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TASUNKA Photos & Works
6 décembre 2013

GLITTERTIND "Djevelsvart" (Review In French)

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GLITTERTIND “Djevelsvart”
(Indie Recordings)

IndieRecordings_Logo02

 

Release date: 25th November worldwide (22.11.13 Norway and G/A)

 

Si vous voulez faire un voyage autant dans les temps anciens, l’intemporel à la fois que dans les ambiances surprenantes et empreintes de charisme, de Groove, alors, les norvégiens de GLITTERTIND ont de quoi amplement satisfaire votre demande avec « Djevelsvart », un album sombre mais sans lourdeur où le metal, le Folk, le Hard Rock, le viking, voire le Punk se disputent, se mêlent en un mélange indescriptible car original et fédérateur au possible, réussi autant qu’inspiré. L’inspiration sur « Djevelsvart », venant des écrivains de la fin du 19ième siècle et de leurs écrits sur le devenir de l’homme dans les temps modernes, où la spiritualité s’estompe

La production est soignée et chaque instrument, que ce soit du piano, à la flute aux guitares et batterie, basse, et bien sûr chant clair ou brutal, tout sonne avec clarté et force, pour donner une musique proche de la bande originale d’un film grandiose, épique et moderne à la fois

Oui, on s’envole, on voyage en compagnie de Glittertind et l’ambiance, la capacité de rêver, de rendre hommage à l’esprit norvégien, éclatent ici dans toute leur splendeur

Pour leur première signature sur un label norvégien, Indie Recordings, en l’occurrence, et pour leur première fois en tant que groupe avec un line-up complet, GLITTERTIND font fort ! Aussi, « Djevelsvart » est-il chaudement recommandé, l’album étant prenant, très prenant, même et surtout avec ce chant en langue originale, qui vient mettre la touche finale à des compositions de premier choix ! Bravo ! :)


Tasunka


GLITTERTIND line-up 2013:

-Torbjørn Sandvik - Vocal, Rhythm Guitar
-Geirmund Simonsen – Accordion, effect Guitar, samples, backing vocal
-Stefan Theofilakis - Flute, backing vocal
-Olav Aasbø - Leadguitar, backing vocal
-Bjørn Nordstoga Eide – Bass
-Geir Holm – Drums


Tracklist"Djevelsvart" :

01. Inngang (Entrance)

02. Djevelsvart (Devil’s Black)

03. Sundriven (Torn)

04. Sprekk For Sol (Burst by Sun)

05. Kvilelaus (Restless)

06. Trollbunden (Spellbound)

07. Nymåne (New Moon)

08. Tåketanker (Foggy Thinking)

09. Stjerneslør (Veil of Stars)

10. Utgang (Exit)

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26 septembre 2013

LITA FORD "The Bitch Is Back…Live" (Review In French)

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LITA FORD "The Bitch Is Back…Live"
(Steamhammer / SPV)

Release Date Europe: October 28th, 2013
October 25th, 2013 : Release Date Germany 
Release Date USA/Canada: October 22nd , 2013

 

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« Rien ne vaut d’entendre rugir les guitares », ainsi conclue Lita Ford avec un sourire dans la voix, à la fin de l’un des morceaux, ce qui pourrait résumer ce live très prenant, et qui pose incontestablement une nouvelle pierre au retour gagnant de la reine du Hard / Metal tout son talent de guitariste douée / chanteuse et ses talons de sortie pour l’occasion :)

Si son album « Living Like A Runaway » (chronique ici) avait marqué ce retour et son histoire d’amour avec le succès et son public qui lui est si cher, ce live enfonce le clou. Que ce soit le titre émouvant « Living Like A Runaway » inspiré de son histoire personnelle, la reprise en ouverture du morceau d’Elton John « The Bitch Is Back », l’explicite « Hungry », « Back To The Cave », l'option pas de quartier avec ses paroles et son gimmick "Hate", le tempo endiablé de « Can’t Catch Me », "Out For Blood" qui marque son attachement aux Ramones. Que ce soit les classiques dont la ballade en duo avec Ozzy Osbourne à l'époque "Close My eyes For Ever" ou les titres récents, la set-list est bien équilibrée pour montrer l’étendue des diverses ambiances que Lita Ford sait manier, et il faut avouer que le dernier morceau pointantson nez, on aurait aimé en entendre plus, tant la lady du Hard Rock assure et vous fait passer un très bon moment en sa compagnie et celle de son groupe : comme une envie d’avoir été dans le public au Canyon Club à Agoura Hills, Californie début Octobre 2012. Les classiques et les nouvelles chansons figurant sur le nouvel album du moment « Living Like A Runaway » y avaient été effectivement présentés en live, pour l’occasion.

Le live complète bien l’album studio et mérite l’achat pour son atmosphère et plus


Tasunka

 

LINE UP:

Lita Ford – V / G
Mitch Perry – G
Bobby Rock – D
Marty O´Brien - B


TRACKLISTING:

01. The Bitch Is Back
02. Hungry
03. Relentless
04. Living Like a Runaway
05. Devil in My Head
06. Back to the Cave
07. Can't Catch Me
08. Out For Blood
09. Dancing On The Edge
10. Hate
11. Close My Eyes Forever
12. Kiss Me Deadly

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30 août 2013

WOLPAKK "Cry Wolf" (French Review)

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WOLFPAKK « Cry Wolf »
(AFM Records)

 

Release Date: 30 Aug 2013


En matière de Hard Rock / Metal mélodique, il y a de quoi se réjouir en compagnie de WOLFPAKK : en effet, le groupe à deux têtes, Mark Sweeney (Chant, ex-Crystal Ball) - Michael Voss (Guitare / Chant, Mad Max, ex-Casanova), sort son second opus et le duo fondateur, compositeur, producteur et musicien -chanteur, a mis les petits plats dans les grands pour ce “Cry Wolf” très attractif sur beaucoup de points. Effectivement, les morceaux purement Hard Rock profitent d’une belle dynamique, et d’un côté pas de quartiers qui convient à merveille avec le Rock pratiqué, dont « A Matter Of Time », « Dark Revelation », « Beats In Me », l’hymnique « Wakken », quant à la ballade ballades, « Cold Winter »les mélodies sont simplement efficaces , même chose pour les mid-tempos dont « Palace Of Gold » et le long titre phare « Cry Wolf", riche de toutes ces ambiances mélodiques et Hard Rock pur à la fois.

Et puisqu’il s’agit d’un all-star project, les invités sortent directement de la crème de la crème du Metal, ce qui participe pleinement à l’accroche de tout « Cry Wolf » ; songez que si Voss joue de la guitare sur bien des titres, il y a comme guest en solo, non moins que, au choix selon le morceau : Mandy Meyer (KROKUS, ex-GOTTHARD), l’incontournable Roland Grapow (MASTERPLAN, ex-HELLOWEEN), Kee Marcello (ex-EUROPE), même chose pour le chant qui voit en solo Ralf Scheepers (PRIMAL FEAR), Amanda Somerville, Johnny Gioeli (AXEL RUDI PELL), Göran Edman (ex-MALMSTEEN), Tony Mills (SHY, TNT), Piet Sielck (IRON SAVIOR), Blaze Bailey (ex-IRON MAIDEN), Doogie White (ex-RAINBOW, Michael Schenker Group) et on retrouve le duo Mark Sweeney / Michael Voss en duo sur deux titres ou en backing vocals sur tous.

La liste est longue et que dire si ce n’est qu’à la batterie, le bottin mondain est là aussi avec, pour exemples sans tous les citer : Brian Tichy (WHITESNAKE / OZZY), Hermann Rarebell (ex-SCORPIONS) sur le bonus track « Kid Raw » mais aussi aux claviers, Don Airey (DEEP PURPLE), sur « Cold Winter » et spécialement pour la reprise de Rainbow « Run With The Wolf », Tony Carey (ex-RAINBOW) qui y fait une apparition remarquée.

Avec leur second album, WOLFPAKK ont mis dans le mille du Hard Rock et du Metal mélodique : ça bouge, ça donne la pèche et ça émeut à la fois: que demander de plus ? « Cry Wolf » est à se procurer sans hésiter !

Tasunka

 


Track-List « Cry Wolf » :

01. Moonlight
02. A Matter Of Time
03. Dark Revelation
04. Cold Winter
05. Palace Of Gold
06. The Beast In Me
07. Wakken
08. Pressure Down
09. Run With The Wolf (Cover Version of RAINBOW)
10. Cry Wolf
11. Kid Raw (Bonus Track)

Guests On « Cry Wolf » :

- Vocals: Amanda Somerville (Kiske/Somerville), Ralf Scheepers (Primal Fear), Göran Edman (Ex-Yngwie Malmsteen), Johnny Gioeli (Axel Rudi Pell, Hardline), Doogie White (Ex-Rainbow, Michael Schenker), Tony Mills (Shy, TNT), Blaze Baley (Ex-Iron Maiden), Piet Sielck (Iron Savior), Jean-Marc Viller (Callaway)

-Bass: Mike Winkler (Session Musician)

- Guitars: Kee Marcello (Ex-Europe), Mandy Meyer (Krokus, Ex-Gotthard), Roland Grapow (Masterplan), Martin Rauber (Top4tea)

- Keyboards: Don Airey (Deep Purple), Tony Carey (Ex-Rainbow)

- Drums: Gereon Homann (Eat The Gun), Brian Tichy (Whitesnake /Ozzy), Hermann Rarebell (Ex-Scorpions), Roland Jahoda (Ex-Paradox, F.U.C.K.)

 

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3 mai 2013

Jeff Hanneman - SLAYER - Passed Away - May He Rest In Peace !!!

Slayer_Jeff_Hanneman

 

'Slayer is devastated to inform that their bandmate and brother, Jeff Hanneman, passed away at about 11AM this morning (05.02.13) near his Southern California home. Hanneman was in an area hospital when he suffered liver failure. He is survived by his wife Kathy, his sister Kathy and his brothers Michael and Larry, and will be sorely missed'

 SLAYER

 

I was given the chance to meet him and Kerry, Dave in Paris in 2009, to have a drink and a very nice time after press conference.

Jeff Hanneman was a great guitarist and a very sweet, friendly man !!! 

Our heartfelt thoughts are with his family, his bandmates and brothers

 R.I.P

Tasunka

 

==> Very Nice Photos Session With Jeff / Kerry / Dave (SLAYER promotion for "World Painted Blood" - Paris 2009- Great Evening with the band  :)

==> Photos SLAYER - Fun in Paris 2009 - Green Fairy was there :) - A big Thank You / Merci to the Band !!!

 

 

JeffHanneman_inParis_CopyrightTasunkaphotos2009

 

==> Live photos SLAYER / MEGADETH in Paris - 26 March 2011

 

Slayer_JeffKerry_©Taunkaphotos2009


18 avril 2013

"L'Encyclopedie Du Hard Rock Des 70's" - Interview Denis Protat

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Interview avec Denis Protat, l'auteur de cette riche et indispensable encyclopédie :)

Chronique du livre en cliquant sur la couverture, ci-dessus 

 

==> Qui es-tu et pourquoi cette envie de s'atteler à une telle encyclopédie ?

Denis Protat: Je suis enseignant, né en 68. J'ai depuis tout jeune écouté ces artistes des seventies. Il n'existait pas d'ouvrage sur le sujet à l'époque, ciblés sur le hard rock des seventies.

==> Et pourquoi particulièrement du Hard Rock des seventies ?

C'est à cette époque où les plus grands groupes sont nés : Led Zeppelin, le Jimi Hendrix Experience, les Who...

==> Combien de temps t'a pris la première mouture du livre en 2004 et cette nouvelle édition enrichie ?

Il m'a fallu un an pour chaque édition.

==> D'où tires-tu la richesse de ton savoir sur le sujet ?

C'est tout un parcours qui remonte à 25 ans...des rencontres, des journées à chiner (magasins, puces...) à chercher le disque rare ou encore inconnu. les livres aussi. Maintenant il y a le net.

==> Comment tu t'y prends pour faire des découvertes aussi poussées d'albums et ce, de par le monde entier ?

Grâce à des années de recherches, de croisements, de relations avec des collectionneurs.

==> Quel sujet ou partie de l'encyclopédie t'a donné du fil à retordre ?

Garder ou pas un groupe, trouver la juste frontière entre heavy ou pas....Le Floyd a des passages heavy et pourtant nombreux sont ceux qui ne comprendraient pas l'inclusion du groupe dans un livre sur le hard rock, le flamant rose étant plutôt considéré comme progressif ou psychédélique (période Syd Barett).

==>  Et a été le plus aisé ?

Les groupes connus...il y presque trop d'infos.

==> Quelle(s) découverte(s) t'a ou t'ont le plus marqué en faisant l'encyclopédie ?

De fabuleux combos comme Granicus, Left End, Leaf Hound et toutes ces pépites que j'ai mis en îles désertes.

==> Tu as pu écouter un extrait ou quasi tous les albums de l'encyclopédie ?

Presque tous, oui et quand je ne les ai pas écoutés, je mets très peu de commentaires.

==> Ta passion carbure à quel(s) album(s) en ce moment?

En ce moment je suis plutôt dans une période folkrock, folk psyché et toujours la période des seventies. Il y a des perles comme Trees ou Pentangle par exemple.

==> Tu es incontestablement passionné, alors, quel est ton futur projet ?

Rien de bien précis pour le moment. J'ai déjà fort à faire à écouter tous ces artistes !

Merci à Denis Protat pour ses réponses et son "Encyclopédie du Hard Rock Des 70's" qui se révèle être un must tout simplement pour tout amateur ou 'découvreur' de cet âge d'or, car les racines sont bel et bien là :)

 

2 avril 2013

"L'Encyclopedie Du Hard Rock Des 70's" -Denis Protat (French Review)

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Publication Aux Editions Alternatives

Interview avec Denis Protat, l'auteur de cette riche et indispensable encyclopédie: ici :)


Il est des livres qui vous prennent, comme ça, sans prévenir, auquels on s’attache au point de s’y plonger et replonger avec délectation, avec une curiosité insassiable d’en savoir plus, encore et encore. On peut dire que « L’Encyclopédie Du Hard Rock des 70’s » est incontestablement de ce genre-là et pourtant, ce n’était pas une évidence sur le papier, étant donné que quand on songe spontanément à une encyclopédie, c’est avant tout l’image d’un objet utile qui vient à l’esprit, utile certes mais froid en un sens, aussi bien fait soit-il. Pas de quoi s’y attacher, juste s’y référer. Or là, avec Denis Protat et son encyclopédie du Hard Rock des seventies, c’est simple, on se retrouve attaché à ce livre, du début à la fin. Non seulement, on est en présence d’un bel ouvrage à bien des niveaux : visuellement, très agréable dans les mains, utile et pratique par ses 1 800 groupes, ses 4 000 albums référencés et commentés, utile avec ses cotes d’albums, ses commentaires, ses index, et mille autres choses, mais ce qui fait la richesse et l’intérêt, l’accroche de cette seconde édition enrichie de « L’Encyclopédie Du Hard Rock des 70’s » (la première mouture datant de 2004), c’est la passion, le cœur et les tripes qu’a mis son auteur, Denis Protat, dans chaque page, chaque commentaire, avisé, clair, net et précis. Là est la touche du passionné, l’ingrédient humain qui fait de ce livre de 192 pages tout compris, une pièce unique à laquelle on aime se référer et/ ou ouvrir des pages au hasard, pour le simple plaisir de la découverte de groupes et le livre en regorge d'où qu'ils viennent de par le monde entier, car c'est bien des formations issues de toute la planète qui figurent dans l'encyclopédie! On voyage à chaque lecture, avide d’écouter ou réécouter les groupes nommés. « L’Encyclopédie Du Hard Rock des 70’s » se révèle être un must à posséder dans sa bibliothèque et à consulter comme une gourmandise pour le plaisir pour les passionnés, pour la précision technique pour les collectionneurs, etc.. De toute façon dans son introduction, l’auteur précise son intention, non ce n’est pas une encyclopédie exhaustive, mais on a envie d’ajouter, combien le livre peut être riche, divers et complet : les genres de l’âge d’or du Hard Rock 70’s sont décrits, les dates et raisons de ce phénomène, bien exliquées, bref, un début de bible :)


Un grand merci à Denis Protat pour son livre, qui me sert et fait voyager tous les jours et un remerciement spécial à Thierry Huylebroeck pour me l’avoir fait découvrir!


Tasunka

 

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29 novembre 2012

GIANT X "I" ( French Review)

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GIANT X « I »
(Steamhammer / SPV)


Release Date Europe:                             January 21st, 2013
Release Date Germany:                          January 18th, 2013
Release Date USA/Canada:                   January 22nd, 2013

 

Enfin, la nouvelle est tombée confirmant les rumeurs qui couraient depuis un moment, la collaboration de deux amis et partenaires de longue date au sein de RUNNING WILD et pas que:  Rock´n`Rolf Kasparek et Peter J. Jordan, est bel et bien concrétisée sous la forme de GIANT X. Grosse curiosité d’entendre ce que ce duo de guitaristes émérites et la voix / guitare de Running Wild allaient donner sur les compositions inédites des deux hommes et honnêtement appréhension aussi de se trouver face à des tonalités trop Running Wildesques tout au long de ce premier album. Et même si « On A Blind Flight » y fait songer, « Don’t Quit Till Tomorrow » enchaine, se démarque et summum du plaisir, l’excellent Blues Rock « Badland Blues » finit de marquer la différence : pas de doute avec GIANT X, on est définitivement en présence d’un groupe à part entière avec sa patte musicale très Rock façon seventies, eighties et nineties, les racines musicales de Kasparek et Jordan. On assiste, du coup, à une véritable variété des titres et des atmosphères avec, comme fil rouge, un plaisir plus que certain de la part des deux musiciens de jouer, s’éclater ensemble, de s’affronter amicalement lors d’envolées guitaristiques réussies et pour la première fois, d’entendre Rock’n Rolf donner de la voix différemment sur une ballade empreinte de groove et de feeling : « Nameless Heroes ». Puis, retour au Rock’n Roll authentique qui tient tant au cœur des deux complices, avec un « Go For It » vitaminé donnant méchamment envie de se bouger, et que dire d’un « Rough Ride » du même tonneau, si ce n’est que GIANT X, c’est plein gaz et comment ne pas aimer !!

Aux production et mixage, Peter J. Jordan a fait du très bon travail, aidé par Rolf et Niki Nowy ; mixeur live pour Running Wild, le son est en effet ciselé mais non poli, ce qui laisse le côté brut des morceaux s’exprimer à plein, notamment sur le très Heavy : « Friendly Fire » ou l’hymne et hommage final au « R.O.C.K. » !

GIANT X est une très belle surprise Rock Heavy, vivement conseillée à l’achat !!

Tasunka

 

 Tracklisting GIANT X “I”:
 
01. The Rise Of The Giant X (Intro)
02. On A Blind Flight
03. Don`t Quit Till Tomorrow
04. Badland Blues
05. Now Or Never
06. Nameless Heroes
07. Go 4 It
08. The Count
09. Rough Ride
10. Friendly Fire
11. Let`s Dance
12. Soulsurvivors
13. R.O.C.K.

 

23 novembre 2010

TAROT / THE MAN-EATING TREE @ Paris - 04. Nov. 2010 - Live Report / Photos :)

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Le « Gravity Of Light Tour » de TAROT posait ses amplis dans la capitale, ce 4 novembre 2010, pour défendre les couleurs de son huitième album éponyme et du Heavy Metal qu’aime pratiquer le groupe des frères Hietala, depuis un beau nombre d’années maintenant. Puisqu’ils étaient accompagnés de leurs compatriotes finlandais et musiciens aussi convaincants qu’eux, THE MAN-EATING TREE, Paris a pu avoir le privilège de plonger dans l’univers de THE MAN-EATING TREE et de TAROT et cela valait le déplacement :)

(Live Report / Photos: Tasunka)

Photos TAROT / THE MAN-EATING TREE: ici :)

A retrouver aussi sur ZIKANNUAIRE : ici :)

TheManEatingTree_CopyrightTasunka2010_01

THE MAN-EATING TREE , ce nom signifie retrouver Vesa Ranta, le batteur de feu SENTENCED et ça  représente beaucoup: le groupe a effectivement marqué l’histoire du Metal par son style unique d’ambiance mélancolique, sourde, grondante comme un orage en approche et de puissance. Par conséquent, c’est un plaisir que cette venue, que cette retrouvaille de Vesa avec le devant de la scène, avec son nouveau groupe formé autour d’amis : The MAN -EATING TREE. A la guitare, notamment, on y voit Janne Markus (Poisonblack) ou au chant, un Tuomas Tuominen, très enthousiaste et charmeur avec sa voix suave. Sans compter que « Vine », le premier effort du groupe, sorti en septembre 2010, est mixé par une connaissance depuis SENTENCED : Hiili Hiilesmaa (HIM, Amorphis) puisque l’homme a aussi collaboré au mixage avec ce groupe, à l’époque et même chose avec POISONBLACK. Musicalement avec THE MAN -EATING TREE, on assiste à un Metal atmosphérique de bon calibre, avec un parfum de SENTENCED sans l’imiter, avec une base de compositions intéressante, qui fait se dire que ce soit en live ou sur CD, que THE MAN-EATING TREE est à garder à l’œil et à l’oreille. En live, les finlandais ont donné une belle prestation, faite de force et de feeling, et le public a accroché, acclamant avec conviction le groupe quand le concert est arrivé à son terme. A ne pas oublier leur reprise des MOODY BLUES « Nights In White Satin », qui était un hommage à Miika Tenkula (Guitariste et principal compositeur de SENTENCED, décédé à l’âge de 34 ans) étant donné que celui-ci avait toujours voulu reprendre ce titre avec SENTENCED, dans le passé. Beaucoup d’émotions du coup pour ce concert et un pari gagné par le groupe: ce n’était pas évident de démarrer dans une salle remplie d’à peine 110 visiteurs, mais THE MAN -EATING TREE a résolument passé outre l’obstacle et gagné ses lettres de noblesse sur scène.

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Durant la pause entre deux sets, un espoir planait de voir la salle du Nouveau Casino se remplir de plus que cette centaine de personnes avant l’entrée en scène de la tête d’affiche, mais dommage, le comité restera restreint pour accueillir TAROT , le groupe des frères Hietala. Comme le disait avec un sourire, Marco (Hietala) : « Ok le nombre de personnes est juste correct, mais ce sont les meilleurs du public qui sont venus, alors, c’est bien et pour une fois, tout se passe comme prévu » (Référence à l’annulation du concert parisien, quelques temps auparavant). Il faut dire que le bassiste qui officie également dans NIGHTWISH, a fait preuve de beaucoup d’humour tout au long du concert, avec, entre deux vocaux rauques, entre deux accords de tueur plaqués sur sa basse, le finlandais a livré des blagues, franchement marrantes, ne serait-ce que pour présenter ses comparses. Janne Tolsa aux claviers a ainsi vu son secret révélé : il est le premier homme greffé avec un sexe de baleine ! L’éclat de rire a été général ! La décontraction était donc au beau fixe ainsi que l’hilarité générale entre deux morceaux et les titres, quant à eux, étaient joués sans retenue aucune, confirmant ainsi le bien fondé des plus de 25 de carrière de TAROT. Le Heavy Metal délivré par le groupe est en attaque, hymnique, avec pour exemple, « Pyre Of Gods » ou un « Traitor » qui, à eux seuls, servent de vitrine aux atouts de TAROT : à savoir, le duo de voix entre celle unique de Marco, et celle de Tomi « Tupple » Salmela qui complète au mieux le timbre de son partenaire, la guitare de Zachary (Hietala) qui sort des rythmique et surtout des soli parlants, un batteur redoutablement efficace, en la personne de Pecu Cinnari et enfin, un claviers qui occupe bien sa partie sans en faire trop : Janne. Et bien sûr, last but not least : la basse de Marco, diablement précise et dynamique.

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Le Nouveau Casino a assisté à un concert digne de ce nom, oui, mais…si le public des premiers rangs, le plus près de retours sur scène, a pu apprécier et s’éclater totalement grâce à un très bon son venant des retours, ceux des rangs plus loin, se sont pris une déferlante de notes basses assez indigeste, qui noyait les aigus et empêchait de retrouver la qualité audio des albums. Le second « Oui, mais… », venait des apartés, vous savez les discours et blagues de Marco entre deux morceaux, un peu longs parfois et qui finissaient par casser quelque peu le rythme, en le faisant passer de soutenu, et là, TAROT assure sans conteste, à une baisse de régime. Dans ce cas, il tardait de voir redémarrer le titre suivant, pour se replonger dans l’ambiance et headbanger en cadence, à nouveau ; là, il faut avouer que c’était à chaque fois fort en intensité.

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TAROT et THE MAN-EATING TREE se sont fendus de deux belles prestations, avec une véritable belle surprise et un sans faute pour les seconds et pour TAROT, disons un concert avec tout ce qu’il faut, éclate, accroche et humour en prime, mais qui aurait tellement été meilleur avec un bon son et encore plus de public présent. Ils seront à Bercy en 2011 et là, tout les meilleures conditions devraient être réunies, alors surveillez d’ores et déjà les agendas pour réserver : TAROT en concert, c’est l’ambiance et le headbanging garantis !

Setlist TAROT :
- Sleep In The Dark
- I Walk Forever
- Satan Is Dead
- Crows Fly Back
- Tides
- Calling Down The Rain
- Hell Knows
- Veteran Of the Psychic Wars
- Pyre Of Gods
- Rider Of The Last Day
- Crawlspace
-------------------------------------------------
- Warhead
- Traitor

20 décembre 2011

Luca Turilli's RHAPSODY - Interview :)

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Apres l'annonce du split amical de RHAPSODY OF FIRE, la naissance du nouveau groupe de:  LUCA TURILLI 's RHAPSODY et l'annonce du nouvel album à paraître en juin 2012,

Luca Turilli se prête au jeu de l'interview exclusive avec Markus Wosgien

 Merci à valerie Reux/Nuclear Blast pour cette interview exclusive :)

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Luca Turilli's RHAPSODY  / Interview by Markus Wosgien, English Version

Markus Wosgien: Hi Luca, thank you for the interview and for your time. Here we go with my first question: after the official split of RHAPSODY OF FIRE a lot of rumors about the same split spread around the net. Do you want to tell or precise something about it?

Luca Turilli: Hi Markus, it’s a real pleasure for me to exchange some words with you and to give some information to our fans at the same time. First of all let me tell you that Alex (Staropoli) and I had a lot of fun while hearing some comments following the announcement of the friendly split of RHAPSODY OF FIRE. In particular I heard the comments of some people imagining a lot of weird things or thinking that I was the one who left the band because of this or that reason. Honestly this is really absurd and nothing is more untrue.

The only reality is that in the end of 2010 Alex and I, together - and I underline: together -, agreed that after FROM CHAOS TO ETERNITY (the 10th official RHAPSODY OF FIRE album which closed the cycle of releases related with our saga), we would have went on with our careers separately. This because after 20 years of great and unique collaboration the feeling, while working together, was not the same anymore and so, due to the strong respect we have for each other, we decided to take this important decision.

We also agreed everything about the way the band split and the fact of keeping for both the name RHAPSODY, in respect of all the unique efforts and the personal economical investment we both made in these years to make this name stronger and stronger in the market. So, again, all was decided really in a friendly way between two people respecting themselves at all levels. Therefore no conspiracy theories or something like that ha ha, instead just the honest will of proceeding separately in order to find new artistic stimulations. Be also sure that there won’t be any competition between the two RHAPSODY bands, we are too old for those kind of games ha ha. I love Alex and want for him the best possible success. I also take the chance of wishing the best to the new members of RHAPSODY OF FIRE: TOM HESS and ROBERTO DE MICHELI. They are great people and ultra-skilled musicians, a sure guarantee of great music at the highest artistic levels for all the fans of Alex and Fabio’s band!

MW: Let’s speak about your new album. What can you tell us about it?

LT: Honestly, this album is very important for me, Alex Holzwarth, Patrice and Dominique and personally it is the one I always dreamed to record. The basic composition process lasted around 5 months. In this period of time I worked at the rhythm of 12-14 hours per day and, while very hard because very demanding mentally and spiritually, this was one of the most rewarding sessions of composition of my whole life. It rarely happened I had so much fun playing the guitar, the keyboards or my beloved piano and creating original classical parts, cinematic interludes, orchestrations and all the rest.

Now all the songs are ready and I am actually in the process of arranging everything. As you know I don’t hire external people to orchestrate the music but I do all by myself writing the music for each section of the orchestra, the choirs etc. and this sometimes can be a very long and hard process stealing a lot of time and energy ha ha.

I can not deny that this is a very ambitious album because of the investment, artistic vision etc., and all the people working on it, NUCLEAR BLAST included, are thinking the same. That’s why in the upcoming months of intensive studio work I want to go on dedicating myself night and day to it, without thinking to anything else. The production of the album just started and ALEX HOLZWARTH recorded most of his drum parts already. I will release more news about the album production, month after month, from my new website (WWW.LTRHAPSODY.COM), starting from the end of January 2012.

MW: Speaking about the production, is it true that for your new LT’s RHAPSODY album you changed your working team completely?

LT: Yes, after many years of work in Wolfsburg at the court of our friend SASCHA PAETH, I decided to start this new artistic adventure with a different team of people. Sascha  and the other friends of the Gate Studio (Miro, Olaf, Robert, Simon etc.) are a winning team and their help in the past was really important for RHAPSODY. But it’s since many years already that Alex and I took the productions in our hands becoming producers of our own albums, despite Sascha remaining always fundamental as engineer and mixer man. His mixes will remain legendary and our list of thanks will be never long enough for all the professional contribution he gave. All the years of work, fun and sufferance in the Gate studios of Wolfsburg will surely remain unforgettable and are carved in our heart.

For LT’s RHAPSODY and the new band adventure I decided to change the studio and the main man behind the console. We are now recording the new album at the BACKYARD STUDIO of Kempten,Germany. Our new engineer and main mixer man is the same owner of the studio and his name is SEBASTIAN ROEDER, the person who worked for RHAPSODY OF FIRE in the last worldwide tour making real miracles while mixing our music live. Apart from being a talented engineer he is a great person and he shares with us the love for this style of music. To resume, the new album will be produced by me as usual, while Sebastian will take care of the engineering, mixing and mastering process.

MW: What can you tell us about the new singer?

LT: As you can imagine this will be one of the most important news to be given in the upcoming months but for the moment we prefer to keep all top secret. Speaking about singers please allow me to say a few words about OLAF HAYER, singer and talented voice of LUCA TURILLI, my old solo band. The truth is that, as many people could already imagine, I stopped my solo activity as LUCA TURILLI definitely, willing to dedicate myself to LT’s RHAPSODY at full time. That’s why I want to publicly thank Olaf for the fundamental contribution he gave to our solo albums. All the 3 albums of the trilogy entered the charts establishing some important records and this was possible mainly because of my friend Olaf. Who knows, maybe sooner or later we’ll still have the chance to work together, never say never.  

MW: And what about the future plans of LT’s RHAPSODY?

LT: Well, the most important thing I can tell you is that our tour agency ALL ACCESS is actually working hard and preparing a worldwide tour. Considering that the new album will be released in June 2012, the plan is to start the tour a couple of months later in order to promote it at the four sides of the world. It will be an infinite pleasure for me, Alex, Patrice and Dominique to meet all our old and new fans once again and to play in front of them the new LT’s RHAPSODY songs and the old RHAPSODY/RHAPSODY OF FIRE hits. Surely there will be also a couple of surprises for the one who liked my old solo albums too!

MW: Thank you Luca and all the best to you, Alex, Dominique and Patrice for the start of this new artistic adventure.

LT: Thanks to you and to the friends of Nuclear Blast for believing so much into it!  

 

MORE NEWS, ALBUM TITLE AND COMPLETE TRACKLISTING ON JANUARY 30, 2012

 

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16 septembre 2011

STRATOVARIUS Says FAREWELL To DRUMMER JÖRG MICHAEL

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STRATOVARIUS SAYS FAREWELL TO DRUMMER JÖRG MICHAEL

 Stratovarius, one of the most successful Finnish acts with over 2.5 million albums sold, says farewell to longtime drummer Mr. Jörg Michael who wil leave the band after 15 years for personal reasons. Jörg will play all the remaining tour dates until the end of January, and will celebrate with a special Finnish "Farewell Jörg" tour in Finland November 18th - 26th.

 Jörg joined the band in 1995 and the first Stratovarius album he played on was Episode (1996). He played on nine albums and nearly 1000 shows with the band.

"The rest of us just has to accept Jörg's decision with a lot of sadness and wish him all the best for the future. But we can also assure that the band will still go on", says the singer Mr. Timo Kotipelto.

The band and Jörg are not going completely separate ways though, since Jörg will still be working for the band with his booking agency Twisted Talent Concerts. "Our long journey of over fifteen years together has not ended yet, as Jörg remains among our background forces - and we couldn't be more happy about that. Not only has he been a great drummer but also a close friend and a true professional. We're honoured to have Jörg by our side for this farewell Tour. We can't wait to rock with our 'German Steamroller' one last time! These shows will be unforgettable for all of us", Kotipelto continues.

Stratovarius released their latest studio album "Elysium" in the beginning of the year. The brand new video for the second single "Under Flaming Skies" can be checked on earMUSIC official Channel.

Direction: Mariano Biasin



Live Report HELLOWEEN / STRATOVARIUS / TRICK OR TREAT  @ Paris: ici / here ;)

Chronique "Elysium" ici :)

STRATOVARIUS, Photo Session: ici / here ;)

 

Site Officiel : www.stratovarius.com
Myspace : www.myspace.com/officialstratovarius

 

Stratovarius line-up:

Timo Kotipelto (vocals)

Jens Johansson (keyboards)

Lauri Porra (bass),

Jörg Michael (drums)

Matias Kupiainen (guitar)

Jörg Finnish Farewell Tour:

 

The band is currently on tour in Russia

18.11. Mikkeli, Mikaeli

19.11. Tampere, Pakkahuone

23.11. Jyväskylä, Lutakko

25.11. Oulu, Club Teatria

26.11. Helsinki, Tavastia

The PR on facebook:

http://www.facebook.com/note.php?created&&note_id=286745071341449#!/notes/ea
rmusic/important-announcement-from-stratovarius/286745071341449
 

24 mars 2011

TURISAS / CRIMFALL @ Paris - 21 March 2011 - Live Report / Photos :)

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(Live report / Photos :  Tasunka)

 TURISAS / CRIMFALL Live Photos: ici / here  :)

 

 Coup de tonnerre dans le monde épique Folk / Power Metal avec les finlandais de TURISAS qui innovent un terme éponyme de leur hit incontournable issu du premier album de 2004 : « Battle Metal ». L’ancien dieu finlandais de la guerre était à la fête avec une salle parisienne, le Nouveau Casino, quasiment pleine et surtout avec un public qui a laissé bouche bée le groupe, par une telle ferveur manifestée dans la reprise vocale des morceaux bien connus, qu’ils soient récents ou anciens ; récent comme l’évident hymne et titre du dernier opus sorti le 28 février  2011 : « Stand Up And Fight » ou ancien, comme le final qui conclue un show guerrier à plein : « Battle Metal » tiré du premier album éponyme ou du second « The Varangian Way ». On chante avec force en chœur avec le duo fondateur, Mathias Nygård (chant / composition) et Jussi Wickström (guitare), on secoue la scène en rythme, en somme une osmose totale et très plaisante entre un groupe déchainé et un public qui ne l'est pas moins. Et ce, même si le chanteur a déjà démontré qu’il pouvait être plus en voix, par le passé qu’il ne l’était ce soir-là 

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 Cette première fois à paris pour TURISAS, restera gravée dans les mémoires et comme le dit leur leader, cet accueil leur a, d’ores et déjà, donné une très vive envie de revenir remettre ça, rapidement 

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 Le groupe sera au Hellfest 2011, afin de reprendre une dose de TURISAS, dont font partie intégrante le violon électrique d’Olli Vänskä, les tambours de guerre (Tuomas Lehtonen), les riffs et rythmiques de Hannes Horma plus les chœurs et orchestrations, les peintures de guerre, le cuir, les clous : oui, le Metal Battle et la fougue, on aime ça. TURISAS a offert une tuerie aussi forte en sensation qu’un bon film du genre, surtout que les morceaux joués en live, gagnent une puissance cash et directe sur ce que les claviers adoucissent par instants, trop sur album.
Ce n’est pas le public, participatif à 200% et qui a pris un plaisir certain, qui dira le contraire :)

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 En première partie, la surprise a, elle aussi, été bonne et finlandaise avec CRIMFALL, qui a accompagné TURISAS sur les dates anglaises et parisienne : CRIMFALL, c’est une sirène toute en chair et coffre vocal : Helena Haaparanta en duo avec la voix d’ogre de Mikko Häkkinen, CRIMFALL, c’est du Power / Folk / Black rappelant les chants traditionnels, bref, CRIMFALL, se révèle être un groupe au fort potentiel et une bonne entrée en matière pour une salle qui est vite montée en tour de chauffe pendant les 25 minutes de leur gig.

Leur album « The Writ Of Sword » sortira le 23 mars 2011 et est à se procurer sans hésitation !

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 Pour poursuivre le « Stand Up And Fight Tour», TURISAS sera en compagnie de DIE APOKALYPTISCHEN REITER en mars-avril 2011, après avoir tourné au Canada, Mexique, Amérique du Nord avec CRADLE OF FILTH, en janvier 2011, et ce, avec l’absence remarquée de Netta Skog et son accordéon, qui a dû brusquement se retirer de la tournée nord américaine et du reste des dates, le 21 février 2011 dernier, pour raisons de santé : On lui souhaite un rapide rétablissement !

 Rendez-vous au Hellfest, donc, avec TURISAS et une affiche de dingue, tout court :) 

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 Setlist TURISAS, Paris - 21 mars 2011 :

- Intro
- As Torches Rise ("Battle Metal")
- One More ("Battle Metal")
- The March Of The Varangian Guard ("S. U.A. F")
- Great Escape ("S. U.A. F")
- To Holmgard And Beyond ("The Varangian Way")
- The Messenger ("Battle Metal")
- Solo violon
- Five Hundred And One ("The Varangian Way")
- Stand Up And Fight ("S.U.A.F")
- Miklagard Overture ("The Varangian Way") 

____________________________________________________________________________

- Rasputin (reprise Boney M)
- Battle Metal ("Battle Metal")

 

22 février 2011

VANDEN PLAS / SPHERIC UNIVERSE EXPERIENCE @ Paris - 12 Fev 2011 - Live Report / Photos :)

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Prévu le 17 décembre 2010, le concert des prodiges du Prog Metal teutons manquait décidément dans le planning des gigs français et de façon générale tout court. Aussi, Base nous faisait-il  un cadeau, ce samedi 12 février 2011 en organisant l’un de ses concerts dont on sait qu’il sera mémorable, VANDEN PLAS accompagnés des français de SPHERIC UNIVERSE EXPERIENCE et de leur Prog musclé et riche à souhait. Enfin, le groupe allemand était de retour dans la capitale après une trop longue absence, depuis leur venue en septembre 2006 et Andi Kuntz, toujours aussi charismatique de présence vocale et scénique, s’en réjouissait autant que le public fort nombreux pour la circonstance :)

(Live report / Photos :  Tasunka)

VANDEN PLAS / S.U.E. Live Photos: ici / here :)

SPHERIC UNIVERSE EXPERIENCE Session Photo 2007 : ici / here :)

 

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Afin d’entamer les bonnes choses, SPHERIC UNIVERSE EXPERIENCEse sont défoncés sur scène, en guests de qualité, et l’horizon d’un quatrième album est d’autant mieux accueilli que leurs trois précédents opus ont fait leur preuve, la preuve d’une formation qui associe originalité à Metal Prog et massif. Le groupe s’est défendu avec panache face à un public très accrocheur pour une partie et moins participatif pour la seconde, mais qu’importe, les français ont mis le feu aux poudres avec leur mélange entre l’atmosphérique créé par les claviers de Fred (Colombo) et une ambiance, lourde, agressive,  produite par la guitare de Vince (Benaïm), la solide ligne de basse-batterie de John (Drai) et Christophe (Briand), le grain de voix de Franck (Garcia). Pour S.U.E., comme pour VANDEN PLAS, la date au Divan Du Monde marquait aussi leur retour en live, depuis leur dernier concert du 7 novembre 2009

 

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VANDEN PLAS enfin sur une scène hexagonale et parisienne qui plus est : l’événement était de taille pour faire se déplacer une belle assemblée côté nombre et participation. Chacun a, en effet, donné de la voix, s’est lâché du sol aux balcons en manifestant un tel enthousiasme que Stefan Lill,  le guitariste du groupe, en a même remercié pour tant de chaleur, à la fin du concert, en jetant son médiator aux plus acharnés du balcon, en en oubliant même un instant de jouer, alors que le morceau était en cours, pour mieux lancer l’objet sans rater sa cible. Et c’est justement cette chaleur humaine et des morceaux, qui fait aimer le groupe, ainsi qu’adhérer à leur univers ; VANDEN PLAS étant effectivement soudé et sans changement de line-up depuis sa formation, au milieu des années 80s.
Andi confiait après le concert, son soulagement que tout se soit passé de façon aussi géniale de A à Z, étant donné que l’inquiétude était quand même présente de ne pas pouvoir donner le maximum ou que tout ne roule pas tout seul, le groupe ayant pour premier objectif de toujours apporter le meilleur au public.

 

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Et le meilleur a été présent, de cette griffe typique à VANDEN PLAS, ces mélodies fortes où alternent passages calmes et endiablés, passages instrumentaux dans toute leur force de frappe, de feeling,  l’ambiance s’est retrouvée être tellement survoltée au fil des 15 titres, que la foule a repris et suivi en battant des mains, tout au long du concert sans pratiquement faire de pause. Ce 12 février 2011 avait un air de setlist du « Spirit Of Live » réalisé à Paris, le 13 février 2000, puisque « I Can see », «Into The Sun », « Soul Survives », « Iodic Rain », « Far Off Grace »  et  l’ultime morceau de rappel « Rainmaker » figuraient en bonne place, ne manquait que Patrick Rondat, en guest à la guitare comme en 2000 sur ce titre, et la sensation  aurait été complète. Très au point sur tous les morceaux qui survolaient chacun des CDs de la carrière de VANDEN PLAS avec un nombre marqué en provenance du dernier album « The Seraphic Clockwise » ou de « Far Off Grace » (1999), le groupe n’a pas boudé sa joie d’être là et a joué sans retenue aucune. Les ‘classiques’ n’ayant pas pris une ride et les tous derniers morceaux assurant, la foule frolait la transe. Andi se fendant même de nombreux remerciements en français, qu’Il a tenu à écrire sur une feuille au pied d’un des retours pour être sûr de ne pas se tromper et faire passer son émotion d’être là avec tout le groupe, à nouveau en France.

 

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Chacun au sein de VANDEN PLAS, était bien en place sur les morceaux, le bassiste Torsten Reichert, le guitariste Stefan Lill qui se promenaient d’un bord à l’autre de la scène, facétieux avec les photographes, la foule, la caméra qui filmait le tout et tout autant technique et mélodieux dans ses parties solos, quant à Günter Werno tout sourire aux claviers,  Andi, impérial comme à son habitude, le chanteur tendait des mains dans le public, poussait et tenait la note sans sourciller, faisait passer force et émotion avec une élégante simplicité
Bon son et lumières, beaux backdrops aux couleurs du dernier et très bon opus de VANDEN PLAS : « The Seraphic Clockwise », qui a succédé au mémorable et acclamé : « Christ 0 » (2006)

En somme, un 12 février idéal, avec deux groupes qui ont affirmé leur classe musicale et humaine ;  depuis longtemps avérée pour VANDEN PLAS et en constante affirmation pour SPHERIC UNIVERSE  EXPERIENCE

  

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Setlist VANDEN PLAS :
01.I Can See (Far Off Grace – 1999)
02.Into the Sun (Far Off Grace – 1999)
03.Holes In The Sky
04.Silently (Christ 0 – 2006)
05.Iodic Rain (Far Off Grace – 1999)
06.Rush Of Silence
07.Far Off Grace (Far Off Grace – 1999)
08.Quicksilver
09.Cold Wind (Beyond Daylight – 2002)
10.Frequency
11.Soul Survives (Colour Temple -1994/1995)
12.Scar of an Angel
13.Postcard to God (Christ 0 – 2006)

_________________________________________

14-Christ 0 (Christ 0 – 2006)
15-Rainmaker (The God Thing – 1997)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

20 février 2011

BlackRain "Lethal Dose Of..." - Interview Swan / Max 2 - 15 février 2011 :)

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BlackRain est non seulement un très bon groupe qui peut rendre fier n’importe lequel de ses illustres ainés du Sleaze Rock, dont Mötley Crüe, avec ses morceaux calibrés pour ‘botter le coup’ et le fun, mais non content de faire parler la poudre à nouveau avec le troisième opus : «Lethal Dose Of… », le quatuor se révèle aussi doté d’un sens de l’humour et d’une simplicité des plus agréables.
Entretien avec Swan et Max 2, respectivement lead guitariste et chanteur / guitariste de leur état :)

(Interview / Photos : Tasunka)

Chronique “Lethal Dose Of…” ici :)

BlackRain Photos Live (14 Dec 2010) / Photo Session (14 Fev 2011) : ici :)

 

«Lethal Dose Of… »  est sorti le 14 février 2011. Vous avez fait la fête ou vous attendez pour célébrer ça ? :)

Max 2 (guitare) : On attend quelques semaines avant de fêter ça, histoire de voir un peu les résultats, le retour sur l’album

Par rapport à « License To Thrill » (2008), quelle évolution représente ce troisième album?

Swan (chant / guitare) : Comme tu dis, c’est une évolution, une grosse évolution, un grand pas en avant même. Principalement par rapport aux compositions, je pense que tout est plus abouti au niveau du son, des structures des chansons. Techniquement et musicalement parlant, tout est mieux, à mon avis. Ce qui est normal, on évolue. Tout a représenté beaucoup de travail, à tous les niveaux, que ce soit lui (Max 2) quand il fait ses solos, moi quand je compose les chansons ou quand on les enregistre
Max 2 : Non, là, il faut que je le dise, il est hyper humble ! C’est clair qu’au départ, la plus grosse partie, la matière : c’est sa composition. Tu as beau faire les meilleurs mixes, utiliser le meilleur son, les meilleures guitares du monde, si les bases, de bons morceaux, ne sont pas là, ça ne marche pas. On a de la chance, le son est là, Dany a fait extrêmement bien son boulot. Par rapport à l’album d’avant, il y a une grosse progression dans l’oreille, c'est-à-dire dans le fait de mettre en valeur les riffs et dans les mélodies.

Swan, tu as composé l’album en intégralité, et ce, pour la première fois

S : Oui, c’est ça
M : En fait, on a tiré à la courte paille pour cette fois et j’espère que pour le prochain, ça tombera à nouveau sur lui, comme ça, je me la coule douce (rires) 
S : Par rapport au précédent, j’en avais déjà fait pas mal aussi, on avait partagé quand même beaucoup de chansons. Pour le nouveau, il s’est trouvé que j’étais sans emploi avant les autres, du coup, ça m’a laissé un paquet de temps pour faire de la musique, pour voyager, ce qui m’a appris pas mal de choses. J’ai donc eu tout le temps nécessaire pour faire l’album, que ce soit pour le composer ou pour enregistrer les démos
M : Disons que l’investissement a été direct de sa part, vu que quand il a été au chômage, là, il n’y avait plus d’autre choix que de se dire, ok, on y va à fond. Nous, on avait encore nos jobs, moi, j’étais moniteur de ski, j’avais encore le DE (diplôme d’état) à passer et du coup, ce n’est pas évident d’avoir plusieurs choses à gérer en même temps, de pouvoir s’investir dans une, autant qu’on le voudrait
S : De composer comme ça, il se trouve que ça s’est bien déroulé, alors on va continuer à faire de cette façon
M : Non, mais s’il nous avait proposé des chansons nulles, on aurait fait autrement, mais comme on a vu que les deux-trois premières étaient bien, on s’est dit : on va le laisser dans ses délires et il va faire tout l’album  (rires)
S (en riant) :
Quand même, je ne lui a pas fait ses solos, je l’ai laissé les jouer…non, c’est parce que je n’y arrivais pas, en fait (éclat de rires)
M : Il me donnait son avis sur ce que je jouais, au fur et à mesure et ça s’est fait comme ça

En plus de la très bonne humeur qui règne entre vous et au sein du groupe, une autre chose est flagrante chez vous : c’est cette incroyable détermination dont vous faites preuve !

M : C’est venu hyper tôt, cette ambition, depuis qu’on s’est connu au collège, à 14 ans. Honnêtement, je n’avais pas cette ambition au départ. Pour moi, ça me paraissait être très dur de réaliser ce qui semblait être un rêve. C'est-à-dire que j’avais ce rêve depuis tout petit de faire un groupe et de réussir dans le monde musical, mais si Swan aussi avait ce rêve-là, il savait, lui, que c’était possible. Il m’en a parlé et j’ai fini par me dire qu’il avait raison ! Je me rappelle, on était dans la cour de récré et il m’a affirmé : « Mec, je t’assure que c’est possible ! »
S : C’est tout à fait vrai (dit avec beaucoup de simplicité :)
Quand on me posait la question, depuis assez jeune, de ce que je voulais faire de ma vie, je n’ai jamais dit ‘I Wanna Rock !' mais je le pensais. Au fond, je savais que je voulais faire ça, bizarrement et après, au fur et à mesure qu’on a fait le groupe, ça s’est développé. Au départ, c’était un peu innocent et puis, on en est venu à faire les choses de plus en plus sérieusement et voilà, une fois que tu es lancé dedans, il faut savoir ce qu’on veut et aller jusqu’au bout !
M : ça n’a pas été innocent longtemps. Dès le début, on a eu cette volonté de faire un truc bien, sérieux n’est peut-être pas le terme quand tu as seize ans, mais de composer des bonnes chansons

Vous avez un nouveau batteur (Franck F) depuis le 20 novembre 2010, pourquoi ?

S : En fait, on a été un peu maudits avec les batteurs, depuis le départ. Au début où on faisait des reprises, on en a changé souvent et puis, nous avons trouvé un batteur de dépannage sur une recommandation. Il habitait dans notre bled en Haute-Savoie et faisait vraiment beaucoup de ‘dépannages’. On l’a eu pour enregistrer notre démo et il a décidé de rester pour enregistrer ce qui est finalement devenu notre premier album, même si c’est quand même une démo (« BlackRain », 2007). Il est resté jusqu’au deuxième album (« License To Thrill », 2008), mais ensuite, il a décidé de partir quand on a commencé à faire des tournées un peu Rock’n Roll, une peu galériennes, dans les clubs en Europe
M : Il faut dire qu’il était un peu plus âgé que nous et qu’il n’avait pas les mêmes ambitions. Nous sommes encore en très bons termes avec lui, c’est lui qui a pris cette décision de s’en aller et il nous a même aidés à trouver un autre batteur
S : Il préférait avoir sa vie, ‘normale’ entre guillemets. Ensuite, on a joué avec un autre batteur avec qui nous nous sommes très bien entendus. Ce n’était pas le top au niveau technique, mais ça a quand même bien marché, donc on a fait pas mal de dates avec lui et au moment où il a fallu enregistrer cet album, il a commencé à avoir des problèmes au niveau du travail, de la technique. Malgré tout, il a quand même déménagé avec nous à Paris, mais là, ça a vraiment coincé : le travail à fournir, ne l’était pas en fait. Comme nous sommes un groupe très motivé, il faut que les quatre personnes soient motivées au même niveau, aient la même ambition, ce qui est toujours très dur. Je pense qu’en fait, il y a tout le temps des tensions dues à ça, plus ou moins importantes et qu’il faut savoir gérer ce fait, même si ce n’est toujours évident
Parfois, comme ça a été le cas-là, on laisse la chance aux personnes, plusieurs fois, mais après, ça ne marche plus

Qui gère les moments difficiles ?

S : On essaie tous de gérer à un moment donné, mais maintenant que nous avons quelqu’un d’extérieur au groupe, notre producteur (Dany Terbèche : Enfer Magazine, Tokyo Blade, Gypsy Queen, …), c’est différent, ça nous aide beaucoup parce qu’il voit forcément les choses un minimum de l’extérieur, mais ça, ça s’apprend aussi. On n’a pas toujours le recul nécessaire  pour voir quand il y a des choses à rectifier, lui arrive à nous prévenir avant. Avec lui, on prend de l’expérience, on apprend à voir les choses venir, à prévenir plutôt que de se retrouver coincés dans telle ou telle situation. C’est ça, l’expérience aussi, c’est normal

Dany Terbèche est une référence, en plus d’être humainement et professionnellement hautement estimé et respecté, comment et pourquoi avez-vous réussi à collaborer avec lui, surtout qu’il était « retiré » de tout ça ?

S : C’est venu par hasard. Ce n’est pas notre génération ; en fait, nous avons connu Enfer Magazine de nom, sans savoir ce que c’était. C’est notre ancien manager qui m’a présenté en premier lieu, à lui : on a parlé ensemble une première fois, comme ça, sans rien qui ne débouche de ça, mais notre manager de l’époque a insisté pour aller à Paris, rencontrer à nouveau Dany, lui faire écouter le CD,  le premier mixage qu’on avait fait, et en insistant, Dany a fini par accepter. Il a écouté, nous a dit qu’il y avait du potentiel, mais que le son était catastrophique alors que c’était le mixage pourtant de Beau Hill (producteur d’Alice Cooper, Winger, Europe, Ratt). Après un diner que Dany a eu avec notre manager et le bassiste (Matthew H.), je crois qu’il a eu pitié de notre bassiste qui repartait désespéré et il a décidé de nous aider. Il a été amené à nous aider petit à petit, parce qu’au début, c’était juste pour mixer le chant. Ensuite, comme ça s’est bien passé, il a mixé tout l’album et puis il s’est rendu compte qu’autour de nous, les structures qu’on avait, tourneurs, label et tout, par rapport à ce qu’il pensait et voulait faire, ne tenaient pas la route, alors, finalement, de producteur, il a aussi été amené à être manager, à faire de plus en plus de choses. Vu son investissement, une structure propre a été montée pour sortir ce troisième album, avec au final, une distribution via Wagram en France et SPV en Europe. Après, on a rajouté des chansons à l’album, on a enregistré, masterisé avec lui, il a fait de la promo, plein de choses et maintenant, on en est là. Aujourd’hui, il y a des objectifs et il veut aller jusqu’au bout de son engagement alors que tout ça n’était pas prévu, au départ. Pour nous, Dany c’est complètement le cinquième membre du groupe, des fois même, le premier :)
M : Avant de le connaitre, on n’avait jamais travaillé la musique au vrai sens du terme, on n’avait jamais fait appel à quelqu’un d’extérieur pour ça
S : Je vais même te dire une chose, c’est que je ne savais pas vraiment ce qu’était un producteur, à quoi ça servait et toute l’implication qu’il apportait en réel. Dany a une expérience énorme, une oreille, et même chose au niveau du business. C’est ce qui est spécifique : il fait tous les tafs à la fois et arrive à tout concrétiser
M : Non seulement il nous a fait bosser la musique, améliorer notre oreille, mais au-delà de ça, il nous a fait vivre une expérience humaine énorme. C’est un truc de dingue qui nous a fait découvrir de nouvelles facettes de nous, détecter des défauts, qui nous a fait avancer. Sans lui, on n’aurait jamais fait ça
S : C’est beaucoup de concessions, puisque ça nous a obligé à déménager à Paris parce qu’il mettait à notre disposition beaucoup de matériel, ainsi qu’une salle où répéter. Il n’y avait pas le choix, il fallait être sur place pour travailler la musique tous les jours. Des concessions faites aussi au niveau personnel vu que tout le monde a dû laisser son boulot et sans taf, on est dans une situation un peu délicate niveau argent étant donné qu’on ne vit pas de la musique, mais ça va. On fait de notre mieux, le groupe progresse sans savoir où on sera dans quelques mois, alors, comme tu disais, la détermination, c’est une chose vraiment importante

Ça force le respect et c’est clair que vous allez y arriver! Vous parliez d’un premier mixage par Beau Hill pour le nouvel album : c’est incroyable qu’avec les références qu’il a, il n’ait pas obtenu un bon résultat dans ce qu’il a fait pour vous

S : L’album a d’abord été enregistré dans ma chambre et c’était prévu de faire faire le mixage par Beau Hill, aux USA, qui a à son actif plein de pointures, des groupes ayant sorti des hits. C’est lui qui nous l’a demandé. Il nous suivait sur Myspace et nous avait déjà posé la question pour faire « License To Thrill » mais on était déjà bookés avec quelqu’un d’autre (Chris Laney – Zan Clan). Il était donc revenu vers nous pour ça, par la suite, donc, ça s’est fait. Le problème, c’est qu’en fait, il cherchait du travail pour gagner de l’argent, je suppose et du coup, il y a des défauts pour chaque chanson alors que nous avons dépensé 10 000 dollars pour faire mixer l’album. Il n’y avait pas moyen de rectifier les choses, à moins de lui redonner un supplément, mais on n’avait pas d’argent pour ça. On a donc continué en présentant malheureusement ce qu’il nous avait fourni et c’est pour cette raison que quand on a rencontré Dany, il a trouvé que c’était une horreur et nous a emmenés en studio pour remixer le tout. Au départ, on avait dix morceaux, on en a mixé six, puis Dany m’a fait retoucher certains titres, tout a ensuite été remixé, pour enfin rajouter cinq chansons. Sur l’édition bonus, il y aura, en plus, six titres ‘live’ issus la plupart de « License To Thrill » ainsi que deux morceaux studios retravaillés («  Shinning Down on You » et « Baby Shoot Me Down »). Vu la manière dont l’album a été enregistré, dans ma chambre, je pense qu’on a tiré le maximum de ce qu’on a fait.
M : Par rapport à l’état brut du disque, c’est bien le cas
S : Il n’y a rien à regretter :)

Comment vous résumeriez la palette musicale, la richesse de l’album ?

S : Il y a clairement deux facettes dans le disque : l’une qui est Metal, beaucoup plus agressive et l’autre qui est beaucoup plus ‘catchy’ plus américaine West Coast. Difficile de dire le ou les titres les plus représentatifs, ça dépend des périodes où j'y pense

Vous allez embarquer bientôt pour une tournée des FNAC en France, en acoustique (du 8 mars au 23 avril 2011) : c’’est un challenge de jouer en acoustique ?

S : Tu as raison, c’est un challenge. On ne l’a jamais fait avant
M : J’ai eu une guitare acoustique il y a deux mois et je suis en train de me faire les doigts sérieusement là, tu vois, alors oui, c’est un challenge :)
S : On est super content, étant donné que là, ça commence à sonner super bien. C’est un travail énorme parce qu’il a fallu tout mettre en place, remanier les morceaux, les chanter et les jouer différemment. On fait ça parce qu’on a une mise en place, une promo privilégiée et c’est du coup, très intéressant de toucher un public que nous n’aurions jamais eu l’occasion de toucher autant, à travers ces dates
M : On apprécie l’expérience acoustique, mais pour rassurer nos fans, il faut bien préciser que ça, c’est quelque chose d’exclusif, nous ne sommes pas devenus un groupe acoustique. On va faire ces dates et, on vous le promet, réussir à rocker avec de l’acoustique, surtout que cet exercice fait partie du Rock’n Roll, mais ce n’est qu’une des facettes du groupe. On veut proposer des choses différentes et ne pas être là forcément où on nous attend : c’est d’ailleurs un peu notre but à Dany et au groupe

La setlist acoustique, ça donnera quoi ?

M : Là, on est en train de te livrer l’exclu :)
S :
« She’s In Love », « Addicted To Failure », « Into The Groove », « Baby Shot Me Down », “Rock’N’Jive”, “Shinning Down On You” et “Dead Boy”

Ça promet ! Vous avez tourné un clip récemment du titre « Overloaded », comment ça s’est passé ?

M : Bien. Il n’est pas encore monté. On avait une idée assez précise de ce qu’on voulait, un clip de présentation qui soit rentre-dedans, efficace, sans prise de tête, sans un gros scénario
S : Ce qui est nouveau, c’est d’avoir fait un clip avec des moyens professionnels, contrairement à avant où c’était comme pour la musique, les enregistrements ; quand tu n’as pas de moyens derrière, pas de label qui t’aide suffisamment, il était impossible de faire ça dans les normes
M : Une fois que le concept on l’a, que ce soit filmé avec des moyens professionnels ou non, c’est, pour nous, toujours la même manière de faire devant la caméra, par contre d’avoir de tels moyens techniques, c’est effectivement nouveau

Vous avez joué avec Alice Cooper (20 novembre 2010), Europe, Papa Roach (14 décembre 2010), c’était une bonne expérience ?

S : Direct, le meilleur souvenir, c’était avec Alice Cooper (à Marseille) !
Au niveau de tout, des conditions dans lesquels on nous a reçu. Tu sais, quand tu joues en première partie, il y a la réputation de n’être pas toujours bien traité par la tête d’affiche, du coup, on appréhendait un peu, mais à peine nous sommes arrivés, les gars se sont occupé de nous, comme des petits bébés. On a eu le soundcheck et tout ce qu’on voulait, et même la possibilité de rencontrer Alice Cooper après le concert, alors qu’on ne s’y attendait même pas. C’était génial du début jusqu’à la fin
M : Avant le concert, on nous avait préparé au pire en nous disant que ce serait horrible, et on a eu le meilleur
S : Par contre à Papa Roach (le 14 décembre 2010 au Nouveau Casino – Paris) ça a été horrible. Pas Papa Roach, ils ont été géniaux avec nous, par contre, pas du tout ce pour qui était de l’organisation du concert. Cela a d’abord été horrible pour Dany, nous on a vécu ça sur scène, après, comme il n’y a pas eu de soundcheck ou presque
M : C’était en plein notre soundcheck quand on a entendu les portes de la salle s’ouvrir. Il n’y a rien de pire
S : ça ne se reproduira pas. C’était l’horreur !
M : Franchement, le Trabendo, ça nous a mis un gros coup dans la gueule, pour une fin d’année. On a mis quelques semaines à s’en remettre

Pourtant, pour vous avoir vus à cette date, vous avez assuré sur scène, même s’il y avait quelques pains !

S : Merci ! Pourtant, tout le long, je me suis demandé si je chantais juste, entre autres. Pour nous, sur scène, ça a été horrible, en tout cas
M : Maintenant, on voit de suite s’il y a un problème dans le son en façade, par rapport à certains passages dans les chansons, qui sont clés et qui font que les gens, de toute façon, bougent.
S : Que tu joues bien ou que tu joues mal, du moment que tu as le son, ça fait quelque chose ; les gens, tu les vois réagir
M : A tous les moments clés que nous connaissons tous dans le groupe, on a vu que le public ne réagissait pas. A cet instant-là au Trabendo,on s’est dit qu’il y avait vraiment un gros problème

Vous serez au Hellfest le 18 juin 2011 (avec Scorpions, Black Label Society, HammerFall ou Apocalyptica entre autres), ça va rattraper ça et dans les meilleures conditions cette fois

S : C’est génial ! On espérait ça depuis un petit moment et là encore, ça dépasse les espérances, parce qu’on a une super place, nickel sur une très bonne scène. Comme c’est encore une première pour nous, on va préparer quelque chose de spécial et botter le cul de tout le monde ! :)
M : Oh oui ! Et c’est cool qu’il y ait un festival français qui nous donne cette place-là
S : On avait déjà été au Hellfest, mais dans le public, c’est d’ailleurs là-bas que nous avions rencontré Dany la première fois

Vivement le Hellfest et avant, la tournée acoustique ! :)
Petite question pour le fun et pour conclure cette très cool interview avec vous : alors, avec votre look et votre musique, vous avez beaucoup de groupies ?

S : Ouais, énormément ! (rires)
M :
D’ailleurs, on motive tous les teenagers à se maquiller et se faire pousser les cheveux :)
S :
C’est le côté sympa du Glam par rapport au Metal extrême : il y a un public beaucoup plus large
M : Tu as les Rain Girlz : il y a énormément de jeunes filles qui se dévouent pour nous faire de la pub, ce qui est génial :)

Merci pour cette interview et à bientôt au Hellfest et dans les FNAC en acoustique ! :)

En duo : Merci à toi aussi :)

 

 

Concerts BlackRain 2011 :
- Tournée acoustique qui passera par les Fnac:

08/03 - Lille (17h30)
09/03 - Amiens (17h30)
11/03 - Montpellier (17h00)
16/03 - Marseille (17h30)
17/03 - Nice (17h30)
18/03 - Aix en Provence (17h30)
19/03 - Annecy (15h30)
23/03 - Nantes (17h30)
24/03 - Angers (17h30)
25/03 - Rennes (17h30)
26/03 - Tours (16h00)
30/03 - Reims (17h30)
01/04 - Clermont Ferrand (17h30)
07/04 - Bordeaux (17h00)
08/04 - Perpignan (17h30)
09/04 - Toulouse (15h30)
23/04 - Metz (17h00)

-18 / 06 - Hellfest

Line-Up BlackRain :
-SWAN
(V / G)
-MATTHEW H. (B)
-MAX 2 (Lead G)
-FRANK F. (D)

Discographie :
-BlackRain
(2007 - Autoproduction)
-License To Thrill ((2008 chez Thundering / 2009 – Autoproduction ré-éditée par Listenable Records)
-Lethal Dose Of… (14 Février 2011 – BlackRain Company / Wagram)

 

16 novembre 2010

DANKO JONES / YOUNG GUNS @ Paris - 06. Nov. 2010 - Live Report / Photos :)

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DankoJones_CopyrightTasunka2010_05

Pour obtenir le meilleur aperçu de ce que ce concert du 6 novembre 2010 a pu donner, honneur aux quelques mots prononcés par DANKO JONES en personne: « On est un samedi soir, vous devez avoir des potes et pourtant, c’est ici avec nous, DANKO JONES et YOUNG GUNS que vous avez choisi de passer la soirée !! Merci et let’s Rock’n Roll !!! »
Et pour Rock’n Roller, ça a Rock’n Rollé ! :)

(Live Report / Photos: Tasunka)

Photos DANKO JONES / YOUNG GUNS: ici :)

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YoungGuns_CopyrightTasunka2010_01

Dans le rôle des chauffeurs de salle, les anglais de YOUNG GUNS se sont volontiers prêtés au jeu devant les quelques centaines de personnes qui ont investi l’Elysée Montmartre, salle en configuration réduite de par un large rideau noir qui barrait le fond de la pièce. Le groupe de Londres a envoyé la patate à peine les premiers accords joués et le rythme nerveux, rapide, ne s’est pas assagi au long de leur gig, gig plutôt bien apprécie de la part du public vu le nombre d’approbations vocales qui ont fusé à droite à gauche. Le Punk Rock mâtiné de guitares plus Metal que Punk, que pratique la bande, possède des qualités propres à passer un bon moment en leur compagnie, mais il est néanmoins gênant de constater ce manque récurent d’originalité, qui laisse une sensation de « déjà –vu » musicalement parlant

DankoJones_CopyrightTasunka2010_04

DANKO JONES est, quant à lui, un phénomène sur scène par son dynamisme, son énergie à toutes épreuves et ce ne sont pas les 5 semaines de tournée où le groupe a embarqué afin de sillonner l’Europe et promouvoir son dernier album, fort bon soit dit en passant : « Below The Belt », ce ne sont donc pas ces quelques semaines qui diront le contraire ; ce n’est pas un hasard si Danko Jones cumule depuis le début de sa tournée déjà 6 dates sold out et qu’il a joué devant 1 200 personnes non loin de Munich. Le Canada fait, de toute façon, toujours une descente en force à chaque venue sur le vieux continent et celle-ci, la neuvième à Paris, est restée conforme à sa tradition de « concert où on aime s’éclater ». Il faut reconnaître toute la qualité scénique et des compostions délivrée par le trio et le Hard Rock / Metal survitaminé du groupe, peut se vanter d’être déjà accrocheur en écoute chez soi, mais que dire en live si ce n’est que le trio a définitivement mangé du lion ! Pas de quartiers, les titres du dernier album ou de plus loin dans la discographie, mettent le feu sur et devant la scène, au point que les 4 morceaux finalement joués en rappel, sont passés aussi vite que leurs prédécesseurs et que le concert approchait déjà de son terme. Danko Jones donc au chant et guitare, le bassiste John Calabrese et le batteur Dan Cornelius (qui a remplacé Damon Richardson) sont authentiquement Rock / Metal et donnent tout sur les planches : connaisseur, le public s’est plus que laissé séduire par les soli précis et efficaces de Danko Jones, tout comme par la section rythmique en béton armé. Et pour ce qui est de séduire, Danko Jones s’y connaît, lui qui axe ses textes sur le sexe et le Rock’n Roll : vastes sujets :)

DankoJones_CopyrightTasunka2010_07

Entre deux titres les apartés de Danko étaient assez amusants, faisant rire et l’instant d’après redevenir sérieux pour saluer tous ensemble, par un poing levé, la mémoire des musiciens trop tôt disparus : dont Dimebag Darrell, Peter Steele, Randy Rhoads, Johnny Cash, Bon Scott, les Ramones, et bien entendu, la mémoire du King of Metal : Ronnie James Dio. Danko nous fait le coup à chaque concert, mais qu’importe, saluer les disparus est toujours une marque de respect nécessaire.

La saison 2010 – 2011 des concerts offre décidément de belles dates depuis son coup d’envoi et celle-ci, avec Danko Jones et Young Guns, est assurément à compter dans le lot !

Setlist DANKO JONES :


- I Think Bad Thoughts
- Active Volcanoes
- Play The Blues
- Forget My Name
- Sticky Situation
- Code Of The Road
- First Date
- Had Enough
- Baby Hates Me
- Full Of Regret
- Sugar Chocolate
- Sugar High
- Invisible
- Lover Call
- Mountain

-----------------------------

- Dance
- Tonight Is Fine
- She’s Drugs
- Samuel Sin

19 novembre 2010

LYNCH MOB / PLEASURE ADDICTION @ Paris - 17. Nov. 2010 - Live Report / Photos :)

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      lynchmob

George Lynch et LYNCH MOB n’avaient pas fait un tour dans la capitale depuis quelques longues années, et ce come-back hexagonal a été l’opportunité de se repaitre une nouvelle fois de l’habileté impressionnante de ce « shred master » qu’est George Lynch sur ses guitares, mais aussi de savourer le toujours prenant Metal / Rock des américains, avec,  pour soutien très appréciable, PLEASURE ADDICTION en ouverture.
Un aperçu de ce 17 novembre 2010 au Divan Du Monde ? Alors, lisez ce qui suit ! :)


(Live Report / Photos: Tasunka)

Photos LYNCH MOB/ PLEASURE ADDICTION: ici :)

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LynchMob_CopyrightTasunka2010_05

PLEASURE ADDICTION, ce nom sonne non seulement bien mais donne aussi le ton sur l’ambiance à attendre de la part de nos frenchies et sur un certain Hard Rock influences  80’s / Glam nourri aux meilleures sources, dont Danger – Danger, Mötley Crüe ou Poison, que pratique le quintet. Un pied à peine sur scène et voici que le groupe met de suite à l’aise avec une attaque de concert incontestablement efficace, où les rythmiques de Bady (Sweet Silence) et les très bons soli de Carvin (Aesthesia), ne laissent planer aucun doute sur la compétence des deux guitaristes, et la basse de Stuffy (High-School Motherfuckers, Suckerstarz, Voodoo Smile, Love Sikk Junkiez) s’allie avec la batterie de Pamy (High-School Motherfuckers, Suckerstarz, Voodoo) pour vous marquer un tempo qui rock comme l’enfer.

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Cerise sur le Hard Rock, le dernier arrivé au chant, El Butcho  (Watcha, Hellectrokuters, Showtime, Redneck Rampage) possède le timbre et la présence vocale qui conviennent au mieux pour les morceaux. Même si quelques petites points faibles étaient à relever ça et là, les points forts l’emportent largement et Pleasure Addiction porte son nom avec justesse: c’est qu’on en deviendrait accro ! :)

Les titres originaux sont bien inspirés et la reprise de Cinderella: « Gypsy Road », rappelle qu’avec Pleasure Addiction,  l’esprit est à la célébration de ce style de Hard Rock qui vous inspire une furieuse envie de s’éclater ! 

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Avec son dernier opus sorti en 2009: « Smoke And Mirrors », LYNCH MOB a récolté d’emblée une moisson de critiques très positives, de la part des fans et de la presse, aussi, une tournée « Smoke And Mirrors » était une nouvelle logique et qui s’apprend avec plaisir. C’est bon de revoir en live le duo des débuts de LYNCH MOB, à savoir son fondateur et ex-DOKKEN, George Lynch  (guitare) et Oni Logan (chant), duo à nouveau ensemble pour promouvoir les tout nouveaux morceaux. La halte de la tournée 2010 au Divan Du Monde, a aussitôt vu les places achetées à peine l’annonce du concert faite et la salle se remplir en conséquence.

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C’est donc face à un public déjà acquis à sa cause, que LYNCH MOB est enfin monté sur scène. « Enfin », parce que les problèmes techniques qui se sont succédés tout le long du gig, ont retardé l’entrée en scène de la tête d’affiche; ça a commencé par un micro réticent à tout réglage et au fil des 1h40 de concert, cela a continué avec, au choix, des problèmes de raccordements, de réglages sonores, de chutes brutales de pieds de cymbales du haut de l’estrade, le tout avec pour effet, de très, trop nombreux arrêts entre chaque morceau ou presque, afin de remettre le tout en ordre. Ce qui a donné des temps morts comblés soit par un solo a capella de Oni Logan, soit par de nombreuses blagues ou un George Lynch qui demande au public si quelqu’un peut lui passer une cigarette: un paquet vole et voilà le musicien, clope à la bouche, dans les fumées de cigarette pour entamer l’un de ses excellents soli: épatant !! Epatant de groove, de technicité dosée avec talent entre feeling et dynamisme purs :)

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Le concert était donc reparti de plus belle et si ce n’était ces temps morts forcés quelque peu agaçants et un groupe qui prend le tout avec nonchalance, l’alchimie reprenait néanmoins à peine la troupe entamait-elle un nouveau morceau. Adieu alors la nonchalance, et bonjour l’implication et le plaisir de jouer de tous les membres de LYNCH MOB. Ce qui n’a pas manqué de donner de grands moments de Metal, de Rock’n Roll haut de gamme, où le talent de George Lynch faisait des étincelles, où celui d’Oni Logan, au chant, de Scott Coogan (Brides of Destruction, Ace Frehley) à la batterie, faisaient décoller immanquablement.

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Pour la suite de la tournée et donc à Paris aussi, Marco Mendoza (Whitesnake, Thin Lizzy, Ted Nugent) a laissé sa basse à Robbie Crane (Ratt, Vince Neil) et avoir une palette des pointures pareilles en live, c’est le top ! Le top, en effet, comme pour ce final où le hit hymnique, « Wicked Sensation », a fait des heureux dans tout le public et en bonus, a vu une surprise de taille: d’un coup, surgi du fond de la salle, James KOTTAK (Scorpions, Kottak) a grimpé l’estrade pour rejoindre LYNCH MOB à la batterie. OK Scott Coogan ne fait pas semblant quand il joue et se donne tellement à 100% que les cymbales volent au sol avec leur pied, mais quel batteur et pour laisser sa place, il fallait au minimum un autre musicien de ce niveau, alors qui de mieux que James Kottak qui assure avec SCORPIONS derrière les futs  ou avec son groupe KOTTAK (aux chant et guitare) ?

LynchMob_Kottak_CopyrightTasunka2010

Le concert de LYNCH MOB a certes eu un peu de mal à décoller pleinement, mais quand à mi course, ce fut fait, on aurait aimé que ça se prolonge encore et encore. Une tentative de second rappel de la part du public a manqué d’aboutir, mais dommage, les lumières se sont rallumées, pour de bon.
En résumé, un 17 novembre où le froid était à l’extérieur et où la chaleur de deux formations de pur Rock / Hard Rock a mis le feu à l’intérieur, d’autant que l’ingé son a fait du beau travail !

Alors, LYNCH MOB et PLEASURE ADDICTION, merci ! :)

Et un clin d’oeil aux membres de Dokken Fanatic.com pour leur drapeau tricolore avec dessin, logo et comme inscription un « In GeOrgD'ge we trust! » qui a été remis au groupe lors du salut de fin et leur a apparemment plutôt plu ! :)

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Setlist LYNCH MOB :
- She’s So Evil
- River Of Love
- Hell Child
- Revolution Hero
- Music Master
- 21st Century
- All I Want
- We Will remain
- Mr Scary
- Into The Fire
- Tooth ‘n Nail
- Wicked Sensation

Setlist PLEASURE ADDICTION:
-Couldn’t Live
- Dance With The Devil With Me
- My Superstar
- Shout It Out
- Saturday
- No More Me No More You
- Gypsy Road
- Melody
- Shot Of poison

12 novembre 2010

APOCALYPTICA / LIVINGSTON @ Paris - 31. Oct .2010 - Live Report / Photos

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Apocalyptica_CopyrightTasunka2010_04

APOCALYPTICA, ce nom est devenu synonyme de musique unique, d’un visuel unique, d’un groupe unique. Mêlant Metal et musique classique, trois violoncellistes mélodiques et déchainés autant sur scène que sur album, un batteur, et des reprises ainsi que des compositions originales marquantes à leur actif, bref, ce n’est pas un hasard si les finlandais n’en finissent plus de gravir les échelons de la renommée depuis la création du groupe en 1993.

Aussi, après avoir fait un carton plein à chacun de leurs passages dans la capitale ou où que ce soit d’ailleurs, les voici à nouveau à Paris et au Zénith pour la première fois, en ce 31 octobre 2010. Après le Bataclan archi complet, l’Olympia, il ne fallait à présent pas moins que cette grande salle du Zénith pour accueillir le groupe et les quelques 4 000 fans qui ont littéralement fait un triomphe à APOCALYPTICA !!

(Live Report / Photos: Tasunka)

Photos APOCALYPTICA / LIVINGSTON: ici :)

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Livingston_CopyrightTasunka2010_01

En ce début de soirée, le Zénith s’étant vite retrouvé aux ¾ plein, l’ambiance a tranquillement grimpé en température, aussi, le public était-il déjà pas mal chaud quand la première partie, LIVINGSTON, est entrée sur scène. Issu d’origines aussi variées que l’Angleterre, l’Afrique du sud, l’Allemagne ou encore l’Italie, le groupe basé à Londres, a quelque peu montré un zeste de réserve timide face à la taille de la salle et de son assistance, mais ça n’a heureusement pas duré.

Après les premiers titres, et bien plus que ses acolytes, le chanteur, Beukes Willemse, s’est finalement totalement lâché. Il a assuré sa partie avec une voix bien taillée pour le Rock Alternatif que délivre la formation d’outre-manche et ce, avec beaucoup de pèche, il faut le reconnaître. Beau joueur car pas vraiment venu pour ce style musical mais sachant apprécier la qualité même sans originalité notable du groupe, le public a salué LIVINGSTON, via pas mal d’applaudissements. De quoi laisser un bon souvenir à cette sympathique formation qui faisait là ses débuts sur une scène parisienne et ne pas leur faire regretter cette tournée européenne aux côtés d’APOCALYPTICA !

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Inutile de préciser l’ambiance de folie qui s’est instaurée, d’un coup, dans le zénith quand le changement de décor s’est enfin achevé pour laisser place à un éclairage bleu mêlé de fumée : digne ambiance irréelle pour laisser apparaître APOCALYPTICA. En les voyant, les applaudissement et sifflets approbateurs ont résonné dans toute la salle et ne sont retombés que lorsque les premières notes se sont élevées des 3 violoncelles de Eicca Toppinen, le compositeur du groupe, de Paavo Lötjönen et Perttu Kivilaakso.

Et c’était parti pour plus d’une heure et demie de morceaux originaux, de reprises dont les désormais classiques covers de SEPULTURA : « Refuse / Resist », « Inquisition Symphony » ou encore de METALLICA : « Master Of Puppets » et un « Seek & Destroy » sur lequel il fait toujours aussi bon s’époumoner tous en chœur ! Et c’était parti aussi et surtout pour le plus intéressant, entendre enfin les toutes nouvelles compositions jouées en live et tirées du dernier album du groupe: « 7th Symphony » (sorti le 23 août 2010). Album qui, en plus d’être un très bon mélange entre titres très Hard et symphony classique inspirée, recèle des collaborations vocales aussi enrichissantes que celle avec Gavin Rossdale (BUSH), Brent Smith (SHINEDOWN), Lacey Sturm (FLYLEAF), ou encore musicale avec Dave Lombardo (SLAYER) derrière les futs. Il tardait donc d’entendre ce que les morceaux donneraient en concert et le résultat a comblé toutes les attentes : c’est fort, rentre-dedans, orchestral, mélodique, dosé avec brio, classe quoi ! Notamment sur un « Beautiful » totalement acoustique et bluffant, qu’aucun souflle n’aurait dérangé tant la magie symphonique opérait. Quand on l’entend, il est facile de comprendre pourquoi « Beautiful » est l’un des titres favoris du blond Eicca !

Apocalyptica_CopyrightTasunka2010_01

A la batterie sur l’ensemble du concert ou au tambour à main sur « Sacra », Mikko Sirén devenu membre à part entière du groupe, nous a gratifiés de solides rythmiques tout au long du set, mais pour « Beautiful » justement où la batterie était muette, Mikko a été invité à venir jouer le quatrième violoncelliste en compagnie du trio et c’était une première pour lui. Le batteur s’en est plus qu’honorablement sorti. Que de nouvelles sensations pour Mikko, surtout quand on sait qu’il a déjà vécu ce côté première fois, en tenant la basse en studio sur ce même titre, pour le dernier album ! Et puisqu’il est question des premières fois dont cette soirée a été riche, « Not Strong Enough » tiré de « 7th Symphony » s’est vu interprété en primeur européenne ce soir-là, à Paris. Quand on vous dit que cette date a été unique ! Tipe Johnson (LENINGRAD COWBOYS) était aussi de la fête, en assurant le chant sur plusieurs titres dont « Not Strong Enough » et sa présence passait plutôt bien, alors qu’habitués à voir le groupe en live, en seule formation instrumentale les années précédentes, les fans auraient pu bouder cette avancée, mais non, Tipe avait assez de charisme pour ne pas sembler être une pièce rapportée ! Après « Last Hope », le morceau préféré cette fois-ci de Perttu, après la présentation de toute la bande par ses soins, après de nombreux autres grands instants, le moment du rappel traditionnel est arrivé : un rappel réclamé à corps et à cris par absolument toute une salle à l’unisson pour siffler, applaudir et effet garanti à chaque fois, toute une salle qui réclame avec un martèlement en cadence de 4 000 talons le long du plancher, ce qui vous procure des frissons à tous les coups !! En parlant de frissons, entendre le Zénith dans sa totalité entonner, a capella et avec les paroles, la Marseillaise, à peine les deux premières notes de l’hymne avaient été jouées par Eicca sur son violoncelle, là aussi il y avait de quoi forcer le respect !

Le 31 octobre se terminait donc avec un sentiment d’avoir vécu l’un de ces concerts dont on se souviendra longtemps !! :)

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APOCALYPTICA s’apprêtent à revenir en France, en février 2011, pour cinq concerts supplémentaires avant de s’attaquer aux principaux festivals d’été :)

Tournée française 2011


15/02 - LILLE
/ Aéronef
16/02 - STRASBOURG / La Laiterie
17/02 - ROUEN /  Le 106
18/02 - LE MANS / L'Oasis
19/02 - CLERMONT FERRAND / La Coopérative de Mai

Set List LIVINGSTON:

-Smile
- 6×4
- Whatever
- Disease
- Broken
- Hold On
- Man Overboard

Setlist APOCALYPTICA:


-On the Rooftop With Quasimodo
- 2010
- Grace
- Master of Puppets
(Metallica)
- End Of Me
- Not Strong Enough
- I’m Not Jesus
- Refuse/Resist
(Sepultura)
- Beautiful
- Sacra
- Bittersweet
- Last Hope
- Bring Them to Light

- Seek & Destroy (Metallica)
- Inquisition Symphony (Sepultura)

-----------------------------------------

- At the Gates of Manala
- I Don’t Care
- Hall Of the Mountain King

7 novembre 2010

ELUVEITIE / KORPIKLAANI @ Paris - 30. Oct .2010 - Live Report / Photos

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La salle parisienne du Trabendo affichait « Complet ». Voilà qui ne pouvait que réjouir les groupes, l’organisateur du concert, (Merci à Garmonbozia :) et surtout, le public : « sold out » rime en effet très souvent avec assurance de passer un bonne soirée et le 30 octobre 2010 a confirmé ce fait, avec KORPIKLAANI suivis de ELUVEITIE  qui ont, à eux deux, offert une affiche des plus appréciables. A eux deux, car un troisième groupe, GODNR.UNIVERSE! ,le projet parallèle formé par Anna Murphy / Meri Tadic,  les deux musiciennes d’ELUVEITIE, devait se produire aussi à Paris, mais un problème récent dans la vie du guitariste qui les accompagnait, l’a obligé à s’absenter, privant ainsi la tournée de ce side project

(Live Report / Photos: Tasunka)

Photos ELUVEITIE / KORPIKLAANI: ici :)

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Eluveitie_copyrightTasunkaPhotos2010_07

Paris était la dernière date de la tournée européenne de KORPIKLAANI aux côtés de ELUVEITIE et ceci explique sans doute cette envie évidente, de la part des Finlandais, de se faire et de faire un maximum plaisir sur scène, en délirant. Le groupe n’en a pas moins donné un concert avec beaucoup de conviction tant dans l’interprétation que dans la bonne humeur et au Trabendo, le groupe était vraiment de bonne humeur. Tout sourire, à l’image de son barde celtique de vocaliste et lead guitariste, Jonne, irréprochable aux vocaux, et tout autant quand il s’agissait d’headbanger en rythme sur les titres de Happy Folky Metal de la bande! Joyeuses, donc, la musique et l’ambiance de KORPIKLAANI, au point même de répondre avec beaucoup d’humour à la pancarte que brandissait l’un des aficionados parmi le public, où il était écrit ; « Laissez-moi jouer de la guitare ! ».

Korpiklaani_copyrightTasunkaPhotos2010_01

Surprise totale pour tous, à commencer par l’intéressé, quand Jonne l’a invité à venir sur scène, en lui remettant sa propre guitare, pour l’occasion. Grand moment pour le jeune Metalhead qui se souviendra, sa vie durant, d’avoir interprété tout un titre à leurs côtés. Bref, une atmosphère des plus sympathiques, avec des morceaux toujours efficacement mis en relief par ce mixe d’instruments classiques tels que violon, accordéon et d’instruments électriques, ce qui donne la particularité sonore et visuelle du groupe. Sans non plus oublier de dire que les Finlandais privilégient, au fil des albums,  le chant dans le style oral ’ Kavela’ (issu des traditions  vocales nationales) et il faut avouer que ça sonne plutôt bien aux oreilles. « Karkelo », le dernier opus de 2009 en étant le meilleur ambassadeur. D’ailleurs,  ELUVEITIE pratiquent, eux aussi, la langue traditionnelle, puisque leur univers oral vient du Gaulois parlé par les clans celtes helvètes d’antan. Les KORPIKLAANI étaient donc bien en place, s’amusaient en jouant, les titres étaient accrocheurs, le public suivait bien, alors, une constatation s’impose: KORPIKLAANI c’est bel et bien du « Beer Metal » ou « Metal Folk Festif » et qui s’en plaindrait ?! :)

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En parlant d’ambiance, à noter une anecdote: le bassiste, Jarkko, jouait pieds nus et un gamin de 8-10 ans, dans la fosse avec ses parents, l’ayant remarqué, le kid s’est avancé sur scène pour tendre ses propres chaussures au musicien, ce qui n’a pas manqué de faire rire la troupe, la foule et Jarkko en personne. On ne s’appelle pas KORPIKLAANI : « le clan de la région sauvage » pour rien, comme le prouvaient le pied de micro avec bois de cerf intégrés, les visuel du groupe et tenues de scène, alors, les pieds nus, forcément c’était raccord ! :)
Du 24 au 28 janvier 2011, le groupe va s’embarquer pour un croisière 100% Métal au départ de Miami, via Cozumel – Mexico et retour Miami : 70.000 Tons of metal, avec déjà 34 formations confirmées sur 40, dont AMON AMARTH, NEVERMORE, MOONSPELL, FEAR FACTORY, EXODUS, TESTAMENT, etc…  et le tout  pour le bonheur de 2 000 fans qui auront leur ticket d’embarquement en poche !

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Retour, à présent,  au concert et à ELUVEITIE. ELUVEITIE étaient attendus de pied ferme par tout le monde, surtout après le passage très applaudi de KORPIKLAANI : il fallait garder la cadence et pas de problème pour les Helvètes. Dès que le groupe a pris possession de la scène, là, il était évident que le niveau montait d’un cran. Hargne, fougue, flute, cornemuse, instruments classiques, guitare électrique, vielle à roue, violon, chant masculin  d’outre monde, 2 voix claires féminines, basse, batterie, le tout formait un univers musical qui vous réveillerait un mort ! La bande était déchainée et leur Folk Metal Death fait sensation en live, il faut avouer. Et pour ce qui est de l’ambiance fun générée par KORPIKLAANI, quelques instants plus tôt, elle s’est poursuivie avec des moments assez uniques  comme quand le fondateur  du groupe :  Chrigel Glanzmann (chant, flute, mandoline) a, lui aussi, invité un volontaire à monter sur scène pour faire les chœurs sur l’un des morceaux.

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Et n’oublions pas l’instant finlandais hilarant, quand les membres de KORPIKLAANI sont venus aux côtés d’ELUVEITIE pour un titre, oui, mais pas n’importe comment: en slip ou boxer avec juste une chemise comme haut, tout en jouant du violon à l’aide d’un cintre en bois en guise d’archet ou encore d’une baguette de batterie; mais bon, ils étaient cachés derrière leurs lunettes noires, alors, qui aurait pu les reconnaître ? :o) « Beer, Beer », oui et quel irrésistible délire cela produit lorsque c’est couplé au Métal!!

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Un rappel plus tard et voilà que sonne la fin de la soirée, riche en sensations, en belle humeur et en très bon Folk Metal : cela valait le déplacement, en somme !

Tasunka

30 octobre 2010

Y & T / K.O.B. @ Paris - 20 Oct 2010 - Live Report / Photos :)

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Y&T / K .O.B. ou la Californie et l’Ile-de-France étaient réunies pour célébrer Hard Rock et Heavy Metal en ce 16 octobre 2010, à Paris et fait marquant en plus de l’intérêt musical de l’événement, ce soir-là, la notion de « Y&T Family » a vraiment pris tout son sens : la salle du Trabendo étant effectivement remplie de plusieurs générations de fans absolus des Américains

(Live Report / Photos: Tasunka)

Photos Y & T / K.O.B.: ici :)

A retrouver aussi sur ZIKANNUAIRE : ici :)

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C’est donc dans un Trabendo quasi complet, que les Français de K.O.B. ont eu le privilège parfois redoutable quand on joue devant une salle venue en majorité pour la tête d’affiche, d’ouvrir les festivités et même si certains dans le public, les connaissaient déjà, les autres ont pu apprécier le style pratiqué. Le Heavy Metal du groupe va droit au but, fidèle aux sources du genre, avec une guitare bien en avant et mise en valeur par une belle technicité de la part de Thierry Huylebroeck en lead ou en solo. Le trio basse-batterie-guitare délivre un set carré, parlant pour tout fan de Heavy qui se respecte. Depuis ses quelques années d’existence, K.O.B. reste fidèle à sa réputation d’envoyer du bois en live et de fédérer autour de lui. Seul le chanteur, Nicolas Blaizeau, diminuait quelque peu cette impression positive de par sa voix et son rôle de frontman qui paraissaient hésitants.

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Un changement de plateau plus tard, avec le dévoilement d’une batterie aux couleurs de Y&T et voilà que l’atmosphère monte en impatience. Il faut dire que depuis la formation du groupe en 1974, il est connu que,  sur scène, Y&T peut se vanter d’assurer le show autant par son dynamisme, sa bonne humeur à toute épreuve, que par des morceaux de pur Hard Rock péchus, sensuels et hymniques. A Paris,  la formation emmenée par David Meniketti (Chant / Lead guitar) a été plus que fidèle à son habitude et a délivré un concert des plus aboutis, avec morceaux enlevés, ponctués de soli, au choix, de guitares, de basse, de batterie et d’apartés avec le public de la part du frontman, pour exprimer combien tout le groupe et lui étaient ravis d’être à nouveau en France et dans la capitale, qui plus est.  C’est vrai que 2010 est une bonne année pour Y&T puisque elle voit le retour du groupe en studio après 13 ans sans album et avec, en bonus,  pour ce nouveau disque : « Facemelter », le line up original : Dave Meniketti aux lead guitar - vocaux / Phil Kennemore à la basse, suivis des acolytes depuis longtemps : John Nymann (guitare) et  Mike Vanderhule (batterie). Pourtant, sur la tournée, Phil Kennemore ne sera pas de la partie: un cancer métastatique ayant contraint le musicien à se voir remplacer afin de mieux concentrer toute son énergie pour lutter contre cette maladie. D’ailleurs, hasard du calendrier, en ce 20 octobre à Paris, c’était l’anniversaire du bassiste, ce qu’a souligné David Meniketti au nom de tout le groupe en dédiant un titre en son honneur. Tous nos vœux de guérison vont à Phil ! Les dons sont possibles à cette adresse: ici :) 

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Le sourire et une très bonne performance de Y&T sont les meilleures armes contre la morosité et cette formation s’affiche, à juste titre, comme maîtresse dans son style : un Hard Rock qui met de super humeur et est interprété par de très bons musiciens, solides et matures dans leur jeux et tout à la fois juvéniles dans leurs rires, leurs plaisanteries sur scène, entre eux ou avec le public. Plus de 2 heures de concert, rappel inclus, le tout pied au plancher, à bouger, sautiller, changer de place les uns avec les autres, on finit par se demander si ces respectables ainés, ne sont pas tombés dans la fontaine de jouvence Hard Rock !!!

C’est qu’ils assurent les Y & T, chapeau messieurs  !!! :)

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Set List Y & T :

- On With The Show
- Hard Times
- Mean Streak
- Shine On
- If You Want Me
- Don’t Stop Running
- Hurricane
- I’m Coming Home
- I Believe In You
- Eyes Of A Stranger
- Midnight In Tokyo
- Blind Patriot (nouveau morceau joué en exclu à Paris !)
- I’ll Cry For You)
- Black Tiger
- Barroom Boogie
- Dirty Girl
- Summertime
- Forever
- ------------------------
- Rescue Me

24 mars 2010

OBITUARY / PERSEFONE @ Paris (Trabendo) - Live Report / Photos - March 14, 2010

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Photos OBITUARY / PERSEFONE ici /here ;)

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La principauté d’Andorre réserve des surprises agréables dans le domaine musical, c'est certain :) Et la bonne surprise est donc venue de PERSEFONE, qui accompagnent cette tournée mémorable d’OBITUARY, en ce début 2010. Les 6 membres du groupe se sont montrés à la hauteur en offrant un Métal agressif,  contre balancé par un aspect symphonique, mélodique léché et c’est à souligner pour comprendre la recette gagnante de PERSEFONE , avec un niveau technique doublé d’une recherche musicale de permier plan.

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La présence des claviers était bien intégrée à la force du concert, ce qui était appréciable d’autant que ce n’est pas toujours le cas. Qui plus est, l’ambiance était au rendez-vous, surtout que  le groupe savait manier l’humour, et la décontraction, tout autant que les morceaux complexes. A noter, le chanteur qui s’éclipse le temps d’un morceau non sans avoir annoncé au préalable que nous allions avoir droit à une surprise qui devrait, de plus, nous plaire. Et effectivement, en instrumental, l’air célébre de Star Wars, a été joué par tous les musiciens, sourire aux lèvres et dextérité au corps; cerise sur ‘l’etoile noire’, le guitariste d’OBITUARY, Ralph Santolla, a rejoint PERSEFONE  et pris la place de l’un des musiciens, pour interpréter à son tour le thème du film :)

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Bref, même si le Trabendo patissait encore d’un public peu nombreux pour cette ouverture, toujours est-il que la réaction a été positive et  ce n’est que justice :) La salle s’étant ensuite enfin remplie, c’est avec un plaisir plus qu’évident que tous ont accueilli OBITUARY pour cette unique date en France; c’est vrai qu’un événement pareil ne se manque pas! :)

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Ce groupe a marqué et marque encore et toujours l’histoire du Death Metal avec sa patte unique qui l’a fait sortir du lot : « Cause Of Death » (1990) a laissé son empreinte par son Métal lent, aux soudaines secousses de guitares en attaque, agressif en diable, inspiré en somme. C’est donc avec quelque 20 ans de carrière, d’expérience, que les américains qui n’ont rien à prouver, juste du plaisir à se donner et à se faire, que les américians, donc, se présentent devant un public conquis au possible d’avance. John et Donald Tardy, les deux frères fondateurs du groupe, respectivement au chant et à la batterie, étaient à l’image de la prestation de ce soir-là à Paris: ostensiblement heureux d’être là , relax et en même temps totalement pris dans leur musique, celle qui les fait vibrer et nous avec. Ralph Santolla / Trevor Peres ont assuré des soli et riffs de tueurs et Terry Butler, un peu en retrait à son poste de bassiste, n’en a pas moins assuré comme ses comparses. Quand John a rejoint son frère de batteur, pour jouer ensemble des cymbales de ce dernier, l’effet a été plus que chaleureusement accueilli.

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Un très bon concert, que ce 14 mars, qui fait dire que OBITUARY ont vraiment eu raison de se reformer après le break du début des années 2000 : leur musique, leur talent scénique et leur gentillesse à signer et bavarder avec le public en post concert auraient, sinon, manqué dans le paysage Métal :)

Merci à GARMONBOZIA d'avoir organisé cet événement ;)

Tasunka

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21 septembre 2009

SLAYER "World Painted Blood" - Conference Presse - Paris 31 Aout 2009

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Avoir SLAYER au complet en conférence de presse, ça se savoure et que dire d’avoir le plaisir d’entendre en avant première la dernière mouture du groupe, rien d’autre si ce n’est que : put…, ça fait plaisir !!

(Questions x2, toutes photos: Tasunka)

La Chronique "World Painted Blood" ici ;)

Les photos de ce fantastique after: ici ;) (Merci infiniment aux crèmes que sont Dave, Jeff, Kerry, Jim (Tour Manager SLAYER) plus Stef, ainsi que Roger Wessier et Nounours du Black Dog ;o))

Retrouvez aussi le tout sur laguitare.com: ici ;)

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Les enregistreurs de tous poils ayant été confisqués, ce qui est normal, l’écoute de « World Painted Blood » a dégagé un fort sentiment, celui d’être en présence d’un bon brulot entre classique typique SLAYER et renouvellement, sans révolution, certes, mais très prenant. Alors, inutile de dire qu’il tardait d’attaquer les questions, une fois le groupe en place pour la conférence de presse.

Tom Araya (V / B) a de suite renoncé à venir, n’aimant guère l’exercice, laissant Kerry King (G), Dave Lombardo (D) et Jeff Hanneman (G) entrer et s’installer dans la salle. Enfin, pour Jeff, ce ne fut qu’une brève apparition, vu qu’à part 5 / 6 journalistes, l’ensemble de la salle était scolaire, n’osant pas intervenir, ce qui laissait planer, parfois un silence gênant. Du coup, un verre à remplir a été l’excuse idéale pour Jeff de quitter la salle un sourire aux lèvres et de ne plus reparaitre :o)

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Q : Il s’est écoulé moins de temps entre le nouvel album et le précédent qu’entre « Christ Illusion » et « God Hates Us All ». Est-ce parce qu’il restait des morceaux non utilisés pour le précédent opus et que du coup, ils ont été employés pour « World Painted Blood » ou alors, tous les titres sont-ils complétement inédits ?
Kerry King : Mes compos sont nouvelles. Et les tiennes aussi me semble-t-il? Hein Jeff ? (NDT : Jeff acquiese avec un sourire:)
C’est possible que sur le nouvel album, il y ait des riffs dont on ne s’était pas servis sur « Christ Illusion », mais certainement pas des titres. J’ai commencé à écrire vers mi-Janvier 2009, les morceaux se sont mis en place et étaient ok vers fin Février, début mars. En fait, ça a été très vite.

Q : Même chose pour les paroles de l’album : rien que du neuf ?
KK : Tout à fait.

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Q : Rick Rubin (production) a une approche particulière dans son travail.
Qu’est-ce que ça a apporté ou modifié de collaborer avec lui et même chose, avec Greg Fidelman (METALLICA, SLIPKNOT) à la production (NDT : Greg que Rick a recommandé au groupe) ?

KK : ça peut inspirer de bosser ensemble, mais tout ce qui compte et est primordial, c’est que le résultat final corresponde à ce que nous voulions
Il n’y avait pas de plan préétabli. Ce qui est cool avec Greg c’est qu’il était là tous les jours, le premier arrivé avant nous et le dernier parti bien après nous. Pour cette raison, on le voit comme celui quasiment un 5ème membre du groupe comme l’était Andy Wallace dans les années 80. Il nous a proposé des idées, des choses auxquels on n’aurait peut-être pas pensé. Et je m’en suis servi pour un titre au moins : quand je respecte la personne et là, le producteur, la porte est ouverte à ça. Il est d’ailleurs possible que nous retravaillons à nouveau ensemble, à l’avenir. Si Greg a apporté quelques idées d’un point de vue musical, son plus grand mérite est humainement parlant : c’est un mec bien.

Dave Lombardo: A mon niveau, en tant que batteur, il m’a amené à fouiller encore plus, à développer les rythmes. J’avais déjà ma base, avec quelques rythmiques différentes et il me proposait d’essayer ceci ou cela, ce qui m’a donné des idées et c’est ce qu’il me fallait. Tu vois, j’ai un tas de rythmes dans ma tête et c’est parfois peu évident de déterminer lequel serait le plus approprié et collerait au mieux. C’est un bon producteur, dévoué, en qui on peut fait tout confiance dans son jugement, ce qui est une aide précieuse qui t’aide à être toujours meilleur batteur, dans mon cas.
KK : C’est vrai que c’était sympa et efficace ce que Greg a apporté sur certains titres. Il faisait jouer un même passage par Dave, quelque chose comme 6 fois et au moment de repasser derrière la console, il voyait de suite ce qu’il y avait de différent entre chaque prise et laquelle il pensait être la toute meilleure ou la meilleure. Si on en préférait une autre, il disait à Dave ce qu’il avait fait joué pour que celui-ci s’y retrouve parmi le paquet d’autres choses qu’il avait faites entre temps. C’est vraiment bon d’avoir quelqu’un d’aussi impliqué, d’aussi exigeant que lui. Je trouve que ça a été un plus pour « World Painted Blood » dans son entier.
DL : Ce gars avait des feuilles de papier tout le temps. Je veux dire qu’il n’y avait pas seulement la grosse table de mixage quand on enregistrait, mais il avait tous ses documents et ses papiers et ses notes, le tout posé sur la table de mixage. A chaque fois que j’entrais, je voyais ce qu’il faisait, c’était du style, « Wow, ce mec est vraiment un producteur » :) Je veux dire : pas quelqu’un qui s’investit 10 minutes et c’est tout
KK : C’est vrai que Greg n’était pas là pour sa gloire perso et a au contraire mouillé la chemise. Il me semble que c’était sa première fois en tant que producteur, vu qu’auparavant, il était ingé son et il s’est vraiment investi pour que tout soit au top, avec le meilleur résultat possible.

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Q (NDT : il me tardait de poser cette question sur DIMEBAG (PANTERA) qui manque à tous et forcément à Kerry) Kerry, c’est une question pour toi. En studio tu avais avec toi la guitare de Dimebag. Tu veux bien en parler ?
KK : ‘Dime’ comptait parmi mes amis et sa compagne, Rita, est toujours une bonne amie à moi et à ma femme.
DL : A moi aussi.
KK : En fait, c’est une idée de mon technicien guitare, qui m’a dit: "pourquoi ne pas appeler Rita pour qu’elle nous apporte ‘Dean From Hell’, au moins pour l’inspiration? ". C’est ce qui est arrivé et cette guitare est restée sur mon stand en studio. L’intention était de jouer quelque chose avec mais il me semblait qu’elle est encore accordée avec les cordes que ‘Dime’ a utilisées pour la dernière fois. Du coup, je dois dire que, ça m’aurait fait bizarre de la réaccorder avec quelque chose qui marcherait pour moi, de changer le son de tout mon équipement parce que les réglages de sa guitare sont différents des miens. Du coup, au final, elle n’a pas été jouée mais sa présence a été, plus ou moins, en hommage à 'Dime'.

Q : A propos du nouvel album, « God Hates Us All » et « Christ Illusion » étaient insultants envers la religion, je me demande si … quelle est la guerre avec ce nouvel album. Quelle est la guerre menée par SLAYER? Est-il question de politique, de religion à nouveau, de tueurs en série ?
KK : Oui.
DL : C’est ça, c’est tout ce que tu as dit.
KK : Aujourd’hui, tout le monde a entendu « Psychopathy Red », c’est un morceau sur les tueurs en série. « Hate Worldwide », d’une certaine manière, parle de nous. Quand tu lis les paroles, “répands la haine à travers le monde”. C’est bien ce qu’on fait. Certaines paroles, je les ai plus ou moins écrites sur moi mais je pense que « Hate Worldwide » reflète ce qu’on fait. Si c’est moi qui l’ai écrit, c’est clair que ça va aligner la religion et qu’il va y avoir du couplet sur la guerre. Tom a participé à certaines titres, je ne sais plus vraiment lesquels. De toute façon, chacun sait très bien à quoi s’attendre avec un album de SLAYER et il n’y aura pas de changement de cap, point !

Q : Vous avez fait plusieurs concerts au Canada avec MEGADETH. Vous pouvez nous parler de ça ?KK : Il n’y en a eu que 4. L’Australie en fait partie. Je pense que c’est sympa pour les fans, ce genre de chose. Tout le monde s’inquiète du différend entre Dave (Mustaine) et moi. On ne s’entend pas mais je n’ai pas vraiment quoi que ce soit contre lui. Je pense que c’est un très bon guitariste et par conséquent quand cette opportunité Canadienne est arrivée, je me suis dit que j’allais y aller et que si je voyais Dave je serais cordial et que je le saluerais même par un: “Hey! Dave, ça va?” Mais bon, au cas où il se montrerait con envers moi, je serais encore plus con envers lui. C’est comme ça que ce sera en Australie et pour la prochaine tournée au Canada. Je souhaite qu’il ait mûri un peu, parce que je le vois comme quelqu’un d’un peu suffisant, un gros hypocrite. En ce qui me concerne, c’est mon problème avec lui, mais je n’ai rien à redire sur ses talents de guitariste. Je trouve qu’il est génial.

Q : Quand est prévue la nouvelle tournée européenne pour cet album? Ce sera une tournée de festivals ou de grandes salles ?
DL : A ce qu’on en sait pour l’instant, en novembre et décembre, on joue en Europe et on se produira dans des salles de 3-4 000 places. Des salles plus petites, de manière à être plus proches des gens..

Q : Et donc, cette fois vous ne jouez pas, comme pour la dernière tournée, avec d’autres groupes ?
KK : Les trois dernières fois qu’on est venu c’était pour la tournée « Unholy Alliance ». On ne pouvait jouer que quelque chose comme une heure mais pour celle-ci il y a une première partie. Donc, j’imagine qu’on joue au moins 1 heure 30 voire 40 / 45. Du coup, ce sera le premier ‘vrai concert’ de SLAYER depuis des années, à mon avis.

Q : Une question sur le nouvel album. Avez-vous déjà prévu les chansons que vous avez l’intention de jouer sur scène ou allez-vous jouer 5, 6, 7, chansons ou juste 2 et puis faire un best-of?
KK : Ce n’est pas  notre façon de faire de jouer live, en étant centrés sur le nouvel album parce qu’avec notre histoire, les gens veulent inévitablement entendre tel ou tel morceau, ce qui fait qu’il est impossible de ne pas en laisser de côté, à chaque tournée. On n’a pas joué « Seasons » depuis un bout de temps alors qu’il faudrait qu’on le joue tout le temps. Mais c’est impossible, il faut laisser la place aux autres titres. Je pense que, quand on va venir en Europe, 4 des nouveaux morceaux figureront dans la setlist, mais je n’ai pas encore réfléchi auxquels.
DL : On fera « Hate Worldwide », « World Painted Blood » plus 2 autres : on verra ceux que nous aurons envie de faire à ce moment là.

Q : Vous avez fait un genre de tournée anniversaire pour « Reign In Blood ». C’est prévu d’en faire une pour d’autres albums comme « Seasons In The Abyss »?
DL : Non, je ne crois pas.
KK : On a marqué un anniversaire pour « Reign In Blood »?
Je crois que vous avez fait tout l’album, oui.
KK : Je sais mais ce n’était pas pour fêter ses 20 ans ou …
Un DVD est sorti.
KK : Je vois. Le seul album que je n’ai jamais envisagé de faire dans son intégralité, c’est bien « Seasons In The Abyss » mais il faudrait que Tom, Jeff et Dave soient de la partie aussi. Je crois que ce serait vraiment sympa parce que j’en ai ras le bol de jouer ce putain de « Reign In Blood ».

Q : De quoi parle « Unit 731 »?
KK : « 731 » parle de … Ça me fait bizarre d’évoquer le sujet parce que, d’habitude, quand on a fini un album, je connais toutes les lyrics à fond , mais bon, cette fois-ci la façon ‘compacte’ de travailler, a fait que pendant que Jeff bossait avec Tom sur les paroles ou les solos entre autres, moi j’étais à l’hôtel à écrire des paroles ou composer des solos et du coup, c’est le premier album dont je ne connais pas chacune des paroles de chaque chanson. Ça me fait bizarre. Mais dans « Unit 731 », il me semble que Jeff traite d’une unité Japonaise qui peut être assimilée à Mengele, je crois. Je n’en sais pas plus mais il me semble bien que ça parle de ça.
Donc la Seconde Guerre Mondiale mais vue du côté des Japonais.
KK : On dirait bien. C’est tout Jeff!

Q : J’ai entendu dire que vous aviez fait cet album de façon collective. Du coup, est-ce que ça été plus facile à faire ou bien avez-vous dû faire beaucoup de concessions, à cause de ça ?
DL : C’était très collectif. Si je me fie à mon expérience de batteur des précédents albums, cet album-ci a été cool à faire. On répétait, le producteur assistait aux répétitions, ce qui était vraiment bien. Il avait son ‘Pro Tools’, son ordinateur et nous enregistrait. Après chaque répétition, on ramenait un CD chez nous pour se faire une idée du rendu de ce qui avait été fait. Ce qui m’a plu, c’est qu’on pouvait rentrer chez soi, écouter, revenir et faire une ou des suggestions sur une chanson de Kerry ou de Jeff: "Pourquoi ne pas jouer ce passage plus long ou plus court ?" bref, suivre ce eu l’on ressentait, c’était selon. On a apprécié de pouvoir proposer, d’essayer, de tenter des trucs et soit c’était OK, soit Jeff ou Kerry disaient: “D’accord pour le jouer comme ça mais avec l’optique de ne pas le garder". Du coup, c’était génial qu’il y ait cette collaboration entre nous 4 et en rentrant chacun chez soi, de mettre  le tout en ordre : la musique, le PC, le logiciel de montage, le lecteur et c’était parti pour bosser. On a vécu des moments et une expérience sympas. En tout cas, l’important était d’avoir Greg à nos côtés comme point de ralliement. Greg était un peu... le porteur de l’anneau. En somme, ça nous a aidés et rendus encore plus impatients de revenir répéter et de dire "Qu’est-ce qu’on fait de ce passage-ci ou de celui-là ?", "Pourquoi ne pas le refaire ? . Pour moi, à la batterie, c’était passionnant.

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Q : Ça fait un bout de temps que vous faites ce genre de musique et sans vouloir vous comparer à des ‘vieillards’, on entend dire que ça pourrait être le dernier album de SLAYER ou peut-être l’avant dernier. Vous en pensez quoi ? Et vous arrive-t-il de vous dire “Comment je vais y arriver cette fois ?"
KK: Jamais. Quand on se posera ce genre de question c’est que ça sera le moment d’arrêter. A mon avis, c’est lié à notre pause de 5 ans, entre « God Hates Us All » et « Christ Illusion » . Je me souviens qu’à un moment j’ai déclaré que si les 2 prochains albums demandaient 5 ans pour les faire là oui, il se pourrait qu’il n’y en ait qu’on en sorte qu’1 ou 2 parce que, putain, ça nous rajeunira pas, sinon. A mon avis, l’essentiel est de sortir un produit de qualité et de s’éclater en tournée. J’ai entendu Dave dire, il y a peu, qu’il va jouer jusqu’à ce qu’il crève sur son siège de batterie. Putain, ça, ça m’éclate ! Les concerts se passent vraiment bien, et monter sur scène, ça vous donne envie d’y retourner. Etre en tournée, c’est pesant, c’est sûr, mais monter sur scène dépasse tout le reste.
DL : Cette heure et quart sur scène, vaut bien tout ce qu’on en bave pour y être et croyez-moi, que, parfois, ce n’est pas facile tout ce qui est autour. Je veux dire que tout le monde ne voit que le côté ‘Rock Star’, alors que la réalité, c’est de partir de chez toi, monter en voiture, aller à l’aéroport, de cet aéroport tu montes dans un avion, de l’avion dans une voiture et de la voiture à l’hôtel. A l’hôtel, tu patientes et tu patientes….. Ok, et après tu montes sur scène. Non, avant ça, il faut encore te rendre à la salle, attendre l’instant fatidique et quand, enfin, c’est l’heure, là je peux dire que c’est l’heure la plus fantastique et le quart d’heure le plus fantastique : c’est pour ça que tu vis, alors, même si les à cotés sont durs, ça en vaut la peine.

Q : Etre en tournée, c’est un style de vie en quelque sorte. Est-ce pour vous, une chose qui, lorsqu’on en parle, renvoie à la famille et au fait qu’il vous faut faire des sacrifices d’une certaine manière? Comment vous gérez ça ?
KK : En ce qui me concerne … l’alcool, ça aide. Ma femme vient parfois me rejoindre quelque temps en tournée. Je la connais depuis 8 ans, elle savait à quoi s’attendre  dès le départ. C’est mon métier et, si on veut payer les factures je dois partir en tournée. Il n’y a pas moyen d’éviter ça. C’est dur, ce n’est pas comme avoir un boulot classique où tu rentres tous les soirs chez toi, je pense que je m’ennuierait si c’était le cas, de tout façon. Il faut faire en sorte que ça marche pour toi, d’une manière ou d’une autre

(Ma question finale, pour le fun, j'avoue, surtout pour SLAYER qui n’ont besoin de l’avis de personne, c’est évident ;o)
Q : Vous avez mentionné la famille. Est-ce que l’opinion de votre famille sur votre musique compte ?

Kerry part d’un rire et Dave est plus que d’accord :o) : Wow, alors, là, pour moi, pas du tout !!!
A la base, c’est du business, SLAYER c’est une marque depuis 28 ans que je fais ça et putain, si mon père venait me voir pour me dire: “Tu sais, j’approuve pas…"

Q : (je titille ;o) Pas votre père mais votre femme?
KK : c’est que mon père est censé compter pour moi plus que ma femme vu que c’est mon géniteur, mais même s’il venait me dire : “Hé! Je n’aime pas ce que tu as écrit", je lui répondrais : "Va te Faire f… !!! »
DL : Je suis d’accord avec ça.

Ce qui a fait rire les deux protagonistes quand j’en ai discuté avec eux, par la suite : Bien sûr que SLAYER et eux encore moins que quiconque,  n’en a rien à faire de l’opinion des autres, quels qu’ils soient !! C’était évident dès le départ ;o)

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16 novembre 2008

ETHS / THE NUANCES - Photos / live Report (Fr) - Paris, Elysee Montmartre, 31 oct. 2008

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Photos ETHS / THE NUANCES ici / here ;)

Le sud était en déplacement dans la capitale avec 2 formations qui valent le détour: la tête d’affiche ETHS qui continue d’acquérir la reconnaissance que son Rock dynamique, sombre mérite et la seconde THE NUANCES, qui faisait ses premières armes sur une grande scène, ce soir-là et s’en est plutôt bien sortie dissimulant même, avec classe, un gros trac bien compréhensible :)
(Récit et photos Tasunka)

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Emmené par une chanteuse guitariste à la forte présence scénique, THE NUANCES et son Indie Rock a su séduire dès les premiers accords et même si les compositions ne sont pas toutes du même niveau du point de vue intensité, en tout cas, le potentiel est bel et bien là tout comme une visible envie de donner le meilleur d’eux -mêmes: THE NUANCES est une groupe à suivre donc :)

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L’Elysée Montmartre était certes barrée latéralement par des rideaux noirs, l’occupation de la salle n’en a néanmoins pas démérite; bonne affluence en somme, avec cependant une surprise: le type de public venu soutenir et hurler le nom d’ETHS; à savoir une foule jeune et apparemment peu Métal. De quoi se demander pourquoi ETHS, avec pourtant autant de qualités, n’attire pas encore plus de metalleux ? En tout cas, si vous vouliez perdre un tympan ce soir-là, il suffisait de rester auprès des premiers rangs, des demoiselles et de leurs cris stridents dès l’apparition de tout ETHS sur scène: quelle fougue !! :) Du côté de la tête d’affiche, le concert a roulé tout seul, avec une frontwoman aguerrie et tout sourire, des musiciens plus qu’heureux de cette tournée et de cette date parisienne, de quoi passer une très bon moment d’autant qu’en plus de bénéficier d’un bon son, d’une belle lumière, les poissons éclairants suspendus haut sur scène, ajoutaient une touche d’ambiance originale: les marseillais ont assuré avec leur énergie et leur univers explosif et on comprend vraiment leur succès en sortant de leur concert :)

Tasunka

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setlist ETHS:

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13 novembre 2008

PENDRAGON / RPWL EXPERIENCE - Photos / Live Report (Fr) - Paris 24 oct 2008

BASE

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Photos PENDRAGON / RPWL Experience ici / here ;)

Belle soirée que celle qui a eu lieu au Nouveau Casino, en ce 24 octobre 2008. C'était un plaisir, tout simplement, ces concerts de 2 formations aussi attachantes qu'intenses dans leur jeu scénique: D'ailleurs à ce jeu, PENDRAGON est sorti grand vainqueur devant un parterre de fans en délire; la date parisienne étant sold out. Normal, le groupe fêtait ses 30 annnées d'existence lors de leur tournée, me direz-vous :)

(Photos / Live Report: Tasunka)

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Pour RPWL le tempo et le sourire étaient au beau fixe: visiblement très heureux de se trouver dans la capitale, les Allemands ont eu autant le sourire que la pèche tout le long du concert, s’amusant même à jouer les uns avec les autres, le chanteur massant les épaules du clavier pendant que le guitariste et le bassiste faisaient un duo, à l’autre bout de la scène, toutes dents dehors: de sourire, bien sûr ;)
Dommage qu’avec l’imposant set de batterie de PENDRAGON, le batteur de RPWL se soit retrouvé dissimulé au fond à droite de la scène, à peine visible, mais heureusement audible :) Le public connaissait le Prog /Rock des Allemands et les réactions de la salle semblaient n’en impressionner et toucher que plus le chanteur et toute la formation, face à tant d’applaudissements et de reprise en choeur des couplets: c’est qu’avec un salle pleine à craquer, une telle affluence avait à elle seule, de quoi impressionner :)

D’ailleurs, la chaleur est si vite montée, que quelques personnes se sont trouvées mal et ont dû quitter la salle pour retrouver leur souffle au dehors.

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Le chanteur-guitariste de PENDRAGON Nick Barrett, a, plus tard dans la soirée, mentionné à maintes reprises, tout en sueur, combien Paris, c’est chaud!! :) Aidé de Clive Nolan, claviers, pour son français, il l’a précisé en anglais et en français, au cas où :)

Mais avant d’avoir ce plaisir d’avoir les Anglais sur scène, le changement de plateau a pris un temps qui semblait interminable et à causé un retard dans le planning. Comme la salle devait impérativement être libérée pour ensuite accueillir une soirée qui irait jusqu’à l’aube, du coup, Nick a précisé que, pour ne pas amputer leur set à cause du retard, il allait avaler les mots de ses speechs d’entre morceaux et il l’a vraiment fait, avec humour, toujours à la fois en langue de Shakespeare et de Molière :)
Pour leur anniversaire, 30 ans de PENDRAGON, ça se fête avec les honneurs, le groupe a montré l’étendue de ses capacités autant musicales, que scéniques avec un show efficace, proche du public, aux hymnes avérés que tous dans la salle, se sont délectés à reprendre en chœur; la voix du chanteur n'était pas au top ce soir-là, mais point de vue instruments, les soli de guitare lui semblaient faciles.
Un intermède pour rappeler leur trentième anniversaire, un autre pour souligner avec un sourire malicieux combien Paris compte pour le groupe et enfin, un dernier intermède pour présenter les "forçats de PENDRAGON": eh oui, c'est ainsi que le chanteur les présenta à tour de rôle: Pete Gee, bassiste, 29 ans de condamnation avec PENDRAGON, Clive Nolan, claviers, 20 ans de presence et enfin tout en le saluant, le petit dernier arrivé à la batterie : Scott Higham. Puis, ce fut le tour de Clive de présenter le chanteur guitariste fondateur de PENDRAGON: Nick Barrett !!

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Le progressif du groupe est du pur progressif  qui fait parfois regretter quelques manques d’attaques Rock dans la composition, mais après tout, la marque de fabrique de PENDRAGON et son succès sont les leurs, alors, pourquoi ne pas garder le cap ? ;)

Belles lumières, belles diffusions sur fond de scène, tendu tout en travers, d’images, de couleurs, le tout pour une alliance réussie entre lumière et son…même si le son a posé malgré tout des difficultés en étant saturé, ou trop fort, voire trop bas, mais dans l’ensemble, une réussite le show bien rodé.

Faute de temps, un seul rappel de 2 titres a conclu le concert, puis ensuite, au pas de charge, les roadies n’ont eu que peu de temps pour tout ranger, sortir et entreposer dans le tourbus; la soirée pop qui arrivait, investissait déjà les lieux.

Une salle blindée comme jamais a sur faire un triomphe à PENDRAGON et un bel accueil à RPWL et ça, ça compte: merci aux groupes, à la salle bon enfant et sympa à souhait, ainsi et last but not least qu'à Base Productions :)

Tasunka

Setlist PENDRAGON: Pendragon_setlist

2 novembre 2008

TRIBE AFTER TRIBE "M.O.A.B. - Stories From Deuteronomy" (French Review)

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TRIBE AFTER TRIBE « M.O.A.B. »
(SPV)

Robbi Robb Photos ici / here ;)

Robbi Robb - TRIBE AFTER TRIBE interview (FR) ici / here ;)

Coup d’émotion et de coeur pour TRIBE AFTER TRIBE. Avec « M.O.A.B.» on est transporté dans un univers fort et profond à la fois, intense et puissant, qui prend aux tripes, remue le corps et l’esprit et au final, fait se dire que les moments de magie arrivent: la preuve avec ce superbe album. Robbi Robb distille la magie depuis 2 décennies et sait faire parler l’émotion grâce à sa vaste palette de couleurs musicales et à la chaleur de sa personnalité. Entouré par beaucoup d’autres talentueux artistes plus ou moins connus, mais qu’importe leur statut, l’homme sait faire vibrer chacune de ses compositions, avec inspiration, servi en ça par un son à l’image du désert où « M.O.A.B» a vu le jour: immense et intense, termes qui, en conclusion, résument « M.O.A.B.» sans l’ombre d’un doute :)

Tasunka

1 novembre 2008

TRIBE AFTER TRIBE / Intw Robbi Robb (Artist :)

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Rencontre avec ROBBI ROB, cet homme à la présence artistique et humaine, unique. « M.O.A.B » le dernier album de TRIBE AFTER TRIBE est une perle à lui seul. Merci à Robbi Robb pour cet échange au parfum d'hors norme: il est bien « The Bearer Of The Flag Of Truth » (rencontrez cet artiste et vous comprendrez l’aura que tous lui prêtent et avec raison :). Merci à Roger Wessier aussi pour avoir rendu cette interview possible.
(Interview, photos: Tasunka)

Photos ROBBI ROBB ici ;) / Chronique TRIBE AFTER TRIBE: "M.O.A.B." ici ;)

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Pour commencer cette interview, j’aimerais t’avouer avoir eu un problème : eh oui, c’est que « M.O.A.B » est tellement bon qu’il m’inspire trop de questions pour ce petit laps de temps : et toi ? Tu as eu le même problème, à savoir trop de chansons pour juste la place d’un album ?

En riant, Robbi répond: Franchement, oui !! D’autant que l’histoire de « M.O.A.B.» suit Moïse de sa sortie d’Egypte jusqu’à la terre promise, avec un événement de sa vie retracé chacun dans un morceau. Mais le tout étant vu avec un regard aussi porté sur les événements actuels. Tu vois, comme il y avait au final beaucoup d’histoires, j’ai dû laisser de côté quelques éléments et c’est notamment le cas d’un belle chanson dont le sujet parle d’une femme et d’un attentat suicide. Comme elle est porteuse de bombe: on la suit la veille de son acte, quand elle songe à ses amis, à sa famille, à sa place de mère. C’est un très beau titre. Je ne sais pas, peut-être que par le futur il sera en ligne sur le net: on verra :)

J’espère :) Dis-moi, la multitude, la richesse, semblent être le fil rouge de l’album : par le nombre d’histoires, par la présence de nombreux musiciens connus ou moins et enfin, par la richesse d’interprétations du sens de « M.O.A.B » même.

Tout à fait :) Pour citer les artistes qui m’entourent, j’aimerais commencer par David, c’est simple, vu qu’il vit non loin de chez moi. Il a quitté les grandes villes pour s’installer dans la nature. Quand il a su pour le nouvel album, les choses se sont faites naturellement, il m’a simplement demandé: « Je peux venir ?» et la réponse était bien sûr oui; on a jammé ensemble et voilà :) « M.O.A.B.» s’est fait assez rapidement mais avec le 11 septembre et ce qui est arrivé ici aux Etats-Unis, ça a suscité une telle émotion que j’ai pris du temps pour réfléchir et méditer sur ce qui venait d’arriver, sur ce qu’il se passait dans le monde et au final, toute la famille a déménagé dans le désert. C’est un endroit incroyable de beauté, de paix et de calme. J’en ai parlé aux amis, à ceux que j’aime et leur ai proposé de venir eux aussi, en leur disant: « Pourquoi rester triste ailleurs alors que la vie est si belle et simple ici ?» :)

Tu pourrais présenter les musiciens qui t’accompagnent ?

Ce sont tous de grands musiciens, comme Archon à la basse. Lui et moi sommes amis et jouons ensemble depuis 30 ans. Des années auparavant, on avait un groupe qui s’appelait « The Silent Kid », en Afrique du sud: nous étions contre l’apartheid. Puis Archon a migré aux Etats-Unis avant moi et sur place, il a constaté que là aussi, la ségrégation était bel et bien présente, tout comme partout dans le monde en général. Face à ce constat, tu te mets à comprendre d’autant plus l’importance que peut avoir ce que tu fais. Tu n’es pas juste un artiste qui distrait, mais bien une personne qui est comme le dise les Amérindiens : « Medicine Speaks ». Pour moi, tout vient de ce sur quoi tu te concentres, de ce sur quoi tu mets l’accent: tu peux combattre l’ignorance en faisant réfléchir les gens ou en éclairant les choses d’un autre regard et ça, c’est essentiel pour nous tous. Sinon, pour revenir à la présentation des amis, tu as Joey (Vera) (basse, v) qui a un parcours avec ARMORED SAINT et METALLICA le voulait vraiment dans leur groupe, mais non, là il est avec moi et j’en suis heureux :) Lui et moi, nous avons été présentés par un journaliste qui voulait vraiment notre rencontre, nous voir jammer ensemble. Je suis donc à la salle de répète et quand je l’ai vu la première fois, avec ses cheveux longs, ses tatouages, je me suis dit : « Oh non, pas encore un de ces mecs typiques de L.A. » (rires) J’ai branché ma guitare, lui la sienne et 20 minutes plus tard, on s'éclatait: c’était un vrai échange de plans de guitare, de jams, du style : « Comment tu joues ça ? Ah ouais ! » C’était génial et depuis ce moment ça colle toujours. Chaque fois qu’on est réunis, on branche les grattes et c’est parti (rires) Tu vois, il y a aussi beaucoup de musiciens qui ont participé à « M.O.A.B » dont Annie, ma femme, qui était aux claviers. C’est vraiment quelqu’un de bien, de bon, qui parle en plus sanscrit et Indou et est très dévouée. Elle se perfectionne aussi pour tout ce qui est programmation aux claviers et je peux te dire qu’elle assure :) Pour l’album, nous avons tout fait ensemble pendant deux semaines: de l’histoire que nous avons écrite et mise à plat et aussi l’apport musical. Tu as Jeff (Ament-basse PEARL JAM), on joue ensemble depuis 10 ans. Avec Jeff, on a joué ensemble dans THREE FISH dès le début. Il est vraiment incroyable! Il pourrait être né en Afrique du sud: il a la même expérience que moi, ce même ressenti, ce sens du rythme si particulier, propre à la culture de là-bas.

C’est vrai que pour toi, le rythme, la batterie sont importants, à l’image de Peter Gabriel, ta référence

Complètement oui ! :) Le ressenti passe souvent par le tempo, par le rythme. Pour l’un des morceaux «Chiron», il est question des mexicains qui essaient de passer la frontière, de nuit. Là, le rythme est lent, pas athlétique, le reflet du mouvement d’un déplacement prudent, comme le battement d’un cœur qui donne le feeling, la sensation que quelque chose ne va pas: par ça, tu ressens ce que ressentent les clandestins, le battement, le rythme du cœur de ceux qui quittent Mexico, qui quittent leur patrie.

Et on le ressent vraiment intensément. Et en parlant d’intensité, je voudrais revenir sur « World Drum » et qui est puissant au possible : même si c’est le dernier titre de l’album, il ne symbolise pas la fin, mais juste le début, il semble :)

C’est exactement ça !!! :) Il a été placé à la fin de l’album simplement parce que c’est à la suite de l’histoire racontée avant. Tu vois, je songe à cette histoire qui était racontée quand j’étais enfant: elle parlait d’un roi Zoulou, qui avait accepté que les premiers blancs s’installent sur ses terres à leur arrivée. Il les avait même invités tous à une fête, mais à minuit, le roi a sifflé, faisant surgir des guerriers zoulous qui se sont mis à massacrer les blancs: hommes, femmes et enfants. Cette histoire avait frappé mon esprit quand j’étais enfant, au point que jusqu’à l’âge de 16 ans, je ne faisais aucune confiance à quiconque qui était noir, à cause de ça, avant de réaliser un jour que tout ça n’était que des mensonges. Ce qui m’a fait changer d’avis, c’est le fait de commencer à les côtoyer et de jouer avec eux. J’ai réalisé, alors, le tissu de mensonges raconté et j’ai vu combien c’était simple d’être avec des zoulous, combien je me sentais bien avec eux. C’est incroyable de constater combien d’histoires dans le genre, d’idées reçues peuvent exister partout dans le monde et sont ancrées dans les esprits, dans l’humanité. C'est terrible quand tu songes aux génocides qu’il y a ou y a eus à cause de ces idées fausses qui donnent à quelques uns un sentiment de supériorité sur les autres et leur donne un pseudo droit, du coup, de tuer, de faire un génocide au nom de cette prétendue supériorité.
Une fois que tu comprends le faux de ces histoires, que tu te débarrasses du faux pour ne garder et voir que le vrai, là, tu peux entendre le tambour universel le « World Drum », ce battement du cœur que nous avons tous en commun. Une fois que j’ai dit et raconté toute l’histoire au cours de « M.O.A.B. », on peut alors entendre le battement du cœur qui danse, danse, danse...  :)

Je comprends ce que tu veux dire :)
J’ai lu que quelques personnes pensaient que « M.O.A.B. » bénéficie d’un meilleur son que « Enchanted Entrance », le précédent disque ; tu es d’accord ?

Non ! Les 2 albums sont différents, c’est tout. On a enregistré « M.O.A.B.» dans mon petit studio, dans le désert. Le producteur a fait du très bon travail. En fait, je voulais ces sons, cette ambiance si unique que tu as dans le désert, dans l’immensité, la nuit sous les étoiles. Quand je compose, je n’aime pas me répéter, ni répéter un morceau déjà écrit que ce soit par moi ou par les autres; si c’est le cas, je change. Si un titre une fois fini semble un bon titre, je me demande s’il a déjà été fait. Un morceau, je ne sais pas s’il est bon en soi, par contre, ce que je sais de façon certaine, c’est si ce morceau me fait me sentir bien et ça, c’est ce qui compte :)

Une autre chose qui semble compter pour toi, c’est le public : par exemple, sur ton site, c’est génial qu’il y ait des photos de fans qui défilent quand on le visite

Tu vois, quand je signe des autographes, je marque « Shine On» parce qu’à mes yeux, chacun est une star, une étoile :) J’aime les appeler tous « des amis ». 10 jours avant les concerts, je fais savoir que les personnes qui veulent venir avec un djembé, des percussions, sont les bienvenues: J’ai toujours avec moi quelques tambours pour ceux qui n’en auraient pas. Ces personnes rentrent alors gratuitement et viennent avant le concert, pour assister aux répétitions, afin que je leur explique qu’il y a 2 choses à respecter: suivre un signe de ma main, pour être synchro avec mon batteur et un autre, pour se lâcher :) ça donne 10 personnes jouant en même temps des percus et c’est fantastique le son que ça donne, en plus du plaisir à voir ça. C’est vraiment dingue au point qu’il m’est déjà arrivé de descende de scène, de me mettre devant, pour mieux apprécier l’ensemble. La barrière entre le groupe et le public est abolie et ça, j’aime :) Je préfère ça à avoir le groupe qui joue et le public qui regarde et applaudit simplement. Mais on m’a déjà dit de ne pas m’en faire pour ça, que la musique que je faisais était déjà unique et spéciale en soi et que le public l’appréciait aussi comme ça.

En 2 décennies de musique, de quoi es-tu le plus fier ?

C’est dur à dire vraiment; je suis fier quand les gens souffrent avec moi (rires) Je veux dire par là quand je vois que j’ai un rôle à jouer dans l’univers musical et c’est visible quand j’influence la musique des autres, quand je suis copié :). Je t’avoue ne pas aimer ma voix: même si j’adore chanter, je n’aime pas m’entendre. Quand je pose mes vocaux sur un album, je ne peux l’écouter que quelque chose comme 3 ans après, à cause de ça. Ce qui est positif au moins, c’est que quand j’écoute à nouveau les morceaux ces années plus tard, j’ai l’impression qu’ils sont nouveaux faute de les avoir entendus avant, ce qui n'est pas mal du tout :)
Je suis très agréablement surpris de redécouvrir la structure des morceaux, l’ensemble, les textes: je les trouve très bons. J’en apprends presque plus avec le recul, qu’au moment où ils ont été écrits.

Ton album est magique, dans le sens incroyablement fort ; Tu es magicien pour réussir ça ? :)

(Rires) C’est vrai que j’aime tout ce qui touche à la magie: pour moi, la magie, c’est l’art de la vie ! Tout comme j’aime les espaces infinis, j’aime les notes longues qui parlent et donnent l’impression d’atteindre quelque chose d’indescriptible ou si tu préfères c’est comme attraper les étoiles :)

Ta musique est très mouvante, de toute façon :)

Merci :) Je ne l’ai jamais révélé auparavant, mais quand j’avais 13 ans, il m’a été donné un nom par le Karmatta (NDT : mes excuses au cas où l’orthographe ne serait pas correcte) qui est, en Afrique, l’équivalent de la réincarnation du Bouddha dans la spiritualité tibétaine et ce nom est: « The Bearer Of The Flag Of Truth Into The World». A cette époque, son sens ne me disait rien, mais y en regardant rétrospectivement, ce nom a pris toute sa signification: il a à voir avec l’honnêteté et le courage. En Afrique du Sud, cet état d’esprit m’a coûté des démêlés avec la police, de durs moments…et dire la vérité aux USA est aussi autre chose. Pour moi, l’honnêteté, c’est prendre d’abord et avant tout soin des enfants. A mon idée, s’occuper des enfants, c’est comme être le roi du monde. Prendre soin aussi des femmes enceintes, leur donner la place qu’elles méritent est, là aussi le symbole le plus important. Quand tu respectes une femme et que tu rends un enfant sacré, alors, c’est ainsi que les choses vont bien et changent : que la vie suit son cours. Mon job, c’est de m’occuper des enfants, voilà pourquoi, tout l’argent de mon prochain album ira à ma fondation pour les orphelins. Je me fiche d’avoir de l’argent pour moi-même, j’ai tout ce que j’aime et me sens chanceux !

Merci pour cette belle rencontre

Merci à toi aussi (NDT : et l’homme de finir par une embrassade fraternelle: belle rencontre, oui vraiment !! :)

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31 août 2008

MOTÖRHEAD "Motörizer" (French Review)

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MOTÖRHEAD « Motörizer »
(SPV)

Pour ce nouvel opus de la troupe à Lemmy (figure quasi mythique qu'on ne présente plus ;), Cameron Webb a servi une production des plus relevées au trio et il n’en fallait pas moins pour mettre en valeur combien le groupe fait un retour pied au plancher : c’est que ça déménage carrément, ce « Motörizer » fort bien nommé !! En passant du Hard Rock hymnique au Rock’n Roll endiablé, sans oublier le mid-tempo avec un très convaincant « The Thousand Names Of God » , l’album peut se vanter d’offrir des titres comme on les aime chez MOTÖRHEAD : de ceux qui vous mettent un coup de pied au cul !! :) Eh oui, au diable la politesse, c’est trop un plaisir de retrouver le bombardier en attaque, comme aux meilleures heures de ses 30 années de services !!! :)

Tasunka

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