18 mars 2015

MAGIC KINGDOM "Savage Requiem" - Interview Dushan Petrossi (Paris- 09 Mars 2015) + Videos "Dragon Princess" / "Savage Requiem"

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Fort d’un nouvel album très réussi à tous les niveaux, "Savage Requiem" (sortie 20 mars 2015), MAGIC KINGDOM prouve combien le groupe compte avec son Power Symphonic Speed Metal et son mentor, compositeur, guitariste de talent qu’est Dushan Petrossi (aussi à la tête du tout aussi bon IRON MASK), a accordé, avec classe et gentillesse, une interview pour en savoir plus sur "Savage Requiem" et plus encore..

(Journaliste / Photographe: Tasunka)

==> Chronique "Savage Requiem" ici <==


==>Tu avais déclaré qu’il y aurait moyen de sortir les albums de MAGIC KINGDOM de façon plus régulière : pourquoi cette avancée et pourquoi ce n’était pas le cas par le passé ?

Dushan Petrossi : J’étais fort occupé avec IRON MASK, vu qu'on a sorti deux albums consécutivement en 2011 et 2013, là, il était temps de se remettre à mon premier groupe qu’est MAGIC KINGDOM ; je vais me consacrer plus à MAGIC KINGDOM et IRON MASK viendra plus tard


==>Comment tu présenterais ce quatrième album, « Savage Requiem » ?

En fait, je voulais faire un album plus court, cette fois-ci, comme le dernier était un double album, avec, cette fois, moins de passages symphoniques qui pouvaient donner des morceaux de 29 minutes. Là, c’est un disque avec dix morceaux plus courts, vraiment rentre-dedans, un peu comme dans les années 80s où tu avais 8-9 morceaux que tu peux retenir à chaque fois. Je voulais vraiment faire quelque chose comme ça


==>Avec « Savage Requiem », qu’est-ce qui a évolué dans la façon de composer et qui reste similaire ?

C’est moi qui ai composé. Je n’ai pas vraiment d’autre façon de travailler différemment depuis le début ; c’est aux gens de dire s’il y a une différence dans le style

 
==>Et qu’est-ce qui t’inspire en général ou dans la continuité ?

Dès que je prends ma guitare, le clavier ou la basse, ça sort de moi, je ne peux pas t’expliquer, autre que: l’album c’est nous-mêmes, on ne suit pas de mode. Je cherche à faire des chansons qui restent dans la tête des gens et qu’ils peuvent chanter


==>Comment tu fais pour te renouveler, ne pas te répéter, entre les nombreux morceaux déjà créés pour MAGIC KINGDOM, IRON MASK ?

C’est difficile. Comme un écrivain, tu peux te retrouver devant une page blanche. Surtout que plus tu fais d’albums, plus cela peut arriver de te dire que c'est du 'déjà-fait', donc non. En plus il faut retenir tous les morceaux que tu as déjà composés avant, pour justement ne pas avoir de redite; aussi, parfois, je dois ré-écouter l’album et il m’arrive de me dire que c’est pas possible sur tel ou tel point. Mais bon, l’inspiration vient quand même au final (sourire)


==>Quand tu composes pour MAGIC KINGDOM, t’arrive-t-il de te dire que tel titre sonne finalement plus pour IRON MASK et inversement ou cela n’arrive pas ou peu ?

Cela m’est arrivé une fois ou deux de switcher un des morceaux, mais c’est super rare. Quand je commence un album, je sais exactement comment ça va être, ce qui est le style pour MAGIC KINGDOM et pour IRON MASK aussi. Cela ne m’est pas arrivé plus que ça, de caler un morceau qui sonnait trop FM pour IRON MASK et inversement, un plus rapide, du coup, qui a basculé pour MAGIC KINGDOM. J’ai une ligne directrice, qui fait que quand je commence à composer un album, je me dis, ça va être comme ça et ce sera comme ça !


==>Comme tu définirais, justement, la ligne directrice de « Savage Requiem » ?

C’est peut-être un des albums les plus néo-classiques qu’on a faits,mais aussi l’un des plus rentre-dedans. Malgré ses passages symphoniques et classiques, cela reste quand même plus rentre-dedans, disons que c’est plus dans le mixe que par exemple juste avec de longues pièces symphoniques comme pour certains groupes qui mettent plein de couches symphoniques, de chœurs, ça ne devient même plus une chanson Rock. Tu te demandes ce que c’est, à la fin. Je n’avais pas envie de faire ça. J’avais envie de faire une chanson quand tu viens en live, tu as la guitare, la basse, la batterie qui viennent d’abord, et le reste qui vient agrémenter l'ensemble. Je suis d’abord là pour créer des morceaux qui restent dans la tête des gens


==>Tu composes, t’occupes de beaucoup de choses, reste-t-il de la place pour que les autres dans le groupe, dont le nouveau chanteur (Christian Palin – ex-Adagio), s’expriment?

Oui. Pour moi, le plus rapide et facile, c’est de faire comme ça. A l’époque, quand j’avais 19-20 ans, j’avais aussi des autres groupes où tout le monde essayait de composer, et cela te prend deux ans pour faire un démo, aussi, quand j’ai eu 23 ans, je me suis dit : « J’arrête, je fais mon truc, ça va être comme ça et s’ils ne sont pas ok, ils prendront quelqu’un d’autre ».Pour l’instant, Les membres dans MAGIC KINGDOM aiment et sont contents que ce soit comme ça. Je ne dis pas qu’ils ne peuvent rien apporter comme idées. J’ai toujours dit: amenez-moi vos idées, si vous voulez composer, faites-le, mais ils ne le font jamais (rires)

 

==>Mais ce n’est pas parce que tu es un peu trop charismatique ?

(décontracté) Non, c’est vraiment qu’ils aiment bien ce que je leur amène et voilà. Ils l’interprètent à leur façon en studio et tout s’emboite comme ça et donne une belle chanson, dont ils sont super fiers et contents. Un jour, pourquoi pas, on pourra composer tous ensembles ?

 

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==>Justement, Christian Palin (Ex-Adagio), le nouveau chanteur, envoie! Il a du cœur et du coffre : comment tu le présenterais et dans le futur, aura-t-il une part plus active au sein de la création ?

Oui, je voulais vraiment des gens qui sont là en live et sur album et non plus, comme avant, où les mecs sont présents sur album mais tu ne les vois plus jamais parce qu’ils ont un projet par ci, un projet par là. Il m’est arrivé d’entendre qu’au sein de MAGIC KINGDOM, on changeait souvent le line-up, ce qui n’est pas vrai, c’est juste que, parfois, c’est la vie qui fait ça, le mec arrête la musique ou autre; c’est des choses qui arrivent, tu ne peux rien y faire, tu es obligé de prendre de nouvelles personnes, d’où, récemment, l’arrivée de notre nouveau chanteur. On a fait très attention à ce qu’il ait un vraiment bon niveau, que ça chante bien, que ce soit pro et encore mieux qu’avant. Je sais qu’il y aurait beaucoup de fans qui aiment le précédent chanteur et qui voudraient que ce soit encore lui, mais bon, s’il disparaît de la circulation… Je sais qu’il a eu un deuil dans sa famille, donc il a arrêté et peut-être qu’il reviendra vers la musique, mais cela fait cinq ans, tu vois, que l’on a sorti le dernier album de MAGIC KINGDOM, il était temps de faire quelque chose, du neuf!


==>C’est certain. Tu parlais du live et une chose m’intrique, étant le seul guitariste qui assure rythmiques et solos sur album, comment ça se passe sur scène, cela demande un second guitariste pour certains passages ?

(Amusé) Non ! Je suis seul! Tu as la basse, la batterie, plus les samples aux claviers pour assurer les rythmiques quand je fais un solo et les solos, ce n’est pas tout le temps, il y a ma rythmique à la guitare le reste du temps. Tu sais, parfois, il y a des harmoniques que je fais à la guitare sur album et qui peuvent se faire aux claviers sur des bandes, en live. Donc je joue l’harmonie et la guitare sur la ligne principale et sinon, la rythmique est toujours là; les solos sont parfois plus longs, parfois plus courts mais au final les gens ne se sont jamais plaints qu’il y ait un manque de guitares par rapport à l’album. Quand tu as un bon bassiste, un bon batteur qui frappe bien, franchement, tu n’en as pas besoin. Regarde LED ZEPPELIN, DEEP PURPLE, ces groupes-là !


==>C’est vrai :) Pour revenir à l’album même, « Savage Requiem » n’est pas du tout un concept album !?

Non, ce n’en est pas un. On n’a même plus de Metal Opera, cette fois-ci, contrairement aux albums d’avant où à chaque fois, il y en avait du Metal Opera, où intervenaient cinq différents chanteurs pour cela. Avec "Savage Requiem", il n’y en a pas, je voulais vraiment faire un truc court mais sur l’album suivant, il y en aura

 

 ==>Tu sais déjà comment sera le prochain album ?!

Oui, je vois déjà plus ou moins ce que sera le prochain, d’autant que là, on va peut-être avoir la chance d’avoir un orchestre pour le prochain album, donc, je pense qu’il devrait y avoir quelques passages plus symphoniques, en intro ou au milieu des morceaux, ce qui devrait le faire (sourire)


==>Justement, tu t’occupes aussi des arrangements et orchestraux, comment tu fais ?

J’ai un bon clavier chez moi, avec des samples que j’ai achetés, qui sonnent super bien, mais même si tu sais le faire sonner vraiment comme un orchestre, cela prend beaucoup de temps. Je n’ai pas voulu noyer le tout que dans des orchestrations, comme certains groupes le font. Je préfère que ça sonne plus réel, en général et en avoir moins, que d’en avoir plus et que ça sonne comme un bête clavier


==>MAGIC KINGDOM et « Savage Requiem » ont ce côté réel, naturel qui dégage ces sensations accrocheuses. Ce côté ‘bonnes vibrations ‘ vient-il de ton ressenti au moment de composer et du groupe lors de l’enregistrement ?

En fait, sur certains disques, pas sur tous, tu as cette petite magie qui se crée et qui vient aussi de cette alchimie qui existe entre les musiciens et là, ça a vraiment bien accroché tout de suite. Par exemple, le batteur (Michael Brush), cela fait dix ans qu’il m’a contacté, c’est un fan de MAGIC KINGDOM mais il était encore jeune à l’époque. Là, il a pris de la bouteille et est devenu un super batteur, alors, pourquoi pas. En tant que fan, d’être maintenant dans le groupe, cela fait qu’il est aux anges, ce qui s’entend dans son jeu. Il répétait les morceaux pendant les six mois avant d’entrer en studio à Birmingham, pas loin ce chez lui, en Angleterre. Il était fin prêt, au top, ce qui fait, qu’en deux jours, on a enregistré toutes les batteries, pareil pour le chanteur, je lui ai envoyé les démos avec mes voix, pour ensuite enregistrer le chant au sud de l’Italie

 

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==>Tu aimais déjà le nouveau chanteur, Christian Palin, me semble-t-il : est-ce toi qui l’as contacté pour rejoindre le groupe ou lui ?

C’est vrai. En fait, c’est lui qui m’a contacté aussi comme Il savait que je cherchais à le joindre. Au début, c’était pour IRON MASK et puis au final, j’ai préféré que ce soit pour MAGIC KINGDOM, et lui aussi, comme j’étais occupé à écrire le nouvel album. On a gardé le contact depuis le début et finalement, au mois d’août (2014) il a été décidé de partir au sud de l’Italie là où il y a les mixeurs de l’album à 100 mètres de la plage. (production - mixage par Angelo Buccolieri et Dushan Petrossi, mastering par Giampiero ’Pape’ Ulacco au Spitfire Studio). On en a profité pour aussi prendre un peu le soleil et la mer là-bas, ce qui était chouette : c’était la première fois que j’enregistrais comme ça, ça change un peu :)


==>Et justement, le soleil et la mer, ça n’a pas joué un peu sur le nouvel album, ça se sent ?

(rires) oui, ça a peut-être joué. Il y a une énergie, ça s’entend dans la voix des choses comme ça. Quand tu parles au téléphone avec quelqu’un qui sourit, tu l’entends et c’est un peu pareil dans la musique

 
==>Pour rester sur le studio, tu peux en dire plus ?

Les batteries ont été faites en Angleterre, comme Michael Brush notre batteur est anglais. Il râlait quand on était en Italie pour faire les voix, vu qu’on envoyait des photos de là-bas sur Skype et qu’il n’y était pas (sourire). A part ça, les guitares, la basse, les orchestrations ont été faits dans mon studio. J’ai tout envoyé pour le mixage en Italie, Tous les jours, je bossais avec lui, jjsuqu'à avoir le morceau fini et savoir qu'il était prêt


==>J’ai lu que toi et tous dans le groupe, étiez fiers de cet album : de quoi, tu et vous tous, êtes le plus fiers ?

Ce n’est pas conscient, ça n’arrive pas souvent avec les albums que tu fais, on essaie de sortir le meilleur qu’on peut, mais là, c’est vraiment un album qui donne de l’énergie positive, chacun d’entre nous a amené un truc spécial qui s’entend sur le disque et une énergie positive que tout le monde peut ressentir ou ce sont le morceaux qui donnent ça ou encore aussi parce que les morceaux ne sont pas trop longs et peut-être que les gens préfèrent ça

 
==>En parlant des titres, pourquoi ce choix de « Guardian Angels » comme single ?

On a tous décidé quelle serait la liste des morceaux pour ça et tous, nous avions mis « Guardian Angels » en premier dans notre liste, en plus, il représente un peu tout l’album : il y a du speed et des moments plus techniques. Ce n’est pas un morceau lent mais qui rassemble la qualité du groupe au long de sa carrière  


==>Et l’autre morceau qui j’avoue est mon préféré : « Ship Of Ghosts »

Et désignant son manager : elle aussi ! et d’ajouter, les femmes aiment ce morceau (amusé)


==>Pourquoi, pas les hommes ?

Si, mais peut-être est-ce parce que c’est plus joyeux, alors que ça parle pourtant de l’esclavage, ce qui n’est pas très gai, mais c’est vrai que la musique l’est, elle est plus majeure. Cela faisait des années que j’avais l’idée de mettre ce thème de Beethoven sans réussir à le caser dans aucune des chansons, je voulais vraiment le mettre quelque part et là, dans ce titre, ça s'emboitait bien, sinon j'aurais attendu un autre titre pour l'incoporer. C’est une de mes chansons préférées aussi, avec un refrain qui se retient bien, ça se chante directement

 
==>Et pourquoi ce titre de l’album : « Savage Requiem » ?

En fait, l’album est dédié à tout le monde, de faire sa vie vraiment le plus de façons possibles : si tu aimes un truc, alors, lance-toi à fond dedans. La mort rode autour de nous à chaque instant, alors. Un requiem, c’est triste mais en même temps, ça ne l'est pas. Avec 'Savage' accolé, c’est plus un Requiem Métal. Cela donne plus d’espoir que de pleurer quelqu’un qui est parti. En fait, j’avais déjà choisi le tire au tout début et je me suis dit que ça donnait bien et avec tous les événements de ma vie, j’ai brodé un peu toutes les paroles, cela s’est bien emboité et voilà ; c’est un peu autobiographique et un peu universel en même temps. Le couplet de « Savage Requiem » est un peu plus personnel et le refrain, plus pour tout le monde

 

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==>Je me demandais par rapport aux événements, je veux dire ce qu'il est arrivé récemment en Belgique, les terroristes abattus, je pense que l’album était déjà terminé quand c'est arrivé: il n’y a pas d’impact dessus, du coup ?

C’est marrant, parce qu’il y a un morceau dans l’album, « King Of Shadowland », qui parle de ça, alors qu’il était déjà composé et terminé avant tout ces événements. Tout le monde pense que les paroles de ce morceau sont imaginaires, alors que non, elles sont vraiment en rapport avec le terrorisme. J’ai vu un reportage sur les gens qui partent faire la guerre, les jeunes, qui se font embobiner ; ça m’a paru dingue de tuer des gens pour rien. J’ai donc écrit à ma façon, tout en mettant une histoire un peu fantaisiste dessus mais en même temps ce ne l'est pas si tu creuses


==>Fort ! Et pour finir avec les morceaux, « Battlefield Magic » ?

C’est le titre le plus rapide de l’album, le batteur l’a senti passer et n’a pas pu déplier ensuite ses jambes pendant trois jours (rires) En plus, c’est vrai, j'ai voulu commencer le morceau avec un passage super classique et ça s’emboite bien avec ce genre de riffs ‘’open string' et pour les paroles, c’est une légende celtico-nordique ; je ne sais plus le nom de la princesse ni des rois, mais je sais qu’il y a eu un des rois qui a kidnappé la fille, le princesse d’un des rois nordiques: le père a suivi, ils se sont battus pour la reprendre et comme la fille aime le père autant que le nouveau roi de l’autre pays, il lui faut un enchantement magique où elle va sur le champ de bataille et en lisant le livre magique, chaque nuit, elle ressuscite tous les morts qui se battent à nouveau pour la même cause, la fille et ce, sans arrêt


==>Pourquoi, en bonus, c’est « Dragon Princess » qui a été choisi en acoustique ?

On était en Italie et l’idée est venue de faire cette autre version parce que c’est une chanson pas commerciale et qui, disons, peut être le hit de l’album. On s’est demandé pourquoi ne pas en refaire une version acoustique ? En deux semaines, nous l’avons réalisée avec un violoniste, un vrai piano en studio avec des plafonds, super hauts, pour l’acoustique. Cela a pris deux jours, on a répété, tout a été fait en même temps, sans prises séparées, je veux dire que nous avons fait plusieurs prises, tous ensemble, pas l’un après l’autre, dans les conditions du live et ça rend bien


==>Et il y aura un clip ?

Il n’est pas encore sorti. Ce sera fait quand l’album sera disponible dans le commerce, dans ces eaux-là, aux environs du 20 mars

 

 


==>De jouer ce titre en acoustique, toi le maitre du shredding, quelle sensation cela donne, en acoustique ?

Tu peux toujours faire des solos en acoustique et j’en fais. Quand c’est une ballade, les notes sont plus lentes et mélodiques. J’aime bien les deux, jouer en acoustique et en shred, branché: c’est complémentaire. Certains morceaux sonnent mieux avec une guitare acoustique qu’avec une guitare électrique. Les sensations sont différentes quand tu joues, tu dois vraiment faire sonner, chaque note ça peut friser, ce qui n’est pas tout le temps le cas en électrique. C’est un peu plus difficile sur une acoustique car tu dois faire sonner chaque note, mais j’aime bien. Quand je compose, c’est guitare branchée. Même si parfois quand j’ai un refrain, je prends la guitare acoustique pour le rejouer, et que je le retienne


==>Il y a toujours à apprendre et même si ton niveau est déjà bluffant, quel est ton but ?

C’est ce que j’ai toujours dit, il y a toujours à apprendre des nouveaux trucs. Il ne faut pas se limiter, dans chaque style, dans le jazz ou même dans le blues, il y a à apprendre. Ce n’est pas parce que tu fais dans un style qu’il faut t'en contenter. Il y a à apprendre partout, dans tous les styles. Au fur et à mesure, tu te fais ton propre truc. En fait, pour les guitaristes, ce qui est important ce n’est pas de jouer vite, c’est que chaque note s’entende, qu’elle s’exprime, parce que jouer rapidement, pour ça tu peux faire des gammes, des exercices mais ça ne va rien apporter, c’est comme parler pour ne rien dire ; quand tu joues, c’est pour dire quelque chose, l’exprimer. J’adore toujours Gary Moore pour ce qu’il a fait en Blues, en Rock celtique, j’adore ça ; ça a été l’une de mes plus grandes influences entre lui et Michael Romeo ; je te parle de ça, c’était dans les années 80s : c’est plus ce genre-là, et j’ai appris avec des gens comme ça

 
==>Et justement si tu pouvais faire ton groupe ou duo, trio de rêve, ce serait avec qui?

Bien sûr, j’aurais voulu Gary Moore, mais il est mort, Ronnie James Dio, mais là, même chose, bon, je vais arrêter de souhaiter des trucs, parce que sinon, ils vont aussi y passer (rires)

Je veux bien tout le monde :(sourire). IRON MAIDEN, j’aimerais bien, parce que c’est un rêve de gosse; dans les années 80s quand j’avais 8-12 ans, à apprendre la guitare avec les titres d’IRON MAIDEN, ça m’aurait bien plu, j’en rêvais. Sur les titres des albums que j’adorais particulièrement d’eux : « Powerslave », et l’album d’après « Somewhere In Time », qui est l’un des meilleurs albums du groupe, je trouve


==>En ce moment, tu écoutes quoi ?

Pour l’instant, j’écoutes mes trucs à moi, pour vérifier les mixes, mais c’est vrai que que n’achète plus trop d’albums comme j’écoute toujours mes anciens disques, donc, je ne suis pas très à jour avec ce qui sort actuellement, mais c’est vrai que je crois que le dernier disque que j’ai acheté, c’est peut-être SYMPHONY X, le « PARADISE LOST ». Sinon, j’ai entendu le dernier HELLOWEEN, mais à part ça, je n’écoute pas grand-chose, j’écoute et ai beaucoup écouté de classique pour m’inspirer pour certains passages

==>Et ton compositeur préféré ?

C’est Hendel, qui est vraiment le maître des maîtres pour moi. C’est pour moi, le meilleur compositeur classique qu’il y a avec Bach


==>Ce qui peut largement être approuvé. Pour rester sur le classique, cette fois, pourquoi ce thème classique du dragon de la superbe pochette de « Savage Requiem » et qui l’a faite ?

C’est un français, qui travaille avec beaucoup d’artistes chez Frontiers Records. Je lui ai juste lançé l’idée que je voulais un dragon qui défonce une cathédrale, 'je ne sais par quel côté et rajoute des anges, rajoute le sorcier', je lui ai dit et il m’a demandé 'ok mais où est-ce que je vais mettre tout ça ?' (rires). Comme il aimait bien l’idée, il s'y est mis et finalement a réussi à le faire, ce qui fait que tout le monde était content. Le pourquoi du dragon sur la pochette, est parce que ça nous caractérise Magic kingdom, c’est un peu notre style de dire, c’est le dragon, le feu : ça a toujours été là, ce style, depuis le deuxième album et je voulais faire un retour aux sources, là où on était à l’époque: bien plus un groupe et pas un truc de projets entre deux.

C’est un petit clin d’œil pour dire, on est de retour, comme le dragon le montre

 

 

 
==>Et puisque vous êtes de retour comme un dragon, est-ce qu’il y a déjà des dates de concerts prévues ?

Pour l’instant pas encore, mais je sais qu’il y a quelque chose qui se prépare. On ne peut pas encore me dire avec qui, les choses attendent d’être confirmées, comme nous avons des contacts qui travaillent sur une tournée et peut-être aussi des festivals, tout sera sur le facebook, mais c’est sûr il y aura une tournée en octobre et j’aimerais beaucoup venir jouer en France


==>Ce sera avec plaisir ! Pour terminer cette interview très sympa avec toi, quels sont tes prochains défis ?

Je me tate de faire deux albums en même temps, un pour IRON MASK et un pour MAGIC KINGDOM, maintenant, ça c’est fait et je suis tranquille pour les trois prochaines années (rires). Sinon, ce sera MAGIC KINGDOM et IRON MASK séparément. J’ai déjà commencé le prochain IRON MASK et ça me motive de travailler avec un vrai orchestre ou ce sera peut-être MAGIC KINGDOM à la place d’IRON MASK, il faut voir

 
==>Pour la dernière question, je me demandais si tu avais déjà fait des bandes originales de films ou été sollicité pour en faire ?

Non, ils ont déjà pas mal de compositeurs pour ça dans ce milieu-là. C’est vrai que ça me tenterait bien ou pour des jeux vidéos. Pourquoi pas, peut-être dans le futur?


==>Merci à toi pour cette très cool interview et pour « Savage Requiem » ; très bel album!

Merci à toi et à tous les gens qui nous suivent et qui jetteront une oreille sur l’album :)

 

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06 février 2015

EUROPE / Joey Tempest - "War Of Kings" / Conference De Presse @ Hard Rock Cafe ( Paris - 03 Feb 2015) + Video "War Of Kings"

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C’est un Joey Tempest seul, alors qu’il devait se présenter avec son complice et collègue batteur Ian Haugland, qui est apparu dans la salle de conférence du Hard Rock Café parisien, ce mardi 3 février 2015 et le toujours jeune et très sympathique chanteur, guitariste, compositeur d’EUROPE, a assuré avec sourire, humour et sérieux, pour répondre aux nombreuse questions d’une salle pleine et ainsi défendre ce très bon nouvel opus d’EUROPE, « War Of Kings », sans doute le plus fort que le groupe ait sorti

(Premier disque d'EUROPE chez UDR Records / Warner - sortie le 6 mars 2015)


A noter que EUROPE sera en guest de la tournée de SCORPIONS et de passage dans l’hexagone, donc, fin 2015: ça ne se rate pas ! :)

(Journaliste / photographe: Tasunka )

 

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==>Avec "War Of Kings", on peut parler d'un retour aux racines pour EUROPE et vos influences lors de la composition et comment avez-vous fait pour obtenir ce son ?

Cela vient de deux choses, tout d’abord du fait que les autres membres du groupe ont pris part à la composition de façon vraiment active et la seconde chose à mentionner, est la part importante que Dave Cobb a prise pour ce qui est de la production. Il voulait que nous trouvions une atmosphère, une vibration, lors de l’enregistrement, qu’il y ait quelque chose de majestueux, de spécial pour cet album, ce qui fait, à mon avis, de « War Of Kings » l’album le plus intéressant d’Europe. Nous en sommes très fiers. Dave Cobb a aussi été actif dans la composition des titres ainsi qu’une grande aide pour ce faire. Nous avions répété 11 morceaux et quand nous sommes arrivés en studio, nous avons écrit une chanson avec Dave Cobb : « Angels (With Broken Hearts)». C’est un morceau chargé en émotions, étant donné qu’il a été écrit la nuit où Jeff Brudges est décédé. Ce qui transparait un peu dans les paroles, oui, c’est un morceau décidément chargé en émotions.

Pour revenir aux deux semaines passées en studio,  à vivre le moment présent, elles ont été intenses en idées qui fusaient de tous dans le studio et ont impliqué tout le groupe. On a utilisé plus de claviers, pour que l’album sonne de façon majestueuse

 

==>Tu parlais de Dave Cobb, tu pourrais en dire plus sur sa production, vu que l’album sonne extraordinairement bien ?

Oui, il a utilisé de nouveaux matériel dans un nouveau studio (PanGaia Studios – Stockholm) pour ce faire, Il a su enregistrer les claviers, la basse, les guitares de la façon appropriée, juste. Nous l’avions découvert pour son travail avec RIVAL SONS, un jeune groupe américain et le son de la batterie nous avait bluffés. On s’était demandé qui pouvait enregistrer la batterie comme ça, faire sonner ça comme ça, c’était extraordinaire. Deux ans plus tard, en entendant « Open My eyes » ou «Electric Man « (RIVAL SONS), la sensation était la même et a fait se dire : « ce mec est toujours incroyable ! ». On a alors demandé à notre manager de l’appeler. On ne s’attendait pas à grand-chose, peut-être que Dave Cobb n’avait pas entendu parler de EUROPE et ne serait pas intéressé, mais il nous a répondu qu’il jouait de la batterie sur du EUROPE quand il était jeune et qu’il aimait produire, alors, il a répondu par la positive et il a été incroyable. Voilà Europe avec un nouveau producteur, une nouvelle aventure et Dave Cobb voulait s’impliquer dans le processus de « War Of Kings », en étant à nos cotés dans le studio même, pour les guitares, il a été d’une grande créativité et nous a beaucoup aidés

 

==>Est-ce que vous avez pris ce nouvel opus comme un défi ?

« Bag Of Bones » (2012) en était déjà un en quelque sorte, étant donné qu’il a été enregistré en studio dans les conditions du live. C’est un album de Rock qui a reçu de bons retours et va droit au but, avec des touches, influences de blues, alors que pour « War Of Kings », nous voulions moins de blues et plus quelque chose de majestueux, de Classic Rock, avec un plus de claviers, d'orgues Hammonds. Nous voulions amener « Bag Of Bones » à un autre niveau avec « War Of Kings ». C’est un disque vraiment cool

C’est vrai que « Praise You » est un titre où se retrouvent les influences Blues, en plus d'être l'un de mes morceaux favoris. Je dirais que « War Of Kings » est le parfait successeur à « Bag Of Bones » (2012). Nous y avons travaillé un peu plus, avec plus de temps en studio, de préparation, de mélodies, nous avons aussi laissé le producteur venir nous aider ici et là, ce qui fait que cet album est le produit d’un travail d’équipe avec lui et tout le groupe. « War Of Kings » succède bien à « Bag Of Bones » : tout comme ce dernier, il a, lui aussi, été enregistré en deux semaines dans les conditions du live, et à part les orgues Hammonds et quelques autres choses dont quelques soli de guitare qui ont été ajoutés à postériori, le procédé d’enregistrer dans les conditions du live, a été similaire, ce qui s’entend notamment sur un titre rapide comme « Hole In My Pocket ». J’aime cette façon de faire!

 

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==>Comment EUROPE s’est-il retrouvé être en guests sur la tournée de SCORPIONS , fin 2015 ?

On nous l’a demandé et c’était extraordinaire, aussi, notre réponse a été de dire immédiatement, oui! On a toujours aimé SCORPIONS. Au tout début des années 80s, nous étions allés les voir à Stockholm et à l’époque, c’était DEF LEPPARD qui jouaient en guest. Avec leur album « On Through The Night » si je me souviens bien et « Lovedrive » pour ce qui était de l’album de l’époque de SCORPIONS. Nous avons été bluffés par SCORPIONS et toujours suivi le groupe, écouté leurs disques, depuis : « Tokyo Tapes », leur live (premier live de SCORPIONS enregistré au Japon, en 1978), a représenté un influence importante pour EUROPE. C’est un honneur pour nous de jouer avec eux et aussi une occasion de rencontrer plus de monde en France, grâce à cette tournée, en venant dans de plus grandes salles et endroits. Nous attendons cette tournée avec impatience. « Rock The Night », « Superstitious » et « Final Countdown », nous adorons jouer ces titres sur scène, aussi seront-ils au rendez-vous, tout comme « Bag Of Bones » ou le titre « War Of Kings » que nous aimons beaucoup, entre autres

 

==>Et quels autres morceaux du nouvel album seront dans la setlist de la tournée ?

Nous ne savons pas encore, ce sera plus clair vu que nous allons répéter dans les semaines à venir et nous embarquer pour une tournée en Angleterre, en mars prochain, avec BLACK STAR RIDERS, tournée qui démarre le 2 mars prochain. Nous avons l’habitude de jouer environ quatre / cinq des nouveaux titres en concert, mais je suis déjà sûr qu’il y aura comme nouveaux morceaux, « War Of Kings », « Hole In My Pocket », puis « Praise You », « Angels (With Broken Hearts) » ; en fait, il va nous falloir décider lesquels prendre. Peut-être que « Second Day » sera aussi du lot ?

 

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==> "War Of Kings" a cette orientation très seventies, début eighties mais avec ce côté moderne, à la fois. Cela provient-il du producteur Dave Cobb ou du groupe, du fait que chacun a pris part à la composition des morceaux ?

C’est une combinaison de choses. Quand tu es en studio, il n’y a pas beaucoup de place pour la nostalgie, au contraire de quand tu joues sur scène. En fait, en studio, tu dois aller de l’avant, en ce sens d’avoir de nouvelles idées, d’être toujours meilleur avec ton instrument, c’est ce qui explique cette sensation de modernité. Nous voulons avoir cette fraicheur tout en gardant la légende, avec nous. Il faut aller de l’avant en s’appuyant sur le passé mais sans le répéter. Dave Cobb est un peu plus jeune que nous et se montre être un très bon musicien et un talentueux producteur qui ose les effets de son, qui a appris de ses expériences au long de son parcours, avec Brandon OBrian avec qui il a travaillé quand il était plus jeune. Sa façon de produire, d’enregistrer avec ce coté live mais tout en utilisant la technologie des vieux Dmikes (micros), pour enregistrer la batterie, fait que notre album sonne de la chaleur du Classic Rock tout en ayant cette fraicheur, cette vitalité ! C’est comme ça qu’il faut faire !

 

==>Vous vous sentez encore jeunes et liés avec BLACK SABBATH, LED ZEPPELIN ou DEEP PURPLE ?

Oui, absolument. Quand tu as entre 15 et 25 ans, en tout cas cela a été le cas pour moi, la musique que tu écoutes, te marque pour le reste de ta vie. Les artistes, leurs albums restent gravés en toi. Et même si la vie continue, que tu fais autre chose au long des années, ces influences se manifestent à nouveau à toi . Avec EUROPE, nous ne cherchons pas à sonner comme eux, mais c’est automatique, vu que nous aimons cette musique, mais sans pour autant que nous oublions d’aller de l’avant

 

==>Pourquoi ce titre en suédois, « Vasastan » pour le bonus track (Instrumental) de «War Of Kings » ?

C’est simplement le nom de l’endroit où se trouve le studio, à Stockholm. ‘Vasa’ était un roi d’antan et ‘Stan’ signifie ‘ville’. John Norum (G) et Mic Michaeli (K / G) ont fait de cet instrumental , un très beau morceau

 

Tempest_CopyrightTasunkaphotos2015_03

 

==>Ce titre « War Of Kings » a-t-il à voir avec les groupes de référence des eighties qui veulent rester sur scène, quoi qu’il arrive ?

J’aime bien cette idée ! (rires) Non, je pense qu’il est plus question de 'nous contre le monde'. Nous avons toujours eu cette impression au sein du groupe. Toutes nos décisions ont été prises en commun; la clé étant de ne pas trop écouter ce qui vient de l’extérieur. En fait, le titre « War Of Kings » vient d’un livre ou plutôt en est librement inspiré pour ce qui est des paroles. C’est un livre suédois dont le titre se traduit en anglais, par « The Long Ships » (‘les longs vaisseaux’ par Frans G. Bengtsson). Il est question des origines de l’age des vikings, de la façon dont cela a commencé, dont le roi a conquis des terres, de comment les origines de tout ça se trouvent à la fois chez les Danois et les Suédois, des grandes batailles importantes qui en ont découlé. Les paroles s’inspirent de ce sujet. Quand nous avons envoyé nos demandes à la personne responsable de faire la pochette, Paul Tipett, nous avons précisé de vouloir ni épées, ni navires, ni feu comme nous ne voulions pas qu’il y ait une connexion directe avec ce thème visuellement, même si c’est le cas pour les paroles mais au final, c’est une belle pochette plus actuelle, vraiment belle

 

==>Tu évoquais les paroles et dans celles de « Praise You », tu veux remercier quelqu’un : de qui s’agit-il ?

C’est une chanson très personnelle et chargée d’émotions pour moi, pour les gens aimés, proches. C’est aussi, musicalement, un très beau titre, avec juste avant que ne démarre le solo de guitare, ce chorus touchant. C’est une chanson incroyablement émouvante et personnelle. Les lyrics, en général dans l’album, ont été inspirés pour certains des nouvelles de ce qui passe aux actualités, d’autres de choses tirées de relations proches dont « Angels » évoqué plus tôt, il me semble en avoir parlé. Je ne sais plus, je deviens vieux (rires). En fait, concernant les paroles, je ne veux pas trop les expliquer, je préfère que les gens les lisent et y voient ce qu’ils y apportent. Je dois dire que j’aime jouer avec les mots, les expressions, comme une sorte d’art à l’image du ‘Pop Art’, du ‘RockART’ (autre activité graphique aussi du réalisateur de leur clip : Patric Ullaeus). Je préfère m’amuser avec les mots ainsi, parce que raconter une histoire au travers des paroles, cela a déjà été fait tellement de fois de par la passé et avec talent, notamment par Ian Hunter, Phil Lynott, que je préfère jouer avec les mots, les coller, les tordre et les faire sonner. Il y a beaucoup de sens cachés dedans et beaucoup de fun, aussi

 

==>Cela fait 12 ans maintenant depuis le retour d’EUROPE, et tu dis que la musique d’Europe est unique et évolue. Qu’est-ce qui a bougé au sein du groupe ?

Ce qui a évolué, c’est la part plus grande que tous dans le groupe prennent à l’écriture des morceaux. Au début d’EUROPE, je voulais tout composer moi-même. Pour revenir au processus actuel de composition au sein du groupe, les membres sont tous impliqués et quand par exemple, Mic Michaeli m’amène des idées, je m’en inspire. Même chose pour John Norum (lead guitar) ou John Leven, notre bassiste, qui lui, a apporté les riffs pour « War Of Kings ». Maintenant, je prends les idées venant de tous dans le groupe, les colle ensemble et je finis le tout avec la mélodie, assemble le tout et c’est comme ça que les choses se font. Nous sommes une véritable équipe à présent dans ce domaine et c’est formidable d’avoir ces aides, où chacun aide l’autre. Nous avons de la chance de pouvoir compter les uns sur les autres dans le groupe, de nous avoir depuis toutes ces années. A l’heure actuelle, nous faisons de même attention à tout ce qui est autour de la musique, comme la maison de disques, sur ces choses aussi, nous nous aidons. Les choses ont évolué, d’autant qu’avec l’ère actuelle, ou avec Facebook, les échanges se font plus aisément. Nous avons, d’ailleurs, fini la vidéo de « War Of Kings » avec Patric Ullaeus, un gars extraordinaire. Il est bon de montrer aussi la musique, de montrer ce que tu fais

Europe, c’est beaucoup de travail, mais aussi beaucoup de fun!

 

 

==>Justement au sujet de cette vidéo de « War Of Kings » que vous venez de finir, tu peux en dire plus et surtout au sujet de son réalisateur Patric Ullaeus ?

Oui, nous sommes allées à Gothenborg dans cet immense endroit où avaient été installés quatre podiums, une estrade pour chacun du groupe, avec, en arrière plan, un écran avec une projection faite dessus, montrant du feu, et d’autres choses. Nous avons joué le morceau peut-être de cinq à dix fois et Patric Ullaeus est un très bon réalisateur ce qui fait que sur le moment, tu ne sais pas  quel va être le résultat, mais quand tu le vois fini, tu te dis que c’est une vidéo extraordinaire et avec le recul, cette sensation restela même. C’est une performance, cette vidéo sur laquelle nous avons joué, un autre domaine exploré que de faire ça

 

==>Quelles sont vos attentes pour cette tournée en Europe ?

C’est une longue tournée qui nous attend cette année ; elle démarre en Angleterre le 2 mars, en compagnie de BLACK STAR RIDERS, pour trois semaines et nous allons rejouer à Dublin, pour l’occasion, alors que la dernière fois remonte à 25 ans en arrière, puis en Ecosse et Angleterre. Après une brève pause, nous allons en Amérique, et ce, pour la première fois depuis 10 ans, pour une tournée de courte durée; jouer là-bas nous permettra de mieux faire connaître nos nouveaux albums, auxquels l’Europe et la Scandinavie sont plus habitués que là-bas. Ensuite, ce sera les festivals d’été et retour en France avec SCORPIONS, avec aussi quelques autres dates européennes, après Noël, en automne ; en somme, toute une année sur la route. Et ça continue l’année suivante. On adore ça !

 

==>Pour revenir à vos anciens morceaux , que penses-tu de ces partis politiques qui estiment que « Final Countdown » est l’hymne politique ultime ?

Que c’est étrange. Je n’aime pas particulièrement ça ! Le morceau a été écrit comme un titre d’ouverture de nos concerts et pour ce qui était des paroles, c’était inspiré de « Space Odyssey » de David Bowie, qui parle de voyage dans l’espace, après avoir quitté la terre épuisée par l'homme. C’est amusant de voir que les gens l’utilisent lors de mariages. Musicalement, l’inspiration venait d'un groupe Rock britannique et d'une comédie musicale et un peu de David Bowie, mais aussi de ma propre fascination pour les voyages spaciaux, l’espace, que j'ai depuis que j'étais enfant. Ce titre n’était pas destiné à être utilisé pour la politique ou le sport, mais il l’est et beaucoup encore. Cela ne veut pas dire grand-chose pour nous

 

==>Le premier titre de l’album, « War Of Kings », fait penser à un morceau de Ronnie James Dio et surtout ta voix : tu as travaillé pour ça ?

(Joey Tempest, heureux) : non, mais avant l’enregistrement, nous avions évoqué des albums de BLACK SABBATH . Tu as raison, il pourrait y avoir un lien avec « Heaven And Hell », disque que j’aime beaucoup et avec lequel nous avons grandi. En studio avec Dave, nous avions discuté du fait de commencer à chanter haut et ensuite redescendre, DIO procédait comme ça quelques fois, aussi. Quand tu commences haut, pour redescendre, alors que naturellement, c’est l’inverse qui se produit : tu chantes dans les bas pour monter, ensuite. Sur « War Of Kings », c’est ce qui se produit : le couplet est chanté dans les hauts pour finir dans les bas. Ce n’est pas délibéré de sonner comme le chant de Ronnie James Dio, c’est simplement arrivé comme ça

 

==>Que penses-tu du marché de la musique qui a changé, avec les nouvelles technologies en ligne, le téléchargement des albums ?

Je ne suis pas fan d’écouter un album en streaming, je préférais que toutes les sorties d’albums bénéficient de 3 mois sans possibilité d’écoute en streaming, pour que les gens profitent de et apprécient leurs CDs, leurs albums et ensuite seulement, il pourrait etre diispos en streaming. Tout change si rapidement et nous nous adaptons. C’est impressionnant de pouvoir etre sur les réseaux sociaux, d’avoir des gens qui vous suivent, qui réagissent à ce que vous faites. En Amérique, San Francisco, et là-bas, il y a beaucoup de fans du groupe en ligne, alors que nous n’y sommes pas allés depuis un moment. Il y a de bons côtés avec ces changements, je ne dirais pas que ce nouveau marché de la musique est mauvais. Il y a quelques années, certains groupes disaient qu’ils ne sortiraient plus de CDs, mais les temps changent et ils s’y remettent. Les gens réalisent l’importance des albums. Si tu ne sors rien, tu ne progresses pas et tu tombes dans la nostalgie. On a toujours besoin d’être poussé à faire de nouvelles choses

 

Ainsi se conclue un très bon moment en compagnie d'un Joey Tempest, qui aime assurément ce nouvel album et s'en montre fier, à l'image de tout le groupe et de ceux qui y ont collaboré et ils peuvent en être contents, "War Of Kings" étant un album qui vaut le détour !

Tasunka

 

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25 septembre 2014

EVERGREY "Hymns For The Broken" - Interview Rikard Zander (K) - Paris 20 Sept 2014

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Review in French click above / Chronique en Français: cliquer ci dessus

Photo Session EVERGREY / Tom S. Englund - Rikard Zander : here / ici

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Un grand merci à Rikard Zander (claviers) pour cette interview, la session photo ainsi qu'à Tom S. Englund (V / G) pour les photos: les membres d’Evergrey sont décidément aussi naturels et classes que leur musique

"Hymns For The Broken" est un album qui marque

Alors, c’est parti pour cet entretien qui reste un très bon souvenir, même si la foudre et le tonnerre étaient au rendez-vous : eh oui, la météo était taquine en ce 20 septembre 2014-là. Merci aussi à Roger Wessier :)

(Intw / Photos: Tasunka)

 

  • Tasunka: Comment va EVERGREY ? Il a été dit que le groupe était presque mort, passé un temps ?

Rikard Zander: Je trouve exagéré de dire ça. Bien sûr, ça a été difficile quand notre batteur (Hannes Van dahl) est parti pour rejoindre Sabaton, Markus (basse) avait d’autres projets, aussi Tom et moi nous sommes nous une nouvelle fois retrouvés seuls et avons ressenti la même chose que quand 5 ans auparavant Jonas (Ekdahl) et Henrik (Danhage) avaient quitté le groupe. Nous nous sommes dit qu’il fallait trouver un nouveau guitariste et batteur et ce d'autant plus, étant donné que nous avançons en âge (rires). Nous étions assis à se demander ça et nous nous sommes posé la question : devrait-on arrêter le groupe ? On en a sérieusement parlé. Nous ne ressentions pas d’amertume en disant ça, simplement, se demander s’il n’était pas temps de faire autre chose

 

  • C’est surprenant d’entendre que vous ne ressentiriez aucune amertume si vous arrêtiez ?

Non aucune, vu que nous avons accompli beaucoup avec le groupe, sorti de bons albums, aussi, nous sommes nous dit que peut-être le temps d’Evergrey était fini. On a continué à en discuter mais sans idée de quoi faire ensuite. En fait, nous avons fini par signer un contrat avec AFM vu qu’entre les deux choix possibles, continuer Evergrey ou arrêter, le sentiment de continuer, s’est imposé. Le fait que nous devions nous mettre à composer de nouveaux morceaux, étant donné que le deal signé le demandait, cela a été, à mon avis, une grande aide pour nous pousser à redevenir créatifs

Tom et moi nous sommes donc mis à écrire quelques nouveaux titres et comme nous avions du live de prévu mais pas de batteur, de guitariste, nous avons demandé à Jonas et Henrik de nous rejoindre pour jouer avec nous sur scène : Jonas a accepté sans problème étant donné que nous sommes toujours restés amis depuis son départ, même chose avec Henrik. Le concert s’est vraiment passé. Avec Tom, on s’est posé la question de demander à Jonas de continuer à jouer avec nous, en tant que musicien de session, pour l’album, vu qu’il nous était indispensable d’avoir un batteur, mais nous n’osions pas. Il a été un peu vexé, simplement parce que je pense qu’il voulait être plus qu’un musicien de session, ce que nous n’avions pas réalisé à ce moment-là. Même chose pour Henrik, alors qu’avant ça, avec Tom, nous nous étions même demandés pourquoi ne pas rester sur une guitare et non plus deux, celle de Tom?

Après avoir passé quelque temps ensemble, à nous revoir, avec Jonas et Henrik, Tom et moi leur avons posé la question de rejoindre le groupe et ils ont tous deux accepté. En fait, il s’est avéré que Jonas y avait pensé depuis longtemps : il avait d’ailleurs composé de nouveaux morceaux sur son temps libre. Aussi nous a-t-il présenté un tas d’idées, de nouveaux titres. Ce qui a été parfait pour Tom et moi, qui avions juste commencé à composer. Il a apporté beaucoup à la création à l’album. Jonas et Henrik ont un studio d’enregistrement ensemble, aussi nous sommes-nous dit, avec Tom, que les deux seraient à prendre comme un lot (rires) pas l’un sans l’autre

ils ont donc dit oui pour revenir au sein d’Evergrey. C’est un sentiment génial et étrange parfois, de les retrouver, un peu comme quand tu reviens dans une relation avec ton ex. Mais je pense que nous avons grandi et qu’eux deux ont appris à apprécier EVERGREY tout autant que nous avons appris à les apprécier aussi. En fait, ça faisait longtemps que nous n’avions plus joué ensemble, mais ça n’en a été que meilleur : c’est une sensation géniale !

 

  • Comment tu présenterais l’album étant donné qu’il est, de l’avis du plus grand nombre, l’un des meilleurs d’Evergrey ?

Merci ! Même si nous n’avons jamais vraiment cessé EVERGREY, cet album donne le sentiment d’un nouveau départ. C’est difficile d’analyser le pourquoi du comment de ça vu que nous composons en nous efforçant de toujours donner le meilleur de nous-mêmes: nous avons de la chance « Hymns For The Broken » apparait comme un bon album aux yeux de beaucoup

 

  • Quand tu entends les gens dire que c’est un très bon album, le meilleur d’Evergrey, tu sembles surpris ?

Peut-être effectivement, je le suis. Jonas et Henrik avaient quitté Evergrey et dans leur esprit, c’était effectif. En quelque sorte, nous ne sommes pas demandés le pourquoi de leur départ et l’avons accepté. Je pense qu’ils voulaient faire quelque chose de différent ou de plus et je ne les blâme pas, qu’après avoir passé autant de temps au sein du groupe, ils aient choisi de partir, à l’époque. Alors, si tu vois les choses sous cet angle, leur retour non planifié, tout ce qui arrive à EVERGREY, maintenant, c’est du bonus. Si nous sommes présents dans la scène musicale c’est bien, mais si nous n’y étions pas, ca irait aussi ; ce ne serait pas la fin du monde pour nous. Mais je trouve intéressant d’entendre combien EVERGREY peut être important pour beaucoup de gens, tu vois, il est facile, parfois, d’oublier que le groupe compte autant pour les autres

 

Evergrey_Rikard02

 

  • Tom a traversé des moments difficiles depuis les six dernières années et est-ce qu’il en est de même pour toi ? Et qu’as-tu appris sur toi-même au travers de tout ça ?

C’est bien que tu me poses la question à mon sujet, étant donné que la plupart des gens me demandent pour Tom, comment il va. Tom a traversé des périodes de questionnement personnel, à propos de sa vie, de qui il était, ce qui n’est pas mon cas à l’heure actuelle mais je dois dire que cela l’a été par le passé. Beaucoup de questions sur l’avenir de ma carrière musicale, sur Evergrey, vu que le groupe a connu pas mal de choses désagréables. En fait, j’ai toujours gardé une échelle de valeur, qui fait que même si c’est bien de savoir gérer avec ce qui ne va pas, passé un moment, tu t’aperçois que l’équilibre ne se fait plus entre toi qui gères et la merde et que les problèmes font pencher la balance vers le bas. Là, tu sais qu’il est temps de laisser tomber, de partir. Pour moi, au cours des dernières années, je me suis demandé ce que je devrais faire. Mais nous avons appris beaucoup, en traversant ça, non seulement Tom et moi, mais aussi les autres gars. Au final, c’est une bonne situation, dans laquelle nous nous sentons à présent relax, décontracté

 

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  • Tu dirais que « Hymns For The Broken » dans son ensemble, reflète cette traversés de moments moins biens et le fait d’être enfin en paix ?

Oui, mais comme je l’avais dit, nous n’analysons pas ce que faisons, nous ne composons pas pour exprimer ceci ou cela, pour ce qui est de la musique elle-même, c’est avant tout un ressenti, un feeling ; par contre, c’est vrai que les paroles écrites par Tom, lui sont très personnelles

En ce qui me concerne, prends un morceau comme « Hymns For The Broken » : j’étais chez moi et j’écoutais les enregistrements que j’avais faits des années auparavant, mais qui n’avaient pas été utilisés pour Evergrey. Il arrive que tu aies beaucoup d’idées, mais qu’au final, tu n’arrives pas à réaliser lesquelles sont bonnes ou moins

J’étais donc en train d’écouter cette base écrite pour le précédent album mais non utilisée et je me suis surpris à la trouver vraiment bonne. J’avais oublié que je l’avais écrite et d’un coup en l’entendant, j’ai su qu’elle était bien. Je l’ai donc envoyée à Tom qui m’a dit qu’il aimait aussi et c’est devenu le thème principal pour ce titre « Hymns For The Broken ». La plupart du temps, pour choisir quel morceau ou base est bien, je me fie au feeling, au ressenti que j’en ai dans mes tripes

 

  • Pourquoi ce titre « Hymns For The Broken » et cette ligne rouge qui lie « Hymns For The Broken » : la bataille, la guerre, la révolution ?

Le pourquoi du titre vient tout simplement du fait qu’ « Hymns For The Broken » est le premier titre que nous ayons écrit pour l’album et la maison de disques voulait un nom à annoncer pour notre album, afin de pouvoir commencer à travailler sur sa publicité. Vu qu’à ce moment-là, la seule chanson que nous avions, c’était celle-là, c’est devenu le titre général. Pourquoi pas après tout, c’est un bon titre (rires)

 

  • Vous avez collaboré avec deux pointures, Patrick Ullaeus pour la vidéo de « King Of Errors » et Jacob Hansen pour la production et le mixage de l’album. Tom déclarait, avec humour, que ces collaborations ont été une bénédiction mais aussi une malédiction : tu peux m’en dire plus là-dessus et surtout, sur comment vous avez obtenu ces collaborations ?

Nous collaborons avec Patrick depuis pas mal de temps : il a, depuis, réalisé toutes nos vidéos et est devenu un bon ami. C'est un élément à part entière d’EVERGREY. Il aime vraiment le groupe et faire des clips avec lui, c’est du plaisir. C’est un très bon réalisateur qui fait des vidéos pour beaucoup d’autres groupes et aussi en dehors de la musique, des publicités, pour des combats d’avions, par exemple. Il est très occupé mais quand il réalise une vidéo pour Evergrey, il est centré sur ce qu’il fait avec nous. « King Of Errors » a demandé 10 jours, dont une journée pour le passage sur la grue: nous sommes restés là-haut près de huit heures à refaire les prises encore et encore. Il faisait très chaud ce jour-là, en plus du vent et bien sûr, avec la hauteur, la grue faisant environ 85 mètres de haut, ça n’a pas été de tout repos. Surtout que certains dans le groupe ont le vertige. A la fin de la vidéo, tu vois Tom qui coure avec le drapeau à l’autre bout de la grue, alors qu’il a peur d’être en hauteur; c’était un défi pour lui et il l’a relevé (rires)

 

  • Et « King Of Errors » peut-il être pris comme une métaphore ?

Exactement oui, on peut un peu voir « King Of Errors » comme le roi, qui est la façon que les gens ont de se présenter sous leur meilleur jour, de se montrer ayant réussi mais derrière cette façade, il y a autre chose de différent, c’est un peu la signification du morceau. Tout le concept de l’album traite du fait de se trouver soi-même

 

  • Et qu'en est-il de la collaboration avec Jacob Hansen ?

C’était la première fois que nous travaillions avec lui et pourtant, nous avons immédiatement eu cette impression qu’il savait exactement ce qu’est Evergrey, son univers

 

  • C’est vous qui l’avez contacté ou vous avez été mis en relation pour l’album ?

Tom discutait avec lui sur internet et lui a demandé de façon légère : on devrait peut-être collaborer ensemble pour notre prochain album ? Et Jacob Hansen a répondu sérieusement qu’il adorerait, qu’il aimait beaucoup le groupe. Tout est parti de là. Il comprend qu’Evergrey, c’est guitare et claviers en premier et ensuite, le reste. On n’aurait pas être plus heureux du travail qu’il a fait

 

  • Combien de temps a pris la réalisation de l’album ?

6 mois, ce qui est rapide. Nous avions signé un contrat et tout est parti de là, nous avions un flingue sur la tempe pour faire cet album (rires) 

On avait cette pression due au contrat, celle de nous mettre à composer. Jonas et Henrik ont aussi pris part à l’écriture des morceaux. En fait, nous en avions déjà composé deux-trois quand ils ont rejoint le groupe: « Hymns For The Broken », "Archaic Rage", « Missing You »

 

  • Sur l’édition limitée, il y a trois titres, tirés du dernier album pour deux d’entre deux : "Hymns For The Broken", « Barricades » et un plus ancien "These Scars": comment s’est fait ce choix d’en faire des versions avec piano ?

Nous voulions apporter à cette édition limitée quelque chose en plus. Tom et moi, nous avions déjà joué assez de versions acoustiques avec piano et chant, pour savoir que cela fonctionnerait. On les a enregistrées live dans le studio en plusieurs prises. Des captations vidéos ont aussi été faites lors de l’enregistrement de ces bonus

 

  • Question traditionnelle : quel(s) morceau(x) tu aimes particulièrement sur « Hymns For The Broken » ?

je les aime toutes, mais plus spécialement, je dirais « Black Undertow »

 

  • Peut-on s’attendre à une tournée ?

Nous allons donner des concerts de promotion autour de la sortie de « Hymns For The Broken », le 26 septembre. Ce sera en acoustique et aura lieu en Suède, en Allemagne (Hambourg), notamment. En fait, il n’y a qu’un seul concert de programmé en électrique, en Roumanie, en octobre. Ce sera le premier vrai concert

 

  • Quelles attentes tu as, vous avez, pour le nouvel album ?

Le fait que les retours ont jusqu’à présent été très bons, nourrit tes attentes mais en même temps, à l’heure actuelle, nous ne prenons rien pour acquis, aussi, si après une année ou deux nous avons le sentiment que ça ne vaut pas le coup de continuer, nous ferons, alors, autre chose. Ce n’est pas une grosse affaire

Nous avons toujours nos rêves et nos espoirs pour Evergrey, mais si ça ne marche pas, pas de problème

Nous avons tous une famille au sein d'Evergrey, famille, qui nous soutient, mais il n’est plus question de rester longtemps éloignés d’eux au cours d’une tournée trop longue. Aussi, mes espoirs pour Evergrey sont que cet album marche tellement bien que nous pourrons partir jouer, donner des concerts, gagner correctement de l’argent avec; ce serait d’ailleurs des concerts que nous donnerions plus lors de festivals. Si nous devions repartir pour une grande tournée, il faudrait qu’il y ait quelque chose en plus qui fasse que cela vaille le coup, avec un grand groupe par exemple ou avoir les moyens de faire vraiment une belle tournée

 

  • On le souhaite. Merci pour tes réponses et pour l'album: très bon :)

Merci à toi et à vous tous ! :)

 

Evergrey_Rikard03

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18 août 2014

JAY SMITH - Interview (English)

JaySmith_kofm

 

 "King Of Man" Review:  english copie           /       "King Of Man" : Chronique : Franceflag04

 

 

  • Tasunka : You won awards as an ECMA award winning songwriter, won Swedish Idol, your first solo album was nominated for Music Nova Scotia 2011 "Rock Recording of the Year" and went platinum, your singles are played on radios in Sweden, etc…: 

So, did that success bring pressure or enthusiasm when you wrote your second album?

Jay Smith : I think both, but the pressure I put on myself is always greater. I always try to outdo myself.

 

  • How would you introduce yourself as an artist and your music as it shows so many facets?

As a pop musician with a lot of blues and country influences. The making of this second album took a long time and I think it´s because of that and all the phases I went through that made the album so diverse.

 

  • The artwork of “King of Man” is pure Rock Rebel spirit: tattoos, smoking, a real bad boy image different from the first album. 

Was it your idea and was it a way to make people react or pure fun?

The cover of the album was just a pic that came out from a long photo session and I didn´t think of it as rebelling, it´s just something I do without meaning to.

 

  • On your first album there were covers of famous hits from pop to metal. 

So, did you write all the songs for the second album and could “King Of Man” be then seen as your actual first album?

I consider King Of Man as my first solo album, since the first had just one original track that I didn´t write myself. The only song that I haven´t written on King Of Man is the title track. It´s written by Richard Larsson and Alexander Scheele. I heard a demo and I just loved it.

 

  • Can you tell me about the way you write songs?

Well, because I have a background in rock n roll and hard rock. I had to use a lot of different instruments that were new to me, because every time I picked up the guitar a riff came out which reminded me of the music I used to write. So I had to lean towards different instruments like the piano, because I wanted to make music that was far removed from what I´ve done before and in the same instance still be myself.

 

  • What does inspire you when you write songs?

The people I surround myself with often inspire me, I like to have one or two musicians to bounce ideas off. Mostly I it's think because of my past, being a part of a group. I find it hard to write soupy on my own.

 

  • Why this title: “King Of Man” and what are the main themes of the lyrics?

I just thought that it was cool title, and the main themes of the album are:love, death and redemption.

 

  • Which songs of your second album represent you the best as an artist? As there are so many facets in this album and all of them are worth it

I think it's "Tramp of love" and "the Blues" and maybe "women"

 

  • Can you tell me more about “Cowboys From Hell” ?

I have always loved Pantera and I had wanted to record this version for some time. If you listen to Pantera, their music is almost always based on a blues riff deep down any way.

 

  • “King Of man”was produced by Dan Sundquist and sounds in an amazing way. How did you get to have him on board and how was it to work with him?

I actually had two producers on this album, Dan Sundquist and Richard Larsson. They are very different from each other in ways of making music, I learned a lot from both of them.

 

  • How long did it take to record the whole album and where was it recorded?

Approximately a year and a half and it was recorded both in Stockholm and south of Sweden.

 

  • Your voice is unique from smoky, Rock, swinging, touch of jazzy, Blues and so amazing to bring emotions to all of the songs whatever the music you play: did you have singing lessons or is it an instinctive singing with soul and guts?

It´s instinctive singing with soul and guts.

 

  • There are many different instruments on this album: of course, drums, guitar, bass but also piano, hammond, saxophone, etc.. : 

Did you play just guitar or any of the other instruments too?

I didn´t play any of the other instruments. I wrote a lot of the ideas for the album on the piano but I´m not good enough to record, hehe

 

  •  Is ‘Jay Smith’ a band or are you playing with different artists ? Could you introduce them?

The drum tracks where laid down by two drummers, Louisian Boltner and Robert Young. The piano and hammond is mostly recorded by Richard Larsson. Guitars by Pelle Holmberg and bass by Dan Sundquist and Linus Blad.

 

  • In your ‘dream band’, with who would you like to play / sing? Alive or in Heaven I mean :)

That´s a tough question… I would like to have Dave Grohl (Nirvana, Foo Fighters, ..) et Jerry Cantrell on the drums, Zakk Wilde (Black Label Society, ..) and Jerry Cantrell (Alice In Chains) on guitar and Mike Inus (Inez – Alice In CHAINS) on the bass.

 

  • Next october you will tour Germany: Are there concerts planned in the rest of Europe and of course France?

It would be then a great pleasure for the French audience to welcome you
I hope to play in all over Europe, but as for now the only tour dates that are set are in Germany.

 

  • “Kings Of man” was released in Scandinavia, last December and now in France in July: what are your expectations for its release in France and Europe ?

Very modest but hopeful.

 

  • What are your plans for the future ? Musically speaking of course :)

I hope to release an EP with a bit of acoustic material I´ve been working on, which has an attendency to lean towards country more than anything else.

 

  • Thank you for your answers :)

Thank you very much and have good day :)

 

JaySmith_2013_Foto_AndersBengtsson

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17 août 2014

JAY SMITH - Interview (Fr)

JaySmith_kofm

"King Of Man" chronique:  Franceflag04         /       "King Of Man" Review:  english copie  

 

 

  • Tasunka : Tu as remporté plusieurs récompenses, en tant que gagnant du prix ECMA récompensant les compositeurs, tu as gagné le Swedish Idol, as été nominé pour l’album Rock de l’année aux Music Nova Scotia 2011 et ton disque s’est vu disque de platine, tes singles tournent sur les ondes en Suède, etc..

Dis-moi, ce succès a-t-il été une source de pression ou d’enthousiasme quand tu as composé ton second album ?

Jay Smith : Les deux, je pense, mais la pression que je me mets est toujours plus importante. J’essaie toujours de me dépasser.

 

  • Comment te présenterais-tu en tant qu’artiste et même chose pour ta musique, étant donné qu’elle est multifacettes ?

Comme un musicien pop bardé d’influences blues et country. Le fait que la réalisation de ce second album ait pris du temps et aussi à cause des étapes que j’ai traversées, le tout a fait, je pense, que ce disque soit aussi diversifié

 

  • La pochette de « King Of Man » te montre avec un esprit rebel du Rock ; avec les tatouages, la fumée de cigarette, en somme une image de ‘bad boy’ différente de la pochette de ton précédent album.

Etait-ce ton idée et une façon de faire réagir les gens ou simplement c’était par pur fun ?

La pochette de l’album est simplement un photo qui est ressortie après une longue session photo et je ne le vois pas comme quelque de l’ordre de la rébellion, c’est seulement une pose, quelque chose que je fais sans y mettre de sens particulier

 

  • Sur ton premier opus figuraient des reprises de hits célèbres allant de la pop au metal. Et pour ce second ? Tu as écrit tous les morceaux et si oui, pourrais-tu dire que « King Of man » est, du coup, vraiment ton premier album ?

Je considère « King Of Man » comme mon premier album solo, étant donné que le précédent n’avait qu’un titre provenant de ma main. Pour « King Of Man », le seul morceau que je n’ai pas écrit est le titre même de l’album : c’est Richard Larsson et Alexander Scheele qui l’ont composé. J’en avais entendu une démo et j’ai tout simplement aimé

 

  • Quelle est ta façon de composer les morceaux ?

Et bien, puisque mon bagage est Rock’n Roll et Hard Rock, j’ai dû utiliser différents instruments, qui étaient nouveaux pour moi. Téant donné qu’à chaque fois que je prenais la guitare, un riff sortait, qui me rappelait la musique que j’avais l’habitude d’écrire. Aussi ai-je dû me tourner vers d’autres instruments diffé&rents, tels que le piano, vu que je voulais créer une musique éloignée de ce que j’avais pu faire auparavant tout restant en même temps fidèle à moi-même

 

  • Qu’est-ce qui t’inspire quand tu te mets à composer ?

Les gens qui m’entourent m’inspirent souvent ; j’aime avoir deux, trois musiciens avec moi, histoire de faire jaillir les idées. La plupart du temps, je pense que cette manière de faire vient de mon passé, d’avoir fait partie d’un groupe. Je trouve difficile d’écrire de la substance, moi seul

 

  • Pourquoi ce titre « King Of man » et quels sont les principaux thèmes dont parlent les paroles ?

Je me suis juste dit que c’était un titre cool et pour ce qui est des sujets principéux : il est question d’amour, de mort et de rédemption

 

  • L’album présente beaucoup de facettes et toutes valent le détour, quels morceaux de ton second disque te représentent le mieux en tant qu’artiste ?

Je pense à « Tramp Of Love » et « The Blues », peut-être aussi « Women »

 

  • Tu pourrais m’en dire plus sur « Cowboys From Hell » ?

J’ai toujours adoré Pantera et ça faisait un moment que je voulais enregistrer cette version. Si tu écoutes Pantera, tu t’aperçois que leur musique est presque toujours basée sur un riff de Blues, bien profond dans tous les cas

 

  • La production de Dan Sundquist sonne de façon incroyable. Comment s’est-il retrouvé embarqué dans l’hirstoire et comment c’était de travailler avec lui ?

J’ai eu deux producteurs, en réalité sur cet album : Dan Sundquist et Ricahrd Larsson. Ils sont très différents l’un de l’autre dans leur manière de faire de la musique et j’ai appris beaucoup de tous les deux

 

  • Combien de temps a pris l’enregistrement de l'album et où cela s’est-il passé ?

Cela a pris approximativement un an et demi et a été enregistré à la fois à Stockholm et dans le sud de la Suède

 

  • Ta voix est unique, allant de rugueuse, rock, swing, avec une pointe de jazz ou encore de Blues et le tout en apportant beaucoup d’émotions à chaque titre, quellle que soit son atmopshère : tu as pris des cours de chant ou est-ce dû à une façon de chanter instinctive et avec tes tripes et ton âme ?

Comme tu dis, ma façon de chanter vient bien des tripes et de l’âme

 

  • On peut entendre différents instruments sur l’album ; bien sûr des guitare, basse, batterie, mais aussi du piano, hammond, saxophone, etc… Tu joue juste de la guitare ou aussi un ou plusieurs des autres instruments ?

Aucun des autres instruments. J’ai composé beaucoup des idées sur un piano, mais je ne suis pas assez bon pour ce qui est de passer à l’enregistrement, hehe !

 

  • 'Jay Smith', c’est un groupe à part entière ou tu joues avec différents artistes ? Si oui, pourrais-tu les présenter ?

Les pistes batterie ont été posées par deux batteurs : Louisian Boltner et Robert Young. La plupart des enregostrements piano et hammond sont dûs à Richard Larsson, les guitares à Pelle Holmberg et la basse à Dan Sundquist et Linus Blad

 

  • Quel serait ton groupe de rêve, les musiciens vivants ou au paradis, avec qui tu aimerais jouer ?

C’est une question difficile…J’aimerais avoir Dave Grohl (Nirvana, Foo Fighters, ..) à la batterie, Zakk Wilde (Black Label Society, ..) et Jerry Cantrell (Alice In Chains) à la guitare et Mike Inus (Inez – Alice In Chains)à la basse

 

  • En octobre prochain, tu vas tourner en Allemagne ; est-ce qu’il est prévu de faire aussi des concerts dans le reste de l’Europe et bien sur, en France ? Le public français serait ravi de t’accueillir

J’espère pouvour jouer partout en Europe mais pour l’instant, les seules dates de tournée prévues, sont en Allemagne

 

  •  " King Of Man " est sorti en décembre 2013 en Scandinavie et ici, en juillet 2014: quelles sont tes attentes pour cette sortie en France et en Europe?

Très modeste et plein d’espoir

 

  • Musicalement parlant, quels sont tes futurs projets ?

J’espère sortir un EP avec un peu de compostion acoustique sur lequel j’ai travaillé et qui a tendance à pencher plus vers la Country que vers n’importe quoi d’autre

 

  • Merci pour tes réponses :)

Merci beaucoup à toi aussi

 

JaySmith_2013_Foto_AndersBengtsson

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18 avril 2013

"L'Encyclopedie Du Hard Rock Des 70's" - Interview Denis Protat

EncyclopedieHR70s_01

Interview avec Denis Protat, l'auteur de cette riche et indispensable encyclopédie :)

Chronique du livre en cliquant sur la couverture, ci-dessus 

 

==> Qui es-tu et pourquoi cette envie de s'atteler à une telle encyclopédie ?

Denis Protat: Je suis enseignant, né en 68. J'ai depuis tout jeune écouté ces artistes des seventies. Il n'existait pas d'ouvrage sur le sujet à l'époque, ciblés sur le hard rock des seventies.

==> Et pourquoi particulièrement du Hard Rock des seventies ?

C'est à cette époque où les plus grands groupes sont nés : Led Zeppelin, le Jimi Hendrix Experience, les Who...

==> Combien de temps t'a pris la première mouture du livre en 2004 et cette nouvelle édition enrichie ?

Il m'a fallu un an pour chaque édition.

==> D'où tires-tu la richesse de ton savoir sur le sujet ?

C'est tout un parcours qui remonte à 25 ans...des rencontres, des journées à chiner (magasins, puces...) à chercher le disque rare ou encore inconnu. les livres aussi. Maintenant il y a le net.

==> Comment tu t'y prends pour faire des découvertes aussi poussées d'albums et ce, de par le monde entier ?

Grâce à des années de recherches, de croisements, de relations avec des collectionneurs.

==> Quel sujet ou partie de l'encyclopédie t'a donné du fil à retordre ?

Garder ou pas un groupe, trouver la juste frontière entre heavy ou pas....Le Floyd a des passages heavy et pourtant nombreux sont ceux qui ne comprendraient pas l'inclusion du groupe dans un livre sur le hard rock, le flamant rose étant plutôt considéré comme progressif ou psychédélique (période Syd Barett).

==>  Et a été le plus aisé ?

Les groupes connus...il y presque trop d'infos.

==> Quelle(s) découverte(s) t'a ou t'ont le plus marqué en faisant l'encyclopédie ?

De fabuleux combos comme Granicus, Left End, Leaf Hound et toutes ces pépites que j'ai mis en îles désertes.

==> Tu as pu écouter un extrait ou quasi tous les albums de l'encyclopédie ?

Presque tous, oui et quand je ne les ai pas écoutés, je mets très peu de commentaires.

==> Ta passion carbure à quel(s) album(s) en ce moment?

En ce moment je suis plutôt dans une période folkrock, folk psyché et toujours la période des seventies. Il y a des perles comme Trees ou Pentangle par exemple.

==> Tu es incontestablement passionné, alors, quel est ton futur projet ?

Rien de bien précis pour le moment. J'ai déjà fort à faire à écouter tous ces artistes !

Merci à Denis Protat pour ses réponses et son "Encyclopédie du Hard Rock Des 70's" qui se révèle être un must tout simplement pour tout amateur ou 'découvreur' de cet âge d'or, car les racines sont bel et bien là :)

 

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17 janvier 2013

EMERGENCY GATE "You" - Interview Mario Lochert (B) @ Paris - 10 Jan 2013 :)

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Click on artwork for French Review of "You" / Cliquer sur la pochette pour la chronique "You"

Session Photos Mario (B) / Matthias (V): here / ici ;)

 

 

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EMERGENCY GATE : interview avec Mario Lochert, bassiste, seul membre restant du line-up original, producteur / ingénieur du son et au demeurant, très sympa personnage :)

(Interview / Photos : Tasunka)

Après un sympathique salut et accueil de sa part et avant même de demander quoi que ce soit, Mario a deviné ma première question, ce qui nous fait sourire tout les deux, puisque oui, c’était bien de celle-là dont il s’agissait :)

Tout le monde demande, en question numéro un, pourquoi avoir intitulé notre nouvel album: “You” et je dois reconnaitre que je comprends cette interrogation, vu que ce n’est par un titre ordinaire
En fait, tout est parti du jour où nous étions tous assis en salle de répétition à chercher un nom pour l’album, quand Udo (Simon), notre lead-guitariste, s’est demandé pourquoi nous faisions tout ça, étant donné que ça nous coûte de l’argent, que nous passons du temps à le faire, en salle de répétition, en tournées, que ça nous prend du temps sur notre vie privée et du coup, la question était le pourquoi de tout ça ?

J’ai, alors, regardé les autres et leur ai répondu : « Parce que c’est ce pour quoi nous sommes destinés, pour ceux qui nous soutiennent depuis de nombreuses années et bien sûr pour nous, vu que c’est une passion commune qui nous anime". Et puisque nous faisons tout ça pour ceux qui nous soutiennent, qui sont en support derrière le groupe, alors, c’est pour ‘Vous’ que nous le faisons, d’où le titre ‘You’ et ce titre a fait tilt pour tous. A l’image des paroles au long de l’album, tout le monde peut y retrouver les sentiments intérieurs vis-à-vis de tout ce qui fait la vie, comme par exemple de la contradiction des sentiments, de la révolution qui se passe en son for intérieur, dans son cerveau, l’ébullition dans tes pensées ou encore comme sur « Back From The Grave » où il est question de ce que tu éprouves quand tu te sens au plus bas et que tu remontes la pente: c’est être un peu comme ces poupées russes qui s’emboitent les unes dans les autres, côté feeling quant tu reviens de loin et que personne ne s’attendait à ça. On peut plus ou moins évoquer l’idée d’un concept album, d’un lien entre les choses au long de ‘You’ étant donné que l’inattendu, que ce que tu n’attendais pas, est évoqué au détour des paroles, de l’album et bien sûr de la pochette. (NDT : pochettes par non moins que Dani Hofer, Archetype Design (Behemoth, Vader, entre autres)

Sur l’édition limitée (avec DVD, 3 bonus tracks, etc…) , tu vois une large ouverture où on peut apercevoir des miroirs ; chacun d’eux renvoie l'image d’un visage qui offre, à chaque fois, une expression différente: l’un est drôle, l’autre triste, un autre est en colère, et ainsi de suite et cela symbolise ce par quoi tu dois passer, le chemin pour atteindre la lumière. En fait, il y a six miroirs de représentés, étant donné que nous sommes six au sein d’Emergency Gate et que c’est le chemin du groupe, ces sentiments que tu peux éprouver. On était tous satisfait de cette idée au sein du groupe.

J’ai pensé que ce serait mieux de faire une autre représentation pour l’édition classique de l’album : on retrouve en quelque sorte une combinaison entre les deux pochettes. Quant tu regardes cet artwork, tu as une grande pierre face à toi, comme l’obstacle, le mur auquel tu peux parfois être confronté dans ta vie, et tu dois l’exploser si tu veux poursuivre ta route et au travers du trou fait dans ce mur de pierre, tu as une ouverture où tu peux lire ‘You’. Si l’idée de cet artwork a été la mienne, celle du ‘You’ est venue d’Udo.

Les paroles et la musique, c’est un travail en commun ?

La majorité d’entre elles viennent de Matthias (Kupka – chant) et d’Udo, mais ça a été un travail en commun pour la musique : je pense que nous avons dû passer quelque chose comme 3 000 heures dessus jusqu’au mixage final! On n’est pas rentrés en studio avec du matériel prêt à être enregistré, non, avec cet album, les choses ont été faites différemment : nous sommes arrivés en studio et avons travaillé les morceaux, les avons enrichis, construits. On enregistrait, effaçait si ça ne nous convenait pas, recommençait, etc… C’est aussi la raison pour laquelle il y a une vraie fraîcheur dans la façon dont sonne l’album et aussi un côté catchy, puissant, doublé d’un gros cœur, qui te donne envie de chanter en chœur les refrains au long du disque.

Et c’est bien le cas ! Tu pourrais m’en dire plus sur l’autre aspect marquant de la musique d’Emergency Gate, c'est-à-dire le côté créatif, la diversité qui parcourent les morceaux à la fois dans la musique et le chant: d’où cela vient ?

Ca remonte aux débuts d’Emergency Gate, quand le groupe a vu le jour en 1996 et c’est dû à notre parcours. Je suis le dernier membre fondateur au sein du line up actuel. Les deux premières années, on faisait des reprises dont Guns’N Roses, Lynyrd Skynyrd ce genre de truc, puis, on s’est mis à composer nos propres titres qui sonnaient comme la rencontre du Power Metal et du Heavy Rock. Le groupe s’est produit dans des concours régionaux, puis plus largement au niveau national où on s’est classés 17ième, ça fait longtemps maintenant (sourire). Ca a été un long et hardu chemin. Après la démo, on a fait le premier album « Nightly Ray » avec Spike Streefkerk (Mellissa Etheridge, Def Leppard, Phil Collins etc.)  à la production, ce qui était génial étant donné qu’il est un très bon producteur. Ensuite, a suivi une tournée avec Mercenary, tout allait bien, mais, d’un coup, notre chanteur  (guitariste et co-fondateur du groupe) de l’époque, Fabian ‘Cem’ Kiessling s’est retrouvé à devoir quitter le groupe. Le seul choix a alors été de laisser tomber ou de s’accrocher et le reste du groupe et moi avons opté pour la seconde solution : « Faisons quelque chose de nouveau ! », c’est ce que nous nous sommes tous dit pour continuer à faire exister Emergency Gate. Et c’est comme ça que de nouvelles compositions ont vu le jour, même si nous avions perdu notre chanteur et notre contrat avec la maison de disques à la même période. Dur moment, mais c’est aussi là que j’ai rencontré Matthias et l’ayant entendu (avec Suidakra) je lui ai dit combien je trouvais qu’il était bon chanteur, mais que c’était dommage qu’il vive trop loin, pour rejoindre Emergency Gate, ce que j’aurais souhaité. Ça n’a pas arrêté Matthias qui m’a répliqué que les vols entre Düsseldorf et Munich étaient plus qu’accessibles côté prix et c’est ainsi qu’il a rejoint le groupe. Le fait de pouvoir chanter à la fois en growl et en voix claire lui a plu et l’a décidé à rejoindre Emergency Gate. L’histoire a repris son cours : un autre album a vu le jour, un nouveau deal avec un label aussi et une nouvelle tournée au travers de 28 pays. Emergency Gate a pris de plus en plus d’importance sur la scène Metal, mais la faillite de SPV nous a laissés sans maison de disques une nouvelle fois. Même chose avec Twilight Zone Records avec qui nous avions signés, qui se sont retrouvés insolvables. A l’heure actuelle nous sommes sous contrat avec ZYX Music qui nous avaient vus jouer lors de Metal Fest Tour en Allemagne. Nous avions reçu des offres de signature de la part d’autres compagnies, mais c’est ZYX qui a été choisie par tout le groupe, parce qu’eux nous ont convaincu avec leur volonté de nous pousser vers le haut. On a signé pour deux albums.

Sacrée histoire et volonté de la part d’Emergency Gate ! C’est à cause de tout ça que le groupe n’est pas aussi connu en France qu’il le devrait, je pense ?

C’est vrai que c’est la partie des maisons de disques, de s’occuper de ça. S’il y avait eu une signature chez Nuclear Blast, c’est clair que nous en serions sur un niveau différent à l’heure actuelle. C’est le côté difficile si tu as un label qui se retrouve insolvable mais les choses vont mieux, alors, on verra

On croise les doigts pour :) Pour en revenir à ‘You !’ c’est toi qui t’es à nouveau occupé de la production ?

Effectivement, j’ai été en charge de la production, du mixage et de l’enregistrement de l’album.

Comme tu as produit pour ton propre groupe, tu l’as fait différemment que pour les autres formations avec lesquelles tu travailles ?

Que ce soit avec GRAVEWORM ou encore avec VISIONS OF ATLANTIS, c’est toujours un travail à 100% mais avec Emergency Gate et ‘You’, il y a eu un processus créatif en plus, qui s’est traduit sous la forme de travailler les morceaux quand on était en studio, de travailler main dans la main avec tous les membres du groupe, ce qui s’est révélé une très bonne chose : chacun étant très satisfait du produit final. Normalement, je ne m’occupe pas du mixage quand je suis en charge de la production, mais cette fois, je l’ai fait, parce que dans mon esprit, je savais exactement comment le disque devait sonner. Il fallait donc que je le fasse

 

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En quoi tu dirais que le son d’Emergency Gate est unique ; avec l’apport des synthétiseurs, je veux dire?

J’ai vu écrit qu’Emergency Gate présentait des ressemblances avec Amaranthe, Asking Alexandria ou encore SOILWORK. Si je peux accepter  pour SOILWORK, je ne suis pas d’accord pour le reste : EMERGENCY GATE existait déjà avant Alexandria ou autre et c’est donc lui l’origine de ces groupes. On a utilisé des synthétiseurs pour la première fois en 2008 alors qu’Asking Alexandria a été créé seulement plus tard. C’est n’importe quoi d’écrire ce genre de truc.

Il n’existait alors qu’une autre formation qui utilise des boucles techno comme ça, il s’agit d’un groupe japonais : Bloodstained Child. Et quand on emploie les synthés de cette façon, nous le faisons de façon vraiment créative, hors de question de se retrouver avec un son de synthés genre jeu vidéo Nintendo ou autre, avec des guitares, pas question (rires) Du coup, nous faisons toutes les programmations nous-mêmes pour obtenir ce résultat créatif. C’est le boulot de Daniel (Schmidle): il travaillait avec son casque sur les oreilles, me faisait écouter la ligne de ce qu’il avait fait, en me demandant si ça collait avec ce que j’avais en tête. C’est un travail pointu. Il y a d’abord eu une pré-production, qui, une fois qu’elle a été jugée satisfaisante, nous a permis d’entrer en session d’enregistrement pour, d’abord, la batterie, basse, les guitares, claviers et enfin, le chant. 3 000 heures au total !

Beau résultat en tout cas! Tu pourrais m’en dire plus sur l’un des morceaux les plus qu’efficaces de l’album : « Revolution » ?

Udo, notre guitariste, t’en dirait plus. Je ne sais plus à quelle révolution il fait vraiment référence, mais je pense qu’il s’agit de la révolution en Chine. Voilà pourquoi tu entends dans l’intro ‘Che, Che’ et plus généralement il est évoqué ce sentiment que tu as quand tu veux t’extirper de ta vie, de ses contraintes. Udo s’est impliqué encore plus dans ce titre dont il a composé paroles et musique. En fait "Revolution" est le seul morceau de l’album qui n’a pas été réarrangé, vu que Udo est arrivé avec, en studio, en nous faisant écoutez les riffs qu’il avait déjà pour ça. Comme c’était tout simplement bluffant, on n’a rien changé à ce qu’il a amené, le titre était déjà là, qui fonctionnait bien. La guitare est forte, bien marquée sur ce titre et la ligne basse-batterie est directe, avec, aussi, une ligne mélodique efficace. Matthias a eu quelques difficultés vocalement sur ce morceau en raison de passages vraiment  haut perchés, pour enfin retrouver une paix en fin de track

 

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Et toi ? En tant que bassiste, quel(s) titre(s) préfères-tu sur le nouveau disque ?

« Back From The Grave » ! J’en ai aussi écrit les paroles: c’est l’histoire de ma vie (sourire). Vient également « Moshpit », qui est un titre vraiment génial, fun à souhait et parle de ce lien qui existe entre ceux qui nous suivent et nous, entre ce pied d’égalité que l’on a tous, de ce plaisir de s’éclater en concert ensemble. Il y a de très bonnes lignes de guitares dessus. C’est un morceau vraiment cool.

Emergency Gate est habitué à tourner beaucoup. Une ou plusieurs dates en France sont-elles prévues en 2013 ?

C’est vrai pour ce qui est de tourner : en 2009, on a dû jouer quelques chose comme 75 dates, alors, en 2012, ça a semblé une petite tournée avec à peu près 26 / 27 dates. Ca me semble rien pour moi, ce nombre-là. J’ai très envie de revenir jouer en France, comme on s’y est déjà produits deux fois, à Bordeaux, Marseille, Paris à l’Elysée Montmartre et en ce moment, c’est en cours de discussion. J’ai envie de revenir jouer en France, j’aime ce pays, les gens et la nourriture (sourire)

A propos d’être endorsés, vous avez beaucoup de soutien : Chris « The Crazy Machine » Widmann, votre batteur, a été endorsé récemment par les cymbales Masterwork , côté guitares, vous avez, notamment le très bon luthier Schecter et toi, en tant que bassiste ?

Je suis endorsé Ibanez (SRX 725, Prestige 4500), Audix, beaucoup de choses. C’est un plaisir d’avoir des partenaires comme ça, il existe une très bonne relation entre nous, j’en suis heureux !
C’est vrai que le groupe a beaucoup de soutien et de gens qui croient en nous, mais le problème est que ça n’aide pas quand tu ne reçois pas d’argent de la part de la maison de disques. Ce sont les artistes stars qui gagnent de l’argent et en font gagner aux maisons de disques mais pas la musique des groupes. C’est comme ça !

Que puis-je te et vous souhaiter, en plus de gagner de l’argent pour continuer votre passion ? :)

Souhaite-moi et à nous tous une longue vie en pleine santé et le meilleur pour la sortie de l’album et le groupe :)

 

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19 décembre 2012

SHAKRA "Powerplay" - Interview John Prakesh (V) / Thomas Muster (G) @ Paris - 13 Dec 2012 :)

Shakra Logo

Shakra_Powerplay

Chronique "Powerplay" en cliquant sur l'image ;)

 

Très sympathique et intéressante interview avec John Prakesh et Thomas Muster, respectivement chanteur et compositeur / guitariste rythmique de SHAKRA, ce groupe aussi chaleureux et prenant humainement parlant qu’il peut l’être d’un point de vue musical, comme le démontre leur très réussi dernier album « Powerplay », dans les bacs le 11 janvier 2013

 

(Interview / Photos : Tasunka)

 


Comment vous présenteriez « Powerplay », comme une évolution dans votre discographie ?

Thomas : C’en est assurément une, une évolution naturelle. La musique est une affaire personnelle ce qui fait que tu ne peux pas planifier de composer de bons morceaux. Nous avons quelques années de plus dans le groupe et c’est le cas aussi pour notre musique. Notre musique a grandi avec  nous, à moins que ce soit nous qui avons grandi avec notre musique, peut importe, étant donné qu’au final, ce que nous faisons a changé un peu tout comme nous-mêmes. J’étais plus dingue en étant plus jeune, maintenant, j’ai des années de plus, je suis marié, mais notre musique est et reste 'sauvage' (rires)
John : Thomas est très bon pour écrire des titres, il est le compositeur principal de « Powerplay ». Je suis fier de faire partie de SHAKRA et de faire de la musique avec lui.

Thomas : Parfois, je me demande d’où vient l’influence quand je compose, ça arrive comme ça. Quand j’étais plus jeune, j’écoutais des groupes comme AC / DC, ce qui n’est plus le cas maintenant, même si AC / DC reste une référence, aujourd’hui, je suis plus sur des groupes comme RUSH, DREAM THEATER, notamment, ce qui peut se ressentir comme influence, quand tu composes de nouveaux morceaux. Si tu écoutais à longueur de journée du AC / DC, par exemple, un titre comme « Dream Of Mankind » ne serait pas possible à écrire: ce morceau, c’est en quelque sorte une façon progressive de composer. « Dream Of Mankind » n’est pas juste un morceau Rock, quand je l’écoute, il me fait penser à des paysages musicaux, il y a beaucoup d’atmosphère, il sonne grand alors que « Life Is Now », sonne purement directement Rock. On ne peut pas les comparer, c’est une atmosphère différente pour chacun d'eux. « Dream Of Mankind », j’aime son atmosphère, un peu sombre, ainsi que les 'grognements' de John au chant
John : C’était un plaisir de faire ces parties vocales, un peu effrayantes et différentes

 Et avec toi John, Dominik (Pfister) à la basse, vous êtes les dernières recrues à avoir rejoint Shakra, il y a quelques temps : quelles sont vos influences sur le groupe et le dernier album?

Thomas : La voix de John est une source de motivation surtout par rapport au chanteur que nous avions auparavant. Il nous permet de nouvelles possibilités telles que celle d’écrire des titres comme « Dream Of Mankind », « Right Now ». Avec ma femme, John me permet de garder un esprit jeune
John : Il connait mes possibilités vocales, ce qui m’a permis de m’exprimer pleinement et j’aime cette sensation de former vraiment une équipe quand on collabore ensemble, c’est très intime, c’est un peu comme le sexe (rires) Non, je plaisante (rires)
Thomas : Ce que John essayait de dire, c’est que c’est nous nous complétons bien : il écrit les lignes vocales, quelques lyrics et je compose, ça se combine parfaitement bien. Voilà pourquoi je pense que « Powerplay » est le meilleur album du groupe, même si je suis, évidemment, fier des précédents, mais le dernier est, à mon avis, le tout meilleur. Bien sûr, nous n’allons pas arriver et dire que « Powerplay » est mauvais, (rires) Non, sérieusement, c’est le meilleur que nous ayons fait. Je suis convaincu que c’est un bon album,  Du coup, on risque d’avoir des problèmes pour le prochain disque, pour faire pareil ou mieux (sourire)

 

Shakra_Thomas_copyrightTasunkaphotos2012_01

 

Vous avez été classés numéro deux dans les charts suisses avec le précédent album, « Back On Track», du coup, il y avait une pression pour faire mieux avec le nouveau disque?

Thomas : Non, étant donné que j’étais déjà en train de travailler sur de nouveaux morceaux tellement tôt, dès la sortie de « Back On Track », je me suis mis à écrire du nouveau matériel et on a commencé à se demander quand sortir le prochain, à se dire que janvier 2013 serait une bonne date. On avait déjà 20 morceaux pour ce nouvel album, à cette époque-là et quand tu as de bons titres déjà en ta possession, il n’y a pas de pression. Par contre, pour le successeur de « Powerplay », rien  n’est encore écrit et là, il pourrait y en avoir. Pour la première fois, aucun nouveau titre n’est déjà composé étant donné que j’aime tellement les morceaux de « Powerplay », que je veux les savourer, en profiter. Quand on a fini d’enregistrer « Back On Track », le précédent disque, de suite la composition de nouveaux titres s’est faite, simplement parce que j’avais le sentiment que je pouvais écrire de meilleurs morceaux encore que ceux figurant sur « Back On Track ». J’avais cette ambition de faire encore mieux. Là, avec le nouvel album, à l’instant présent, je pense que si je me mettais à écrire des morceaux, ils ne seraient pas aussi bons. C’est pour ça que, pour le moment, je préfère attendre pour le faire. Bon, allez, pour être complètement honnête, oui, il me reste quelques titres déjà écrits, quelques ballades, qui ne figurent pas sur « Powerplay », alors qu’elles sont vraiment bonnes. Tu vois, j’ai encore quelques titres en réserve (rires)

En parlant de ballades, un mot sur « Wonderful Life » qui est vraiment accrocheuse ?

John : Merci ! J’ai écrit les paroles. Quand je l’ai fait, j’étais de bonne humeur, dans un état d’esprit positif et je voulais faire partager ce ressenti au travers du morceau. Tu sais, ce sentiment que tu as, parfois, quand ça ne va pas mais dès que tu prends un peu de distance, tu vois les choses sous un autre angle, ton impression change, ce n’était pas aussi grave que cela semblait l’être. Et la vie te semble à nouveau géniale, paradisiaque
Thomas : « Wonderful Life » est spécial. Son thème musical principal, je l’avais écrit il y a 8 ans mais l’avais mis de côté, il ne correspondait pas avec le chanteur de l’époque et quand John a rejoint le groupe, j’ai trouvé que c’était le moment de le ressortir, parce qu’il lui collait bien. Si j’ai écrit le thème musical, la ligne vocale a été entièrement faite par John. C’est une chanson qui vient directement du cœur.

Il y a de façon évidente un lien fort entre tous les membres de Shakra et un line-up solide, une unité : comment vous le définiriez ?

Thomas : C’est bien ça, on peut parler d’unité. Ce n’était pas le cas, par le passé, il y avait des problèmes avec le chanteur que nous avions. Il était excentré et buvait beaucoup, trop. Dès le matin, il buvait déjà autre chose que de l’eau. Ca rendait évidemment la communication difficile entre nous et quand il s’agissait de parler du groupe, il avait une opinion complètement différente de la notre à ce sujet. Par exemple, si tu vois qu’une chose est de couleur rouge, c’est le cas, mais lui, soutenait que c’était vert. Personne ne devrait boire trop et nous en sommes malheureusement arrivés au point où nous avons dû voir nos routes se séparer. Mais pour en revenir à ta question, il existe une très bonne relation entre les membres de Shakra, mais pas une amitié forte. Je veux dire par là, que nous ne faisons pas tout ensemble. Je pense que si nous avions encore 20 ans, à l’heure actuelle, nous passerions probablement tout notre temps les uns avec les autres, mais là, nous sommes plus âgés, nous avons notre famille avec qui nous passons du temps, nous avons notre propre vie. Nous partageons néanmoins une très bonne relation entre nous, beaucoup de respect mutuel et mon opinion est que nous avons, à présent, le meilleur line-up que le groupe ait jamais eu.

Et pour ce qui est de la composition des morceaux, c’est un travail commun ou principalement toi, Thomas, qui t’en charges ?

Thomas: Non, Thom (Blunier) le lead guitariste, écrit aussi. Le principal des titres a été composé par moi, 8 ou 9 morceaux et le reste a été composé par Thom et John pour les paroles. C’est notre bassiste (Dominik Pfister) qui a écrit les lyrics de « Stevie ».

C’est Thom qui s’est aussi à nouveau chargé de la production du dernier album dans ses studios (Powerride Studios), il me semble ?

Thomas : Effectivement ! C’est une bonne chose qu’il soit le producteur et que l’enregistrement se fasse dans son studio. Vu qu’on n’a pas à payer pour ça, il n’y a donc pas de contrainte de temps pour faire les choses comme on voudrait et travailler jusqu’à ce qu’on obtienne pleine satisfaction. On peut travailler aussi longtemps que l’on veut, ce qui est vraiment appréciable.

Il n’y a pourtant pas un peu de danger, d’avoir cette liberté de temps, de devenir perfectionniste et ne jamais être satisfait du résultat ?

Thomas et John en même temps : ah c’est une bonne remarque ! Ca pourrait être un peu dangereux parfois, oui
Thomas : C’est vrai que Thom peut avoir ce côté perfectionniste et si on lui laissait une année, il pourrait en être à retravailler encore l’enregistrement, mais non, c’est ok. Personnellement, j’aime quand c’est parfait, mais pas trop parfait, sinon ce n’est plus bon.

Thom et toi êtes de très bons guitaristes, existe-t-il quelques fois, une compétition amicale entre vous quand vous jouez ?

Thomas : Non, pas de compétition au niveau guitare, peut-être un peu pour ce qui est de la composition des morceaux, vu que j’écris pas mal des titres, mais lui aussi, même si c’est un peu moins. Par contre, pas de rivalité du tout pour ce qui est des guitares. Thom est un super lead guitariste, je l’admets volontiers et je dois confesser ne pas être aussi bon en lead que lui. Bien sûr, Je suis un bon guitariste rythmique mais je ne sais pas pourquoi, je ne peux pas faire vibrer musicalement en lead, comme il le fait.
John : Tu es modeste surtout
Thomas : Je pense qu’il est important de se connaitre soi-même, d’avoir conscience de ce que tu peux et ne peux pas faire. Je connais mes forces et mes faiblesses en tant que musicien. Je ne demanderais jamais à jouer en lead, simplement parce que je ne peux pas le faire. Ça sonnerait de façon horrible
John : Tu exagères !
Thomas : Non, dès la première fois où j’ai eu une guitare, je me suis mis à composer des morceaux. Je ne répète pas, non, à peine j’ai l’instrument dans les mains, j’ai une mélodie en tête et j’écris. Ca, c’est ma façon de jouer de la guitare : composer, pas répéter. Quand j’ai eu douze ans, j’ai commencé à jouer et mes parents m’ont, alors, inscrit à une école pour des cours de guitare classique et c’est dommage, mais à treize ans, j’ai arrêté : je voulais jouer autre chose que du classique, du AC / DC. Peut-être que si j’avais continué à apprendre la guitare classique, je serais un meilleur musicien maintenant ou encore un prof de guitare, et au contraire, pas un bon compositeur, incapable d’écrire de bons morceaux, qui sait ?

 

Shakra_John_CopyrightTasunkaphotos2012

 

Et pour ce qui est de s’améliorer ou apprendre plus, toi, John, en tant que chanteur, que retires-tu comme expérience d’être dans Shakra ?

John : De travailler beaucoup, d’avoir une vie saine, de prendre soin de ma voix, de boire beaucoup d’eau, je bois peu d’alcool, ne fume pas. Depuis que j’ai rejoint Shakra, je fais d’autant plus attention, sinon, ce serait catastrophique d’avoir un problème de voix et aussi, c’est positif de chanter dans des variations vocales comme celles qu’il y a sur « Powerplay » : j’aime chanter quelle que soit la variation, que ce soit sur du Rock, sur une ballade, sur un plus intense comme « Dream Of Mankind ». J’aime tout chanter, c’est varié

Comment tu as rejoint Shakra ?

John : Je connaissais le groupe pour l’avoir déjà entendu à la radio et un jour, à mon ancien travail, mon boss m’a dit avoir entendu dire que le groupe était à la recherche d’un nouveau chanteur et m’a suggéré de postuler. Je n’arrivais pas à décider si je devais le faire ou pas et c’est ma mère qui a envoyé ma candidature au groupe, sans que je le sache. Et tout a été très vite : deux jours plus tard, le groupe voulait me voir et ça a collé. C’était comme un rêve! Je crois aux anges et dans les énergies et je me dis que ça devait se faire !

Thomas, tu es endorsé par une marque de guitare, au fait ?

Thomas : Oui, par Schecter (et fièrement, il ouvre son blouson pour dévoiler un T-Shirt de la marque). Je les aime, ces guitares. Quand j’en joue, ça sonne vraiment bien et c’est le plus important. Thom, lui, ne joue que sur des Les Paul. Bien sûr, ces guitares Les Paul sont parfaites et j’ai déjà joué sur des Gibson, mais quand c’est moi qui les utilise, ça sonne souvent un peu comme si c’était hors ton. Je pense que ça vient de leur taille: par exemple, la taille d’une Schecter est la même que celle d’une Fender Stratocaster. Elles sont toutes les deux un peu plus longues que les Gibson et donc, mieux proportionnées à ma taille. Il semble que ça me convienne parfaitement. Bien sûr, si on mettait en compétition une Les Paul et une Schecter, en en jouant, la Les Paul gagnerait, mais dans mon cas, les Schecter sont parfaites pour moi. Je me sens super bien et suis ravi de jouer dessus, en plus de les avoir gratuitement, ce qui est vraiment cool. Ma guitare et moi, c’est une unité, une complémentarité, comme entre ma femme et moi (rires)

 

Thomas devant s’absenter pour enchainer une autre interview (eh oui, c’est fou comme le temps file quand une interview est aussi sympa que ça), c’est très gentiment que John poursuit l’entrevue pour un extra time malgré le marathon des 21 interviews du jour et un planning serré : merci beaucoup à lui, à Thomas et à Roger Wessier pour tout ça !! :)

 

En mars et avril 2013, Shakra sera en tournée en Suisse, en Allemagne et sur une date française lors d’un festival à Strasbourg : pourquoi une seule date en France ?

John : J’espère vraiment, en fait, que cette date française pourra se faire, tout est question de promotion, voilà pourquoi nous sommes aujourd’hui et demain à Paris pour promouvoir le groupe et notre dernier album. Ça nous ferait très plaisir de venir jouer en France. Shakra s’est fait un nom et est bien connu en Suisse, en Allemagne mais en France, ce n’est pas vraiment le cas.

C’est surprenant, vu que vos compatriotes Gotthard sont bien connus et appréciés en France, il me semblait que c’était aussi le cas de Shakra

John : A moi aussi, ça me semble un peu incroyable que Shakra ne soit que peu connu en France. Même si j’ai rejoint le groupe il y a seulement trois ans, ça me surprend mais on travaille pour que Shakra se fasse un nom en France : nous avons le meilleur album que Shakra ait jamais fait, nous y avons mis toute notre énergie, et nous voulons partager ça avec vous tous 

Et Gotthard et Shakra, vous êtes en contact ?

John : Oui, nous avons déjà rencontré Mark (Lynn - Basse) et fait la fête ensemble : c’est un mec très sympa. Il n’y a pas de rivalité entre les deux groupes, nous jouons un style différent

En cette période de fête, que pourrais-je vous souhaiter, en plus d’être plus connus en France, bien sûr ?
John : Le meilleur !!

Je et on vous le souhaite tous !

 

 

Shakra Logo

 

 

 

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20 décembre 2011

Luca Turilli's RHAPSODY - Interview :)

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Apres l'annonce du split amical de RHAPSODY OF FIRE, la naissance du nouveau groupe de:  LUCA TURILLI 's RHAPSODY et l'annonce du nouvel album à paraître en juin 2012,

Luca Turilli se prête au jeu de l'interview exclusive avec Markus Wosgien

 Merci à valerie Reux/Nuclear Blast pour cette interview exclusive :)

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Luca Turilli's RHAPSODY  / Interview by Markus Wosgien, English Version

Markus Wosgien: Hi Luca, thank you for the interview and for your time. Here we go with my first question: after the official split of RHAPSODY OF FIRE a lot of rumors about the same split spread around the net. Do you want to tell or precise something about it?

Luca Turilli: Hi Markus, it’s a real pleasure for me to exchange some words with you and to give some information to our fans at the same time. First of all let me tell you that Alex (Staropoli) and I had a lot of fun while hearing some comments following the announcement of the friendly split of RHAPSODY OF FIRE. In particular I heard the comments of some people imagining a lot of weird things or thinking that I was the one who left the band because of this or that reason. Honestly this is really absurd and nothing is more untrue.

The only reality is that in the end of 2010 Alex and I, together - and I underline: together -, agreed that after FROM CHAOS TO ETERNITY (the 10th official RHAPSODY OF FIRE album which closed the cycle of releases related with our saga), we would have went on with our careers separately. This because after 20 years of great and unique collaboration the feeling, while working together, was not the same anymore and so, due to the strong respect we have for each other, we decided to take this important decision.

We also agreed everything about the way the band split and the fact of keeping for both the name RHAPSODY, in respect of all the unique efforts and the personal economical investment we both made in these years to make this name stronger and stronger in the market. So, again, all was decided really in a friendly way between two people respecting themselves at all levels. Therefore no conspiracy theories or something like that ha ha, instead just the honest will of proceeding separately in order to find new artistic stimulations. Be also sure that there won’t be any competition between the two RHAPSODY bands, we are too old for those kind of games ha ha. I love Alex and want for him the best possible success. I also take the chance of wishing the best to the new members of RHAPSODY OF FIRE: TOM HESS and ROBERTO DE MICHELI. They are great people and ultra-skilled musicians, a sure guarantee of great music at the highest artistic levels for all the fans of Alex and Fabio’s band!

MW: Let’s speak about your new album. What can you tell us about it?

LT: Honestly, this album is very important for me, Alex Holzwarth, Patrice and Dominique and personally it is the one I always dreamed to record. The basic composition process lasted around 5 months. In this period of time I worked at the rhythm of 12-14 hours per day and, while very hard because very demanding mentally and spiritually, this was one of the most rewarding sessions of composition of my whole life. It rarely happened I had so much fun playing the guitar, the keyboards or my beloved piano and creating original classical parts, cinematic interludes, orchestrations and all the rest.

Now all the songs are ready and I am actually in the process of arranging everything. As you know I don’t hire external people to orchestrate the music but I do all by myself writing the music for each section of the orchestra, the choirs etc. and this sometimes can be a very long and hard process stealing a lot of time and energy ha ha.

I can not deny that this is a very ambitious album because of the investment, artistic vision etc., and all the people working on it, NUCLEAR BLAST included, are thinking the same. That’s why in the upcoming months of intensive studio work I want to go on dedicating myself night and day to it, without thinking to anything else. The production of the album just started and ALEX HOLZWARTH recorded most of his drum parts already. I will release more news about the album production, month after month, from my new website (WWW.LTRHAPSODY.COM), starting from the end of January 2012.

MW: Speaking about the production, is it true that for your new LT’s RHAPSODY album you changed your working team completely?

LT: Yes, after many years of work in Wolfsburg at the court of our friend SASCHA PAETH, I decided to start this new artistic adventure with a different team of people. Sascha  and the other friends of the Gate Studio (Miro, Olaf, Robert, Simon etc.) are a winning team and their help in the past was really important for RHAPSODY. But it’s since many years already that Alex and I took the productions in our hands becoming producers of our own albums, despite Sascha remaining always fundamental as engineer and mixer man. His mixes will remain legendary and our list of thanks will be never long enough for all the professional contribution he gave. All the years of work, fun and sufferance in the Gate studios of Wolfsburg will surely remain unforgettable and are carved in our heart.

For LT’s RHAPSODY and the new band adventure I decided to change the studio and the main man behind the console. We are now recording the new album at the BACKYARD STUDIO of Kempten,Germany. Our new engineer and main mixer man is the same owner of the studio and his name is SEBASTIAN ROEDER, the person who worked for RHAPSODY OF FIRE in the last worldwide tour making real miracles while mixing our music live. Apart from being a talented engineer he is a great person and he shares with us the love for this style of music. To resume, the new album will be produced by me as usual, while Sebastian will take care of the engineering, mixing and mastering process.

MW: What can you tell us about the new singer?

LT: As you can imagine this will be one of the most important news to be given in the upcoming months but for the moment we prefer to keep all top secret. Speaking about singers please allow me to say a few words about OLAF HAYER, singer and talented voice of LUCA TURILLI, my old solo band. The truth is that, as many people could already imagine, I stopped my solo activity as LUCA TURILLI definitely, willing to dedicate myself to LT’s RHAPSODY at full time. That’s why I want to publicly thank Olaf for the fundamental contribution he gave to our solo albums. All the 3 albums of the trilogy entered the charts establishing some important records and this was possible mainly because of my friend Olaf. Who knows, maybe sooner or later we’ll still have the chance to work together, never say never.  

MW: And what about the future plans of LT’s RHAPSODY?

LT: Well, the most important thing I can tell you is that our tour agency ALL ACCESS is actually working hard and preparing a worldwide tour. Considering that the new album will be released in June 2012, the plan is to start the tour a couple of months later in order to promote it at the four sides of the world. It will be an infinite pleasure for me, Alex, Patrice and Dominique to meet all our old and new fans once again and to play in front of them the new LT’s RHAPSODY songs and the old RHAPSODY/RHAPSODY OF FIRE hits. Surely there will be also a couple of surprises for the one who liked my old solo albums too!

MW: Thank you Luca and all the best to you, Alex, Dominique and Patrice for the start of this new artistic adventure.

LT: Thanks to you and to the friends of Nuclear Blast for believing so much into it!  

 

MORE NEWS, ALBUM TITLE AND COMPLETE TRACKLISTING ON JANUARY 30, 2012

 

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30 mars 2011

SONISPHERE (Fr) - Conference presse (French) / Photos @ Paris - 26 mars 2011 :)

sonisphere_logo

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SONISPHERE - Conférence de Presse @ Zénith de Paris

(Compte-Rendu / Photos:  Tasunka :)

 

MEGADETH / SLAYER / ZUUL FX @ Paris, 26 mars 2011, live photos: ici / here ;)

MEGADETH / SLAYER / ZUUL FX @ Paris, 26 mars 2011, live report (French) : ici / here ;)



Ce 26 mars 2011 a été l’occasion non seulement de se prendre une belle claque musicale avec les concerts de MEGADETH/ SLAYER / ZUUL FX au Zénith de Paris, mais aussi, peu de temps auparavant, d’être conviés à une conférence de presse, au sein du Zénith, qui a permis d’en apprendre plus sur le SONISPHERE, festival au combien attendu et qui se déroulera les 8 et 9 juillet 2011, à Amnéville

Devant un parterre de journaliste bien garni, c’est donc Salomon Hazot, l’organisateur du SONISPHERE pour l’édition française (aussi frontman de la structure Nous Productions, organisateur du Rock En Seine) ainsi qu’une dénommée Carole, chargée du tourisme et de la communication pour la ville d’Amnéville, qui se sont fait un devoir et clairement un plaisir, de faire les présentations avec le festival, non sans omettre de vanter à grands renforts d’arguments commerciaux martelés, l’attrait des lieux et de l’événement même :)

SonisphereTeam_copyrightTasunka2011_02

Le tandem a ensuite été rejoint par non moins que deux des membres des groupes du très attendu événement du SONISPHERE : la venue du BIG 4 (MEGADETH / SLAYER / METALLICA / ANTHRAX) en l'occurence Dave Mustaine (Megadeth)  et Tom Araya (Slayer), puis, Timo Tolkki  / Andre Matos (Symfonia), Mouss (Mass Hysteria), Stéphane Buriez (Loudblast)


Voici le résumé des questions-réponses concernant le SONISPHERE seul, par Salomon principalement: 


 - A propos du SONISPHERE ? 

Le SONISPHERE existe comme concept, une entité européenne depuis3 années et arrive enfin en France malgré des obstacles, qui ont fait craindre l’annulation du projet, mais heureusement, vers mi-décembre 2010, un revirement inattendu s’est produit, qui a rendu possible la tenue du festival en 2011 : l’arrivée à l’affiche du BIG 4. Il a fallu réagir sous 48h et c’est ce que l’organisation du festival a efficacement su faire, d’où l’annonce officielle de la tenue du festival réalisée le 15 décembre 2010 : oui, le SONISPHERE aurait bien lieu les 8 et 9 juillet 2011 et avec le BIG 4 encore ! :)

- BULLET FOR MY VALENTINE ?

Prévus à l’affiche, ceux-ci ont dû en être retirés, ce que regrette Salomon, à qui la présence de BFMV tenait à cœur, puisque le groupe se produira dans un festival concurrent, à la même période. Il a ensuite tenu à ajouter que le festival se tenant en France, il était évident et indispensable à ses yeux, que des groupes de l'hexagone comme par exemple, LOUDBLAST, MASS HYSTERIA ou DAGOBA soient de la fête


L’état d’esprit musical du festival ?

C’est avant tout un état d’esprit tout court, une idée différente, déclare Salomon. Avec Rock En Seine depuis huit ans, Rock à Paris et encore actuellement, le festival Rip Curl dans le sud, à Biarritz, l’organisateur trouve révolue l'époque du festival avec trois, quatre scènes, 15 à 20 groupes par scène qui défilent les uns après les autres. En somme, l’idée du SONISPHERE est d’allier concerts, bonne musique et détente, de former un tout avec le principal: le festival et les activités annexes, bref, une idée différente, qui englobera aussi une envie, celle de retransmettre lors du festival, ce qui se passe dans les autres Sonisphere en Europe, via des écrans télés

 
HELLFEST et SONISPHERE, concurrents ou complémentaires ?

L'homme tient à souligner son appréciation pour le Hellfest, pour Ben Barbaud (le sympathique et compétent initiateur et organisateur du festival de Clisson :) et précise qu’il lui a été demandé d’organiser le Sonisphere avant le Hellfest, ce qu’il a refusé ; préférant que cette première édition du Sonisphere se situe après et non avant celle du Hellfest. Les affiches ne sont pas les mêmes pour les deux événements et le souhait était que les ‘clients’ (NDT : amusant ce terme désignant les fans passionnés de Metal :) puissent profiter de deux festivals, et d'ajouter qu'il y a, de toute façon, de la place pour les deux festivals et qui plus est, l’affiche variera d’une année sur l’autre, dans les trois ans qui viennent.

A propos du lieu et des questions techniques ?

La recherche du lieu idéal et d’une affiche qui puissent plaire avant tout aux fans de musique, aux managers et aux groupes était ce qui tenait à coeur à l’organisation : pour l’affiche, c’est fait, quant au lieu, Amnéville, la collaboration à plusieurs reprises avec le « Galaxy » ayant été fructueuse, il semblait approprié que le festival s’y tienne. De plus, par sa situation géographique, à 1h30 de Paris, plus l’accès en 15 minutes par un petit train, depuis le centre ville d’Amnéville sur le lieu des concerts, l’emplacement est appréciable..Allez, on vous fait le retape touristique, à savoir pour les festivaliers, de pouvoir profiter des charmes d’Amnéville : le Spa, le Golf, la possibilité de skier, pendant le festival y compris tard le soir et seulement pour 2,50 euros, le Zoo, le parc pour enfants, l’accueil et toute une ville dédiée au festival, comme l’explique Carole :)

Le camping ?

Il reste encore des choses à voir, vu l’affluence attendue, il risque d’y avoir un petit problème de places où camper, sur l’aire prévue à cet effet, malgré une organisation qui fournira les commodités, sur place, mais peut-être pas assez d’emplacements ; c’est un point que cette première édition permettra d’améliorer pour de futures éditions

Les tarifs ?

Les tarifs sont au forfait pour les deux jours ou à la journée, soit 65 euros pour le BIG 4, 50 pour SLIPKNOT

Bref, chers ami(e)s metalleux, vous viendrez vous éclater au SONISPHERE et pourrez prolonger votre séjour si cela vous plait, en résumé ;)

Sonisphere_Mustaine_copyrightTasunka2011

Place à présent à la synthèse des réponses aux questions posées à Dave Mustaine, Tom Araya, des un peu laissés dans leur coin, Andre Matos / Timo Tolkki (Symfonia), puis, de Mouss (Mass Hysteria) et Stephane Buriez (Loudblast)


Dave Mustaine (Megadeth) : de bonne humeur, l’homme a plutôt honnêtement ou avec un sourire, précisé que les brouilles avec METALLICA appartenaient bel et bien au passé, que l’initiative du BIG 4 revient à Lars, qu’il fallait oublier les querelles du passé et se tourner vers l’avenir, que, oui, ses origines et racines sont française par sa grand-mère, d’où son nom et son plaisir, du coup, de se produire dans l’hexagone, et ses réponses englobaient aussi le chapitre sur les fluctuations de la popularité du Metal et sur son style pratiqué et toujours agressif. En somme, un Dave malicieux et qui semblait plutôt content d’être là :)

 

Sonisphere_TomAraya_copyrightTasunka2011_02


Tom Araya (Slayer) souriant au possible et en grande forme, nous apprend que dans le domaine ennuis de santé, celui-ci va mieux, ce qui le rend d’autant plus heureux de pouvoir se produire à Paris, le soir même, notamment, et que pour ce qui est de ceux de Jeff Hanneman (atteint d’une grave infection, il a été opéré récemment et se voit remplacé sur cette tournée par Gary Holt - EXODUS), tout le monde le soutient et souhaite voir son retour très rapidement (nous aussi !)

Sonisphere_symfonia_copyrightTasunka2011


Timo Tolkki / Andre Matos (Symfonia) un peu délaissés par les journalistes, ont répondu à deux questions certes classiques, mais volontairement des prétextes pour leur donner enfin l’occasion de s’exprimer, à savoir s’ils étaient heureux de se trouver à l’affiche du festival et l'actualité de Symfonia : évidemment la réponse a été positive concernant leur présence au Sonisphere, mais au moins ont-ils pu parler et aussi préciser que "In Paradisum" sortira le 4 avril 2011 (chronique ici :)

SonisphereMassH_copyrightTasunka2011

Mouss (MASS HYSTERIA) / Stéphane (LOUDBLAST) ont, quant à eux, pu exprimer leur réel plaisir de figurer sur l’affiche et plus particulièrment aux côtés du BIG 4, comme l’a dit avec enthousiasme Stéphane Buriez, en exprimant combien ces groupes comptaient depuis longtmeps pour lui. Les questions ont fusé pour en apprendre plus sur l’actualité des deux formations françaises, à savoir un album pour LOUDBLAST «Frozen Moments Between Life and Death » prévu pour avril 2011 et Mouss, de partager son plaisir d’avoir une fin de tournée promo pour MASS HYSTERIA, qui se fasse en jouant sur un tel festival et avec une telle affiche :) 

Sonisphere_loudblast_copyrightTasunka2011


L’été sera apparemment bien chaud avec ce SONISPHERE première édition, et cette volonté marquée des organisateurs de mettre les petits plats dans les grands, pour, au final, se faire une place dans le monde des événements héxagonaux du Metal, en parallèle du Hellfest bien en place et respecté depuis déjà quelques années


Rendez-vous, donc, les 8 et 9 juillet 2011 à Amnéville pour un SONISPHERE qui s’annonce mémorable !

Sonisphere_TomAraya_copyrightTasunka2011_01

 

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