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TASUNKA Photos & Works
8 août 2013

FIVE FINGER DEATH PUNCH "The Wrong Side Of Heaven And The Righteous Side Of Hell - Volume 1" ( French Review)

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5FDP "The Wrong Side Of Heaven And The Righteous Side Of Hell, Volume 1"
(Eleven Seven Music - distribution EMI)


Sortie 29 Juillet 2013


Toujours inspirés pour envoyer du lourd, FIVE FINGER DEATH PUNCH, repoussent une nouvelle fois les limites dans le meilleur sens, avec un double album à la force aussi puissante que le sont l’inspiration et l’ingéniosité des compositions. Sur le premier disque, on retrouve, en effet, avec les nouveaux titres, l’attaque purement Hard Rock / Metal qui est la force de frappe du groupe, sur des brulots que sont « Lift Me Up » avec Rob Halford – JUDAS PRIEST en guest vocal), « Burn MF », « Dot Your Eyes » (surtout la version avec Jamye Jasta d’Hatebreed en guest), « I.M. Sin (avec Max Cavalera – SOULFLY en invité) » au long desquels il est impossible de ne pas headbanger en rythme et s’époumoner sur les refrains, mais aussi sur des mid tempos aux ambiances différentes, à savoir plus mélodiques : « Wrong Side Of Heaven », « Anywhere But Here » (avec en guest Maria Brink de IN THIS MOMENT), « M.I.N.E. (End This Way) » et ces contrastes font de ce double album / première partie, un disque aux ambiances variées et complémentaires car toujours intenses !

Chant clair ou option growls d’Ivan Moody, guitares enfiévrées ou mélodiques du duo Zoltan Bathory – Jason Hook, rythmiques d’enfer ou mesurées de Jeremy Spencer (batterie) – Kris Kael (basse), c’est le jackpot de l’efficacité, quelle que soit l’ambiance proposée. La version de FFDP de “Mama Said Knock You Out » avec le rappeur Tech N9ne fait, d’ailleurs, impression en sonnant de façon plus rentre-dedans que la version originale de LL Cool J ! Déjà que 5FDP avaient fait fort avec leur reprise de « Bad Company » du groupe eponyme, sur « War Is The Answer » (2009).

Pas étonnant que les trois précédents albums aient raflé des prix (disques d’or aux USA) et contenu pas moins de 10 singles classés au top 10 Rock. La bande de Los Angeles a conquis le succès et elle ne risque pas de le lâcher ou de larguer du lest avec ce « The Wrong Side Of heaven And The Righteous Side Of Hell – Volume 1 », ce qui sera amplement mérité !

Pour ce qui est du CD II, il s’agit d’un live taillé pour prouver combien 5FDP est un groupe pour qui scène rime avec second chez soi, un groupe qui joue pied au plancher pour une foule au diapason, limite en transe. Et ce, sur une set-list aux titres qui sont tous autant de hits, tirés de la discographie de 5FDP, ce qui ne gâche rien

Fin 2013, la deuxième partie arrive dans les bacs et on s’en chauffe les cervicales et la voix d’avance !
Merci à FFDP d’avoir pondu autant de bons nouveaux titres au point de ne pas vouloir trancher et, du coup, sortir les quatrième et cinquième albums la même année !

Cadeaux façon double volume, quoi ! :)


Tasunka



'The Wrong Side of Heaven and the Righteous Side of Hell Volume 1′ Track List:

Disc I:

01. ‘Lift Me Up’ (featuring Rob Halford of Judas Priest)
02. ‘Watch You Bleed’
03. ‘You’
04. ‘Wrong Side Of Heaven’
05. ‘Burn MF’
06. ‘I. M. Sin’
07. ‘Anywhere But Here’ (featuring Maria Brink)
08. ‘Dot Your Eyes and Cross Your Teeth’
09. ‘M.I.N.E. (End This Way)’
10. ‘Mama Said Knock You Out’ (featuring Tech N9ne)
11. ‘Diary of a Deadman’
12. ‘I.M. Sin’ (featuring Max Cavalera)
13. ‘Anywhere But Here’ (Duet with Maria Brink)
14. ‘Dot Your Eyes And Cross Your Teeth’ (featuring Jamey Jasta)

Disc II:

01- Intro

02- Under And Over It
03- Burn It Down
04- American Capitalist
05- Hard To See
06- Coming Down
07- Bad Company
08- White Knuckles
09- Drum Solo
10- Far From Home
11- Never Enough
12- War Is The Answer
13- Remember Everyhting
14- No One Gets Left Behind
15- The Bleeding

 

Discography 5FDP:

-« The Way of The Fist » (2007)
-« War Is The Answer » (2009)
-« American Capitalist » (2011)

-"The Wrong Side Of Heaven And The Righteous Side Of Hell - Volume 1" (July 2013)

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22 mai 2013

FAIR WARNING "Sundancer" (French Review)

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FAIR WARNING « Sundancer »
(SPV / Steamhammer)

 

Release Dates Europe: 27 May 2013  / Germany: 24 May 2013 / US-Canada: 21 May 2013

 

Autant de constance et de stabilité dans la qualité musicale au travers de plus de deux décennies, voilà un fait qui mérite à lui seul, de tirer un coup de chapeau au groupe de Rock : FAIR WARNING ! Avec l’arrivée dans les bacs de leur onzième opus, « Sundancer », force est de constater que les allemands ses sont  à nouveau fendus de compositions accrocheuses, aux mélodies suaves et dynamiques, aux guitare, basse, batterie et vocaux en harmonie pour apporter cette patte forte en intensité Rock notamment sur un « Hit And Run », ou encore sur les réussis « Natural High », « Pride », « Get Real », l’excellent « Jealous Heart » au Rock typé 70s de belle allure ou qui vous donne envie d’allumer les briquets pour accompagner le groupe dans ses instants calmes, comme sur « Real Love », « Send Me A Dream ».

De tout façon, comptez sur FAIR WARNING, pour vous faire voyager dans diverses atmosphères et le plus beau, c’est qu’on se plait à les vivre toutes.

Si les deux compositeurs principaux du groupe, Ule Ritgen (basse) et Helge Engelke (guitare), ont posé leur signature au long de l’album, il est à noter que, pour la première fois, l’ensemble des membres de FAIR WARNING a aussi apporté sa contribution dans le processus de composition de quelques titres.

Au long de ce nouvel opus, on sent le fun qu’a pris toute la formation, ceci posant la touche finale à un disque efficace en diable pour mettre de bonne humeur et faire passer un moment des plus agréables en leur compagnie, d’autant que la production dûe aux bons soins du groupe lui-même, est impeccablement taillée pour parfaire le tout et conforter cette impression positive.

Respect musical et humain à FAIR WARNING pour ça et pour un “Sundancer” recommandé à l’achat :)

Tasunka


FAIR WARNING Line-Up:

- Tommy Heart : V
- Helge Engelke : G
- Ule Ritgen : B
- CC Behrens ; D

Tracklisting “Sundancer”:
 
01. TROUBLED LOVE
02. KEEP IT IN THE DARK
03. REAL LOVE
04. HIT AND RUN
05. MAN IN THE MIRROR
06. NATURAL HIGH
07. JEALOUS HEART
08. TOUCH MY SOUL
09. SEND ME A DREAM
10. PRIDE
11. GET REAL
12. HOW DOES IT FEEL
13. LIVING ON THE STREETS
14. COOL
15. JUST AS SHE SMILES  (bonus track digipak)

 

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18 mai 2013

U.D.O "Steelhammer" (French Review)

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U.D.O. « Steelhammer"
(AFM)

Release Date / Sortie: 24 May 2013


Après le fort bien garni « Live In Sofia » (double CD plus DVD)  sorti en novembre 2012 (chronique ici) voici que nous revient la bande de Herr Dirkschneider pour un album studio, cette fois, au nom explicite de « Steelhammer ». Tout un programme qui fleure bon le Heavy teuton calibré comme on l’aime quand on est fan du genre et c’est tant mieux ! Si la nouveauté se trouve surtout dans la sortie d’un nouvel  album, elle se situe aussi dans le line-up et l’arrivée de deux jeunes guitaristes :  le russe Andrey (Smirnov) et le finlandais Kasperi (Heikkinen) en remplacement d’Igor Gianola et Stefan Kaufmann. Igor ayant dû laisser U.D.O faute de temps disponible, en raison de son nouveau projet parallèle, quant à Stefan, des raisons de santé l’ont obligé à quitter U.D.O. Ce très bon guitariste, producteur, a d’ailleurs signé sa dernière prestation aux côtés de ses amis et partenaires lors du dernier live de 2012.

Sur « Steelhammer », c’est donc Andrey Smirnov qui s’est chargé, seul, de toutes les parties guitares du disque, et ce, même si Igor Gianola devait lui aussi poser sa patte guitaristique sur les morceaux, mais les imprévus en ont décidé autrement. Au final, il faut reconnaître qu’Andrei a fait un travail impeccable aussi bien en attaque, en rythmique, qu’en solo

Quant à Kasperi, le finlandais étant arrivé après les sessions d’enregistrement, il pourra donner toute l’ampleur de son talent à la six cordes lors des live et sur le prochain opus.

Autre changement notable sur « Steelhammer » : avec le départ de Stefan Kaufmann à la fois aux poste de guitariste et de producteur pour les albums précédents, cette fois, l’homme ne voulant momentanément plus s’impliquer dans ce domaine, c’est donc Udo et le bassiste Fitty (Wienhold) qui se sont chargés de la composition des titres et pour la production, une vieille connaissance d’U.D.O a été appelée à la rescousse, aux côtés d’Udo Dirkschneider : Michael Wagener. Le résultat est un album qui possède un son plus chaud et live que « Rev-Raptor », notamment. Les sessions en studio, option en face à face et live, y sont pour beaucoup.

Alors, coté musique, on retrouve comme dit précédemment la marque de fabrique ‘So Heavy’ caractéristique d’U.D.O, à l’image du « Steelhammer » d’ouverture, du furieux « Death Ride », « King Of Mean » au tempo speedé ou encore de “Cry Of A Nation” à la composition typique U.D.O avec son rythme lent, ses riffs bien Heavy et entêtants, son chant toujours du fond de la gorge de Udo Dirkschneider.

Du tout bon et côté surprises, le dynamique « Basta Ya » chanté en espagnol par Herr Dirkschneider vaut son pesant de Metal, ainsi que le chant différent sur « Time Keeper », la ballade avec piano et intruments à cordes, flute (vous avez bien lu :) « Heavy Rain », le tout vaut le détour. Avec une mention spéciale pour l’original morceau de fermeture : « Book Of Faith », qui se révèle différent et très intéressant.

Pour ce qui est des thèmes évoqués, l’actualité est à l’honneur au travers de « Cry A Nation » qui traite de la situation du monde face aux spéculations monétaires, aux banques, ou encore du single « Metal Machine » où est évoqué le travail volé aux humains , progressivement remplacés par des machines.

En somme, au long de « Steelhammer », on se trouve toujours en présence de tout ce qui fait accrocher et aimer ce Heavy si reconnaissable de U.D.O et même s’il y a quelques variations ici et là dans les compositions, pourquoi changer les basiques d’une formule qui marche ? « Steelhammer » est bon et fidèle à ce qui fait apprécier U.D.O: un album recommandé aux fidèles du groupe, et à tous ceux qui veulent le découvrir :)


Tasunka


Line-Up U.D.O :

-Udo Dirkschneider : V
-Andrey Smirnov : G
-Kasperi Heikkinen : G
-Fitty Wienhold : B
-Francesco Jovino : D

Tracklisting “Steelhammer”:

01. Steelhammer
02. A Cry Of A Nation
03. Metal Machine
04. Basta Ya
05. Heavy Rain
06. Devil’s Bite
07. Death Ride
08. King Of Mean
09. Timekeeper
10. Never Cross My Way
11. Take My Medicine
12. Stay True
13. When Love Becomes A Lie
14. Book Of Faith

==>"Shadows Come Alive" (Bonus Track on Ltd. Digipak)

 

14 mai 2013

MELTED SPACE "Between" (French Review)

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MELTED SPACE « Between »
(Totentanz/Season of Mist)

 

MELTED SPACE "When I Was A God" (Official Video) : ici / here 

 

Pierre Le Pape est bluffant de créativité, l’homme se montre toujours hautement inspiré par les dieux de la musique, dans chacun de ses projets dont le très salué « From The Past » (2012) et le dernier effort en date, « Between », peut d’ores et déjà figurer en très bonne place dans son oeuvre. En effet, ce disque vous entraine dans un opéra Dark atmosphérique aux superbes orchestrations, aux guests de taille et de talent, dont Liv Kristine et ses vocaux tragiques de son personnage ‘She-Wolf’.

Si Pierre Le Pape affiche ses dons à la composition, il affiche tout autant son art dans les orchestrations qui font mouche, en plus de son poste à tous les instruments et que l’homme est doué ! C’est donc au cœur de la mythologie romaine de Romulus et Remus, de la dualité, du bilan de feu leur vie terrestre que les deux frères font une fois dans le ‘melted space’, une fois Romulus ayant tué Remus, que l’auteur nous emmène.

Tel une véritable tragédie antique jouée devant nous ou plutôt dans nos oreilles, « Between », est envoutant et profond de symbolisme sur la dualité. L’artwork d’Hicham (Haddaji) a, d’ailleurs, une nouvelle fois, participé pleinement à l’atmosphère unique de ce disque. Pierre Le Pape considère « Between » comme un passage reliant « From The Past » et le futur projet en préparation, puisque sur « Between » figurent trois titres acoustiques tirés de « From The Past »

 Belle transition en tout cas, que ce disque « Between » qui ravira beaucoup de monde et attirera, à n’en pas douter, toute la reconnaissance sur cet artiste de talent, qui le mérite !

A suivre donc …

Tasunka


 
Line-Up « Between » :

- Pierre Le Pape (compositeur, orchestrations, toutes les musiques / lyrics)
- Manuel Munoz (Wormfood): V for Apollo / Dante
- Liv Kristine (ex-Leave’s Eyes); V for She-Wolf)
- Ashmedi (Melechesh) : V for Janus
- Black Messiah (Seth): V for Romulus
- Adrien Grousset (Hacride) :  G
- Michael Saccoman (ex-Kronos) : D
- Brice Guillon : B
- Charley Corbiaux : acoustic Guitar (Tracks 8 / 9)
- Lucie Blatrier : V for Michael / Artemis
- Anae: V for Gabriel
- Amelie Jeannes : V for Raphael
- Mick Rignanese : V for Lucifer
- Sire Cedric: V for Belial
- Emmanuel Levy: V

Tracklisting “Between”:
01. Return to the Land of the Forgotten
02. Dying Legend
03. They Were Brothers
04. St. Vis Pacem
05. Para Bellum
06. The Man With Two Faces
07. Welcome to this World
Bonus tracks
08. When I was a Good
09. Dante's Memory
10. War for the World

 

4 novembre 2011

FIVE FINGER DEATH PUNCH "American Capitalist" (French Review)

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FIVE FINGER DEATH PUNCH « American Capitalist »
(Universal)

 

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De l’agressivité avec, pour fil rouge, une de ces accroches mélodiques façon panzer des compositions, voilà ce qui fait que FIVE FINGER DEATH PUNCH nous la jouent option Attila du metal, avec des bombes à répétition en pleine face à l’image de 4 des puissants singles tirés de l’album : « Under And Over It », « Coming Down », « Back For More », « The Pride » hymnique à souhait ou encore de « 100 Ways To Hate » et j’en passe vu que l’album renferme de nombreuses pépites du genre, dont l’inattendue et poignante ballade « Remember Everything » au milieu de ce déferlement furieux. La subtilité dans un gant d’acier ou de Heavy / Groove Metal dans chacun des morceaux, quoi.

Le départ du précédent bassiste Matt Snell, fin 2010, a vu le producteur Kevin Churko (FFDP , OZZY OSBOURNE, SLASH) prendre la basse lors de l’enregistrement, en plus de s’occuper de la production de tout l’album et l’homme est incontestablement talentueux, étant donné qu « American Capitalist » offre un relief dynamique des titres, une clarté et une aggressivité orientée comme il faut, c'est-à-dire un rendu efficace.

Ce son de basse, de double grosses caisses, de guitares et ce rendu vocal, quel régal !

Les esprits chagrins n’aimeront que moyennement ce Metal joué pied au plancher avec les tripes, alternant chant rauque et clair par moments, superbes riffs et soli de guitares, mais ils seront bien les seuls : FFDP on aime ou pas, mais quand on aime, c’est à l’image de leur musique, à fond ;)

En digne successeur de l’acclamé « War Is The Answer « (2009) (chronique ici) , “American Capitalist” vaut le détour !

Tasunka

 

Tracklisting “American Capitalist”:

01."American Capitalist"
02."Under and Over It"
03."The Pride"
04."Coming Down"
05."Menace"
06."Generation Dead"
07."Back for More"
08."Remember Everything"
09."Wicked Ways"
10."If I Fall"
11."100 Ways to Hate"


Line-Up 5FDP:

Zoltan Bathory – G
Jason Hook – G
Ivan Moody – V
Jeremy Spencer – D
Chris Kael - B

 

2 mai 2013

SUIDAKRA "Eternal Defiance" (French Review)

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SUIDAKRA « Eternal Defiance »
(AFM)

Release Date : 25 May 2013

 
Concu comme un concept album basé sur l’histoire et le mythe venus tout droit du Pays de Galles : « The Dream Of Macsen Wledig », « Eternal Defiance » trouve ses racines sur de solides riffs et soli de guitares, sur des mélodies dignes de figurer en bande originale de n’importe quel grand film de cinéma, avec des vocaux bardés de testostérone et rugueux à souhait de l'âme pensante du groupe et chanteur : Arkadius, la bande de SUIDAKRA fait dans la dentelle brute ou pour plus de précision, le groupe cisèle un celtique Metal de premier plan, avec toutes les qualités liées au genre :  rentre-dedans, magistralement guerrier et subtil à la fois. Et de la subtilité, on en trouve tout au long de ce disque que ce soit via les apports d’instruments à cordes, celtiques, flute, de voix féminine de Tina Stabel, à l’image de « Beneath The Red Eagle » avec ses alternance et réponse voix brute masculine et aérienne féminine. Au long de ce morceau, se retrouve toute l’étendue du savoir-faire de SUIDAKRA, ou encore comme sur le splendide « Pair Dadeni » avec ses double grosses caisses en attaque, ses riffs de même, ses envolées d’instruments médiévaux classiques, ça claque comme un coup de fouet un jour de bataille, comme une envie de bouffer le monde, puis, le tempo s’adoucit, s’alanguit avec la ballade acoustique avec chant féminin seul plus guitare sèche, piano, « The Mindsong » et son récit mélancolique, puis, retour à l’acharné mélodique et fort en sensations avec « Rage For Revenge » ou le très puissant « Defiant Dreams ».

Sans même s’en apercevoir,  tant l’album se laisse écouter avec plaisir, voilà qu’arrivent les derniers titres, dont « Damnatio Memoriae », qui marque un passage au chant clair, masculin cette fois, sur guitare acoustique ponctuée de violon et le feu d’artifice final avec l’entrainant et endiablé "Mrs McGrath" (en bonus)

Très bon ce nouvel opus des allemands de SUIDAKRA: un coup de cœur plus que recommandé à l’achat ! ;) C’est dingue ce que ce groupe a su, dès ses débuts,  garder ce même haut calibre dans les compositions et la pèche dans leur jeu !

Tasunka

Tracklisting « Eternal Defiance » :

01. Storming The Walls
02. Inner Sanctum
03. Beneath The Read Eagle
04. March Of Conquest
05. Pair Dadeni
06. The Mindsong
07. Rage For Revenge
08. Dragon’s Head
09. Defiant Dreams
10. Damnatio Memoriae
11. Mrs. McGrath (Bonus Track)
First edition comes as Digipak (incl. comic booklet)

Line-Up SUIDAKRA:

- Arkadius – G / V, Keys, Banjo
- Lars - D
- Jussi - G
- Tim - B

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14 avril 2013

D.A.D. “Dic.Nii.Lan.Daft.Erd.Ark / De Luxe Edition” (French Review) / (Re-Issue 2013)

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D.A.D “Dic.Nii.Lan.Daft.Erd.Ark / De Luxe Edition”

(AFM)


Release date : 22 march 2013
Released as special 2-CD DELUXE EDITION, incl. 16 bonus tracks (acoustic & Live recordings)


Ne jamais répéter ce qu’ils ont déjà fait, tel est le leitmotiv de D.A.D. et les danois s’y tiennent comme le démontre à nouveau l’édition luxe de leur 11ième album (sorti en première version en 2011). En effet, retour en 2011 : “Dic.Nii.Lan.Daft.Erd.Ark” était et est toujours des plus classieux et simplement direct avec ce retour aux sources et à un Rock’n Roll qui vous prend droit au cœur, aux tripes. Décidément, le quatuor avait mis dans le mille et on se laisse emmener sur des riffs à la base purement Rock’n Roll, sur un chant unique et des paroles au feeling à fleur de peau, sur des mélodies option « Everything Glows », sur de l’énergie qui rappelle « No Fuel Left For The Pilgrims » ou « Helpyourselfish ». Sans renier leurs bases, D.A.D. expérimentent, alors, du neuf pour un résultat naturel et bien inspiré, un complément à leur carrière déjà largement digne d'être saluée.
Le retour de l’un de leurs producteurs favoris, aux manettes, à savoir Nick Foss, apporte un son rugueux, sans couche superficielle inutile, avec, cependant, une point de subtilité qui procure aux morceaux, toute la classe et l’impact voulus. C’est à une balade sauvage et mélodique, Rock’n Roll seventies et intemporelle à la fois, que nous convient les danois et impossible de ne pas leur emboiter le pas tant les titres sont tout simplement bons, très bons ! Entendre « Last Time In Neverland » et ses riffs et solo de guitare est un must ou encore « I Want What She’s Got » , « We All Fall Down » (Tout en feeling), « Can’t Explain What It Means » (Bluesy à tomber)

 
Etant donné qu’en 2013, l’édition spéciale de l’album se décompose en deux CDs, c’est avec plaisir que l’on découvre que le disque 1 offre les morceaux originaux et le second, leur version en acoustique pour cinq d'entre eux et « I Want What She’s Got » en acoustique vaut à lui seul, le détour, plus 11 titres survitaminés en live pour conclure ce CD 2.

Loin de faire redondance, cette édition 'Deluxe" 2013 de l'opus de 2011 avec ses 2 CDs d'une belle richesse, est un bonus réel qui rappelle que D.A.D, c’est décidément un sacré groupe !

Feeling, racines Rock’n Roll sont les mots d’ordre de “Dic.Nii.Lan.Daft.Erd.Ark / De Luxe Edition »”, enfin..mots d’ordre' ? Non, mots de 'plaisir', serait plus juste, parce que les vetérans de D.A.D. ont visiblement pris leur pied sur cet opus que ce soit en studio, en acoustique ou en live: l’album est donc un coup de cœur à nouveau, tout simplement !


Tasunka

 

CD 1: 

01. A New Age Moving In
02. I Want What She’s Got
03. The End
04. Fast On Wheels
05. The Place Of The Heart
06. Last Time In Neverland
07. Breaking Them Heart By Heart
08. We All Fall Down
09. Wild Things In The Woods
10. Can’t Explain What It Means
11. Drag Me To The Curb
12. Your Lips Are Sealed

CD 2:

01. I Want What She’s Got (Acoustic)
02. The End (Acoustic)
03. A New Age Moving In (Acoustic)
04. Last Time In Neverland (Acoustic)
05. The Place Of The Heart (Acoustic)
06. A New Age Moving In (Live)
07. Jihad (Live)
08. The End (Live)
09. Everything Glows (Live)
10. Ridin’ With Sue (Live)
11. Monster Philosophy (Live)
12. We All Fall Down (Live)
13. Last Time In Neverland (Live)
14. I Want What She’s Got (Live)
15. God’s Favorite (Live)
16. The Place Of The Heart (Live)

 

17 avril 2013

ONE-WAY MIRROR - "One-Way Mirror" [Official Video]

 

Salut à tous !

 

Voici la nouvelle vidéo officielle de One-Way Mirror pour le titre "One-Way Mirror" (Destructive By Nature), réalisée par Cyril Taussat aux Blinn Studios. Cette animation 3D a été inspirée par les personnages du jeu Guitar Hero combinés au style "retro-gaming" de GTA ! Regardez et faites passer le mot !

A bientôt !

ONE-WAY MIRROR

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Hi guys!

Here we go!

This is the new One-Way Mirror official video of the track "One-Way Mirror" (Destructive By Nature), directed by Cyril Taussat at Blinn Studios. This 3D animated was inspired by the Guitar Hero avatars combined with "Retro" GTA style! Watch it now and don't forget to spread the word!

Enjoy!

ONE-WAY MIRROR

One_WayMirror

 

16 mars 2013

SPITFIRE "Devil's Dance" (French And English Reviews)

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SPITFIRE « Devil’s Dance »
(Rookies + Kings / SPV )

Release Europe: 19 April 2013

English version of the review below ;)

SpitFire crache littéralement le feu et comment ne pas se prendre non seulement une claque mais aussi un gros coup de cœur pour ce trio qui, à l’image des trop jouissifs bolides Hot Rods, carbure au nitrous oxide, vous balance plein pot et surtout plein gaz, un détonnant mélange de pur Rock’n Roll, de Rockabilly et de Hard furieux. Les morceaux s’enchainent et chose incroyable, si ça démarre déjà fort avec une guitare en attaque dès le « Go ! » d’ouverture, l’ambiance monte néanmoins crescendo avec des rythmiques qui s’endiablent de plus en plus, sans compter que le chant, les chorus, les refrains et la basse-batterie font un travail génial pour vous accrocher complètement. SpitFire, c’est puissant, droit au but et disons le mot : jouissif, d’autant que la voix de Dick Dropkick équivaut son jeu de guitare côté efficacité, tout autant que le jeu de ses compères : Johnny Jailbreak aux basse et chœurs et Nikk Nitro aux tambours d’acier ! Se dire que « Devil’s Dance » est seulement le premier album du groupe allemand, laisse rêveur ! Déjà que leurs ainés et compatriotes de NITROGODS avaient sorti un très bon album de Rock’n Roll, là, les petits jeunes ont fait fort eux aussi, très fort !

Ecoutez les excellents « Enemy », “Kings Of Rock’n Roll », « No Regrets », « Rusted Crown », « Devil’s Dance », “Take My Throne”, “Burn In Hell”, "King Kerosin" et vous saurez ce que pur Rock’n Roll veut dire ;)

Avec une production qui leur fait honneur et rend toute l’intensité des morceaux intacte et punchy, « Devil’s Dance » est un must à se procurer, tout autant que d’aller s’éclater en compagnie du trio en live, car c’est bel et bien une musique d’éclate que joue SpitFire et ça, ça ne se rate pas !

Tasunka

 


- Review In English -  

SpitFire deserves its name as the band definitely spits fire not only in your face but also in your heart as the 3-piece sounds absolutely like the mighty hot rods: loaded with nitrous oxide ! The band plays a powerful mixture of pure Rock’n Roll, Rockabilly and frantic Hard Rock. If the album already starts in a powerful way with “Go !” and its guitar on attack, it’s nevertheless amazing to notice that each new song makes the temperature get higher and higher, makes the rhythms go crescendo, and not to forget to mention are the awesome skilled guitar, singing, chorus, bass, drums parts as all of them are definitely catchy as hell !

SpitFire’s music is quite simply powerful, straight to the point, a real fireworks ! The vocals and guitar of Dick Dropkick show both a real skill in spitting fire and so does the playing of his mates: Johnny Jailbreak on bass / backing vocals and Nikk Nitro on drums from hell. When you think that “Devil’s Dance” is only the first full length album of the band that’s even more amazing. NITROGODS the band of their compatriot elders had already released a very good album of Rock’n Roll but now the younger guys do at least as good as them if not better!

 Listen to the excellent tracks: « Enemy », “Kings Of Rock’n Roll », « No Regrets », « Rusted Crown », « Devil’s Dance », “Take My Throne”, “Burn In Hell”, "King Kerosin" and you will at once know what pure Rock’n Roll means ;)

 Thanx to an achieved production all songs sound at their best, punchy and catchy, making of “Devil’s Dance” a must have album. Don’t miss to come at the band’s concerts as SpitFire’s music is perfect for a real Rock’n Roll party !

 Tasunka


 

Line-Up SpitFire:
 
- Dick Dropkick : Lead vocals / Guitar
- Johnny Jailbreak : Bass / Backing vocals
- Nikk Nitro : Drums / Backing vocals
 

Tracklisting “Devil’s Dance”:
 
01. Go!
02. My Way
03. City Of The Sinners
04. Kings Of Rock n Roll
05. Hellfire
06. Roll The Dice
07. Take My Throne
08. Enemy
09. No Regrets
10. Burn In Hell
11. Rusted Crown
12. Devil’s Dance
13. King Kerosin
 
SpitFire Live:
 
30.03.2013 - Alte Brauerei / Annaberg-Buchholz (Matt "Gonzo" Roehr Support)
03.05.2013 - Metal Bash Open Air / Neu Wulmstorf
01.06.2013 - "10 Jahre Bad Jokers" / Sand i.T (Bozen/Südtirol)
06.06.2013 - Pfeffelbach Open Air / Pfeffelbach
15.06.2013 - Rock im Zwönitztal Open Air / Chemnitz
04.07.2013 - Reload Festival / Sulingen
21.07. – 27.07.2013 - MetalDays / Tolmin (Slovenia)
22.08.2013 - Ehrlich&Laut Open Air / Alsfeld
 
Et plus de dates encore à venir!

 

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17 janvier 2013

EMERGENCY GATE "You" - Interview Mario Lochert (B) @ Paris - 10 Jan 2013 :)

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Click on artwork for French Review of "You" / Cliquer sur la pochette pour la chronique "You"

Session Photos Mario (B) / Matthias (V): here / ici ;)

 

 

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EMERGENCY GATE : interview avec Mario Lochert, bassiste, seul membre restant du line-up original, producteur / ingénieur du son et au demeurant, très sympa personnage :)

(Interview / Photos : Tasunka)

Après un sympathique salut et accueil de sa part et avant même de demander quoi que ce soit, Mario a deviné ma première question, ce qui nous fait sourire tout les deux, puisque oui, c’était bien de celle-là dont il s’agissait :)

Tout le monde demande, en question numéro un, pourquoi avoir intitulé notre nouvel album: “You” et je dois reconnaitre que je comprends cette interrogation, vu que ce n’est par un titre ordinaire
En fait, tout est parti du jour où nous étions tous assis en salle de répétition à chercher un nom pour l’album, quand Udo (Simon), notre lead-guitariste, s’est demandé pourquoi nous faisions tout ça, étant donné que ça nous coûte de l’argent, que nous passons du temps à le faire, en salle de répétition, en tournées, que ça nous prend du temps sur notre vie privée et du coup, la question était le pourquoi de tout ça ?

J’ai, alors, regardé les autres et leur ai répondu : « Parce que c’est ce pour quoi nous sommes destinés, pour ceux qui nous soutiennent depuis de nombreuses années et bien sûr pour nous, vu que c’est une passion commune qui nous anime". Et puisque nous faisons tout ça pour ceux qui nous soutiennent, qui sont en support derrière le groupe, alors, c’est pour ‘Vous’ que nous le faisons, d’où le titre ‘You’ et ce titre a fait tilt pour tous. A l’image des paroles au long de l’album, tout le monde peut y retrouver les sentiments intérieurs vis-à-vis de tout ce qui fait la vie, comme par exemple de la contradiction des sentiments, de la révolution qui se passe en son for intérieur, dans son cerveau, l’ébullition dans tes pensées ou encore comme sur « Back From The Grave » où il est question de ce que tu éprouves quand tu te sens au plus bas et que tu remontes la pente: c’est être un peu comme ces poupées russes qui s’emboitent les unes dans les autres, côté feeling quant tu reviens de loin et que personne ne s’attendait à ça. On peut plus ou moins évoquer l’idée d’un concept album, d’un lien entre les choses au long de ‘You’ étant donné que l’inattendu, que ce que tu n’attendais pas, est évoqué au détour des paroles, de l’album et bien sûr de la pochette. (NDT : pochettes par non moins que Dani Hofer, Archetype Design (Behemoth, Vader, entre autres)

Sur l’édition limitée (avec DVD, 3 bonus tracks, etc…) , tu vois une large ouverture où on peut apercevoir des miroirs ; chacun d’eux renvoie l'image d’un visage qui offre, à chaque fois, une expression différente: l’un est drôle, l’autre triste, un autre est en colère, et ainsi de suite et cela symbolise ce par quoi tu dois passer, le chemin pour atteindre la lumière. En fait, il y a six miroirs de représentés, étant donné que nous sommes six au sein d’Emergency Gate et que c’est le chemin du groupe, ces sentiments que tu peux éprouver. On était tous satisfait de cette idée au sein du groupe.

J’ai pensé que ce serait mieux de faire une autre représentation pour l’édition classique de l’album : on retrouve en quelque sorte une combinaison entre les deux pochettes. Quant tu regardes cet artwork, tu as une grande pierre face à toi, comme l’obstacle, le mur auquel tu peux parfois être confronté dans ta vie, et tu dois l’exploser si tu veux poursuivre ta route et au travers du trou fait dans ce mur de pierre, tu as une ouverture où tu peux lire ‘You’. Si l’idée de cet artwork a été la mienne, celle du ‘You’ est venue d’Udo.

Les paroles et la musique, c’est un travail en commun ?

La majorité d’entre elles viennent de Matthias (Kupka – chant) et d’Udo, mais ça a été un travail en commun pour la musique : je pense que nous avons dû passer quelque chose comme 3 000 heures dessus jusqu’au mixage final! On n’est pas rentrés en studio avec du matériel prêt à être enregistré, non, avec cet album, les choses ont été faites différemment : nous sommes arrivés en studio et avons travaillé les morceaux, les avons enrichis, construits. On enregistrait, effaçait si ça ne nous convenait pas, recommençait, etc… C’est aussi la raison pour laquelle il y a une vraie fraîcheur dans la façon dont sonne l’album et aussi un côté catchy, puissant, doublé d’un gros cœur, qui te donne envie de chanter en chœur les refrains au long du disque.

Et c’est bien le cas ! Tu pourrais m’en dire plus sur l’autre aspect marquant de la musique d’Emergency Gate, c'est-à-dire le côté créatif, la diversité qui parcourent les morceaux à la fois dans la musique et le chant: d’où cela vient ?

Ca remonte aux débuts d’Emergency Gate, quand le groupe a vu le jour en 1996 et c’est dû à notre parcours. Je suis le dernier membre fondateur au sein du line up actuel. Les deux premières années, on faisait des reprises dont Guns’N Roses, Lynyrd Skynyrd ce genre de truc, puis, on s’est mis à composer nos propres titres qui sonnaient comme la rencontre du Power Metal et du Heavy Rock. Le groupe s’est produit dans des concours régionaux, puis plus largement au niveau national où on s’est classés 17ième, ça fait longtemps maintenant (sourire). Ca a été un long et hardu chemin. Après la démo, on a fait le premier album « Nightly Ray » avec Spike Streefkerk (Mellissa Etheridge, Def Leppard, Phil Collins etc.)  à la production, ce qui était génial étant donné qu’il est un très bon producteur. Ensuite, a suivi une tournée avec Mercenary, tout allait bien, mais, d’un coup, notre chanteur  (guitariste et co-fondateur du groupe) de l’époque, Fabian ‘Cem’ Kiessling s’est retrouvé à devoir quitter le groupe. Le seul choix a alors été de laisser tomber ou de s’accrocher et le reste du groupe et moi avons opté pour la seconde solution : « Faisons quelque chose de nouveau ! », c’est ce que nous nous sommes tous dit pour continuer à faire exister Emergency Gate. Et c’est comme ça que de nouvelles compositions ont vu le jour, même si nous avions perdu notre chanteur et notre contrat avec la maison de disques à la même période. Dur moment, mais c’est aussi là que j’ai rencontré Matthias et l’ayant entendu (avec Suidakra) je lui ai dit combien je trouvais qu’il était bon chanteur, mais que c’était dommage qu’il vive trop loin, pour rejoindre Emergency Gate, ce que j’aurais souhaité. Ça n’a pas arrêté Matthias qui m’a répliqué que les vols entre Düsseldorf et Munich étaient plus qu’accessibles côté prix et c’est ainsi qu’il a rejoint le groupe. Le fait de pouvoir chanter à la fois en growl et en voix claire lui a plu et l’a décidé à rejoindre Emergency Gate. L’histoire a repris son cours : un autre album a vu le jour, un nouveau deal avec un label aussi et une nouvelle tournée au travers de 28 pays. Emergency Gate a pris de plus en plus d’importance sur la scène Metal, mais la faillite de SPV nous a laissés sans maison de disques une nouvelle fois. Même chose avec Twilight Zone Records avec qui nous avions signés, qui se sont retrouvés insolvables. A l’heure actuelle nous sommes sous contrat avec ZYX Music qui nous avaient vus jouer lors de Metal Fest Tour en Allemagne. Nous avions reçu des offres de signature de la part d’autres compagnies, mais c’est ZYX qui a été choisie par tout le groupe, parce qu’eux nous ont convaincu avec leur volonté de nous pousser vers le haut. On a signé pour deux albums.

Sacrée histoire et volonté de la part d’Emergency Gate ! C’est à cause de tout ça que le groupe n’est pas aussi connu en France qu’il le devrait, je pense ?

C’est vrai que c’est la partie des maisons de disques, de s’occuper de ça. S’il y avait eu une signature chez Nuclear Blast, c’est clair que nous en serions sur un niveau différent à l’heure actuelle. C’est le côté difficile si tu as un label qui se retrouve insolvable mais les choses vont mieux, alors, on verra

On croise les doigts pour :) Pour en revenir à ‘You !’ c’est toi qui t’es à nouveau occupé de la production ?

Effectivement, j’ai été en charge de la production, du mixage et de l’enregistrement de l’album.

Comme tu as produit pour ton propre groupe, tu l’as fait différemment que pour les autres formations avec lesquelles tu travailles ?

Que ce soit avec GRAVEWORM ou encore avec VISIONS OF ATLANTIS, c’est toujours un travail à 100% mais avec Emergency Gate et ‘You’, il y a eu un processus créatif en plus, qui s’est traduit sous la forme de travailler les morceaux quand on était en studio, de travailler main dans la main avec tous les membres du groupe, ce qui s’est révélé une très bonne chose : chacun étant très satisfait du produit final. Normalement, je ne m’occupe pas du mixage quand je suis en charge de la production, mais cette fois, je l’ai fait, parce que dans mon esprit, je savais exactement comment le disque devait sonner. Il fallait donc que je le fasse

 

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En quoi tu dirais que le son d’Emergency Gate est unique ; avec l’apport des synthétiseurs, je veux dire?

J’ai vu écrit qu’Emergency Gate présentait des ressemblances avec Amaranthe, Asking Alexandria ou encore SOILWORK. Si je peux accepter  pour SOILWORK, je ne suis pas d’accord pour le reste : EMERGENCY GATE existait déjà avant Alexandria ou autre et c’est donc lui l’origine de ces groupes. On a utilisé des synthétiseurs pour la première fois en 2008 alors qu’Asking Alexandria a été créé seulement plus tard. C’est n’importe quoi d’écrire ce genre de truc.

Il n’existait alors qu’une autre formation qui utilise des boucles techno comme ça, il s’agit d’un groupe japonais : Bloodstained Child. Et quand on emploie les synthés de cette façon, nous le faisons de façon vraiment créative, hors de question de se retrouver avec un son de synthés genre jeu vidéo Nintendo ou autre, avec des guitares, pas question (rires) Du coup, nous faisons toutes les programmations nous-mêmes pour obtenir ce résultat créatif. C’est le boulot de Daniel (Schmidle): il travaillait avec son casque sur les oreilles, me faisait écouter la ligne de ce qu’il avait fait, en me demandant si ça collait avec ce que j’avais en tête. C’est un travail pointu. Il y a d’abord eu une pré-production, qui, une fois qu’elle a été jugée satisfaisante, nous a permis d’entrer en session d’enregistrement pour, d’abord, la batterie, basse, les guitares, claviers et enfin, le chant. 3 000 heures au total !

Beau résultat en tout cas! Tu pourrais m’en dire plus sur l’un des morceaux les plus qu’efficaces de l’album : « Revolution » ?

Udo, notre guitariste, t’en dirait plus. Je ne sais plus à quelle révolution il fait vraiment référence, mais je pense qu’il s’agit de la révolution en Chine. Voilà pourquoi tu entends dans l’intro ‘Che, Che’ et plus généralement il est évoqué ce sentiment que tu as quand tu veux t’extirper de ta vie, de ses contraintes. Udo s’est impliqué encore plus dans ce titre dont il a composé paroles et musique. En fait "Revolution" est le seul morceau de l’album qui n’a pas été réarrangé, vu que Udo est arrivé avec, en studio, en nous faisant écoutez les riffs qu’il avait déjà pour ça. Comme c’était tout simplement bluffant, on n’a rien changé à ce qu’il a amené, le titre était déjà là, qui fonctionnait bien. La guitare est forte, bien marquée sur ce titre et la ligne basse-batterie est directe, avec, aussi, une ligne mélodique efficace. Matthias a eu quelques difficultés vocalement sur ce morceau en raison de passages vraiment  haut perchés, pour enfin retrouver une paix en fin de track

 

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Et toi ? En tant que bassiste, quel(s) titre(s) préfères-tu sur le nouveau disque ?

« Back From The Grave » ! J’en ai aussi écrit les paroles: c’est l’histoire de ma vie (sourire). Vient également « Moshpit », qui est un titre vraiment génial, fun à souhait et parle de ce lien qui existe entre ceux qui nous suivent et nous, entre ce pied d’égalité que l’on a tous, de ce plaisir de s’éclater en concert ensemble. Il y a de très bonnes lignes de guitares dessus. C’est un morceau vraiment cool.

Emergency Gate est habitué à tourner beaucoup. Une ou plusieurs dates en France sont-elles prévues en 2013 ?

C’est vrai pour ce qui est de tourner : en 2009, on a dû jouer quelques chose comme 75 dates, alors, en 2012, ça a semblé une petite tournée avec à peu près 26 / 27 dates. Ca me semble rien pour moi, ce nombre-là. J’ai très envie de revenir jouer en France, comme on s’y est déjà produits deux fois, à Bordeaux, Marseille, Paris à l’Elysée Montmartre et en ce moment, c’est en cours de discussion. J’ai envie de revenir jouer en France, j’aime ce pays, les gens et la nourriture (sourire)

A propos d’être endorsés, vous avez beaucoup de soutien : Chris « The Crazy Machine » Widmann, votre batteur, a été endorsé récemment par les cymbales Masterwork , côté guitares, vous avez, notamment le très bon luthier Schecter et toi, en tant que bassiste ?

Je suis endorsé Ibanez (SRX 725, Prestige 4500), Audix, beaucoup de choses. C’est un plaisir d’avoir des partenaires comme ça, il existe une très bonne relation entre nous, j’en suis heureux !
C’est vrai que le groupe a beaucoup de soutien et de gens qui croient en nous, mais le problème est que ça n’aide pas quand tu ne reçois pas d’argent de la part de la maison de disques. Ce sont les artistes stars qui gagnent de l’argent et en font gagner aux maisons de disques mais pas la musique des groupes. C’est comme ça !

Que puis-je te et vous souhaiter, en plus de gagner de l’argent pour continuer votre passion ? :)

Souhaite-moi et à nous tous une longue vie en pleine santé et le meilleur pour la sortie de l’album et le groupe :)

 

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15 janvier 2013

EMERGENCY GATE "You" (French review)

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EMERGENCY GATE « You »
( ZYX Music)

 Release Date / Sortie France – UK : 28 Jan 2013 / Sortie mondiale : 25 jan 2013

Interview Mario (B) : ici / here ;)

Photo Session Mario (B) / Matthias (V): ici / here ;)

 

 

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Un Death / Power mélodique mâtiné des sonorités électroniques, une touche de techno, de guitares vitaminées, de Metalcore, un chant en voix growl et clair, un soupçon de rappel aux eighties tout en restant en pleine modernité, de la puissance, des lignes mélodiques bien léchées, qui vous attrapent et donnent envie de reprendre à vive voix ou en sifflant les chorus, un son et une production calée et des plus à la hauteur, « You » a de quoi attirer l’attention sur EMERGENCY GATE ! Pas de doute, en entendant « You », il est clair que le groupe d’outre-Rhin fait preuve de créativité, d’énergie et d’une dose énorme de passion dans ce qu’il fait. Le groupe allemand s’est déjà produit en France et au vu et surtout en entendant « You », on  a envie que le sextet revienne faire un tour dans l’hexagone pour en mettre plein les oreilles avec ses compositions variées et bardées de force, tout autant que de vie. Pas l’album qui révolutionnera ce siècle, « You », mais assurément vraiment très bon notamment au travers de titres tels que « Revolution », « Moshpit », « You », « Back From The Grave ».

Alors, oui, EMERGENCY GATE vaut de s’y intéresser de près et oui, « You » et surtout son édition limitée avec bonus tracks et DVD intégré, vaut l’achat !

Tasunka


Emergency Gate « You » tracklisting :

01- Mindfuck
02- Force United
03- Moshpit
04- Feeling Inside
05- Liar’s Truth
06- Breathless
07- Revolution
08- You
09- Lean On Words
10- Regret
11- Back From The Grave
12- Say Goodbye


EMERGENCY GATE Line-Up :
 
Vlad Doose : G
Udo Simon : G
Daniel Schmidle : K
Mario Lochert : B
Matthias Kupka : V
Chris « The Crazy Machine » Widmann : D

 

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19 décembre 2012

SHAKRA "Powerplay" - Interview John Prakesh (V) / Thomas Muster (G) @ Paris - 13 Dec 2012 :)

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Shakra_Powerplay

Chronique "Powerplay" en cliquant sur l'image ;)

 

Très sympathique et intéressante interview avec John Prakesh et Thomas Muster, respectivement chanteur et compositeur / guitariste rythmique de SHAKRA, ce groupe aussi chaleureux et prenant humainement parlant qu’il peut l’être d’un point de vue musical, comme le démontre leur très réussi dernier album « Powerplay », dans les bacs le 11 janvier 2013

 

(Interview / Photos : Tasunka)

 


Comment vous présenteriez « Powerplay », comme une évolution dans votre discographie ?

Thomas : C’en est assurément une, une évolution naturelle. La musique est une affaire personnelle ce qui fait que tu ne peux pas planifier de composer de bons morceaux. Nous avons quelques années de plus dans le groupe et c’est le cas aussi pour notre musique. Notre musique a grandi avec  nous, à moins que ce soit nous qui avons grandi avec notre musique, peut importe, étant donné qu’au final, ce que nous faisons a changé un peu tout comme nous-mêmes. J’étais plus dingue en étant plus jeune, maintenant, j’ai des années de plus, je suis marié, mais notre musique est et reste 'sauvage' (rires)
John : Thomas est très bon pour écrire des titres, il est le compositeur principal de « Powerplay ». Je suis fier de faire partie de SHAKRA et de faire de la musique avec lui.

Thomas : Parfois, je me demande d’où vient l’influence quand je compose, ça arrive comme ça. Quand j’étais plus jeune, j’écoutais des groupes comme AC / DC, ce qui n’est plus le cas maintenant, même si AC / DC reste une référence, aujourd’hui, je suis plus sur des groupes comme RUSH, DREAM THEATER, notamment, ce qui peut se ressentir comme influence, quand tu composes de nouveaux morceaux. Si tu écoutais à longueur de journée du AC / DC, par exemple, un titre comme « Dream Of Mankind » ne serait pas possible à écrire: ce morceau, c’est en quelque sorte une façon progressive de composer. « Dream Of Mankind » n’est pas juste un morceau Rock, quand je l’écoute, il me fait penser à des paysages musicaux, il y a beaucoup d’atmosphère, il sonne grand alors que « Life Is Now », sonne purement directement Rock. On ne peut pas les comparer, c’est une atmosphère différente pour chacun d'eux. « Dream Of Mankind », j’aime son atmosphère, un peu sombre, ainsi que les 'grognements' de John au chant
John : C’était un plaisir de faire ces parties vocales, un peu effrayantes et différentes

 Et avec toi John, Dominik (Pfister) à la basse, vous êtes les dernières recrues à avoir rejoint Shakra, il y a quelques temps : quelles sont vos influences sur le groupe et le dernier album?

Thomas : La voix de John est une source de motivation surtout par rapport au chanteur que nous avions auparavant. Il nous permet de nouvelles possibilités telles que celle d’écrire des titres comme « Dream Of Mankind », « Right Now ». Avec ma femme, John me permet de garder un esprit jeune
John : Il connait mes possibilités vocales, ce qui m’a permis de m’exprimer pleinement et j’aime cette sensation de former vraiment une équipe quand on collabore ensemble, c’est très intime, c’est un peu comme le sexe (rires) Non, je plaisante (rires)
Thomas : Ce que John essayait de dire, c’est que c’est nous nous complétons bien : il écrit les lignes vocales, quelques lyrics et je compose, ça se combine parfaitement bien. Voilà pourquoi je pense que « Powerplay » est le meilleur album du groupe, même si je suis, évidemment, fier des précédents, mais le dernier est, à mon avis, le tout meilleur. Bien sûr, nous n’allons pas arriver et dire que « Powerplay » est mauvais, (rires) Non, sérieusement, c’est le meilleur que nous ayons fait. Je suis convaincu que c’est un bon album,  Du coup, on risque d’avoir des problèmes pour le prochain disque, pour faire pareil ou mieux (sourire)

 

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Vous avez été classés numéro deux dans les charts suisses avec le précédent album, « Back On Track», du coup, il y avait une pression pour faire mieux avec le nouveau disque?

Thomas : Non, étant donné que j’étais déjà en train de travailler sur de nouveaux morceaux tellement tôt, dès la sortie de « Back On Track », je me suis mis à écrire du nouveau matériel et on a commencé à se demander quand sortir le prochain, à se dire que janvier 2013 serait une bonne date. On avait déjà 20 morceaux pour ce nouvel album, à cette époque-là et quand tu as de bons titres déjà en ta possession, il n’y a pas de pression. Par contre, pour le successeur de « Powerplay », rien  n’est encore écrit et là, il pourrait y en avoir. Pour la première fois, aucun nouveau titre n’est déjà composé étant donné que j’aime tellement les morceaux de « Powerplay », que je veux les savourer, en profiter. Quand on a fini d’enregistrer « Back On Track », le précédent disque, de suite la composition de nouveaux titres s’est faite, simplement parce que j’avais le sentiment que je pouvais écrire de meilleurs morceaux encore que ceux figurant sur « Back On Track ». J’avais cette ambition de faire encore mieux. Là, avec le nouvel album, à l’instant présent, je pense que si je me mettais à écrire des morceaux, ils ne seraient pas aussi bons. C’est pour ça que, pour le moment, je préfère attendre pour le faire. Bon, allez, pour être complètement honnête, oui, il me reste quelques titres déjà écrits, quelques ballades, qui ne figurent pas sur « Powerplay », alors qu’elles sont vraiment bonnes. Tu vois, j’ai encore quelques titres en réserve (rires)

En parlant de ballades, un mot sur « Wonderful Life » qui est vraiment accrocheuse ?

John : Merci ! J’ai écrit les paroles. Quand je l’ai fait, j’étais de bonne humeur, dans un état d’esprit positif et je voulais faire partager ce ressenti au travers du morceau. Tu sais, ce sentiment que tu as, parfois, quand ça ne va pas mais dès que tu prends un peu de distance, tu vois les choses sous un autre angle, ton impression change, ce n’était pas aussi grave que cela semblait l’être. Et la vie te semble à nouveau géniale, paradisiaque
Thomas : « Wonderful Life » est spécial. Son thème musical principal, je l’avais écrit il y a 8 ans mais l’avais mis de côté, il ne correspondait pas avec le chanteur de l’époque et quand John a rejoint le groupe, j’ai trouvé que c’était le moment de le ressortir, parce qu’il lui collait bien. Si j’ai écrit le thème musical, la ligne vocale a été entièrement faite par John. C’est une chanson qui vient directement du cœur.

Il y a de façon évidente un lien fort entre tous les membres de Shakra et un line-up solide, une unité : comment vous le définiriez ?

Thomas : C’est bien ça, on peut parler d’unité. Ce n’était pas le cas, par le passé, il y avait des problèmes avec le chanteur que nous avions. Il était excentré et buvait beaucoup, trop. Dès le matin, il buvait déjà autre chose que de l’eau. Ca rendait évidemment la communication difficile entre nous et quand il s’agissait de parler du groupe, il avait une opinion complètement différente de la notre à ce sujet. Par exemple, si tu vois qu’une chose est de couleur rouge, c’est le cas, mais lui, soutenait que c’était vert. Personne ne devrait boire trop et nous en sommes malheureusement arrivés au point où nous avons dû voir nos routes se séparer. Mais pour en revenir à ta question, il existe une très bonne relation entre les membres de Shakra, mais pas une amitié forte. Je veux dire par là, que nous ne faisons pas tout ensemble. Je pense que si nous avions encore 20 ans, à l’heure actuelle, nous passerions probablement tout notre temps les uns avec les autres, mais là, nous sommes plus âgés, nous avons notre famille avec qui nous passons du temps, nous avons notre propre vie. Nous partageons néanmoins une très bonne relation entre nous, beaucoup de respect mutuel et mon opinion est que nous avons, à présent, le meilleur line-up que le groupe ait jamais eu.

Et pour ce qui est de la composition des morceaux, c’est un travail commun ou principalement toi, Thomas, qui t’en charges ?

Thomas: Non, Thom (Blunier) le lead guitariste, écrit aussi. Le principal des titres a été composé par moi, 8 ou 9 morceaux et le reste a été composé par Thom et John pour les paroles. C’est notre bassiste (Dominik Pfister) qui a écrit les lyrics de « Stevie ».

C’est Thom qui s’est aussi à nouveau chargé de la production du dernier album dans ses studios (Powerride Studios), il me semble ?

Thomas : Effectivement ! C’est une bonne chose qu’il soit le producteur et que l’enregistrement se fasse dans son studio. Vu qu’on n’a pas à payer pour ça, il n’y a donc pas de contrainte de temps pour faire les choses comme on voudrait et travailler jusqu’à ce qu’on obtienne pleine satisfaction. On peut travailler aussi longtemps que l’on veut, ce qui est vraiment appréciable.

Il n’y a pourtant pas un peu de danger, d’avoir cette liberté de temps, de devenir perfectionniste et ne jamais être satisfait du résultat ?

Thomas et John en même temps : ah c’est une bonne remarque ! Ca pourrait être un peu dangereux parfois, oui
Thomas : C’est vrai que Thom peut avoir ce côté perfectionniste et si on lui laissait une année, il pourrait en être à retravailler encore l’enregistrement, mais non, c’est ok. Personnellement, j’aime quand c’est parfait, mais pas trop parfait, sinon ce n’est plus bon.

Thom et toi êtes de très bons guitaristes, existe-t-il quelques fois, une compétition amicale entre vous quand vous jouez ?

Thomas : Non, pas de compétition au niveau guitare, peut-être un peu pour ce qui est de la composition des morceaux, vu que j’écris pas mal des titres, mais lui aussi, même si c’est un peu moins. Par contre, pas de rivalité du tout pour ce qui est des guitares. Thom est un super lead guitariste, je l’admets volontiers et je dois confesser ne pas être aussi bon en lead que lui. Bien sûr, Je suis un bon guitariste rythmique mais je ne sais pas pourquoi, je ne peux pas faire vibrer musicalement en lead, comme il le fait.
John : Tu es modeste surtout
Thomas : Je pense qu’il est important de se connaitre soi-même, d’avoir conscience de ce que tu peux et ne peux pas faire. Je connais mes forces et mes faiblesses en tant que musicien. Je ne demanderais jamais à jouer en lead, simplement parce que je ne peux pas le faire. Ça sonnerait de façon horrible
John : Tu exagères !
Thomas : Non, dès la première fois où j’ai eu une guitare, je me suis mis à composer des morceaux. Je ne répète pas, non, à peine j’ai l’instrument dans les mains, j’ai une mélodie en tête et j’écris. Ca, c’est ma façon de jouer de la guitare : composer, pas répéter. Quand j’ai eu douze ans, j’ai commencé à jouer et mes parents m’ont, alors, inscrit à une école pour des cours de guitare classique et c’est dommage, mais à treize ans, j’ai arrêté : je voulais jouer autre chose que du classique, du AC / DC. Peut-être que si j’avais continué à apprendre la guitare classique, je serais un meilleur musicien maintenant ou encore un prof de guitare, et au contraire, pas un bon compositeur, incapable d’écrire de bons morceaux, qui sait ?

 

Shakra_John_CopyrightTasunkaphotos2012

 

Et pour ce qui est de s’améliorer ou apprendre plus, toi, John, en tant que chanteur, que retires-tu comme expérience d’être dans Shakra ?

John : De travailler beaucoup, d’avoir une vie saine, de prendre soin de ma voix, de boire beaucoup d’eau, je bois peu d’alcool, ne fume pas. Depuis que j’ai rejoint Shakra, je fais d’autant plus attention, sinon, ce serait catastrophique d’avoir un problème de voix et aussi, c’est positif de chanter dans des variations vocales comme celles qu’il y a sur « Powerplay » : j’aime chanter quelle que soit la variation, que ce soit sur du Rock, sur une ballade, sur un plus intense comme « Dream Of Mankind ». J’aime tout chanter, c’est varié

Comment tu as rejoint Shakra ?

John : Je connaissais le groupe pour l’avoir déjà entendu à la radio et un jour, à mon ancien travail, mon boss m’a dit avoir entendu dire que le groupe était à la recherche d’un nouveau chanteur et m’a suggéré de postuler. Je n’arrivais pas à décider si je devais le faire ou pas et c’est ma mère qui a envoyé ma candidature au groupe, sans que je le sache. Et tout a été très vite : deux jours plus tard, le groupe voulait me voir et ça a collé. C’était comme un rêve! Je crois aux anges et dans les énergies et je me dis que ça devait se faire !

Thomas, tu es endorsé par une marque de guitare, au fait ?

Thomas : Oui, par Schecter (et fièrement, il ouvre son blouson pour dévoiler un T-Shirt de la marque). Je les aime, ces guitares. Quand j’en joue, ça sonne vraiment bien et c’est le plus important. Thom, lui, ne joue que sur des Les Paul. Bien sûr, ces guitares Les Paul sont parfaites et j’ai déjà joué sur des Gibson, mais quand c’est moi qui les utilise, ça sonne souvent un peu comme si c’était hors ton. Je pense que ça vient de leur taille: par exemple, la taille d’une Schecter est la même que celle d’une Fender Stratocaster. Elles sont toutes les deux un peu plus longues que les Gibson et donc, mieux proportionnées à ma taille. Il semble que ça me convienne parfaitement. Bien sûr, si on mettait en compétition une Les Paul et une Schecter, en en jouant, la Les Paul gagnerait, mais dans mon cas, les Schecter sont parfaites pour moi. Je me sens super bien et suis ravi de jouer dessus, en plus de les avoir gratuitement, ce qui est vraiment cool. Ma guitare et moi, c’est une unité, une complémentarité, comme entre ma femme et moi (rires)

 

Thomas devant s’absenter pour enchainer une autre interview (eh oui, c’est fou comme le temps file quand une interview est aussi sympa que ça), c’est très gentiment que John poursuit l’entrevue pour un extra time malgré le marathon des 21 interviews du jour et un planning serré : merci beaucoup à lui, à Thomas et à Roger Wessier pour tout ça !! :)

 

En mars et avril 2013, Shakra sera en tournée en Suisse, en Allemagne et sur une date française lors d’un festival à Strasbourg : pourquoi une seule date en France ?

John : J’espère vraiment, en fait, que cette date française pourra se faire, tout est question de promotion, voilà pourquoi nous sommes aujourd’hui et demain à Paris pour promouvoir le groupe et notre dernier album. Ça nous ferait très plaisir de venir jouer en France. Shakra s’est fait un nom et est bien connu en Suisse, en Allemagne mais en France, ce n’est pas vraiment le cas.

C’est surprenant, vu que vos compatriotes Gotthard sont bien connus et appréciés en France, il me semblait que c’était aussi le cas de Shakra

John : A moi aussi, ça me semble un peu incroyable que Shakra ne soit que peu connu en France. Même si j’ai rejoint le groupe il y a seulement trois ans, ça me surprend mais on travaille pour que Shakra se fasse un nom en France : nous avons le meilleur album que Shakra ait jamais fait, nous y avons mis toute notre énergie, et nous voulons partager ça avec vous tous 

Et Gotthard et Shakra, vous êtes en contact ?

John : Oui, nous avons déjà rencontré Mark (Lynn - Basse) et fait la fête ensemble : c’est un mec très sympa. Il n’y a pas de rivalité entre les deux groupes, nous jouons un style différent

En cette période de fête, que pourrais-je vous souhaiter, en plus d’être plus connus en France, bien sûr ?
John : Le meilleur !!

Je et on vous le souhaite tous !

 

 

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14 décembre 2012

SHAKRA "Powerplay" (French Review)

ShakraPowerplay

SHAKRA « Powerplay »
(AFM)

Release Date : 11 Jan 2013

Interview John (V ) / Thomas (G) : ici / here


SHAKRA, ce nom résonne comme un gage de qualité dans le monde musical et du Hard Rock notamment. En effet, de retour avec leur neuvième opus, le groupe Suisse augure du meilleur pour la nouvelle année qui montre son nez. 2013 sera, effectivement bonne, très bonne, si on en juge le très haut niveau d’inspiration des nouvelles compositions de SHAKRA et au degré de plaisir et de professionnalisme doublé de spontanéité qui parcoure chaque titre de « Powerplay » ! Que du plaisir !

Et des titres phares, puissants, tels que « Stevie », « Because Of You », « Life Is Now », « Higher », sont des must par leur approche directe, qui met une de ces patates, puis, le superbe « Dream Of Mankind » révèle une autre facette du groupe, une variété et une profondeur très rafraichissantes, tout comme la power ballade “Wonderful Life”, et le tout avec un duo de guitaristes Thom Blunier / Thomas Muster très en forme, complice comme jamais, qui se donne à fond et ce, quelle que soit la variété du morceau joué, tout autant, d’ailleurs, que John Prakesh aux vocaux très, mais alors très efficaces, tout autant que la ligne imparable basse – batterie de Roger Tanner / Dominik Pfister. Rien à dire, SHAKRA nous délivre son vraiment meilleur album, déjà que les précédents étaient bons, c’est tout dire du petit nouveau à arriver dans les bacs en janvier 2013.

En résumé, très bonne production, groupe uni autour d’un line-up stable, enfin, depuis l’arrivée des nouveaux chanteur et bassiste, grosse pèche et envie de faire et se faire plaisir, « Powerplay » a décidément tout pour lui et mérite son titre par le plaisir qu’il procure et vaut complétement l’achat !

SHAKRA assure coté classe qu’on se le dise ! :)

Tasunka

 


SHAKRA « Powerplay » tracklisting :

01. Life Is Now
02. The Mask
03. Higher
04. Wonderful Life
05. Dear Enemy
06. Save You From Yourself
07. Don’t Keep Me Hanging
08. Dream Of Mankind
09. Stevie
10. Because Of You
11. Secret Hideaway
12. Too Good To Be True
 
Bonus Track on Ltd. Digipak:
13. The World Keeps Turning

 

LINE-UP SHAKRA :

• John Prakesh – V
• Thom Blunier – G
 Thomas Muster – G
• Dominik Pfister  – B
• Roger Tanner – D


Tour dates 2013 :
08.03.2013 - DE – Berlin, K 17
10.03.2013 - DE – Ingolstadt, Eventhalle Westpark
22.03.2013 - CH – Solothurn, Kofmehl
23.03.2013 - CH – Rubigen - Mühle Hunziken
28.03.2013 - CH – Pratteln, Z 7
29.03.2013 - CH - Luzern, Schüür
13.04.2013 - DE - Essen, Turock
14.04.2013 - DE – Obermarchtal, Kreuz
26.04.2013 - CH – Zug, Chollerhalle
27.04.2013 - FR – Mulhouse, Festival Noumatrouff
24.05.2013 - CH – Vilters (Sargans), Rockfestival

 

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21 novembre 2012

PARADOX "Tales Of The Weird" (French Review)

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PARADOX « Tales Of The Weird »
(AFM)

Release Date / Sortie: 14 Dec 2012

Il est parfois semé de sacrées embûches le chemin du Metal et PARADOX peut en témoigner, ce fleuron du Thrash / Power d’outre-Rhin en a traversé des revers immérités depuis ses débuts : au choix, après deux premiers albums unanimement salués par la critique et le public enthousiastes, des divergences sont apparues avec leur label de l’époque, suivi de changements de line-up, ce qui a mis le groupe en stand-by forcé en 1989.

Dix ans plus tard, la chance a à nouveau souri aux musiciens de Würzburg et fort d’un nouveau line-up, d’une signature chez AFM en 2000, ainsi que de la sortie de leur toujours aussi bon album: « Collision Course », PARADOX  a retrouvé les chemins d’un succès assurément mérité ! Un problème de santé du frontman chanteur-guitariste, Charly Steinhauer, a mis une parenthèse momentanée à ce parcours, mais heureusement, remis, la formation et son frontman ont repris la route pour écumer les scènes, en avril 2006 et ne se sont plus arrêtés, depuis. En 2009, l’arrivée d’un nouveau bassiste et batteur, puis la sortie de l’acclamé « Riot Squad » finissait de rassurer définitivement sur l’avenir et le présent de PARADOX et le dernier opus en date, « Tales Of The Weird », s’inscrit dans la lignée des très bonnes nouvelles en provenance du groupe. En effet, on assiste au long de l’album, à une richesse et un déchainement de Thrash / Power de haut vol, bardé de mélodies et débridé à la fois. Que du bon, notamment avec « Tales Of The Weird », le très efficace « Brutalized », « Fragile Alliance », « Escalation », « Slashdead », et les guitares s’en donnent à cœur joie. La production confiée aux bons soins de Charly Steinhauer, est précise et affutée, même chose pour le mixage de V Santura au studio Woodshut et l’apparition de guests ajoute au plaisir de « Tales Of The Weird » : Bob Katsionis (FIREWIND) et Gus Drax (SUNBURST), ainsi que le bonus track, la reprise très réussie de RAINBOW : «A Light In The Black ».

Une basse un peu plus présente parfois aurait été un must mais ce serait vraiment pour avoir la cerise sur le gâteau, étant donné que l’album est et reste vraiment bon :)

« Tales Of The Weird » plaira assurément aux amateurs de très bon Thrash / Power gonflé aux amphétamines !

Tasunka

Line-Up PARADOX :
- Charly Steinhauer – V / G
- Christian Münzner - G
- Olly Keller - B
- Daniel “Evil Ewald” Buld - D

Tracklisting "Tales Of The Weird":
01. Tales Of The Weird
02. Day Of Judgement
03. Brutalized
04. Fragile Alliance
05. Escalation
06. Brainwashed
07. Slashdead
08. Zeitgeist
09. The Downward Spiral
10. A Light In The Black (RAINBOW cover)

 

26 août 2012

ATTIKA 7 "Blood Of My Enemies" (French Review)

Attika7_BloodOfMyEnemies

 ATTIKA 7  “Blood Of My Enemies”
Ninetone / Membrane (distribution Sony)

Sortie le 03 Septembre 2012

Passion, tripes, liberté, amitié et esprit biker sont l’essence de « Blood Of My Enemies » et ça ne plaisante pas côté puissance et authenticité : quelle claque on se prend du point de vue d’un Heavy intemporel, graisseux et digne d’un shoot d’adrénaline, mais pas que!!

Aucun doute que cet album va au-delà de la musique, il a une âme ou plutôt deux : celles des géniteurs de ATTIKA 7, à commencer par celle de Rusty Coones, lead guitariste / fameux constructeur des superbes Harleys notamment vues dans la série « Sons Of Anarchy », et la seconde âme n’est autre que celle d’Evan Seinfeld plus que fameux chanteur-bassiste / compositeur de BIOHAZARD pendant d’innombrables années.

Trop d’années puisqu’ Evan Seinfeld a ressenti le besoin impérieux de partir pour retrouver la créativité, de renaitre et se réinventer musicalement parlant, aussi l’occasion lui en a été donnée avec Rusty Coones. ATTIKA 7 est né de cette fraternité, de cette expérience de vie hors normes que les deux hommes ont en commun, de cette envie d’exprimer en musique et par des paroles bien senties, ce vécu, le faire ressentir au plus grand nombre.

Et en parlant de vécu, il est à noter que c’est dans une prison fédérale que Rusty Coones a non seulement posé les bases des morceaux, mais a en plus développé une technique, un jeu de guitare qui lui sont propres : de quoi vous donner un aperçu de ce qu’est ATTIKA 7, du véritable, du sérieux ! Rajoutez à ce cocktail détonnant qu'est ATTIKA 7, la présence aussi charismatique d’Evan dont la voix marquante fait plus qu’effet, ainsi que pour l’enregistrement de l’album, une autre pointure au jeu de basse redoutable : Tony Campos, fondateur de STATIC X, ayant également joué au sein de Soulfly, Prong, Possessed, Asesino et Ministry et vous aurez d’ores et déjà une idée de combien le gang vaut le détour !

Et le tout, sans omettre de mentionner une production simplement excellente dûe au talent de Mudrock (Avenged Sevenfold, Godsmack). Coté titres, « No Redemption », « Blood Of My Enemies », « Living In Oppression », « All Or nothing », « Lockdown », le single “Devil’s Daughter”, “Serial Killer”, “Dying Slowly” sont des must et vous mènent à un train d’enfer d’émotions fortes, fortes comme la vie à 100 à l’heure des protagonistes


Incontournable, oui,  ce« Blood Of My Enemies » l'est assurément !


Tasunka


PS: Paré pour ses premiers concerts, ATTIKA 7 compte maintenant dans ses rangs le guitariste Zach Broderick (ex-Nonpoint), le batteur Tommy Holt (ex-UPO), ainsi que le bassiste de Kyuss, Scott Reeder

 

 

attika7_logo

 

Tracklisting “Blood Of My Enemies”:
01. Crackerman
02. Serial Killer
03. Devil's Daughter
04. Greed And Power
05. All Or Nothing
06. Lockdown
07. The Hard Cold Truth
08. No Redemption
09. Blood of My Enemies
10. Living in Oppression
11. Dying Slowly
12. Hellbound
13. War

ATTIKA 7 line-up :
- Evan Seinfeld : V (ex-BIOHAZARD)
 Rusty Coones : Lead Guitar / famed (Sons of Anarchy) motorcycle builder
 Tony Campos : Bass on recordings sessions (STATIC-X, who also currently performs in Soulfly, Prong, Possessed, Asesino and Ministry)
 Recently recruited :
– Zach Broderick: G (ex-NONPOINT)
 Tommy Holt : D (ex-UPO)
– Scott Reeder : B (KYUSS)

 

18 février 2011

BUKOWSKI "The Midnight Sons" - Interview - 15 Fev 2011 :)

Bukowski_logo

Bukowski_TheMidnightSons

Avec un second album « The Midnight Sons » (sorti le 14 février 2011) qui vous laisse une bien belle sensation, celle d’avoir pris une vraie claque, le trio des plus sympathiques qui compose BUKOWSKI a mis dans le mille. Une interview avec Mat (G / V), Julien (B), Niko (Batterie) est à l’image de leur musique : un grand moment de décontraction sur une base sérieuse

(interview / photos:  Tasunka)

Chronique "The Midnight Sons" ici :)


Bukowski_copyrightTasunka2011_02

Comment vous présenteriez votre second album « The Midnight Sons » par rapport à « Amazing Grace » ?

Julien, basse : il s’appelle donc « The Midnight Sons », est chez Ankama Music, distribué par Anticraft / MVS Distribution. C’est un album assez riche où nous nous sommes fait plaisir, un disque qui part bien dans tous les sens, liberté d’action et d’esprit oblige, car on s’entend très bien entre nous. On a absorbé beaucoup de nos influences des années 90, que nous avons retranscrites dans cet album; c’est vraiment un disque qui s’est fait toujours dans la douleur quand on compose et enregistre, mais voilà, c’est un album qui nous ressemble au final

Dans la douleur ? C’est surprenant comme terme

Niko « Thunder », batteur: Oui, c’est ça, je pense que sur ce disque, nous avons été encore plus loin que sur le premier : sans nous poser de questions, ni nous mettre de barrières, ni de frontières: on s’est fait plaisir à 200%. On a essayé de faire une fusion de tout ce qu’on aime et de tout ce qu’on aimera, histoire de faire avancer le ‘schmilblick’ sans non plus ressasser les mêmes recettes. Nous avons pris des risques aussi, je dirais et on aurait pu en prendre plus, mais on n’avait pas assez de place sur le disque (rires)

Et ces risques, comment vous les définiriez ?

Mathieu (V / G) : S’attaquer à des choses qu’on ne maitrise pas spécialement pour aussi apprendre à évoluer, nous, personnellement musicalement, tester des choses qu’on ne sait pas encore tout à fait bien faire: c’est ce que nous avons déjà réalisé sur cet album. On a envie de continuer un peu dans cette idée là, de musiques qu’on ne maitrise pas spécialement, étant donné que nous venons d’une scène Métal, mais on aime s’ouvrir à des choses vraiment  plus vastes, plus calmes, des ambiances même de musiques de films, des trucs vachement Blues. On essaie d’inclure tout ça dans notre musique qui est fondamentalement Métal à la base.
Niko : Il existe aussi une prise de risques entre guillemets au niveau « commercial » parce que le but, c’est que le disque se vende et de nos jours, dès que tu sors un peu des sentiers battus, tu te mets un peu en danger et d’avoir un producteur et un label qui te suivent et donc prennent eux aussi des risques en même temps que toi, ça met en confiance.

Vous pouvez me parler d’un gros soutien que le groupe a de la part de Oui FM, de Rock Hard, notamment ?

Parce que je pense que nous sommes des gens sympathiques (rires) On n’a pas fait exprès d'avoir ces réactions. A mon avis, il y a un capital sympathie, on est aussi des gens positifs et on se connait tous les trois, vraiment très bien, on est un peu une fratrie. C’est facile de rentrer dans notre case et les gens apprécient ça
Julien : Parce qu’on est d’un naturel assez enthousiaste. On n’est pas trop expansifs, mais tout ce qui nous arrive en ce moment, nous le prenons avec la banane jusqu’aux oreilles et on souhaite à tout le monde ce qui nous arrive et qui nous est déjà arrivé. C’est pour ça, ce capital sympathie doit venir de là: on est ouverts, on aime bien rencontrer les gens, on est proches du peuple (éclats de rires général :) On donne même nos cachets au public (rires)

Et après, vous vous demandez d’où vient votre capital sympathie ? (rires) Sinon, côté composition des morceaux, comment ça se passe en trio ?

Mat : Je pose une base à la guitare sèche, ensuite on se met un peu tout ça en répète à trois, avec Niko, qui aide pas mal à la structure, Julien qui écrit tous les textes et participe aussi à la compo. Je commence avec un riff, on met tout ensemble et Julien écrit les paroles.
Niko : Souvent ça part d’improvisations, d’idées de guitare, qui arrivent comme ça, la nuit, un peu attaqué. En somme, des choses qui viennent du cœur et ne sont pas réfléchies.
Julien : Oui, c’est ça. C’est facile pour nous, parce qu’il n’y a pas de calcul. On se fout littéralement de ce que les gens peuvent attendre, du carcan de la mode et du son. En ce moment c’est le son un peu cheap, anglais, nous on s’en fout complètement, on fait ce qu’on aime et visiblement, ça marche pas mal, donc, on va continuer :)

Il est question d’improvisation, il y en a eu en studio aussi ?

Niko : Complètement ! Vu qu’on avait pas mal de semaines de studio programmées, nous nous sommes permis d’arriver pas les mains dans les poches, mais pas forcément dans l’urgence non plus. La compo ayant pris une petite année. Avec notre producteur, Francis Caste, on s’est permis de faire des essais, de prendre notamment encore une fois des risques étant donné qu’on n’est jamais sûrs de rien, mais voilà, il y a sur ce disque, un panel d’influences, de références qui viennent aussi du fait qu’on a pris notre temps, beaucoup plus de temps.
Julien : En tout, on a eu dix semaines de studio. On avait des pré-prods et pour le reste, Mathieu avait beaucoup d’idées. On a tout fomenté avec la complicité de Francis Caste. On avait beaucoup de temps et c’est là où on peut parler de prises de risques et de tentatives et ça a été très agréable

Combien de titres vous aviez au total, avant la version finale, parce que vous semblez avoir été très créatifs ?

Mathieu : Oui, à la base il y avait trente bribes d’idées, pour ensuite en retenir seize sur bandes et finalement, on en a choisi treize. Eventuellement s’il y a un inédit à mettre sur un sampler, un CD ou quelque chose comme ça pour offrir en milieu de tournée, on est prêt. On a des cartes avec ce qui ne figure pas sur l’album
Niko : C’est vrai qu’il n’y a pas eu trop l’histoire de la page blanche, au contraire, ça a fourmillé d’idées pendant une petite année en parallèle de la tournée, ce qui n’était pas forcément simple, mais les idées étaient là, donc, on a pu avoir le choix et ça, c’est vraiment important.

Quels titres seraient les plus représentatifs de la diversité de l’album, d’après vous ?

Niko : Je dirais « Carnivourous », parce qu’il fait un lien entre les deux disques (entre « Amazing Grace » 2009 et « The Midnight Sons » 2011), « Slugs And Bats » aussi, qui garde la mélancolie du premier mais en allant encore plus loin dans les arrangements, la mise en place des refrains, des doubles voix. Tout le reste, j’ai l’impression qu’il y a une certaine nouveauté, une prise de risques, une nouvelle remise en question qui permettent d’avancer. Je pense que nous avons fait deux disques différents, mais en gardant cette touche Bukowski

Entièrement d’accord ! Comment c’était de collaborer avec Francis Caste (THE ARRS / AQME / ED AKE / LAZY, …) à nouveau, après « Amazing Grace » (2009) ?

Julien : C’était un réel plaisir. En fait, nous sommes des gens très anxieux, on travaille dans l’urgence en étant toujours dans le doute de ce qu’on fait, mais pas de manière réfléchie, dans le sens est-ce que ça va plaire ou pas, non, on veut aller toujours au bout de nous-mêmes et vraiment donner notre maximum pour que le disque on en soit fier à 200% et il n’y a qu’avec cette personne-là que nous sommes sûrs d’arriver à ce résultat-là, parce qu’il nous pousse dans nos derniers retranchements. C’est un arrangeur, un super zicos et humainement, c’est quelqu’un qui écoute, qui oriente quand il faut, mais sans dénaturer la compo ; je pense que c’est un grand producteur.On a remis le couvert avec lui, car ça semblait simplement évident. C’est le deuxième album ensemble et comme là, nous avons eu plus de temps, il y a plus d’implication de sa part, encore plus d’échanges, de crises de rires, de demis en terrasse (rires) Voilà, c’est tout, la vie quoi ! (rires à nouveau)

Pour rester avec toi, Julien, puisque les paroles sont de toi, ce n’est pas un obstacle à un niveau ou un autre pour écrire et faire passer ce que tu veux dire au mieux dans la langue de Shakespeare, en étant français à la base ?

Julien : Absolument, je le reconnais. Dans mon ancien groupe, j’écrivais déjà en français et j’ai cet amour de l’écriture ; c’est un peu plus délicat en anglais même si je me débrouille mais j’ai la chance d’avoir des amis anglo-saxons, pour m'aider. On a aussi beaucoup voyagé en Irlande, en Allemagne, en Autriche, en Argentine. J’ai aussi été en Australie où j’ai eu le temps de parfaire un peu mon anglais et puis, je fais vérifier mes textes après avoir tout écrit et s’il y a des pépins, on modifie. Il y a, par exemple, le chanteur de Loading Data, Eric, qui est formidable et m’aide bien là-dessus. Mais visiblement la copie du dernier album était bonne, je n’ai pas eu trop de ratures :)

Et de quoi parlent les textes ?

Julien : C’est assez introspectif, « The Midnight Son » par exemple, nous raconte nous, notre vie, à la limite. Je parle sinon de la violence de ce monde, de la débilité, de la montée de la haine, du désamour, de cette société consumériste mais le tout, toujours d’une manière subversive; j’ai des convictions, mais je ne veux pas étaler quelque chose de politique, afin de laisser le libre arbitre à l’auditeur. Toujours subversif mais jamais de choses bancales ou brutes de décoffrage

Bukowski_copyrightTasunka2011_01

Vous avez donné beaucoup de concerts, qu’est-ce que vous en avez appris le plus, côté expérience ?

Niko : Sur ces deux années de tournée, c’est de savoir monter un vrai spectacle qui fasse plaisir à voir et pas notamment que de la musique, mais aussi des lumières, une vraie production de son, un vrai show. Qui laisse place à de l’improvisation mais aussi qui soit quand même quelque chose de carré et qui fasse juste plaisir aux gens, à l’image de groupes américains. Quand ils viennent en France, c’est un vrai spectacle qui est proposé. En France, ça a été difficile à accepter notamment par rapport aux lumières, alors que les lumières, c’est 50% du show et ça, c’était, pour nous, très important de le travailler. Aussi, l’expérience a apporté de savoir monter une setlist qui soit cohérente par rapport au rythme du show, ce que les gens doivent se ‘prendre dans la gueule’, pas tout le temps à 100%, c’est important de savoir jauger le rythme et les tempos.

Comment c’est BUKOWSKI sur scène : ça doit sautiller, bien bouger, non !? :)

Tout le trio approuve :)
Julien :
Au regard de ce qu’on nous dit, oui, et pour nous déjà c’est une joie d’être sur scène, c’est un brûlot d’énergie où on se lâche et si on peut vomir après le concert, c’est que c’est un bon concert :)

Pas pendant ! (rires)

Julien : Attends, c’est déjà arrivé :)
Niko : On vient aussi d’une scène Metal Hardcore (des groupes WUNJO et KWAMIS), alors, on a encore ces réflexes de tout envoyer vraiment à 100% avec le cœur, sans faire des pauses réfléchies, non c’est authentique.
Je pense que dans BUKOWSKI, il y a encore cette touche, cette petite flamme Hardcore qui existe, subsiste, c’est la réalité. Après, on la camoufle, la travaille différemment mais moi, en montant sur scène, je ne me pose pas la question en me disant: «Merde,  je ne vais pas faire de Hardcore ». Pour moi, c’est la guerre, je vais sur scène comme si c’était du Hardcore. Après, il y a des chansons un peu plus ‘Popisantes’ on va dire, pourtant je n’aime pas ce mot-là, mais les morceaux c’est un tout. Donc, non, sur scène, je suis fier de mon background, j’ai appris la musique en écoutant cette musique dure et je suis fier de jouer ‘dur’ parce que nous jouons ‘dur’, de toutes façons (approbation des deux compères :)

Vous parlez de jouer ‘dur’, mais ce qui intrigue justement en abord du nouvel album, c’est sa pochette surprenante par son ton

Mathieu : Surtout par rapport à celle du premier album, celle-ci est radicalement différente. C’est justement un parti pris, on voulait une pochette plus fouillée là où la précédente était épurée, très simple.
Julien : On est gargantuesques, avec de l’appétit pour tout : carpe diem ! (dit en chœur par tout le trio). Notre graphiste, Mamzelle Mamath (Mathilde Creac’h), a su synthétiser tout ça, donc il y a ce coté un peu anticlérical, épicurien, gargantuesque, rabelaisien…Bukoswkien !

Pour rester dans le gargantuesque, à la sortie de l’album le 14 février, vous avez célébré ça avec une méga teuf ?

Tout le groupe : Nous, la méga teuf, c’est tous les jours (rires)
Mathieu : C’est vrai que chez nous, tout est prétexte à ça, surtout la sortie d’un album, mais là, on avait des choses à faire aujourd’hui, la promo, alors on est restés sains
Niko : On va célébrer ça le 25 février dans notre fief, à Vauréal (Le Forum) dans le 95, parce que nous ne sommes pas un groupe parisien mais de banlieue…de campagne :) Comme quoi, on peut exister même en venant de banlieue. Le 25, la ‘carte blanche’ donnée au groupe, saura rattraper dignement le manque de fête d’hier. Une grande soirée en perspective !
Mathieu : On a invité les MUDWEISER, le projet parallèle du chanteur de LOFO(FORA - Reuno) qui vont venir en acoustique faire des reprises de CREEDENCE CLEARWATER REVIVAL, de Blues des années 70 et ensuite, nous on enchaine sur un gros show bien avec des invités, des copains qui vont venir chanter, ce sera la surprise de qui il s’agit, et ça se terminera avec Pierre de OUI FM /  « Bring The Noise », qui vient poser ses platines et faire bouger les gens : bref, une soirée Rock :)

Il y a des dates de tournée de déjà prévues ?

Le premier avril
, à la « Pêche » de Montreuil, une autre à Notre Dame de Gravenchon (le 4 juin, à L’Arcade) qui est une super date du réseau Rock près du Havre, le 13 mai à Niort (Le Camji)
Niko :
La tournée est en train de se monter parce qu’on a notamment un bon tourneur, New Track qui travaille avec MASS HYSTERIA, mais en France, c’est compliqué dans un sens, donc, on va avoir du résultat je pense fin mai et surtout au début de l’automne et l’hiver prochains

Quelles sont vos attentes pour « The Midnight Sons » qui vient de sortir et les projets futurs?

Mathieu : on a des retours et ça a l’air d’être le carton plein pour l’instant ; il n’y a que des bonnes critiques sur Facebook, sur les webzines. Je sais que sur ITunes, on était deuxième meilleure vente hier, troisième aujourd’hui, le 15 février. Tout va bien, c’est un très bon début
Niko : Pour l’avenir, on espère faire de belles premières parties d’envergure dans des grandes salles parisiennes, ensuite, avoir nos cachets (rires)
Mathieu : Et partir à l’étranger, surtout. On a tourné en Allemagne, en Autriche, en Irlande, en Argentine, en Belgique, mais on n’est pas encore distribué là-bas, ou en indépendant, il y a un différé dans la sortie de l’album à l’étranger, aussi pas de news pour l’instant. La promo là-bas se met en place aussi, prochainement.

Vous êtes endorsés côté instruments ?

Julien : Oui, par Fender
Niko : Je travaille beaucoup avec La Baguetterie (la plus grand enseigne spécialisée en Batteries, percussions) et avec la marque Vater (baguettes). Sinon, bien sûr, avec Gretsch, qui me fournissent une batterie :)
Mathieu : je suis endorsé par Fender aussi pour la guitare

Au fait, Mathieu, tu joues de la guitare et tu chantes aussi : c’est nouveau pour toi, le chant en lead ?

Mathieu : Oui, depuis les débuts de BUKOWSKI (en 2007). Avant, je faisais pas mal de backing vocal, je faisais les chœurs, dans les groupes, mais le rôle de frontman, c’est assez nouveau. Ça tombait sous le sens, là, on s’est dit qu’on allait faire le groupe à trois et que j’étais le seul chanteur potentiel; pareil pour Julien, avant, il n’avait jamais chanté et s’est improvisé chanteur aussi ; on est encore en pleine évolution là-dessus.
Niko : On a fait quand même un gros boulot notamment au niveau des backing vocals avec des interventions travaillées,  pointues de Julien pour les chœurs. Il y a une grosse progression sur les arrangements vocaux par rapport au premier album, c’est carrément moins laborieux qu’avant et ça ne va qu'en s’améliorant.

Merci pour cette interview hautement sympathique et comme dit Julien : « Vive le vin de Bourgogne ! Et BUKOWSKI !! :)

(rires) Merci à toi aussi ! :)

2 juin 2012

LITA FORD "Living Like A Runaway" (French Review) :)

LitaFord_LivingLikeARunaway_small (1)

LITA FORD « LIVING Like A Runaway »
(SPV / Steamhammer)

Release Date Europe: June 18th , 2012
Release Date Germany: June 15th , 2012
Release Date US/Canada: June 19th , 2012

LITA FORD est en ville, qu’on se le dise et la Rock Queen démontre l’ampleur de sa personnalité forte et attachante, si humaine et douée en tant que guitariste / chanteuse / compositrice à la fois. Avec cet album réussi à bien des niveaux, "Living Like A Runaway" on se laisse prendre au jeu des morceaux calibrés pour toucher le cœur des amateurs de bon Rock et leur faire passer un moment fait de dynamisme, d’émotions, d’attaques, de mélodies racées, en somme un cocktail savoureux! Les paroles sont aussi fortes que la musique est intense et Lita Ford elle-même, déclare avoir voulu ce disque comme un support, un soutien pour tous, qu’ils traversent des passages difficiles dans leur vie comme ce fut le cas pour la dame de Rock, mais aussi comme un témoignage partagé avec les fans et tous, des moments heureux : la vie, quoi :)

Pour cet album personnel, Lita Ford a investi ses tripes et son âme comme le prouvent notamment trois titres spéciaux : "Devil In My Head", "Hate’" et "The Asylum". L’artiste s’est également adjoint les services de Gary Hoey à la production et Michael Dan Ehmig pour les paroles, cette collaboration contribuant pleinement au côté abouti des morceaux. On retrouve aussi quelques noms de pointures, tels que Doug Aldrich sur "Bad Neighborhood", Elton John qui a donné sa bénédiction pour la reprise bonus de son "The Bitch Is Back" ou encore Nikki Sixx et "A Song to Slit Your Wrist By".
Que de chemin parcouru et de succès depuis les RUNAWAYS et sa carrière solo, ponctuée de hits, de collaborations dont l’inoubliable duo "Close Your Eyes For Ever" avec Ozzy Osbourne et voilà qu’avec "Living Like A Runaway" la belle met dans le mille une fois de plus et nous convie à découvrir cet album, qu’elle a voulu comme un voyage qui s’écoute et se vit du premier au dernier morceau, alors, prenez votre ticket et embarquez ! ;)

Tasunka

LitaFord_LivingLikeARunaway_small (2)

 

LITA FORD "Living Like A Runaway"
Available in 3 different formats

Tracklisting "Living Like A Runaway":

Standard jewel case version
01. Branded 3:46
02. Hate 3:54
03. The Mask 4:08
04. Living Like A Runaway 4:46
05. Relentless 3:47
06. Mother 2:54
07. Devil In My Head 5:21
08. Asylum 4:33
09. Love 2 Hate U 3:44
10. A Song To Slit Your Wrists By 3:54

Limited edition Digipak version
01. Branded 3:46
02. Hate 3:54
03. The Mask 4:08
04. Living Like A Runaway 4:46
05. Relentless 3:47
06. Mother 2:54
07. Devil In My Head 5:21
08. Asylum 4:33
09. Love 2 Hate U 3:44
10. A Song To Slit Your Wrists By 3:54
BONUS TRACKS:
11. Bad neighborhood 3:42
12. The Bitch Is Back 3:38

Exclusive iTunes version
01. Branded 3:46
02. Hate 3:54
03. The Mask 4:08
04. Living Like A Runaway 4:46
05. Relentless 3:47
06. Mother 2:54
07. Devil In My Head 5:21
08. Asylum 4:33
09. Love 2 Hate U 3:44
10. A Song To Slit Your Wrists By 3:54

EXCLUSIVE iTunes Bonus Track
11. Boiling Point 4:09

Double gatefold LP version
LP SIDE 1:
01. Branded 3:46
02. Hate 3:54
03. The Mask 4:08
LP SIDE 2:
01. Relentless 3:47
02. Devil In My Head 5:21
03. Asylum 4:33
LP SIDE 3:
01. Living Like A Runaway 4:46
02. Mother 2:54
03. A Song To Slit Your Wrists By 3:54
LP SIDE 4:
01. Love 2 Hate You 3:44
BONUS TRACKS:
02. Bad Neighborhood 3:42
03. The Bitch Is Back 3:38

 

7 mars 2012

MALATESTA - 5 Titres (French Review)

Malatesta001_Small

MALATESTA – 5 Titres
(Production MALATESTA / Label BRENNUS Music


Avec un artwork laissé au bons soins du bassiste Christophe Duchamp et du guitariste ayant rejoint MALATESTA, depuis, Eric « Wenerja » Jaouën (FURIOUS ZOO / DEATH BY DESIGN), on est au cœur de l’action de suite, à savoir la sobriété qui fait la finesse et la brutalité d’un Rock / Metal de fort bel aloi. Entre deux albums, le nouveau étant en préparation, ce 5 titres est une carte de visite efficace de ce que le groupe sait faire, en l’occurrence, un Rock aussi péchu par ses qualités musicales que vocales et on se laisse prendre avec plaisir, surtout qu’au fil des écoutes, les subtilités des morceaux s’affinent et se dévoilent pour un second niveau de découverte. Ajoutez à cet ensemble une autoproduction plutôt bonne, un chant en français bien mené et des musiciens aguerris et vous comprendrez le pourquoi de cet intérêt pour ce groupe de Rambouillet qui sait ce qu’assurer veut dire !
Vivement la suite et les prestations live au cours desquelles MALATESTA se donne sans retenue :)

Tasunka


Titres MALATESTA :
01-L’Inconscience
02-L’Etranger
03-Solitaire
04-Soumise
05-Libère-moi

 

21 avril 2012

H.E.A.T "Address The Nation" (French Review) :)

H

H.E.A.T  « Address The Nation »
(EDEL- EarMUSIC)


Official release dates for “Address the Nation”:

France 02.04.2012
Belgium
26.03.2012
Brazil end of April
Germany / Austria 23.03.2012
Greece 16.04.2012
Italy 27.03.2012
Netherlands 26.03.2012
Poland / Czech Rep. 26.03.2012
Russia / Ukraine 26.03.2012
Spain / Portugal 26.03.2012
Sweden 28.03.2012
Switzerland 23.03.2012
UK 26.03.2012

 H.E.A.T "Living On The Run" Official Music Video: here / ici :)

La première écoute de “H.E.A.T” laisse un bon sentiment, celui d’être en présence d’un plus qu’honnête album de Hard Mélodique qui répond aux attentes des amateurs du genre, pas de quoi laisser une trace dans l’histoire côté prise de risques mais pas moins non plus, l’album se révélant, en effet, être efficace dans son genre, surtout au long des écoutes avec ce petit goût de « Finalement, c’est qu’il est fort bien cet « Address The Nation » . On y retrouve avec plaisir les différents gimmicks guitaristiques qui parcourent l’album, les chœurs masculins qui vont bien, les morceaux punchy, les mid-tempos et surtout, un nouveau chanteur à la voix des plus adaptées qui officie avec conviction et persuasion : Erik Gronwall, récemment recruté pour combler le départ de Kenny Leckremo.

« Heartbreaker », « Breaking The Silence », « It’s All About Tonight », « Downtown », "In And Out Of Trouble" et son apport sympa de saxo, sont les points forts de ce nouvel opus des Suédois et ont de quoi justifier l’achat :)

Tasunka


Tracklisting H.E.A.T “Address The Nation”:

01. Breaking The Silence
02. Living On The Run
03. Falling Down
04. The One And Only
05. Better Off Alone
06. In And Out Of Trouble
07. Need Her
08. Heartbreaker
09. It's All About Tonight
10. Downtown

Line-Up H.E.A.T 2012 :   

Erik Grönwall: V
Dave Dalone: G
Eric Rivers: G
Jona Tee: K
Jimmy Jay: B
Crash: D

 

4 février 2012

PHILIP SAYCE "Steamroller" (French Review) :)

Steamroller_PhilipSayce

PHILIP SAYCE « Steamroller »
(Mascot Label Group / Provogue records)

UK/Europe release date : Feb 27, 2012 – Worlwide : May 2012

PHILIP SAYCE est devenu au fil du temps un nom synonyme d’unique, puisque celui-ci est tout simplement un artiste / guitariste unique, à l’univers unique : de l’émotion à l’état pur, directe, puissante, fun, à l’image de la parlante et réussie pochette ainsi que de la vidéo du titre “Steamroller”, toutes deux réalisées avec brio par Masaki Koike (ici). Philip Sayce avait déjà fait l’objet d’un coup de cœur notamment avec son fort accrocheur second album studio « Innerevolution » (2010) et un inoubliable, sensuel et très chaleureux concert (Paris le 26 mai 2010) de Blues Rock déchainé, qui a laissé son empreinte dans toutes les mémoires (live report/photos : ici) surtout qu’il s’agissait de son tout premier concert solo en France. Alors, pour sa sortie le 27 février 2012, les attentes s’avèrent d’autant plus grandes concernant « Steamroller », le nouvel opus de ce talentueux guitariste également compositeur / chanteur.  C’est que Philip Sayce a quand même placé la barre haut jusqu’à présent, en se montrant digne de figurer aux cotés des plus grands, dont ses influences : Eric Clapton, Ry Cooder,  Jimi Hendrix et Stevie Ray Vaughan, ainsi que B. B. King, Albert King, Albert Collins, Buddy Guy, Robert Cray, sans omettre de mentionner le regretté Jeff Healey qu’il avait accompagné, tout comme il l’avait fait avec  Uncle Kracker et Melissa Etheridge avant d’entamer sa carrière solo. En résumé « Steamroller » est incontestablement à la hauteur : une belle réussite autant au niveau interprétation, composition, que production !

Cet album se révèle être un digne successeur du précédent et une évolution mature dans le parcours du jeune homme. Les 10 morceaux sont un joli bouquet de Blues-Rock-Soul atmosphère seventies, qui possède une accroche bien réelle à tous les niveaux : la maestria est au rendez-vous mais il est ici question de maestria du feeling, de l’émotion, de la pèche non celle d’une démonstration technique vite lassante. Non, ici, on s’éclate sur chaque titre, morceau instrumental inclus, sur chaque riff et on se surprend à ressentir comme une envie de se retrouver en plein Woodstock revival 2012 avec Jimi Hendrix, pardon Philip Sayce, en maitre de cérémonie, sa Fender de 1963, sa guitare préférée en main, chantant sous ses doigts habiles. Tout ça ? Oui, assurément, car c’est bel et bien l’effet que procure « Steamroller » et Philip Sayce entouré de ses 3 acolytes, fort doués eux aussi

« Steamroller » est à se procurer d’urgence et Philip sayce à découvrir, si vous ne l'avez déjà fait ! ;)

Tasunka

"Steamroller" tracklisting:

01- Steamroller
02- Stung By A Woman
03- Marigold
04- Black Train
05- Rhythm And Thruth
06- The Bull
07- Holding On
08- Beautiful
09- A Mystic
10- Aberstwyth

Line up PHILIP SAYCE "Steamroller":

Philip Sayce : G / V
Joel Gottschalk : B
Fritz Lewak : D
Fred Mandell : K

PhilipSayce_copyrightTasunkaphotos2010

 

==> PHILIP SAYCE - "Steamroller" is the title track from the album "Steamroller" out on Provogue Records/Mascot Label Group February 27, 2012

==> PHILIP SAYCE on Tasunka ISKA Photos (live photos in Paris, reviews 2009-2010): here / ici :)

==> Live Report - Paris 2010: ici / here

Toutes les photos PHILIP SAYCE: ici ;) / All the photos of PHILIP SAYCE: here 

==> Interview PHILIP SAYCE (2010): ici 

==> Chronique "Innerevolution": ici  

==> Chronique "Peace Machine": ici 

 

24 juin 2011

DOC HOLLIDAY - The 30th Anniversary - Farewell Tour (Paris June 15, 2011) - Live Photos :)

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For The First & The last Time
Doc Holliday Rides On Paris
The 30Th Anniversary – Farewell Tour

THANK YOU FOR THE VERY GOOD MUSIC and CONCERTS, FOR THE GREAT MOOD :)

GOD BLESS YOU !

 DOC HOLLIDAY / SOLID STATE @ Paris, June 15th, 2011, Live Photos: here / ici ;)


The 30th Anniversary - Farewell Tour

 
The Band's final shows

Daniel Bud Ford (Bass Guitar & Vocals)
Bruce Brookshire (Guitar & Vocals)
John Turner Samuelson (Guitar & Vocals)
Eddie Stone(Keyboards & Vocals)

 DocHolliday_copyrightTasunka2011_05

 DocHolliday_copyrightTasunka2011_03

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 SetList_DocHolliday_june152011

 

12 juin 2011

ANVIL "Juggernaut Of Justice" (French Review :)

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ANVIL « Juggernaut Of Justice »
(SPV / STEAMHAMMER)

Release Date Europe: June 20th, 2011

Ah ANVIL, quel groupe quand même! Non seulement les canadiens nous delivrent avec passion, assiduité depuis plus de trois décennies un Heavy Metal qui peut se vanter de faire voler les chevelures et secouer les têtes sur de fort bien calibrés morceaux d’un Heavy goutu à souhait, mais aussi le groupe peut-il se targuer d’être humainement des plus hautement recommandables. D’ailleurs le très beau docu hommage au groupe « Anvil ! The Story Of Anvil» récompensé par de nombreux prix, apporte un regard émouvant, humain et tendre sur une formation que le succès aurait plus que tort de bouder. Justement, le dernier opus en date de ANVIL devrait sans problèmes se voir créditer de toute l’attention qu'il mérite, étant donné que ce « Juggernaut Of Justice » est simplement tiré du meilleur tonneau Heavy avec tout ce qu’il faut pour s’éclater au coup de tonnerre de chacun des nouveaux morceaux. Dès le premier et morceau titre de l’abum, les chiens de l’enfer Heavy sont lâchés et que c’est bon !

Non stop, les riffs et vocaux de Steve « Lips » Kudlow sont brûlants comme l’enfer, les tambours de guerre de Robb Reiner assurent en diable du début à la fin et Glenn Five à la basse fait partie du trio gagnant. A l’écoute de « Juggernaut Of Justice » le lecteur chauffe, les cervicales aussi ! Pour calmer un peu le jeu, l’étonnant morceau final Jazz / Hard « Swing Thing » vaut son pesant de riffs

Vivement le live, dont on devine facilement qu’ANVIL va y déployer l’artillerie lourde, étant donné que les compositions de ce quatorzième album, sentent l’intention du live dans leur tournure et la production coup de poing due à Bob Marlette (OZZY / MARYLIN MANSON) D'ailleurs, entendre le très hymnique « Fukeneh! » est emblématique de ça :)


ANVIL a absolument plus que sa place comme référence aux côtés de ses collègues que sont MOTÖRHEAD, METALLICA, GUNS’N ROSES
Alors « Juggernaut Of Justice » ? A se procurer d’urgence !! ;)

Tasunka

LINE-UP ANVIL:
Steve “Lips” Kudlow: G / V
Robb Reiner: D
Glenn Five: B

ANVIL LIVE:
Metal Town Festival - Gothenburg, SWE June 17, 2011
Copenhell Festival - Copenhagen, DEN June 18, 2011
Magnet - Berlin, GER June 19, 2011
Corporation - Sheffield, UK June 21, 2011
Manchester Academy 3 - Manchester, UK June 22, 2011
Cathouse - Glasgow, IRE June 23, 2011
Newcastle Academy 2 - Newcastle, UK June 24, 2011
Rock City - Nottingham, UK June 25, 2011
Graspop - Dussel, BEL June 26, 2011
Konzerthaus Schuur - Lucerne, SWI June 28, 2011 with Dio Disciples
Magazzini Generali - Milan, ITA June 29, 2011 with Dio Disciples
Heineken - Madrid, SPN July 1, 2011 with Dio Disciples
Rockstar Live - Bilbao, SPN July 2, 2011 with Dio Disciples
Bikini - Barcelona, SPN July 3, 2011 with Dio Disciples
Rocktempel - Kerkrade, NL July 5, 2011
Gleis 22 - Muenster, GER July 6, 2011
Knust - Hamburg, GER July 8, 2011
ColosSaal - Aschaffenburg, GER July 9, 2011
Luxor - Cologne, GER July 10, 2011
Islington Academy - London, UK July 11, 2011
Slade Rooms - Wolverhampton, UK July 12, 2011

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Tracklisting / Content "Juggernaut Of Justice":
Limited Edition Digipak:
01. Juggernaut Of Justice 3:40
02.
When All Hell Breaks Loose 3:11
03.
New Orleans Voodoo 4:25
04.
On Fire 3:23
05.
Fukeneh! 4:08
06.
Turn It Up 2:57
07.
The Ride 3:12
08.
Not Afraid 3:44
09.
Conspiracy 3:20
10.
Running 2:54
11.
Paranomal 7:04
12.
Swing Thing 3:00
13.
The Station (bonus track)
14.
Tonight Is Coming (bonus track)
Jewel case version:
01.
Juggernaut Of Justice 3:40
02.
When All Hell Breaks Loose 3:11
03.
New Orleans Voodoo 4:25
04.
On Fire 3:23
05. Fukeneh! 4:08
06.
Turn It Up 2:57
07.
The Ride 3:12
08.
Not Afraid 3:44
09.
Conspiracy 3:20
10.
Running 2:54
11.
Paranomal 7:04
12.
Swing Thing 3:00
Double Gatefold LP, coloured blue vinyl:
LP 1
Side 1
01.
Juggernaut Of Justice 3:40
02.
When All Hell Breaks Loose 3:11
03.
New Orleans Voodoo 4:25
Side 2
01.
On Fire 3:23
02.
Fukeneh! 4:08
03.
Turn It Up 2:57
LP 2
Side 1
01.
The Ride 3:12
02.
Not Afraid 3:44
03.
Conspiracy 3:20
Side 2
01.
Running 2:54
02.
Paranomal 7:04
03.
Swing Thing 3:00

 

11 juin 2011

DOC HOLLIDAY - The 30th Anniversary - Farewell Tour (Paris June 15, 2011)

doc_ho10

 

For The First & The last Time
Doc Holliday Rides On Paris
The 30Th Anniversary – Farewell Tour

 

 LIVE PHOTOS DOC HOLLIDAY @Paris June 15th, 2011: here / ici ;)

 
The 30th Anniversary - Farewell Tour

Au Réservoir (20h30)
Guest : Solid State

Attention!!!
Concert Evénement
 
The Band's final shows

Daniel Bud Ford (Bass Guitar & Vocals)
Bruce Brookshire (Guitar & Vocals)
John Turner Samuelson (Guitar & Vocals)
Eddie Stone(Keyboards & Vocals)e 15 juin au rés
 
 
Pour les fans du Southern Rock, je vous annonce que Doc Holliday sera à Paris le 15 juin au réservoir.

Après 30 ans de carrière le « Doc » jouera enfin à Paris.
Il était temps car ce groupe légendaire du rock sudiste effectuera en juin prochain sa tournée d’adieu en Europe.

Donc pour la première fois et la dernière fois à Paris, venez vivre et partager votre passion de ce style musical bien trop rare par chez nous.

Il a fallu attendre 30 ans et leur tournée d’adieu pour pouvoir enfin entendre en Live sur une scène parisienne des « Lonesome Guitar », « Ain’t No Fool » et autres « Southern Man » qui ont décrassés nos cages à miel d’adolescent.

Alors ne boudez pas votre plaisir et profitez de ce premier et surtout dernier passage parisien pour venir les fêter dignement.

Rassemblons nous, tous ensemble autour d’un groupe mythique du Southern Rock au confluent des divers styles musicaux majeurs du sud des Etats-Unis.
Au programme Rock, Blues, Country et duels de guitares sudistes comme ont les adores.

Merci de faire passer l'info à tous les fans de ce genre de musique pour qu’il ne manque pas l’événement et partage ce moment unique.

On compte sur votre présence et surtout à très bientôt en Live.

Toutes les infos relatives à ce concert sont sur le site :

www.MusicNKoAgenda.blogspot.com

Attention !!!
Le Réservoir étant un club, réservez vite votre place pour ne pas rester à la porte

 

15 avril 2011

BLACKFOOT Live Photos @ Paris - New Morning - April 12th, 2011

blackfoot_newmorning

Un très bon concert de BLACKFOOT , super organisation de 106db :) / Great concert BLACKFOOT ! and a great organisation by 106 db :)

Très bon Live Report de Michel Valentin de It's Only Rock'n Roll: ici ;)

Blackfoot_CopyrightTasunka2011_06

Blackfoot_CopyrightTasunka2011_03

Setlist BLACKFOOT:

01.Good Morning  

02.Wishing Well 

(Free cover) 

03.Morning Dew 

(Bonnie Dobson cover) 

04.I Got A Line On You 

(Spirit cover) 

05.Baby Blue 

06.Drum and bass solos 

07.Great Spirit 

08.Fox Chase 

09.Left Turn On A Red Light 

10.Dry County 

11.Rollin' & Tumblin' 

(Muddy Waters cover) 

12.Fly Away 

13.Train Train 

14.Highway Song 

Encore:

15.Crossroads 

 

Blackfoot_CopyrightTasunka2011_02

Blackfoot_CopyrightTasunka2011_05

Blackfoot_CopyrightTasunka2011_01

 

30 mars 2011

SONISPHERE (Fr) - Conference presse (French) / Photos @ Paris - 26 mars 2011 :)

sonisphere_logo

sonisphere2011_01

SONISPHERE - Conférence de Presse @ Zénith de Paris

(Compte-Rendu / Photos:  Tasunka :)

 

MEGADETH / SLAYER / ZUUL FX @ Paris, 26 mars 2011, live photos: ici / here ;)

MEGADETH / SLAYER / ZUUL FX @ Paris, 26 mars 2011, live report (French) : ici / here ;)



Ce 26 mars 2011 a été l’occasion non seulement de se prendre une belle claque musicale avec les concerts de MEGADETH/ SLAYER / ZUUL FX au Zénith de Paris, mais aussi, peu de temps auparavant, d’être conviés à une conférence de presse, au sein du Zénith, qui a permis d’en apprendre plus sur le SONISPHERE, festival au combien attendu et qui se déroulera les 8 et 9 juillet 2011, à Amnéville

Devant un parterre de journaliste bien garni, c’est donc Salomon Hazot, l’organisateur du SONISPHERE pour l’édition française (aussi frontman de la structure Nous Productions, organisateur du Rock En Seine) ainsi qu’une dénommée Carole, chargée du tourisme et de la communication pour la ville d’Amnéville, qui se sont fait un devoir et clairement un plaisir, de faire les présentations avec le festival, non sans omettre de vanter à grands renforts d’arguments commerciaux martelés, l’attrait des lieux et de l’événement même :)

SonisphereTeam_copyrightTasunka2011_02

Le tandem a ensuite été rejoint par non moins que deux des membres des groupes du très attendu événement du SONISPHERE : la venue du BIG 4 (MEGADETH / SLAYER / METALLICA / ANTHRAX) en l'occurence Dave Mustaine (Megadeth)  et Tom Araya (Slayer), puis, Timo Tolkki  / Andre Matos (Symfonia), Mouss (Mass Hysteria), Stéphane Buriez (Loudblast)


Voici le résumé des questions-réponses concernant le SONISPHERE seul, par Salomon principalement: 


 - A propos du SONISPHERE ? 

Le SONISPHERE existe comme concept, une entité européenne depuis3 années et arrive enfin en France malgré des obstacles, qui ont fait craindre l’annulation du projet, mais heureusement, vers mi-décembre 2010, un revirement inattendu s’est produit, qui a rendu possible la tenue du festival en 2011 : l’arrivée à l’affiche du BIG 4. Il a fallu réagir sous 48h et c’est ce que l’organisation du festival a efficacement su faire, d’où l’annonce officielle de la tenue du festival réalisée le 15 décembre 2010 : oui, le SONISPHERE aurait bien lieu les 8 et 9 juillet 2011 et avec le BIG 4 encore ! :)

- BULLET FOR MY VALENTINE ?

Prévus à l’affiche, ceux-ci ont dû en être retirés, ce que regrette Salomon, à qui la présence de BFMV tenait à cœur, puisque le groupe se produira dans un festival concurrent, à la même période. Il a ensuite tenu à ajouter que le festival se tenant en France, il était évident et indispensable à ses yeux, que des groupes de l'hexagone comme par exemple, LOUDBLAST, MASS HYSTERIA ou DAGOBA soient de la fête


L’état d’esprit musical du festival ?

C’est avant tout un état d’esprit tout court, une idée différente, déclare Salomon. Avec Rock En Seine depuis huit ans, Rock à Paris et encore actuellement, le festival Rip Curl dans le sud, à Biarritz, l’organisateur trouve révolue l'époque du festival avec trois, quatre scènes, 15 à 20 groupes par scène qui défilent les uns après les autres. En somme, l’idée du SONISPHERE est d’allier concerts, bonne musique et détente, de former un tout avec le principal: le festival et les activités annexes, bref, une idée différente, qui englobera aussi une envie, celle de retransmettre lors du festival, ce qui se passe dans les autres Sonisphere en Europe, via des écrans télés

 
HELLFEST et SONISPHERE, concurrents ou complémentaires ?

L'homme tient à souligner son appréciation pour le Hellfest, pour Ben Barbaud (le sympathique et compétent initiateur et organisateur du festival de Clisson :) et précise qu’il lui a été demandé d’organiser le Sonisphere avant le Hellfest, ce qu’il a refusé ; préférant que cette première édition du Sonisphere se situe après et non avant celle du Hellfest. Les affiches ne sont pas les mêmes pour les deux événements et le souhait était que les ‘clients’ (NDT : amusant ce terme désignant les fans passionnés de Metal :) puissent profiter de deux festivals, et d'ajouter qu'il y a, de toute façon, de la place pour les deux festivals et qui plus est, l’affiche variera d’une année sur l’autre, dans les trois ans qui viennent.

A propos du lieu et des questions techniques ?

La recherche du lieu idéal et d’une affiche qui puissent plaire avant tout aux fans de musique, aux managers et aux groupes était ce qui tenait à coeur à l’organisation : pour l’affiche, c’est fait, quant au lieu, Amnéville, la collaboration à plusieurs reprises avec le « Galaxy » ayant été fructueuse, il semblait approprié que le festival s’y tienne. De plus, par sa situation géographique, à 1h30 de Paris, plus l’accès en 15 minutes par un petit train, depuis le centre ville d’Amnéville sur le lieu des concerts, l’emplacement est appréciable..Allez, on vous fait le retape touristique, à savoir pour les festivaliers, de pouvoir profiter des charmes d’Amnéville : le Spa, le Golf, la possibilité de skier, pendant le festival y compris tard le soir et seulement pour 2,50 euros, le Zoo, le parc pour enfants, l’accueil et toute une ville dédiée au festival, comme l’explique Carole :)

Le camping ?

Il reste encore des choses à voir, vu l’affluence attendue, il risque d’y avoir un petit problème de places où camper, sur l’aire prévue à cet effet, malgré une organisation qui fournira les commodités, sur place, mais peut-être pas assez d’emplacements ; c’est un point que cette première édition permettra d’améliorer pour de futures éditions

Les tarifs ?

Les tarifs sont au forfait pour les deux jours ou à la journée, soit 65 euros pour le BIG 4, 50 pour SLIPKNOT

Bref, chers ami(e)s metalleux, vous viendrez vous éclater au SONISPHERE et pourrez prolonger votre séjour si cela vous plait, en résumé ;)

Sonisphere_Mustaine_copyrightTasunka2011

Place à présent à la synthèse des réponses aux questions posées à Dave Mustaine, Tom Araya, des un peu laissés dans leur coin, Andre Matos / Timo Tolkki (Symfonia), puis, de Mouss (Mass Hysteria) et Stephane Buriez (Loudblast)


Dave Mustaine (Megadeth) : de bonne humeur, l’homme a plutôt honnêtement ou avec un sourire, précisé que les brouilles avec METALLICA appartenaient bel et bien au passé, que l’initiative du BIG 4 revient à Lars, qu’il fallait oublier les querelles du passé et se tourner vers l’avenir, que, oui, ses origines et racines sont française par sa grand-mère, d’où son nom et son plaisir, du coup, de se produire dans l’hexagone, et ses réponses englobaient aussi le chapitre sur les fluctuations de la popularité du Metal et sur son style pratiqué et toujours agressif. En somme, un Dave malicieux et qui semblait plutôt content d’être là :)

 

Sonisphere_TomAraya_copyrightTasunka2011_02


Tom Araya (Slayer) souriant au possible et en grande forme, nous apprend que dans le domaine ennuis de santé, celui-ci va mieux, ce qui le rend d’autant plus heureux de pouvoir se produire à Paris, le soir même, notamment, et que pour ce qui est de ceux de Jeff Hanneman (atteint d’une grave infection, il a été opéré récemment et se voit remplacé sur cette tournée par Gary Holt - EXODUS), tout le monde le soutient et souhaite voir son retour très rapidement (nous aussi !)

Sonisphere_symfonia_copyrightTasunka2011


Timo Tolkki / Andre Matos (Symfonia) un peu délaissés par les journalistes, ont répondu à deux questions certes classiques, mais volontairement des prétextes pour leur donner enfin l’occasion de s’exprimer, à savoir s’ils étaient heureux de se trouver à l’affiche du festival et l'actualité de Symfonia : évidemment la réponse a été positive concernant leur présence au Sonisphere, mais au moins ont-ils pu parler et aussi préciser que "In Paradisum" sortira le 4 avril 2011 (chronique ici :)

SonisphereMassH_copyrightTasunka2011

Mouss (MASS HYSTERIA) / Stéphane (LOUDBLAST) ont, quant à eux, pu exprimer leur réel plaisir de figurer sur l’affiche et plus particulièrment aux côtés du BIG 4, comme l’a dit avec enthousiasme Stéphane Buriez, en exprimant combien ces groupes comptaient depuis longtmeps pour lui. Les questions ont fusé pour en apprendre plus sur l’actualité des deux formations françaises, à savoir un album pour LOUDBLAST «Frozen Moments Between Life and Death » prévu pour avril 2011 et Mouss, de partager son plaisir d’avoir une fin de tournée promo pour MASS HYSTERIA, qui se fasse en jouant sur un tel festival et avec une telle affiche :) 

Sonisphere_loudblast_copyrightTasunka2011


L’été sera apparemment bien chaud avec ce SONISPHERE première édition, et cette volonté marquée des organisateurs de mettre les petits plats dans les grands, pour, au final, se faire une place dans le monde des événements héxagonaux du Metal, en parallèle du Hellfest bien en place et respecté depuis déjà quelques années


Rendez-vous, donc, les 8 et 9 juillet 2011 à Amnéville pour un SONISPHERE qui s’annonce mémorable !

Sonisphere_TomAraya_copyrightTasunka2011_01

 

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