tout !! (rires) Et c’est ce qu’il fallait pour la pochette. Pour rendre toute la diversité des atmosphères de l’album, il y a d’autres photos, différentes, dans le livret. Au travers de cette photo (sur la pochette) particulièrement, tu retrouves toute la passion qui est en moi :)

Avant de conclure cette interview, en tant que chanteur spécialement, comment tu as ressenti la disparition de Ronnie James Dio ?

C’était une année tragique. C’est une grande perte pour le monde de la musique, pas seulement parce que c’était un extraordinaire chanteur, mais aussi parce qu’il était un être humain d’une grande gentillesse. J’ai eu le plaisir de le rencontrer et de parler avec lui : c'était quelqu’un de très ouvert, très sympa et je ressens la même chose pour Steve Lee (le regretté chanteur de GOTTHARD). C’est une grande perte et je suis sûr qu’ils sont à présent des "Saints Of The Rock" (référence au sixième morceau de "Scheepers" :)

Comment aimerais-tu conclure cette entrevue ?

Par un : merci ! Merci de promouvoir mon album. Il est très important pour moi et j’en suis vraiment content :)

Merci à toi aussi :)

 

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20 février 2011

BlackRain "Lethal Dose Of..." - Interview Swan / Max 2 - 15 février 2011 :)

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BlackRain est non seulement un très bon groupe qui peut rendre fier n’importe lequel de ses illustres ainés du Sleaze Rock, dont Mötley Crüe, avec ses morceaux calibrés pour ‘botter le coup’ et le fun, mais non content de faire parler la poudre à nouveau avec le troisième opus : «Lethal Dose Of… », le quatuor se révèle aussi doté d’un sens de l’humour et d’une simplicité des plus agréables.
Entretien avec Swan et Max 2, respectivement lead guitariste et chanteur / guitariste de leur état :)

(Interview / Photos : Tasunka)

Chronique “Lethal Dose Of…” ici :)

BlackRain Photos Live (14 Dec 2010) / Photo Session (14 Fev 2011) : ici :)

 

«Lethal Dose Of… »  est sorti le 14 février 2011. Vous avez fait la fête ou vous attendez pour célébrer ça ? :)

Max 2 (guitare) : On attend quelques semaines avant de fêter ça, histoire de voir un peu les résultats, le retour sur l’album

Par rapport à « License To Thrill » (2008), quelle évolution représente ce troisième album?

Swan (chant / guitare) : Comme tu dis, c’est une évolution, une grosse évolution, un grand pas en avant même. Principalement par rapport aux compositions, je pense que tout est plus abouti au niveau du son, des structures des chansons. Techniquement et musicalement parlant, tout est mieux, à mon avis. Ce qui est normal, on évolue. Tout a représenté beaucoup de travail, à tous les niveaux, que ce soit lui (Max 2) quand il fait ses solos, moi quand je compose les chansons ou quand on les enregistre
Max 2 : Non, là, il faut que je le dise, il est hyper humble ! C’est clair qu’au départ, la plus grosse partie, la matière : c’est sa composition. Tu as beau faire les meilleurs mixes, utiliser le meilleur son, les meilleures guitares du monde, si les bases, de bons morceaux, ne sont pas là, ça ne marche pas. On a de la chance, le son est là, Dany a fait extrêmement bien son boulot. Par rapport à l’album d’avant, il y a une grosse progression dans l’oreille, c'est-à-dire dans le fait de mettre en valeur les riffs et dans les mélodies.

Swan, tu as composé l’album en intégralité, et ce, pour la première fois

S : Oui, c’est ça
M : En fait, on a tiré à la courte paille pour cette fois et j’espère que pour le prochain, ça tombera à nouveau sur lui, comme ça, je me la coule douce (rires) 
S : Par rapport au précédent, j’en avais déjà fait pas mal aussi, on avait partagé quand même beaucoup de chansons. Pour le nouveau, il s’est trouvé que j’étais sans emploi avant les autres, du coup, ça m’a laissé un paquet de temps pour faire de la musique, pour voyager, ce qui m’a appris pas mal de choses. J’ai donc eu tout le temps nécessaire pour faire l’album, que ce soit pour le composer ou pour enregistrer les démos
M : Disons que l’investissement a été direct de sa part, vu que quand il a été au chômage, là, il n’y avait plus d’autre choix que de se dire, ok, on y va à fond. Nous, on avait encore nos jobs, moi, j’étais moniteur de ski, j’avais encore le DE (diplôme d’état) à passer et du coup, ce n’est pas évident d’avoir plusieurs choses à gérer en même temps, de pouvoir s’investir dans une, autant qu’on le voudrait
S : De composer comme ça, il se trouve que ça s’est bien déroulé, alors on va continuer à faire de cette façon
M : Non, mais s’il nous avait proposé des chansons nulles, on aurait fait autrement, mais comme on a vu que les deux-trois premières étaient bien, on s’est dit : on va le laisser dans ses délires et il va faire tout l’album  (rires)
S (en riant) :
Quand même, je ne lui a pas fait ses solos, je l’ai laissé les jouer…non, c’est parce que je n’y arrivais pas, en fait (éclat de rires)
M : Il me donnait son avis sur ce que je jouais, au fur et à mesure et ça s’est fait comme ça

En plus de la très bonne humeur qui règne entre vous et au sein du groupe, une autre chose est flagrante chez vous : c’est cette incroyable détermination dont vous faites preuve !

M : C’est venu hyper tôt, cette ambition, depuis qu’on s’est connu au collège, à 14 ans. Honnêtement, je n’avais pas cette ambition au départ. Pour moi, ça me paraissait être très dur de réaliser ce qui semblait être un rêve. C'est-à-dire que j’avais ce rêve depuis tout petit de faire un groupe et de réussir dans le monde musical, mais si Swan aussi avait ce rêve-là, il savait, lui, que c’était possible. Il m’en a parlé et j’ai fini par me dire qu’il avait raison ! Je me rappelle, on était dans la cour de récré et il m’a affirmé : « Mec, je t’assure que c’est possible ! »
S : C’est tout à fait vrai (dit avec beaucoup de simplicité :)
Quand on me posait la question, depuis assez jeune, de ce que je voulais faire de ma vie, je n’ai jamais dit ‘I Wanna Rock !' mais je le pensais. Au fond, je savais que je voulais faire ça, bizarrement et après, au fur et à mesure qu’on a fait le groupe, ça s’est développé. Au départ, c’était un peu innocent et puis, on en est venu à faire les choses de plus en plus sérieusement et voilà, une fois que tu es lancé dedans, il faut savoir ce qu’on veut et aller jusqu’au bout !
M : ça n’a pas été innocent longtemps. Dès le début, on a eu cette volonté de faire un truc bien, sérieux n’est peut-être pas le terme quand tu as seize ans, mais de composer des bonnes chansons

Vous avez un nouveau batteur (Franck F) depuis le 20 novembre 2010, pourquoi ?

S : En fait, on a été un peu maudits avec les batteurs, depuis le départ. Au début où on faisait des reprises, on en a changé souvent et puis, nous avons trouvé un batteur de dépannage sur une recommandation. Il habitait dans notre bled en Haute-Savoie et faisait vraiment beaucoup de ‘dépannages’. On l’a eu pour enregistrer notre démo et il a décidé de rester pour enregistrer ce qui est finalement devenu notre premier album, même si c’est quand même une démo (« BlackRain », 2007). Il est resté jusqu’au deuxième album (« License To Thrill », 2008), mais ensuite, il a décidé de partir quand on a commencé à faire des tournées un peu Rock’n Roll, une peu galériennes, dans les clubs en Europe
M : Il faut dire qu’il était un peu plus âgé que nous et qu’il n’avait pas les mêmes ambitions. Nous sommes encore en très bons termes avec lui, c’est lui qui a pris cette décision de s’en aller et il nous a même aidés à trouver un autre batteur
S : Il préférait avoir sa vie, ‘normale’ entre guillemets. Ensuite, on a joué avec un autre batteur avec qui nous nous sommes très bien entendus. Ce n’était pas le top au niveau technique, mais ça a quand même bien marché, donc on a fait pas mal de dates avec lui et au moment où il a fallu enregistrer cet album, il a commencé à avoir des problèmes au niveau du travail, de la technique. Malgré tout, il a quand même déménagé avec nous à Paris, mais là, ça a vraiment coincé : le travail à fournir, ne l’était pas en fait. Comme nous sommes un groupe très motivé, il faut que les quatre personnes soient motivées au même niveau, aient la même ambition, ce qui est toujours très dur. Je pense qu’en fait, il y a tout le temps des tensions dues à ça, plus ou moins importantes et qu’il faut savoir gérer ce fait, même si ce n’est toujours évident
Parfois, comme ça a été le cas-là, on laisse la chance aux personnes, plusieurs fois, mais après, ça ne marche plus

Qui gère les moments difficiles ?

S : On essaie tous de gérer à un moment donné, mais maintenant que nous avons quelqu’un d’extérieur au groupe, notre producteur (Dany Terbèche : Enfer Magazine, Tokyo Blade, Gypsy Queen, …), c’est différent, ça nous aide beaucoup parce qu’il voit forcément les choses un minimum de l’extérieur, mais ça, ça s’apprend aussi. On n’a pas toujours le recul nécessaire  pour voir quand il y a des choses à rectifier, lui arrive à nous prévenir avant. Avec lui, on prend de l’expérience, on apprend à voir les choses venir, à prévenir plutôt que de se retrouver coincés dans telle ou telle situation. C’est ça, l’expérience aussi, c’est normal

Dany Terbèche est une référence, en plus d’être humainement et professionnellement hautement estimé et respecté, comment et pourquoi avez-vous réussi à collaborer avec lui, surtout qu’il était « retiré » de tout ça ?

S : C’est venu par hasard. Ce n’est pas notre génération ; en fait, nous avons connu Enfer Magazine de nom, sans savoir ce que c’était. C’est notre ancien manager qui m’a présenté en premier lieu, à lui : on a parlé ensemble une première fois, comme ça, sans rien qui ne débouche de ça, mais notre manager de l’époque a insisté pour aller à Paris, rencontrer à nouveau Dany, lui faire écouter le CD,  le premier mixage qu’on avait fait, et en insistant, Dany a fini par accepter. Il a écouté, nous a dit qu’il y avait du potentiel, mais que le son était catastrophique alors que c’était le mixage pourtant de Beau Hill (producteur d’Alice Cooper, Winger, Europe, Ratt). Après un diner que Dany a eu avec notre manager et le bassiste (Matthew H.), je crois qu’il a eu pitié de notre bassiste qui repartait désespéré et il a décidé de nous aider. Il a été amené à nous aider petit à petit, parce qu’au début, c’était juste pour mixer le chant. Ensuite, comme ça s’est bien passé, il a mixé tout l’album et puis il s’est rendu compte qu’autour de nous, les structures qu’on avait, tourneurs, label et tout, par rapport à ce qu’il pensait et voulait faire, ne tenaient pas la route, alors, finalement, de producteur, il a aussi été amené à être manager, à faire de plus en plus de choses. Vu son investissement, une structure propre a été montée pour sortir ce troisième album, avec au final, une distribution via Wagram en France et SPV en Europe. Après, on a rajouté des chansons à l’album, on a enregistré, masterisé avec lui, il a fait de la promo, plein de choses et maintenant, on en est là. Aujourd’hui, il y a des objectifs et il veut aller jusqu’au bout de son engagement alors que tout ça n’était pas prévu, au départ. Pour nous, Dany c’est complètement le cinquième membre du groupe, des fois même, le premier :)
M : Avant de le connaitre, on n’avait jamais travaillé la musique au vrai sens du terme, on n’avait jamais fait appel à quelqu’un d’extérieur pour ça
S : Je vais même te dire une chose, c’est que je ne savais pas vraiment ce qu’était un producteur, à quoi ça servait et toute l’implication qu’il apportait en réel. Dany a une expérience énorme, une oreille, et même chose au niveau du business. C’est ce qui est spécifique : il fait tous les tafs à la fois et arrive à tout concrétiser
M : Non seulement il nous a fait bosser la musique, améliorer notre oreille, mais au-delà de ça, il nous a fait vivre une expérience humaine énorme. C’est un truc de dingue qui nous a fait découvrir de nouvelles facettes de nous, détecter des défauts, qui nous a fait avancer. Sans lui, on n’aurait jamais fait ça
S : C’est beaucoup de concessions, puisque ça nous a obligé à déménager à Paris parce qu’il mettait à notre disposition beaucoup de matériel, ainsi qu’une salle où répéter. Il n’y avait pas le choix, il fallait être sur place pour travailler la musique tous les jours. Des concessions faites aussi au niveau personnel vu que tout le monde a dû laisser son boulot et sans taf, on est dans une situation un peu délicate niveau argent étant donné qu’on ne vit pas de la musique, mais ça va. On fait de notre mieux, le groupe progresse sans savoir où on sera dans quelques mois, alors, comme tu disais, la détermination, c’est une chose vraiment importante

Ça force le respect et c’est clair que vous allez y arriver! Vous parliez d’un premier mixage par Beau Hill pour le nouvel album : c’est incroyable qu’avec les références qu’il a, il n’ait pas obtenu un bon résultat dans ce qu’il a fait pour vous

S : L’album a d’abord été enregistré dans ma chambre et c’était prévu de faire faire le mixage par Beau Hill, aux USA, qui a à son actif plein de pointures, des groupes ayant sorti des hits. C’est lui qui nous l’a demandé. Il nous suivait sur Myspace et nous avait déjà posé la question pour faire « License To Thrill » mais on était déjà bookés avec quelqu’un d’autre (Chris Laney – Zan Clan). Il était donc revenu vers nous pour ça, par la suite, donc, ça s’est fait. Le problème, c’est qu’en fait, il cherchait du travail pour gagner de l’argent, je suppose et du coup, il y a des défauts pour chaque chanson alors que nous avons dépensé 10 000 dollars pour faire mixer l’album. Il n’y avait pas moyen de rectifier les choses, à moins de lui redonner un supplément, mais on n’avait pas d’argent pour ça. On a donc continué en présentant malheureusement ce qu’il nous avait fourni et c’est pour cette raison que quand on a rencontré Dany, il a trouvé que c’était une horreur et nous a emmenés en studio pour remixer le tout. Au départ, on avait dix morceaux, on en a mixé six, puis Dany m’a fait retoucher certains titres, tout a ensuite été remixé, pour enfin rajouter cinq chansons. Sur l’édition bonus, il y aura, en plus, six titres ‘live’ issus la plupart de « License To Thrill » ainsi que deux morceaux studios retravaillés («  Shinning Down on You » et « Baby Shoot Me Down »). Vu la manière dont l’album a été enregistré, dans ma chambre, je pense qu’on a tiré le maximum de ce qu’on a fait.
M : Par rapport à l’état brut du disque, c’est bien le cas
S : Il n’y a rien à regretter :)

Comment vous résumeriez la palette musicale, la richesse de l’album ?

S : Il y a clairement deux facettes dans le disque : l’une qui est Metal, beaucoup plus agressive et l’autre qui est beaucoup plus ‘catchy’ plus américaine West Coast. Difficile de dire le ou les titres les plus représentatifs, ça dépend des périodes où j'y pense

Vous allez embarquer bientôt pour une tournée des FNAC en France, en acoustique (du 8 mars au 23 avril 2011) : c’’est un challenge de jouer en acoustique ?

S : Tu as raison, c’est un challenge. On ne l’a jamais fait avant
M : J’ai eu une guitare acoustique il y a deux mois et je suis en train de me faire les doigts sérieusement là, tu vois, alors oui, c’est un challenge :)
S : On est super content, étant donné que là, ça commence à sonner super bien. C’est un travail énorme parce qu’il a fallu tout mettre en place, remanier les morceaux, les chanter et les jouer différemment. On fait ça parce qu’on a une mise en place, une promo privilégiée et c’est du coup, très intéressant de toucher un public que nous n’aurions jamais eu l’occasion de toucher autant, à travers ces dates
M : On apprécie l’expérience acoustique, mais pour rassurer nos fans, il faut bien préciser que ça, c’est quelque chose d’exclusif, nous ne sommes pas devenus un groupe acoustique. On va faire ces dates et, on vous le promet, réussir à rocker avec de l’acoustique, surtout que cet exercice fait partie du Rock’n Roll, mais ce n’est qu’une des facettes du groupe. On veut proposer des choses différentes et ne pas être là forcément où on nous attend : c’est d’ailleurs un peu notre but à Dany et au groupe

La setlist acoustique, ça donnera quoi ?

M : Là, on est en train de te livrer l’exclu :)
S :
« She’s In Love », « Addicted To Failure », « Into The Groove », « Baby Shot Me Down », “Rock’N’Jive”, “Shinning Down On You” et “Dead Boy”

Ça promet ! Vous avez tourné un clip récemment du titre « Overloaded », comment ça s’est passé ?

M : Bien. Il n’est pas encore monté. On avait une idée assez précise de ce qu’on voulait, un clip de présentation qui soit rentre-dedans, efficace, sans prise de tête, sans un gros scénario
S : Ce qui est nouveau, c’est d’avoir fait un clip avec des moyens professionnels, contrairement à avant où c’était comme pour la musique, les enregistrements ; quand tu n’as pas de moyens derrière, pas de label qui t’aide suffisamment, il était impossible de faire ça dans les normes
M : Une fois que le concept on l’a, que ce soit filmé avec des moyens professionnels ou non, c’est, pour nous, toujours la même manière de faire devant la caméra, par contre d’avoir de tels moyens techniques, c’est effectivement nouveau

Vous avez joué avec Alice Cooper (20 novembre 2010), Europe, Papa Roach (14 décembre 2010), c’était une bonne expérience ?

S : Direct, le meilleur souvenir, c’était avec Alice Cooper (à Marseille) !
Au niveau de tout, des conditions dans lesquels on nous a reçu. Tu sais, quand tu joues en première partie, il y a la réputation de n’être pas toujours bien traité par la tête d’affiche, du coup, on appréhendait un peu, mais à peine nous sommes arrivés, les gars se sont occupé de nous, comme des petits bébés. On a eu le soundcheck et tout ce qu’on voulait, et même la possibilité de rencontrer Alice Cooper après le concert, alors qu’on ne s’y attendait même pas. C’était génial du début jusqu’à la fin
M : Avant le concert, on nous avait préparé au pire en nous disant que ce serait horrible, et on a eu le meilleur
S : Par contre à Papa Roach (le 14 décembre 2010 au Nouveau Casino – Paris) ça a été horrible. Pas Papa Roach, ils ont été géniaux avec nous, par contre, pas du tout ce pour qui était de l’organisation du concert. Cela a d’abord été horrible pour Dany, nous on a vécu ça sur scène, après, comme il n’y a pas eu de soundcheck ou presque
M : C’était en plein notre soundcheck quand on a entendu les portes de la salle s’ouvrir. Il n’y a rien de pire
S : ça ne se reproduira pas. C’était l’horreur !
M : Franchement, le Trabendo, ça nous a mis un gros coup dans la gueule, pour une fin d’année. On a mis quelques semaines à s’en remettre

Pourtant, pour vous avoir vus à cette date, vous avez assuré sur scène, même s’il y avait quelques pains !

S : Merci ! Pourtant, tout le long, je me suis demandé si je chantais juste, entre autres. Pour nous, sur scène, ça a été horrible, en tout cas
M : Maintenant, on voit de suite s’il y a un problème dans le son en façade, par rapport à certains passages dans les chansons, qui sont clés et qui font que les gens, de toute façon, bougent.
S : Que tu joues bien ou que tu joues mal, du moment que tu as le son, ça fait quelque chose ; les gens, tu les vois réagir
M : A tous les moments clés que nous connaissons tous dans le groupe, on a vu que le public ne réagissait pas. A cet instant-là au Trabendo,on s’est dit qu’il y avait vraiment un gros problème

Vous serez au Hellfest le 18 juin 2011 (avec Scorpions, Black Label Society, HammerFall ou Apocalyptica entre autres), ça va rattraper ça et dans les meilleures conditions cette fois

S : C’est génial ! On espérait ça depuis un petit moment et là encore, ça dépasse les espérances, parce qu’on a une super place, nickel sur une très bonne scène. Comme c’est encore une première pour nous, on va préparer quelque chose de spécial et botter le cul de tout le monde ! :)
M : Oh oui ! Et c’est cool qu’il y ait un festival français qui nous donne cette place-là
S : On avait déjà été au Hellfest, mais dans le public, c’est d’ailleurs là-bas que nous avions rencontré Dany la première fois

Vivement le Hellfest et avant, la tournée acoustique ! :)
Petite question pour le fun et pour conclure cette très cool interview avec vous : alors, avec votre look et votre musique, vous avez beaucoup de groupies ?

S : Ouais, énormément ! (rires)
M :
D’ailleurs, on motive tous les teenagers à se maquiller et se faire pousser les cheveux :)
S :
C’est le côté sympa du Glam par rapport au Metal extrême : il y a un public beaucoup plus large
M : Tu as les Rain Girlz : il y a énormément de jeunes filles qui se dévouent pour nous faire de la pub, ce qui est génial :)

Merci pour cette interview et à bientôt au Hellfest et dans les FNAC en acoustique ! :)

En duo : Merci à toi aussi :)

 

 

Concerts BlackRain 2011 :
- Tournée acoustique qui passera par les Fnac:

08/03 - Lille (17h30)
09/03 - Amiens (17h30)
11/03 - Montpellier (17h00)
16/03 - Marseille (17h30)
17/03 - Nice (17h30)
18/03 - Aix en Provence (17h30)
19/03 - Annecy (15h30)
23/03 - Nantes (17h30)
24/03 - Angers (17h30)
25/03 - Rennes (17h30)
26/03 - Tours (16h00)
30/03 - Reims (17h30)
01/04 - Clermont Ferrand (17h30)
07/04 - Bordeaux (17h00)
08/04 - Perpignan (17h30)
09/04 - Toulouse (15h30)
23/04 - Metz (17h00)

-18 / 06 - Hellfest

Line-Up BlackRain :
-SWAN
(V / G)
-MATTHEW H. (B)
-MAX 2 (Lead G)
-FRANK F. (D)

Discographie :
-BlackRain
(2007 - Autoproduction)
-License To Thrill ((2008 chez Thundering / 2009 – Autoproduction ré-éditée par Listenable Records)
-Lethal Dose Of… (14 Février 2011 – BlackRain Company / Wagram)

 

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18 février 2011

BUKOWSKI "The Midnight Sons" - Interview - 15 Fev 2011 :)

Bukowski_logo

Bukowski_TheMidnightSons

Avec un second album « The Midnight Sons » (sorti le 14 février 2011) qui vous laisse une bien belle sensation, celle d’avoir pris une vraie claque, le trio des plus sympathiques qui compose BUKOWSKI a mis dans le mille. Une interview avec Mat (G / V), Julien (B), Niko (Batterie) est à l’image de leur musique : un grand moment de décontraction sur une base sérieuse

(interview / photos:  Tasunka)

Chronique "The Midnight Sons" ici :)


Bukowski_copyrightTasunka2011_02

Comment vous présenteriez votre second album « The Midnight Sons » par rapport à « Amazing Grace » ?

Julien, basse : il s’appelle donc « The Midnight Sons », est chez Ankama Music, distribué par Anticraft / MVS Distribution. C’est un album assez riche où nous nous sommes fait plaisir, un disque qui part bien dans tous les sens, liberté d’action et d’esprit oblige, car on s’entend très bien entre nous. On a absorbé beaucoup de nos influences des années 90, que nous avons retranscrites dans cet album; c’est vraiment un disque qui s’est fait toujours dans la douleur quand on compose et enregistre, mais voilà, c’est un album qui nous ressemble au final

Dans la douleur ? C’est surprenant comme terme

Niko « Thunder », batteur: Oui, c’est ça, je pense que sur ce disque, nous avons été encore plus loin que sur le premier : sans nous poser de questions, ni nous mettre de barrières, ni de frontières: on s’est fait plaisir à 200%. On a essayé de faire une fusion de tout ce qu’on aime et de tout ce qu’on aimera, histoire de faire avancer le ‘schmilblick’ sans non plus ressasser les mêmes recettes. Nous avons pris des risques aussi, je dirais et on aurait pu en prendre plus, mais on n’avait pas assez de place sur le disque (rires)

Et ces risques, comment vous les définiriez ?

Mathieu (V / G) : S’attaquer à des choses qu’on ne maitrise pas spécialement pour aussi apprendre à évoluer, nous, personnellement musicalement, tester des choses qu’on ne sait pas encore tout à fait bien faire: c’est ce que nous avons déjà réalisé sur cet album. On a envie de continuer un peu dans cette idée là, de musiques qu’on ne maitrise pas spécialement, étant donné que nous venons d’une scène Métal, mais on aime s’ouvrir à des choses vraiment  plus vastes, plus calmes, des ambiances même de musiques de films, des trucs vachement Blues. On essaie d’inclure tout ça dans notre musique qui est fondamentalement Métal à la base.
Niko : Il existe aussi une prise de risques entre guillemets au niveau « commercial » parce que le but, c’est que le disque se vende et de nos jours, dès que tu sors un peu des sentiers battus, tu te mets un peu en danger et d’avoir un producteur et un label qui te suivent et donc prennent eux aussi des risques en même temps que toi, ça met en confiance.

Vous pouvez me parler d’un gros soutien que le groupe a de la part de Oui FM, de Rock Hard, notamment ?

Parce que je pense que nous sommes des gens sympathiques (rires) On n’a pas fait exprès d'avoir ces réactions. A mon avis, il y a un capital sympathie, on est aussi des gens positifs et on se connait tous les trois, vraiment très bien, on est un peu une fratrie. C’est facile de rentrer dans notre case et les gens apprécient ça
Julien : Parce qu’on est d’un naturel assez enthousiaste. On n’est pas trop expansifs, mais tout ce qui nous arrive en ce moment, nous le prenons avec la banane jusqu’aux oreilles et on souhaite à tout le monde ce qui nous arrive et qui nous est déjà arrivé. C’est pour ça, ce capital sympathie doit venir de là: on est ouverts, on aime bien rencontrer les gens, on est proches du peuple (éclats de rires général :) On donne même nos cachets au public (rires)

Et après, vous vous demandez d’où vient votre capital sympathie ? (rires) Sinon, côté composition des morceaux, comment ça se passe en trio ?

Mat : Je pose une base à la guitare sèche, ensuite on se met un peu tout ça en répète à trois, avec Niko, qui aide pas mal à la structure, Julien qui écrit tous les textes et participe aussi à la compo. Je commence avec un riff, on met tout ensemble et Julien écrit les paroles.
Niko : Souvent ça part d’improvisations, d’idées de guitare, qui arrivent comme ça, la nuit, un peu attaqué. En somme, des choses qui viennent du cœur et ne sont pas réfléchies.
Julien : Oui, c’est ça. C’est facile pour nous, parce qu’il n’y a pas de calcul. On se fout littéralement de ce que les gens peuvent attendre, du carcan de la mode et du son. En ce moment c’est le son un peu cheap, anglais, nous on s’en fout complètement, on fait ce qu’on aime et visiblement, ça marche pas mal, donc, on va continuer :)

Il est question d’improvisation, il y en a eu en studio aussi ?

Niko : Complètement ! Vu qu’on avait pas mal de semaines de studio programmées, nous nous sommes permis d’arriver pas les mains dans les poches, mais pas forcément dans l’urgence non plus. La compo ayant pris une petite année. Avec notre producteur, Francis Caste, on s’est permis de faire des essais, de prendre notamment encore une fois des risques étant donné qu’on n’est jamais sûrs de rien, mais voilà, il y a sur ce disque, un panel d’influences, de références qui viennent aussi du fait qu’on a pris notre temps, beaucoup plus de temps.
Julien : En tout, on a eu dix semaines de studio. On avait des pré-prods et pour le reste, Mathieu avait beaucoup d’idées. On a tout fomenté avec la complicité de Francis Caste. On avait beaucoup de temps et c’est là où on peut parler de prises de risques et de tentatives et ça a été très agréable

Combien de titres vous aviez au total, avant la version finale, parce que vous semblez avoir été très créatifs ?

Mathieu : Oui, à la base il y avait trente bribes d’idées, pour ensuite en retenir seize sur bandes et finalement, on en a choisi treize. Eventuellement s’il y a un inédit à mettre sur un sampler, un CD ou quelque chose comme ça pour offrir en milieu de tournée, on est prêt. On a des cartes avec ce qui ne figure pas sur l’album
Niko : C’est vrai qu’il n’y a pas eu trop l’histoire de la page blanche, au contraire, ça a fourmillé d’idées pendant une petite année en parallèle de la tournée, ce qui n’était pas forcément simple, mais les idées étaient là, donc, on a pu avoir le choix et ça, c’est vraiment important.

Quels titres seraient les plus représentatifs de la diversité de l’album, d’après vous ?

Niko : Je dirais « Carnivourous », parce qu’il fait un lien entre les deux disques (entre « Amazing Grace » 2009 et « The Midnight Sons » 2011), « Slugs And Bats » aussi, qui garde la mélancolie du premier mais en allant encore plus loin dans les arrangements, la mise en place des refrains, des doubles voix. Tout le reste, j’ai l’impression qu’il y a une certaine nouveauté, une prise de risques, une nouvelle remise en question qui permettent d’avancer. Je pense que nous avons fait deux disques différents, mais en gardant cette touche Bukowski

Entièrement d’accord ! Comment c’était de collaborer avec Francis Caste (THE ARRS / AQME / ED AKE / LAZY, …) à nouveau, après « Amazing Grace » (2009) ?

Julien : C’était un réel plaisir. En fait, nous sommes des gens très anxieux, on travaille dans l’urgence en étant toujours dans le doute de ce qu’on fait, mais pas de manière réfléchie, dans le sens est-ce que ça va plaire ou pas, non, on veut aller toujours au bout de nous-mêmes et vraiment donner notre maximum pour que le disque on en soit fier à 200% et il n’y a qu’avec cette personne-là que nous sommes sûrs d’arriver à ce résultat-là, parce qu’il nous pousse dans nos derniers retranchements. C’est un arrangeur, un super zicos et humainement, c’est quelqu’un qui écoute, qui oriente quand il faut, mais sans dénaturer la compo ; je pense que c’est un grand producteur.On a remis le couvert avec lui, car ça semblait simplement évident. C’est le deuxième album ensemble et comme là, nous avons eu plus de temps, il y a plus d’implication de sa part, encore plus d’échanges, de crises de rires, de demis en terrasse (rires) Voilà, c’est tout, la vie quoi ! (rires à nouveau)

Pour rester avec toi, Julien, puisque les paroles sont de toi, ce n’est pas un obstacle à un niveau ou un autre pour écrire et faire passer ce que tu veux dire au mieux dans la langue de Shakespeare, en étant français à la base ?

Julien : Absolument, je le reconnais. Dans mon ancien groupe, j’écrivais déjà en français et j’ai cet amour de l’écriture ; c’est un peu plus délicat en anglais même si je me débrouille mais j’ai la chance d’avoir des amis anglo-saxons, pour m'aider. On a aussi beaucoup voyagé en Irlande, en Allemagne, en Autriche, en Argentine. J’ai aussi été en Australie où j’ai eu le temps de parfaire un peu mon anglais et puis, je fais vérifier mes textes après avoir tout écrit et s’il y a des pépins, on modifie. Il y a, par exemple, le chanteur de Loading Data, Eric, qui est formidable et m’aide bien là-dessus. Mais visiblement la copie du dernier album était bonne, je n’ai pas eu trop de ratures :)

Et de quoi parlent les textes ?

Julien : C’est assez introspectif, « The Midnight Son » par exemple, nous raconte nous, notre vie, à la limite. Je parle sinon de la violence de ce monde, de la débilité, de la montée de la haine, du désamour, de cette société consumériste mais le tout, toujours d’une manière subversive; j’ai des convictions, mais je ne veux pas étaler quelque chose de politique, afin de laisser le libre arbitre à l’auditeur. Toujours subversif mais jamais de choses bancales ou brutes de décoffrage

Bukowski_copyrightTasunka2011_01

Vous avez donné beaucoup de concerts, qu’est-ce que vous en avez appris le plus, côté expérience ?

Niko : Sur ces deux années de tournée, c’est de savoir monter un vrai spectacle qui fasse plaisir à voir et pas notamment que de la musique, mais aussi des lumières, une vraie production de son, un vrai show. Qui laisse place à de l’improvisation mais aussi qui soit quand même quelque chose de carré et qui fasse juste plaisir aux gens, à l’image de groupes américains. Quand ils viennent en France, c’est un vrai spectacle qui est proposé. En France, ça a été difficile à accepter notamment par rapport aux lumières, alors que les lumières, c’est 50% du show et ça, c’était, pour nous, très important de le travailler. Aussi, l’expérience a apporté de savoir monter une setlist qui soit cohérente par rapport au rythme du show, ce que les gens doivent se ‘prendre dans la gueule’, pas tout le temps à 100%, c’est important de savoir jauger le rythme et les tempos.

Comment c’est BUKOWSKI sur scène : ça doit sautiller, bien bouger, non !? :)

Tout le trio approuve :)
Julien :
Au regard de ce qu’on nous dit, oui, et pour nous déjà c’est une joie d’être sur scène, c’est un brûlot d’énergie où on se lâche et si on peut vomir après le concert, c’est que c’est un bon concert :)

Pas pendant ! (rires)

Julien : Attends, c’est déjà arrivé :)
Niko : On vient aussi d’une scène Metal Hardcore (des groupes WUNJO et KWAMIS), alors, on a encore ces réflexes de tout envoyer vraiment à 100% avec le cœur, sans faire des pauses réfléchies, non c’est authentique.
Je pense que dans BUKOWSKI, il y a encore cette touche, cette petite flamme Hardcore qui existe, subsiste, c’est la réalité. Après, on la camoufle, la travaille différemment mais moi, en montant sur scène, je ne me pose pas la question en me disant: «Merde,  je ne vais pas faire de Hardcore ». Pour moi, c’est la guerre, je vais sur scène comme si c’était du Hardcore. Après, il y a des chansons un peu plus ‘Popisantes’ on va dire, pourtant je n’aime pas ce mot-là, mais les morceaux c’est un tout. Donc, non, sur scène, je suis fier de mon background, j’ai appris la musique en écoutant cette musique dure et je suis fier de jouer ‘dur’ parce que nous jouons ‘dur’, de toutes façons (approbation des deux compères :)

Vous parlez de jouer ‘dur’, mais ce qui intrigue justement en abord du nouvel album, c’est sa pochette surprenante par son ton

Mathieu : Surtout par rapport à celle du premier album, celle-ci est radicalement différente. C’est justement un parti pris, on voulait une pochette plus fouillée là où la précédente était épurée, très simple.
Julien : On est gargantuesques, avec de l’appétit pour tout : carpe diem ! (dit en chœur par tout le trio). Notre graphiste, Mamzelle Mamath (Mathilde Creac’h), a su synthétiser tout ça, donc il y a ce coté un peu anticlérical, épicurien, gargantuesque, rabelaisien…Bukoswkien !

Pour rester dans le gargantuesque, à la sortie de l’album le 14 février, vous avez célébré ça avec une méga teuf ?

Tout le groupe : Nous, la méga teuf, c’est tous les jours (rires)
Mathieu : C’est vrai que chez nous, tout est prétexte à ça, surtout la sortie d’un album, mais là, on avait des choses à faire aujourd’hui, la promo, alors on est restés sains
Niko : On va célébrer ça le 25 février dans notre fief, à Vauréal (Le Forum) dans le 95, parce que nous ne sommes pas un groupe parisien mais de banlieue…de campagne :) Comme quoi, on peut exister même en venant de banlieue. Le 25, la ‘carte blanche’ donnée au groupe, saura rattraper dignement le manque de fête d’hier. Une grande soirée en perspective !
Mathieu : On a invité les MUDWEISER, le projet parallèle du chanteur de LOFO(FORA - Reuno) qui vont venir en acoustique faire des reprises de CREEDENCE CLEARWATER REVIVAL, de Blues des années 70 et ensuite, nous on enchaine sur un gros show bien avec des invités, des copains qui vont venir chanter, ce sera la surprise de qui il s’agit, et ça se terminera avec Pierre de OUI FM /  « Bring The Noise », qui vient poser ses platines et faire bouger les gens : bref, une soirée Rock :)

Il y a des dates de tournée de déjà prévues ?

Le premier avril
, à la « Pêche » de Montreuil, une autre à Notre Dame de Gravenchon (le 4 juin, à L’Arcade) qui est une super date du réseau Rock près du Havre, le 13 mai à Niort (Le Camji)
Niko :
La tournée est en train de se monter parce qu’on a notamment un bon tourneur, New Track qui travaille avec MASS HYSTERIA, mais en France, c’est compliqué dans un sens, donc, on va avoir du résultat je pense fin mai et surtout au début de l’automne et l’hiver prochains

Quelles sont vos attentes pour « The Midnight Sons » qui vient de sortir et les projets futurs?

Mathieu : on a des retours et ça a l’air d’être le carton plein pour l’instant ; il n’y a que des bonnes critiques sur Facebook, sur les webzines. Je sais que sur ITunes, on était deuxième meilleure vente hier, troisième aujourd’hui, le 15 février. Tout va bien, c’est un très bon début
Niko : Pour l’avenir, on espère faire de belles premières parties d’envergure dans des grandes salles parisiennes, ensuite, avoir nos cachets (rires)
Mathieu : Et partir à l’étranger, surtout. On a tourné en Allemagne, en Autriche, en Irlande, en Argentine, en Belgique, mais on n’est pas encore distribué là-bas, ou en indépendant, il y a un différé dans la sortie de l’album à l’étranger, aussi pas de news pour l’instant. La promo là-bas se met en place aussi, prochainement.

Vous êtes endorsés côté instruments ?

Julien : Oui, par Fender
Niko : Je travaille beaucoup avec La Baguetterie (la plus grand enseigne spécialisée en Batteries, percussions) et avec la marque Vater (baguettes). Sinon, bien sûr, avec Gretsch, qui me fournissent une batterie :)
Mathieu : je suis endorsé par Fender aussi pour la guitare

Au fait, Mathieu, tu joues de la guitare et tu chantes aussi : c’est nouveau pour toi, le chant en lead ?

Mathieu : Oui, depuis les débuts de BUKOWSKI (en 2007). Avant, je faisais pas mal de backing vocal, je faisais les chœurs, dans les groupes, mais le rôle de frontman, c’est assez nouveau. Ça tombait sous le sens, là, on s’est dit qu’on allait faire le groupe à trois et que j’étais le seul chanteur potentiel; pareil pour Julien, avant, il n’avait jamais chanté et s’est improvisé chanteur aussi ; on est encore en pleine évolution là-dessus.
Niko : On a fait quand même un gros boulot notamment au niveau des backing vocals avec des interventions travaillées,  pointues de Julien pour les chœurs. Il y a une grosse progression sur les arrangements vocaux par rapport au premier album, c’est carrément moins laborieux qu’avant et ça ne va qu'en s’améliorant.

Merci pour cette interview hautement sympathique et comme dit Julien : « Vive le vin de Bourgogne ! Et BUKOWSKI !! :)

(rires) Merci à toi aussi ! :)

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12 janvier 2011

STRATOVARIUS - Interview Jens Johansson - @ Paris, 11 Jan. 2011 :)

stratovarius_Elysium

StratovariusJens_11jan2011_copyrightTasunka2011_02

Live Report HELLOWEEN / STRATOVARIUS / TRICK OR TREAT  @ Paris: ici / here ;)

Chronique "Elysium" ici :)

STRATOVARIUS, Photo Session: ici / here ;)

Site Officiel : www.stratovarius.com
Myspace : www.myspace.com/officialstratovarius

De retour sur scène et fort d’un superbe nouvel album « Elysium » (sortie le 12 janvier 2011),  Stratovarius fait plaisir non seulement à tous ses fans hexagonaux, nombreux comme il se doit, mais aussi à tout un public Metal qui apprécie les belles passes d’armes musicales, ainsi que la qualité du groupe qui les fait.
Et de qualité, les membres de Stratovarius n’en manquent pas, à commencer par le courage d’avoir continué leur route après le départ de leur pièce maitresse Timo Tolkki (guitare), deux ans auparavant, et à présent, ce même courage de faire face aux problèmes de santé de Jörg Michael, leur batteur ; heureusement, en bonne voie de rétablissement. Sur scène dans quelques heures à Paris, en ce 11 janvier, Stratovarius était plus qu’attendu, d’autant plus que Jörg Michael y retrouvera sa place derrière les fûts pour l’occasion et pour le reste de la tournée : excellente soirée en perspective ! :)

En attendant, c’est le taquin et amical Jens Johansson (claviers) qui se prête au jeu de l’interview.

(NDT : l’interview s’est faite à 4 heures du concert, avant d’apprendre la très mauvaise nouvelle de l’annulation forcée de leur gig, le même soir ainsi que pour la suite, due à l’état de santé de Timo Kotipelto, au chant. Une intoxication alimentaire ayant eu le mauvais goût de venir jouer les trouble-fêtes.
On ne peut que souhaiter à Timo un prompt rétablissement et souhaiter aussi que cette série noire relative à la sortie du treizième album du groupe s’arrête très, très vite : 13 étant un chiffre comme les autres, non ?

(Interview / Photos : Tasunka)

Comment va Jörg, votre très apprécié batteur ?

Jens Johansson : Il va beaucoup mieux, suite à son traitement par radiations, il y a quelques semaines. Il s’estime chanceux et nous avec pour lui, parce que le cancer de la thyroïde qui a été diagnostiqué a non seulement été pris à temps, mais aurait pu être beaucoup plus dévastateur sinon. Il a subi une intervention chirurgicale qui s’est bien passée : sa thyroïde a été enlevée et après les radiations, il reste sous surveillance avec des bilans réguliers. Il pensait revenir sur la seconde partie de la tournée après la pause pour les fêtes de fin d’année et c’est réalisable, comme il se sent mieux. Il sera donc là ce soir, à Paris pour cette reprise des concerts et pour son retour, ce qui nous rend tous très heureux

Stratovarius_copyrightTasunka2011_01

C’est effectivement une très bonne nouvelle et on a hâte d’être à ce soir. Comment ça a été avec son remplaçant pour la première partie de la tournée : Alex Landenburg (At Vance, Axxis, Mekong Delta, Philosophobia, et son propre groupe : Angels Cry) ?
Avec Jörg, ils avaient déjà collaboré ensemble sur Mekong Delta, me semble-t-il

Ça s’est passé on ne peut mieux, et pour ce qui est de jouer les morceaux de Stratovarius, il n’a pas eu de problème même s’il a fallu les assimiler rapidement ; comparés aux titres de Mekong Delta, ceux-ci sont plus simples. Nous ne faisons pas une musique compliquée et plus facile d’accès. Alex s’est tout à fait bien intégré dans le groupe et si, sur les deux premières dates de la tournée, il n’était pas décontracté, il a ensuite totalement trouvé ses marques. Avec le choc qu’a été l’annonce du cancer de Jörg, il n’était pas facile sur le moment d’envisager d’avoir un autre batteur que Jörg avec nous et si les circonstances de son arrivée sur la tournée n’étaient pas positives, le courant étant super bien passé entre Alex et nous, ça a balayé ça. En quelque sorte, c’est Jörg qui nous l’avait conseillé, étant donné qu’ils avaient une histoire commune, celle d’avoir partagé le même groupe : Mekong Delta. Ils s’étaient rencontrés au Wacken (NDT : incontournable festival estival en Allemagne) et Jörg l’avait de suite trouvé sympa, d’où cette décision. Pour Jörg, il était impensable qu’avec ou sans lui, cette tournée ne se fasse pas, il voulait que quoi qu’il arrive, elle ait lieu et grâce à sa force, sa volonté que j’ai respectée, Stratovarius est en tournée et chose encore plus géniale, avec lui, ce soir à Paris. Avant ça, la recherche d’un batteur en intérim avait vu plusieurs autres possibilités d’envisagées, dont, peut-être, l’arrivée de mon frère Anders, mais Hammerfall, dont il est le batteur, était en enregistrement à cette période-là.

Helloween avait déjà emmené Gamma Ray en tournée pour une affiche commune et cette fois, Stratovarius : ce sont eux qui ont souhaité vous avoir à bord et sinon, quand et comment ça s’est décidé ?

C’est un peu compliqué : en fait, ils nous ont contactés en mai 2010, pour une tournée qui commençait fin août, mais même si ça semblait vraiment bien, nous avons dû laisser tomber, comme nous n’étions pas prêts, nous n’avions pas encore le nouvel album de terminé. Un peu plus tard, les plannings avaient changé et collaient plus ; nous étions au milieu de l’enregistrement de « Elysium » et il y avait une possibilité que cette tournée se fasse pour fin novembre 2010, cette fois. Après réflexion, c’était d’accord pour nous, même si nous savions que « Elysium » ne serait pas encore sorti quand les premiers concerts arriveraient. D’une certaine façon, le EP « Darkest Hours » avec deux des nouveaux morceaux (NDT : « Darkest Hours », « Infernal Maze ») est sorti fin novembre pour accompagner le coup d’envoi de la tournée : à la fois, aussi, parce que c’est un bon titre et le label voyait ça d’un bon œil. Cela n’a pas vraiment demandé de travail supplémentaire de faire cet EP, mais si l’un de nous a vraiment frôlé la crise de nerfs, ça a été Matias (Kupiainen, guitare et production / mixage) avec tout le boulot à faire (rires)

Lors de la première moitié de la tournée, le public ne connaissait que les deux nouveaux morceaux via le EP « Darkest Hours", alors que le public de la seconde moitié de cette tournée, aura, lui, l’album complet enfin sorti en mains : ce n’est pas un peu injuste pour ceux qui sont venus en 2010 ?

Oui, mais c’est le mieux que nous pouvions faire ; le processus d’enregistrement du nouvel album s’est mis en route en avril 2010 avec les démos et tous, nous nous sommes dit que nous avions tranquillement près de dix mois et tout le temps possible pour le finir, mais ça a dû être accéléré avec les circonstances, d’où cette pré-sortie du EP pour accompagner le début de la tournée. Début novembre 2010, l’enregistrement de « Elysium » a été bouclé. Nous voulions revenir sur le devant de la scène, retrouver le public et lui faire plaisir. En France, nous avons nos fans qui nous sont fidèles et nous suivent, ce qui nous a toujours fait très plaisir, mais ailleurs, Stratovarius n’était plus autant sur le devant de la scène, un peu oublié, voilà pourquoi cette tournée avec Helloween est un bonne occasion de rappeler le groupe au bon souvenir du public et de pas mal de marchés. Par exemple, en Allemagne, il semblait que le groupe était silencieux depuis longtemps, même si en 2005, l’album « Stratovarius » est sorti, mais dans un contexte plutôt chaotique. Le gros problème avec ce disque, c’est que le label Sanctuary (racheté par Universal) a fait faillite le mois de la sortie du disque, ce qui fait que beaucoup de monde n’a pas su qu’il était sur le marché. En avril à cette même époque, nous nous demandions comment se passerait, du coup, la promotion de l’album et en mai suivant, quand nous tentions de contacter le label, ça ne répondait déjà plus, le numéro n’était plus attribué. Ce n’était pas le meilleur contexte pour sortir un album, bon, ce n’était pas si grave que ça, mais chaotique, ça oui. Sur pas mal de marchés qui pourraient nous avoir oubliés pour ces raisons, cette tournée est véritablement importante à nos yeux et une belle opportunité pour revenir, d’autant que Helloween marche bien, ramène du monde, ce qui nous donne l’occasion de revenir encore plus fort aux yeux du plus grand nombre, d’autant que Stratovarius va bien, remonte sur scène, a sorti de bons morceaux et deux albums (« Polaris » en 2009 et « Elysium » en 2011) avec le nouveau line-up.

Stratovarius_copyrightTasunka2011_05

Et comment c’est, ce Stratovarius avec le nouveau line up où Matias a succédé à Timo Tolkki  à la guitare et beaucoup aux compositions ?

Le concept est vraiment différent avec ce nouveau line-up : chacun a la possibilité de composer et proposer ses morceaux. A l’époque de Timo Tolkki, nous nous étions tous mis d’accord que ce serait lui qui déciderait de ce que serait finalement les albums, leur orientation et au final, il choisissait très souvent ses propres titres, ce qui est naturel, comme la décision reposait sur ses épaules, mais à présent, c’est tout le système de création des morceaux qui a changé : c’est un travail véritablement collectif où chacun participe pleinement.
Au commencement de la création de « Polaris » en été 2008, nous n’avions pas de nouveau contrat avec une maison de disques et même avant de commencer à enregistrer l’album, nous n’étions pas encore sûrs du nom sous lequel nous allions sortir ce disque : Stratovarius ? Une période plutôt spéciale, d’autant que nous venions tout juste de rencontrer Matias et qu’il restait à voir comment ça évoluerait de travailler ensemble. Mais à présent, sur le nouvel album « Elysium », nous nous connaissons bien mieux avec Matias, surtout après avoir joué près de 120 concerts ensemble, nous marchons à présent comme un groupe et nous sommes signés, bref, de quoi avoir le sourire. La structure, le cadre était en place pour « Elysium », alors que ce n’était pas encore le cas pour « Polaris », sur lequel nous attendions encore de voir ce que ça donnerait.

Et pourquoi « Elysium » comme titre de l’album et son style musical, comment tu le définirais ?

Tout au long de la création de l’album, nous ne savions pas quel titre lui donner, aussi ça s’est décidé au tout dernier moment, mais par contre, l’orientation musicale était, elle, bien décidée par tous dès le départ : « Elysium » se situe dans la continuité du Stratovarius traditionnel et plus progressif à la fois et bien sûr, épique avec le long titre éponyme : « Elysium ». « Elysium » est un morceau à part avec ses près de 20 minutes, avec une ambiance totalement unique et sa richesse. Matias en est à l’origine et je dois dire que ce titre a demandé pas mal de travail à tous et à bien des niveaux, pour le finaliser au mieux. Sinon, pour revenir à cette approche démocratique dont je te parlais de décider en commun, elle reflète bien ce qu’est le groupe à présent : auparavant, quand le poids de la décision à prendre reposait sur une seule personne et que ce choix ne se révélait pas être le bon, tout le monde lui en voulait, mais maintenant que les choses sont choisies ensemble, c’est nous tous qui assumons l’erreur s’il y a.

La majorité des morceaux a été écrite par Matias plus Timo pour les vocaux et toi, tu en as deux qui ont été retenus « The Game Never Ends » et « Move The Mountain », Lauri (Porra, basse), un : « Lifetime In A Moment ». Comment s’est passé ce choix ?

Lauri et Matias sont arrivés avec beaucoup de titres déjà composés, de mon côté j’en avais trois mais comme l’ambiance entre nous est relax, pas de soucis pour que les trois morceaux deviennent deux finalement face au nombre de chansons qu’ils avaient déjà amenées. Nous aurions voulu que l’album soit plus long, qu’il fasse 70 minutes au lieu des 55, mais avec cette échéance de la tournée qui arrivait, il a fallu respecter cet impératif de temps et du côté de Matias qui travaillait déjà plus de 100 heures par semaine dessus, pour tout mixer et finir d’enregistrer, il n’y a pas eu le temps de tout faire. La production de l’album s’est faite facilement et si moment dur il y a eu, c’est avec cette dead-line qui a obligé à bosser encore plus dur pour la tenir. A mon avis, quatre mois de plus, ça aurait parfait pour parachever l’album, mais Matias avait les épaules pour le faire et a assuré. Il est le plus jeune d’entre nous mais ça ne fait aucune différence, ah si, pour ce qui est boire, il tient plus longtemps l’alcool que nous (rires communs avec Matias dans la même pièce qui approuve sans lâcher son échauffement à la guitare, en vue du concert)
Cette tournée est une très bonne chose, comme je te le disais et ça vaut le coup d’avoir bouclé l’album plus tôt et puis, les titres qui ne figurent pas sur « Elysium » auront leur place sur le prochain probablement, enfin, quand ils seront finis

C’est une bonne nouvelle. Et tout autant de retrouver Stratovarius à nouveau en France, après votre précédent passage début 2010, sur le « Polaris Tour »

On est aussi contents de ce retour en France, à Paris, un an après et dans la même salle (NDT : L’Elysée Montmartre). A l’époque, le concert affichait quasi complet et ce soir, il est sold-out, même si là, c’est Helloween en tête d’affiche et Stratovarius en invités. Voilà pourquoi il y a deux dates françaises : Paris et Lyon, alors qu’habituellement nous jouons dans plus des villes de France, quand il s’agit de notre propre tournée. Le package Helloween-Stratovarius est une très bonne chose : les gens qui achètent un ticket sont sûrs de repartir contents chez eux, quel que soit le groupe qu’ils venaient voir et c’est l’essentiel

Comment sera la setlist ce soir, à propos d’être ravi ?

On l’adapte selon ce qui se passe, même si Timo en a préalablement défini une dans son ensemble : ce sera une surprise (rires)

Sur scène, il arrive qu’il y ait de l’improvisation dans tes soli ou dans ceux du  reste du groupe ?

Nous ne sommes pas un groupe qui improvise, même si ça peut arriver lors d’un solo, mais là pas du tout, d’autant que nous n’avons qu’une heure pour jouer. Mais c’est vrai que Paris est toujours une date spéciale pour nous, avec l’accueil positif que nous recevons à chaque fois en France, alors, il n’y a pas le même but ici que sur une quelconque autre date, en Allemagne par exemple et tout est possible, du coup. Impossible de savoir à l’avance comment ce sera ce soir, mais ça peut donner envie de jouer plus de hits, notamment ; on verra bien. Paris et la France nous ont toujours suivis et soutenus et quoi qu’il arrive, alors une chose est certaine : ce soir, ce sera bien !

C’est sûr.
Puisqu'on en est à la période des vœux, en ce début d’année : que peut-on souhaiter à toi et à tout Stratovarius pour 2011 ?

De pouvoir continuer à rendre les gens heureux avec nos morceaux. Tout le monde semble aimer le nouvel album, ce qui fait plaisir. Avec ces deux derniers disques, nous avons su garder le son qui caractérise Stratovarius mais tout en lui donnant, en développant une nouvelle direction, c’est une expérimentation en quelque sorte.

Merci à Jens pour cette interview et pour la plus que sympa et délirante session photo qui a suivi et long live Stratovarius ! :)

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Posté par Tasunka à 14:16 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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