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TASUNKA Photos & Works
31 mars 2011

WITHIN TEMPTATION Singer, Sharon Den Adel, Gives Birth To Son :)

Congratulations !!! Logan is a really lovely baby boy !!! :))  / Félicitations !!! Logan est vraiment un bébé adorable !!! :))

Logan_1

 

We are happy to announce that yesterday March 30th, Sharon den Adel, lead singer of Within Temptation gave birth to a beautiful baby boy! Logan Arwin Westerholt, who weighs in at 5lbs 8.7oz and just 47 cm came into the world a little over 5 weeks early but both mother and son are doing fine. Logan is the third child of Sharon den Adel and Robert Westerholt.

 The birth of Logan is the perfect climax to an already special week, which has seen their new album “The Unforgiving” released worldwide. The album is currently at the #1 position of the rock charts in the US, UK, Canada, Belgium, The Netherlands, Portugal,  France, Sweden, Austria and Finland.

 After taking time to recuperate and get to know her new son, Sharon will begin preparing to get back on stage in August, when Within Temptation will start their extensive tour with a special performance at Holland’s Huntenpop Festival, after which they will be visiting the US, Canada and Europe.

Chronique « The Unforgiving » : ici :)

Interview Robert Westerholt : ici :)

WITHIN TEMPTATION session photo @ Paris - 2011: ici :)

 

WT_RobertSharon_copyrightTasunka2011_01

 

3 mars 2011

WITHIN TEMPTATION "The Unforgiving" - Interview Robert Westerholt :)

WT2011_logo

 

WT_TheUnforgiving

 

WITHIN TEMPTATION a un don certain, celui de savoir évoluer et se renouveler, et après le succès énorme qu’a connu le précédent album « The Heart Of Everything » (2007), il semblait difficile de relever le challenge de faire mieux ou au minimum, de ne pas faire une copie avec un nouvel et cinquième opus et pourtant, le couple Sharon (Den Adel - chant) / Robert (Westerholt – Composition – Guitare) et leurs trois collègues (trois car WT était encore sans batteur lors de l’interview) a non seulement atteint ce but et l’a, en plus, dépassé : « The Unforgiving » est un concept album étonnant et abouti
L’entretien avec le toujours chaleureux guitariste et co-compositeur, éclaire le pourquoi d’un tel aboutissement. Sharon était elle aussi présente pour cette promo et le couple est assurément des plus agréables, avec une bonne dose d’humour qui met de suite à l’aise :)

(Interview / Photos Tasunka)

Chronique « The Unforgiving » : ici :)

 WITHIN TEMPTATION session photo @ Paris - 2011: ici :)

WT_RobertSharon_copyrightTasunka2011_02

 

Merci pour cette interview et félicitations à Sharon et toi pour votre troisième enfant, qui va naitre bientôt ! La grossesse de Sharon a entrainé des changements compréhensibles dans l’organisation de la tournée à venir

Robert Westerholt : Merci pour les félicitations ! Effectivement, la tournée commencera en octobre- novembre, avec quelques mois de décalage par rapport à la date initialement prévue. C’est une bonne chose étant donné que l’album vient juste d’être terminé et ce laps de temps va aussi nous permettre d’organiser et de peaufiner la tournée, de faire la promo et bien sûr, de nous occuper de nous. Nous allons tourner un peu partout dans le monde, y compris aux USA pour deux dates. On a ajouté des dates en France, Lyon, Bordeaux, ce qui fera 5 dates au total, il me semble (Lille, Nantes, Lyon, Toulouse, Paris). Ce sera une tournée de deux ans, mais nous avons besoin de ce cycle album / tournée: ça fait du bien de partir donner des concerts et vivre les titres en live avec le public

Dans les changements, le nouveau site du groupe est assez incroyable avec son côté interactif et sa WT TV

Tout à fait. Je voulais autre chose qu’un site de groupe classique, alors, j’ai expérimenté de nouvelles choses dont le WT TV fait partie, je l’aime bien (rires) J’avais envie de voir ce que ça donnerait et c’est fun

« The Unforgiving » marque un nouveau départ dans tous les domaines pour WT, on dirait

C’est bel et bien comme un nouveau commencement pour nous, pour le groupe, de façon générale. Avec WT, nous avons vraiment pu nous faire plaisir à chaque fois, par le passé, que ce soit en enregistrant aux côtés d’un orchestre symphonique ou en faisant de nouveaux bons titres. Et là, nous nous sommes demandé ce qui serait intéressant et sympa de réaliser à présent avec ce nouvel album. Un concept album nous semblait bien, qui serait inspiré par une histoire solide sur laquelle serait basée les morceaux. Nous avions déjà cette envie en nous depuis quelques temps, mais là, c’était la partie la plus difficile, celle de trouver une histoire qui soit comme scénario de film et se tienne, sur laquelle puisse reposer tout le concept de l’album. Les morceaux étaient déjà avancés dans le processus de composition, quand j’ai parlé avec Romano (Molenaar), un artiste (dessinateur sur Witchblade, Darkness, X-men) avec un talent affirmé. C’est lui qui a amené cette idée de scénario, qui parle de ces gens qui, une fois décédés, doivent payer pour leurs péchés. C’est une histoire avec plusieurs niveaux de lecture et c’est précisément ce que nous voulions, que les gens aient de la matière sur laquelle réfléchir. Romano a aussi aimé l’idée de ce concept avec musique, comics, courts-métrages / vidéos. Nous nous connaissions depuis le jeu vidéo « The Chronicals Of Spellborn » où figurent quelques-uns de nos morceaux écrits spécialement pour le jeu, et ça avait bien collé entre Romano et nous. C’est lui qui nous a amenés vers Steven (O’Connell) qui a travaillé au scénario de comics books (BloodRayne, Dark 48), notamment. L’histoire qui a découlé de ces rencontres, nous a, de suite, fait réfléchir à y ajouter la vidéo, mais qui ne soit pas filmée que de façon classique, avec le groupe en train de jouer, mais plutôt comme un film et ça pour trois morceaux bien distincts, dont le premier, « Mother Maiden - Faster ». Au long de ces trois courts-métrages, on apprend à connaitre les personnages de l’histoire, leur vie et ce qui leur est arrivé

Et quels seront les deux autres morceaux pour les clips ?

« Shot In The Dark » et « Sinéad »

La liberté de ton qui caractérise « The Unforgiving » se retrouve particulièrement dans ce dernier titre, très accrocheur. Il sonne très années 80 et pop

C’est bien le cas. Tout l’album a cette connotation 80s et a cette influence de ces années-là, mais sans être typé eighties typique non plus, disons qu’on retrouve plutôt ici et là des influences comme des mélodies ou un son. Il faut dire que tous au sein du groupe, nous aimons cette décennie avec ce son, ces soli de guitares. Le nouvel album est un retour aux racines, moderne et une évolution à la fois. Normalement, tu as un but précis quand tu écris des nouveaux morceaux, mais là, c’est un grand mélange d’influences et peu importe la décennie qui t’influence au moment d’écrire; on s’est laissé porter par nos envies, par cette liberté de nous faire encore plus plaisir, sans penser à coller ou pas avec le style WT. Cette diversité se retrouve dans la différence qu’il y a entre les morceaux, voilà pourquoi on peut trouver un peu de symphonique avec orchestre et beaucoup d’autres ambiances à la fois.

Sur le clip « Faster », la différence se voit aussi dans le look : Sharon n’est plus en robe, mais en look cuir avec pantalon de la même matière

C’est aussi un changement. Ce n’est pas que nous ne voulons plus de robes, mais on ne peut et ne veut pas refaire la même chose tout le temps (rires) et ce look va au mieux pour le morceau et l’album.

La composition a-t-elle aussi évolué ?

Le processus a été le même mais avec une mentalité, un état d’esprit différents. Etant donné que nous n’avions aucune idée de ce qui allait arriver, de ce que le nouvel album allait donner au final. Nous voulions faire quelque chose de différent, mais de façon naturelle, sans forcer les choses. L’album a pris deux ans, à peu de chose près, entre l’écriture et l’enregistrement.
La musique a été d’abord écrite, puis nous avons commencé à enregistrer le chant, quand nous avons pris connaissance de l’histoire. La bande dessinée n’est pas encore finie et en est à l’épisode trois sur les 6  prévus. Le premier jet du Comic Book « The Unforgiving » sort en même temps que l’album et ensuite, paraitra tous les deux mois. On peut se les procurer sur le site du groupe, au fur et à mesure

 

WT_Robert_copyrightTasunka2011_02

 

En parlant de Comics, on peut voir sur WT TV que tu es fan du film tiré de l’un d’eux : « Iron man »

Oui (rires) J’aime bien la bande dessinée mais j’adore le film, particulièrement. Cela m’a inspiré vu que le film est bien fait, comme les « X-Men » ou « Batman », mais j’ai une préférence forte pour celui de « Iron Man » ; je lui trouve plus de maturité que les autres qui ont un côté pour ados. Le feeling de scénario est celui d’une vraie histoire, complète, qui m’a fait sentir que pour nos courts métrages l’idée de faire une chose intéressante et prenante avec notre premier concept album, était possible et faisable. Je trouve magique de donner envie aux gens d’en savoir plus quand ils voient les films, entendent les morceaux et nous espérons avoir atteint ce but

Il y a eu pas mal de personnes qui ont travaillé avec vous : de la production de l’album, des mini-films, aux acteurs, en passant par la BD ?

Il y avait tellement de travail à faire que nous nous sommes entourés de gens qui aiment énormément ce que nous faisons et c’est ce qui comptait. D’abord en studio, l’équipe était la même que par le passé (dont Daniel Gibson à la production) ce qui nous a mis très à l’aise de travailler et enregistrer dans cette ambiance familière et amicale, sinon, pour la BD, nous avions donc Romano et Steven à bord, mais aussi les gens qui ont écrit le script, l’idée du film et là, Steven en fait partie, même chose concernant les personnes pour la réalisation des films (Realisation : Joeri Holsheimer). La vision de comment serait le film était claire en nous et Steven a réussi a retranscrire cette vision, ces idées que nous avions en tête pour les mettre sur le scénario. L’équipe a vraiment été très bonne ! :)

L’actrice britannique Dawn Mastin (Films : Tom & Thomas, Down) qui joue « Mother Maiden » dans le mini film, est bluffante

Elle est vraiment bonne, oui. L’actrice a beaucoup de personnalité et a donné un éclairage et une vie particuliers au personnage. Nous avons tout enregistré en Hollande mais le casting a été fait avec une agence qui a recherché des acteurs ayant des origines anglaises, pour que l’accent soit bon. Tu as le jeune garçon du film qui est hollandais, mais a vécu en Angleterre en étant petit

Actuellement, WT est sans batteur (exit Stephen Van Haestregt ), comme le montre le clip « Faster » avec un batteur flouté un peu étrange à voir ?

Oui, c’est le cas pour l’instant. Pour l’album, nous avions un batteur de studio qui a enregistré en Suède, un mec vraiment cool. Nous sommes en quête d’un nouveau batteur, d’où le flou dans le clip. On a encore le temps de choisir un nouveau membre du groupe, surtout avec la tournée qui débutera à la fin de l’année, mais pour le moment, ce serait prématuré de te dire un nom, même si j’avoue avoir déjà quelques idées en tête (rires)

A propos de cette future tournée, on peut s’attendre à de la nouveauté aussi dans le show ? Surtout que chaque concert de WT a toujours été réputé pour ses innovations et son visuel au long des années

C’est aussi une bonne raison et une bonne occasion de faire quelque chose de nouveau, que de donner des concerts. C’est très excitant de pouvoir amener sur scène l’histoire, l’ambiance et d’avoir fait le film nous a montré que c’était possible de concrétiser ça. On a testé de jouer live avec une projection en 3D en Hollande et l’essai a été concluant, alors, nous sommes d’autant plus impatients de partir en tournée prochainement. Les concerts comptent à chaque fois pour tout le groupe, étant donné que c’est vraiment ce que nous aimons particulièrement faire, c’est excitant.

Douze titres figurent sur l’album, mais il y en avait plus de prévus ou d’écrits, au départ ?

Quelques-uns, mais 12, ça semblait suffisant et surtout, les titre retenus devaient coller au mieux avec le concept, sans être typés d’une couleur ou d’un genre musical trop distincts, sinon, ces morceaux étaient laissés de côté. Ils figureront peut-être sur des faces B, on verra.

C’est vraiment un renouveau général au sein de WITHIN TEMPTATION : félicitations à toi et Sharon pour votre troisième enfant à venir, et aussi à Martijn (Spierenburg – claviers) qui vient d’être papa pour la première fois. Des bébés, un concept album avec des nouveautés musicales, vous devez être ravis ?

(Rires) Absolument et merci encore pour les félicitations. On est gonflés à bloc et avec le plein d’énergie et d’inspiration pour les quatre prochains albums, du coup. On se sent vraiment avoir un nouveau départ et plein de nouvelles possibilités. Je me sens personnellement plus comme un compositeur que comme un guitariste et le compositeur que je suis, se sent bien et inspiré, avec tout ce qui arrive, ce qui est une bonne chose (rires)

Toujours au chapitre nouveautés, est-ce que Sharon a aussi profité de ce nouvel album, pour expérimenter et chanter différemment ?

(Enthousiaste) Sharon me fascine à chaque fois; elle apprend à chanter différemment à chaque nouveau disque, sans limite, ce qui laisse très libre quand tu composes, parce que tu sais que quoi que tu écrives, Sharon, sera là à expérimenter, à essayer et au final, à obtenir une partie vocale qui soit au mieux. Elle travaille beaucoup en studio, en essayant, telle ou telle chose, en écoutant aussi, ce qui lui donne cette capacité vocale à la fois naturelle et affutée avec ces essais, ce renouvellement régulier : tout semble possible avec elle. Nous n’avons pas le même caractère, ce qui fait que nous nous complétons vraiment bien : elle travaille plus avec l’émotion et moi, je suis peut-être plus cérébral, via les concepts

Vos attentes pour la sortie de « The Unforgiving » et pour le futur ?

Ce n’est pas facile de répondre d’avance à cette question concernant le nouvel album, étant donné que c’est tout nouveau, mais les réactions que nous avons déjà eues via le site internet sont bonnes, ce qui nous fait plaisir, bien évidemment. En fait, dans le futur, nous souhaiterions apporter une suite à ce concept, à cet album et ce qui va avec, ou amener une autre histoire. Nous avons encore beaucoup de choses à découvrir, à explorer et tous, nous en sommes absolument impatients :)

Nous aussi :)

 

WT2011_logo

1 mars 2011

WITHIN TEMPTATION "The Unforgiving" (French Review :)

WT_TheUnforgiving

WITHIN TEMPTATION « The Unforgiving "

(Sony / Roadrunner)

Sortie: 28 mars 2011 

Interview Robert Westerholt : ici :)

WITHIN TEMPTATION session photo @ Paris - 2011: ici :)

Les hollandais de WITHIN TEMPTATION cumulent la réussite, les honneurs et les chiffres de vente dépassant plusieurs millions de pièces et auraient donc pu largement se laisser aller à se la couler douce,  surtout après le succès remporté par leur quatrième album studio de 2007, “The Heart Of Everything », mais heureusement, ce n’est absolument pas dans l’état d’esprit de ce groupe hautement décontracté et talentueux. Pas plus qu’une quelconque grosse tête, le train-train musical n’est à l’ordre du jour pour WT, alors que la prise de risques, la liberté de réaliser enfin un projet qui tenait à cœur spécialement à Robert Westerholt (Composition – Guitare), à savoir réaliser un concept album, est bel et bien d’actualité En effet, après quatre années, le dernier et cinquième disque studio de la bande, voit le jour et l’effet est garanti : dès le début de « The Unforgiving », on plonge d’emblée dans un univers, un film haletant, unique où les compositions donnent le ton.

Le côté symphonique ne domine plus, même s’il apporte toujours sa touche intense, pour se fondre dans un lâcher prise des compositions qui voient la Pop, le pur Metal, les racines des années 80s, le symphonique donc, se marier en un savoureux mélange. Le plaisir pris par le groupe se sent largement au long des 12 titres de « The Unforgiving » et l’évolution est non seulement évidente au niveau des instruments, avec la présence marquée de plus de soli de guitares que le groupe n’en réserve habituellement, mais aussi une évolution nette au niveau du chant de Sharon (Den Adel). La belle maitrise les émotions vocales et la dynamique cette fois dans le registre des médiums, ce qui contraste et fait taire les débats soulevés par les aigus chantés par le passé. Agrémenté de trois courts-métrages (« Faster », « Sinéad », « Shot In The Dark »), d’un Comic Book « The Unforgiving » dessiné par l’artiste hollandais Romano Molenaar et basé sur une histoire écrite spécialement par Steven O’Connell, le concept album qu’est « The Unforgiving » a une palette d’atouts très convaincants, surtout que la production est comme toujours, de grande qualité. A noter que les fans de Metal Symphonique, devraient, par contre, ne pas pleinement s’y retrouver face à une telle diversité d’ambiances

Il n’en reste pas moins que WT conforte sa place de groupe de référence avec « The Unforgiving » et leurs futurs concerts fin 2011, vont certainement être du même niveau : inratables, en somme :)

Tasunka

 

Tracklisting « The Unforgiving » :

01. Why Not Me

02. Shot in the Dark

03. In the Middle of the Night

04. Faster

05. Fire and Ice

06. Iron

07. Where Is the Edge

08. Sinéad

09. Lost

10. Murder

11. A Demon’s Fate

12. Stairway to the Skies

 

Line-Up WT :

Sharon Del Adel - V

Robert Westerholt - G

Ruud Adrianus Jolie - G

Jeroen Van Veen - B

Martijn Spierenburg - K

 

 

26 février 2011

RALF SCHEEPERS "Scheepers" - Interview (In French :)

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RalfScheepers_artwork

 

Il est rare de trouver Ralf Scheepers sans ses collègues de PRIMAL FEAR où là, c’est plutôt Mat Sinner (basse) qui s’exprime, alors une interview avec ce grand costaud autant vocalement que physiquement et en plus pour son premier album solo « Scheepers » (sortie mondiale le 18 février 2011), très bon au passage, ça ne se refuse pas. Et l’homme se révèle on ne peut plus sympathique, loquace et enjoué à rencontrer, alors, un grand merci à lui pour cette entrevue cool et pour sa gentillesse

(Interview / photos : Tasunka)

Chronique « Scheepers » : ici :)

Pourquoi cet album et pourquoi maintenant ?

Cela fait dix ans que je crée des morceaux, qui étaient surtout des balades, aussi, comme ces titres ne collaient pas réellement avec la ligne musicale de Primal Fear, ils sont en partie sur mon album. J’aimerais ajouter que nous sommes une vraie équipe, avec Mat (Sinner), Magnus (Karlsson) et Alex (Beirodt) plus Stefan Leibing notre ex-guitariste, qui ont, eux aussi, co-composé sur « Scheepers ». L’idée de mon album solo est venue de façon plus concrète trois ans avant, quand Mat et Frontiers (via son boss : Serafino Perugino) m’ont dit que ce serait bien de faire quelque chose de ce tout ce que j’avais comme morceaux. J’avais déjà cette intention en tête avant cela, mais seulement d’un projet qui comprenait des ballades et suite à cette rencontre, il a été décidé d’ajouter aussi des chansons qui soient Heavy.

Pourtant, c’est de ton album dont il s’agissait, c'est-à-dire de ton propre choix de création et de style : pourquoi avoir ajouté du Heavy puisque tu étais parti sur des ballades au départ ?

Je comprends ce que tu veux dire. Avant tout, la raison tient au fait que j’adore le Heavy Metal et que je savais que sortir un album uniquement de ballades, aurait été plus difficile à faire. J’ai donc été totalement d’accord pour ça, et ce, d’autant qu’il ne s’agit ici pas du même genre de Metal que pratique PRIMAL FEAR. J’admets que deux-trois chansons peuvent figurer sur un album du groupe et pourquoi pas, étant donné que nous avons quelques vraiment bons morceaux pour ça, qui pouvaient de même figurer sur "Scheepers". Nous avons formé une bonne équipe pour composer les titres sur mon album solo, notamment en coécrivant avec Magnus, avec Sander(Gommans- lead guitare / ex-AFTER FOREVER) qui a composé deux morceaux. Ça a été facile, vu que parfois il se trouve qu’une fois que tu as le feeling, le flux du morceau, tout le reste coule de source. C’est venu de façon très naturelle de composer et collaborer avec Mat, Magnus et Alex, étant donné que nous nous connaissons très bien avec PRIMAL FEAR. Quant tu es musicien, tu n’as pas d’œillères, tu ne vois pas les choses en noir ou blanc, mais en plusieurs couleurs, tu es ouvert à ça, à composer d’autres choses, voilà pourquoi, j’avais toute confiance en le talent de mes camarades pour être les bonnes personnes à mes côtés

 

RalfScheepers_CopyrightTasunka2011_01

 

Tu n’as pas eu la crainte que le public, qui n’aurait pas encore entendu tes propres créations, se demande l’intérêt que peut avoir l’album solo du chanteur de PRIMAL FEAR, qu’ils pensent que c’est du PRIMAL FEAR II ?

Non, absolument pas. Je fais ce que j’aime, je me suis fait plaisir avant tout et si les gens apprécient tant mieux et sinon, j’en suis désolé pour eux (rires) En fait, j’aimerais ajouter que « Scheepers » offre des morceaux plus diversifiés que ceux de PRIMAL FEAR, ils explorent des ambiances différentes et ça me tenait à cœur de le faire

Tu parlais de la décision de concrétiser ton album solo trois ans auparavant : pourquoi un si long laps de temps entre ce moment et sa sortie effective (le 18 février 2011) ?

A cause de nos emplois du temps chargés. L’objectif prioritaire est et sera toujours PRIMAL FEAR, c’est mon job principal ainsi que celui du reste du groupe. Cela a aussi demandé si longtemps, à cause du temps passé à pouvoir réunir tous les invités qu’il y a sur « Scheepers ». Ils ont tous des plannings très serrés pour pouvoir se libérer ; que ce soit Kai (Hansen – GAMMA RAY), Tim (« Ripper » Owens), Victor (Smolski – RAGE), Sander, entre autres. Au long de ces trois années, il a fallu saisir au vol la période propice pour collecter soit un solo, par ci, les vocaux, par là et ainsi de suite.

Sur la reprise de JUDAS PRIEST « Before The Dawn », tu as joué de tous les instruments, sauf le solo de guitare interprété par Victor (RAGE)

Effectivement. Et Victor a fait du très beau travail. J’ai joué de la guiatre acoustique, la basse, tous les claviers et même si je sais jouer de la guitare, notamment, c’était néanmoins bel et bien la première fois que je jouais de tout pour ce morceau. De façon générale, j’avais l’occasion de travailler tous les instruments ensemble, du coup, de voir comment ça pouvait sonner, de modifier et d’obtenir ce que je voulais, en composant les titres. Quand j’avais les notes qui formaient la base d’un morceau, le reste suivait facilement, naturellement : quand tu as ça, tu peux alors l’enregistrer jusqu'à obtenir le meilleur résultat possible. « Before The Dawn » est un titre qui a pour fondement la guitare acoustique, ensuite, les claviers, je les ai programmés en final. Ce morceau a toujours eu un sens et un feeling spéciaux pour moi, étant donné que JUDAS PRIEST est le groupe qui m’a amené à la musique et je veux leur rendre hommage pour ça au travers de ce titre. C’est aussi un morceau qui me donne la chair de poule, me remue

JUDAS PRIEST est présent aussi sur ton album de par les collaborations avec Tim « Ripper » Owens (ex-chanteur de JUDAS) et « Metal » Mike Chlasciak (guitariste de HALFORD)

Oui, tu vois, au long des années, se sont tissées ces connections et nous avons établi une vraie relation entre nous. Au travers des tournées, des festivals ou du business en général. Mike nous avait déjà rendu visite dix ans auparavant, en studio avec PRIMAL FEAR en jouant l’un de ses soli pour « Rust ». Tim et moi avons fait connaissance il y a quatre ou cinq ans, durant un festival. Nous sommes restés en contact proche et sommes finalement devenus potes. Nous sommes tous très occupés, mais nous sommes collègues et la chose la plus importante est ce respect mutuel que nous nous portons tous. C’est pareil pour JUDAS PRIEST : à l’époque où ils cherchaient un nouveau chanteur, j’avais postulé et la réponse était un oui ou un non, J’avais accepté que ce soit ‘non’ et cela n’avait en rien modifié le respect que je leur porte. Ils avaient trouvé le chanteur parfait pour JUDAS PRIEST en la personne de Tim, selon moi. Je pense que j’aurais aussi collé, mais c’était leur décision et j’ai respecté ce choix. Ce qui s’est révélé finalement être une bonne chose, puisque PRIMAL FEAR a démarré pile à ce moment-là (rires)


En décembre prochain, JUDAS PRIEST entamera sa tournée d’adieu ; quels sont tes sentiments à ce sujet ?

Franchement, je ne sais pas s’ils vont véritablement faire leurs adieux, mais je trouve que si c’est bien le cas, c’est triste vu que c’est ‘le’ groupe de Heavy Metal. D’un autre côté, ils méritent cette retraite, après autant de bonne musique, de bons moments depuis 40 ans. Je sais ce que c’est pour un musicien que d’être en tournée, les conditions et combien ça demande d’être en forme pour envoyer, chaque soir, toute la puissance sur scène, alors, quand tu prends de l’âge, il semble clair que ça devient un peu plus délicat de réaliser ça.

En parlant d’années de carrière, tu as près de 30 ans d’actif à ton service : tes souvenirs sont-ils majoritairement bons ?

C’est vrai que les bons comme les mauvais moments sont indissociables quand tu repenses au parcours que tu as eu; c’est la même chose quelque soit le boulot que tu fasses, d’ailleurs. Personnellement, j’ai eu de tout, mais je préfère bien sûr ne me remémorer que les meilleures années, les meilleurs instants, ça me rend plus fort, au final. La chose la plus importante tirée de tout ça, c'est de savoir rester un être humain digne de ce nom, d’avoir les pieds sur terre et du respect envers les autres, qu’ils soient musiciens ou pas

Ton album est justement placé sous le signe de l’amitié, du respect

Exactement ! Toutes les personnes qui sont intervenues sur l’album, ont quelque chose à voir avec mon histoire, à l’exception de Snowy à la batterie (Shaw – THERION / KING DIAMOND), que je n’ai pas eu l’occasion de connaitre avant. C’est vrai que j’ai collaboré avec THERION, mais c’était pas mal d’années auparavant et je n’ai pas le souvenir d’avoir alors croisé personnellement Snowy. Tu vois, là encore les connections ont joué un rôle, puisqu’avec THERION nous sommes restés en contact depuis cette époque, ce qui a permis la participation de Snowy

Tu as une belle brochette d’intervenants sur « Scheepers » : tu avais beaucoup d’autres noms en plus en tête, au départ ?

Non, en fait, peut-être Rob (Halford) en plus, mais il était vraiment trop occupé. Je dois dire que je suis très honoré d’avoir déjà tous ces guests et il n’en fallait pas plus, c’est déjà une très bonne chose que d’avoir à bord des musiciens comme Kai, par exemple. Notre amitié et relation dure depuis des années, tout comme celle avec les autres invités.
Ce projet d’album solo est différent non seulement musicalement, mais aussi de par la manière dont il a été réalisé et bien sûr, par les personnes qui y ont pris part. Il a été fait et enregistré de façon mondiale, en collectant et échangeant les fichiers entre nous tous, tout autour du monde, le tout étant assemblé et mixé par Achim Köhler. J’ai enregistré mes parties chant chez moi, dans mon studio, tout le monde en a fait de même dans le leur, Tim a ainsi fait ses vocaux (« Remission Of Sin ») en Amérique. C’était la seule façon de procéder, ça aurait, sinon, coûté trop cher de faire venir et rassembler tout le monde dans le même studio. Un de mes amis a fait les prises batterie dans un studio en Suède. On a donc tous fait une session d’enregistrement mais par internet (rires)

De quoi es-tu le plus fier à propos de ton disque ?

En fait, de tout mais en tout premier, du son. Je suis très agréablement surpris par le résultat global et d’avoir un son qui soit même mieux que ce que j’avais imaginé. L’album sonne vraiment bien

C’est tout à fait le cas et justement, j’aimerais revenir sur l’un des titres : « The Pain Of The Accused «  qui est un titre fort et sur lequel Kai Hansen a donné de la guitare

C’est un morceau très spécial et je suis d’autant plus ravi que ce soit Kai qui ait fait un solo dessus. A enregistrer, ça a été particulièrement difficile, vu qu’il était sur le point de partir pour une tournée avec AVANTASIA et il a joué le solo à la toute dernière minute. Kai a immédiatement aimé l’idée de ce morceau, ce qui m’a rendu très heureux, d’autant que je trouve qu’il a joué un solo incroyable. « The Pain Of The Accused » est spécial également parce qu’il parle d’une histoire qui fait partie de ma vie privée, très privée, d’un fait dont j’ai été accusé et qui a pris des proportions au-delà de la réalité des choses. En général, j’écris beaucoup de titres en me basant sur ce que je vis, mais en gardant leur signification ouverte pour que les gens puissent se les approprier, via leur propre vécu.

Un autre morceau fort est « Doomsday », qui hante de par son atmosphère particulière

Je peux très bien imaginer pourquoi. De par sa variété, c’est l’une de ces idées qui n'auraient jamais été pour un album de PRIMAL FEAR. Je me souviens avoir commencé à l’écrire à quatre heures du matin. J’étais en train de faire autre chose, de travailler sur une autre chanson et avec le nouveau micro que j’avais eu, je me familiarisais à ce nouvel équipement en faisant des essais, quand j’ai mi-chanté, mi-parlé d’une voix spéciale, ce qui m’a plu et donné l’idée de base du morceau. C’est la première fois que la mélodie est arrivée avant le reste, et le titre a, ensuite, été construit tout autour. Parfois, c’est en faisant des essais, que ça marche en fin de compte. Magnus m’a aidé pour ce titre, bien sûr. J’avais l’intro et Magnus a construit tout le morceau dessus

Une chose caractérise « Scheepers » à mon avis : c’est son évolution d’atmosphères au fil des morceaux, puisqu’on démarre sur la force du Heavy, pour progressivement changer d’ambiance un peu et surtout, pour conclure l’album par un côté très positif, comme apaisé. Tu partages cet avis ?

Tes sentiments sont exactement ceux que Mat et moi avons eus, quand nous discutions de l’ordre des titres de l’album. Nous avons trouvé que c’était une très bonne chose de clore l’album avec "compassion", avec ce fait que nous devrions tous avoir un peu plus de sentiments envers ces gens qui souffrent de famine, par exemple. Ce feeling positif dont tu parlais vient aussi du banjo : Magnus, qui en joue, a eu une très bonne idée de l’amener dans la composition. C’est un titre un petit peu original, mais à quoi sert un album solo, sinon ? (rires)

Tu as l’intention de sortir un autre disque solo dans le futur ?

Oui, absolument. Je suis sûr qu’il y en aura un autre, bien sûr sans pouvoir dire quand, étant donné que PRIMAL FEAR est ma priorité et le restera, mais je suis certain qu’il y aura encore d’autre idées comme celle-là à l’avenir :)

Tu as le soutien de Frontiers records pour ton projet, ça s’est traduit comment ?

Par un grand soutien. Chez Frontiers, ils ont été vraiment sympas et patients avec moi, parce qu’un contrat avait été signé qui spécifiait que « Scheepers » aurait dû sortir il y déjà deux ans de ça maintenant, mais ils sont au courant à quel point nous sommes pris par PRIMAL FEAR , aussi ont-ils attendu. Ils aiment bien l’idée que l’album soit dans les bacs à présent (rires)
Je suis content de voir qu’il y a déjà de bonnes critiques sur le disque, surtout que quand tu travailles quelque chose et passe une année à composer, enregistrer, mixer, tu perds de vue la façon dont les morceaux peuvent être perçus par les gens : tu ne sais pas s’ils vont apprécier ou pas et les retours sont positifs, ce qui fait plaisir. Bien sûr, il y aura toujours des personnes qui adorent critiquer sur tout et rien, et vont le faire avec les titres, mais ça n’a aucune importance, je suis heureux des morceaux


Tu vas bientôt partir en tournée avec PRIMAL FEAR : il y une chance que des morceaux de ton album solo soient joués sur scène, en même temps que les titres du groupe ?

C’est une bonne idée et on en a déjà discuté tous ensemble : il est possible qu’il y ait effectivement une chanson sur la setlist. En février, le groupe sera en Amérique du sud, en Bolivie, Chili, Argentine et Brésil et nous allons jouer « Remission Of Sin » là-bas, bon, sans Tim (qui avait chanté en duo avec lui sur le morceau) mais c’est un titre vraiment ‘catchy’ et qui groove bien ; je suis sûr que PRIMAL FEAR peut tout donner dessus (rires)

Ta voix est très puissante : comment tu en prends soin ?

Merci ! Là où il faut y faire particulièrement attention, c’est en tournée. Là, c’est délicat: chaque soir, tu pousses des notes hautes, comme si tu faisais du bodybuilding avec ces muscles, ce qui n’est pas toujours simple quand tu es malade ou quoi que ce soit d’autre. Pour me maintenir en forme, j’essaie de dormir le plus que je peux, de boire beaucoup d’eau, d’avoir une vie saine en général. Je pense que c’est l’une des conditions principales pour que tout ton corps, à commencer par ta voix, reste au top. En Bolivie, par exemple, je me demande ce que ma voix va donner, vu que c’est à 4 000 mètres d’altitude et je n’ai encore jamais chanté dans de telles conditions. On verra bien à la descente d’avion. Il y un an, nous avions déjà été en Amérique du sud et cela avait été une tournée infernale : on n’avait quasiment pas dormi à cause du rythme soutenu : donner le concert, aller directement à l’aéroport pour rejoindre une autre ville, faire les balances, puis, à nouveau jouer, retour à l’aéroport et ainsi de suite. Ça a été épuisant mais on l’a fait, PRIMAL FEAR et SINNER ensemble sur ces dates ; imagine Mat (basse commune et chant pour SINNER) et « Henny » (Wolker – guitariste à l’époque dans les deux formations) qui font partie des deux groupes, ont vécu le même enfer, mais en devant jouer, en plus, deux sets d’un coup à chaque date

Et d’avoir un mental et une attitude positifs, ça aide, je pense :)

Oui ! C’est un point très, très important ! L’année dernière, avec PRIMAL FEAR, nous avons eu la meilleure  tournée que j’ai pu avoir dans ma vie et j’ai remarqué que c’est à cette période que j’ai eu le moins de problème de santé. Il faut dire que toute l’ambiance était très positive, l’équipe l’était, non seulement les musiciens, mais aussi les roadies, tout le monde. On a tous passé de très bons moments et quand j’allais me coucher, j’étais très content de ça, très détendu et ouvert d’esprit. Penser positif est un très bon placebo (rires)

On parlait de ta voix, tes trente ans de carrière et ton expérience dans ce domaine, tu les enseignes à d’autres ?

J’ai commencé à le faire, oui. L’année dernière, c’était mes débuts d’enseignant dans une école qui s’appelle la « Pop Music School » et bien entendu, je donne des cours dans le style Rock. J’essaie de transmettre ce que je sais aux autres. En ce qui me concerne, je n’ai jamais pris de cours de chant mais en autodidacte, je peux leur apprendre comment se servir de leur diaphragme, leur faire partager mes trucs pour se chauffer la voix, ce dont je me sers effectivement moi-même quand je suis en tournée. Depuis toujours j’ai chanté à l’instinct, je chantais d’ailleurs vraiment fort en étant beaucoup plus jeune quand j’ai commencé à chanter dans ce type de registre. Je me suis, à l’époque, posé des questions, je me suis demandé si je faisais bien ou pas, si ma voix ne serait pas morte à cause de ça, dans deux ans, mais en fait, ça l’a entrainée tout comme on le fait dans un sport : plus tu pratiques et plus tes muscles se renforcent. Mon diaphragme et les muscles autour, se sont construits en chantant comme ça. Chanter fait intervenir beaucoup de muscles dans tout ton corps, y compris dans le dos, en plus de demander aussi une bonne respiration. Au final, tu chantes avec toute ton anatomie. Ce qui est bien, c’est quand l’une des personnes à qui j'enseigne, revient me dire, après deux-trois mois de cours, qu’elle a gagné une note et peut chanter plus haut grâce à mes cours: c’est un retour qui fait plaisir :)

Ca se comprend. Dis-moi, la pochette de « Scheepers » bénéficie d’une photo puissante ; c’est ton choix ?

Oui. On avait un choix de photos et celle qui a retenu notre attention était l’une d'Alex, qui avait déjà fait des clichés pour PRIMAL FEAR. Mat et moi, nous avons de suite trouvé qu’elle était suffisamment puissante pour devenir la pochette de l’album. Il a fait du bon boulot. Parfois je trouve que l’artwork est un peu agressif, mais c’est du Heavy Metal après tout !! (rires) Et c’est ce qu’il fallait pour la pochette. Pour rendre toute la diversité des atmosphères de l’album, il y a d’autres photos, différentes, dans le livret. Au travers de cette photo (sur la pochette) particulièrement, tu retrouves toute la passion qui est en moi :)

Avant de conclure cette interview, en tant que chanteur spécialement, comment tu as ressenti la disparition de Ronnie James Dio ?

C’était une année tragique. C’est une grande perte pour le monde de la musique, pas seulement parce que c’était un extraordinaire chanteur, mais aussi parce qu’il était un être humain d’une grande gentillesse. J’ai eu le plaisir de le rencontrer et de parler avec lui : c'était quelqu’un de très ouvert, très sympa et je ressens la même chose pour Steve Lee (le regretté chanteur de GOTTHARD). C’est une grande perte et je suis sûr qu’ils sont à présent des "Saints Of The Rock" (référence au sixième morceau de "Scheepers" :)

Comment aimerais-tu conclure cette entrevue ?

Par un : merci ! Merci de promouvoir mon album. Il est très important pour moi et j’en suis vraiment content :)

Merci à toi aussi :)

 

RalfScheepers_CopyrightTasunka2011_02

 

3 février 2011

RALF SCHEEPERS 'Scheepers" (French Review :)

RalfScheepers_artwork

RALF SCHEEPERS « Scheepers »
(Frontiers Records)

Sortie mondiale: 18 février 2011


Depuis maintenant un beau nombre d’années, le Heavy Metal peu se réjouir d’entendre s’exprimer l’organe vocal de Ralf Scheepers, organe puissant au combien, mais il semble inutile de le rappeler, vu ses nombreuses performances très remarquées, que ce soit sur album ou en live. Ses vocaux bulldozer mais totalement maitrisés, participent pleinement à faire de PRIMAL FEAR un must du Heavy, sans compter que l’homme a auparavant poussé la note au tout début de GAMMA RAY, quand Kai Hansen venait juste de quitter HELLOWEEN pour fonder son propre groupe et poser ses riffs ailleurs. Ralf Scheepers a aussi été candidat à la succession de Rob Halford, quand la voix mythique de JUDAS PRIEST avait donné son congé, il y a plus d’une quinzaine d’années.

Tout ceci pour situer ce grand costaud aussi musclé que ses vocaux et au grand cœur, puisque son tout premier album solo, « Scheepers », démontre que le chanteur sait moduler sa voix, composer des morceaux aux ambiances variées, passant du puissant morceau Heavy d’ouverture, qui aurait pu figurer sur un album de PRIMAL FEAR ; « Locked In the Dungeon », à des modulations volontaires de puissance tout en réussissant ce tour de force de garder son auditoire pleinement pris par ce qu’il entend. La reprise d’un morceau peu connu de JUDAS PRIEST et favori de l’allemand, « Before the Dawn », est aboutie et résonne tel un bel hommage au groupe à l’origine de l’amour de Ralf pour le Heavy. On passe ensuite par deux autres moments forts, via « The Pain Of The Accused » titre très personnel pour le chanteur et « Doomsday », au rythme lent, lourd et qui vous hante. Le final, très original, se fait par le biais d’un titre totalement acoustique, avec Banjo et ambiance Folk : « Compassion ». Ce descriptif peut rebuter, mais en réel, on est en présence d’un morceau qui a tout pour plaire : il est inédit, positif et dynamique.

 Cet album est un projet qui tenait à cœur au chanteur – compositeur, et qui peut se voir aussi telle une histoire d’amitié entre les prestigieux intervenants et Ralf Scheepers. Comme un ‘best of’ de toutes les relations amicales qu’il entretient au fil du temps avec les musiciens qui ont croisé son chemin : on assiste effectivement à une composition faite par Ralf Scheepers, certes, mais en collaboration avec ses camarades de PRIMAL FEAR : Mat (Sinner – basse PRIMAL FEAR / SINNER), Magnus (Karlsson – lead guitar), Alex (Beyrodt – Guitare PRIMAL FEAR / VOODOO CIRCLE). Si le nom de PRIMAL FEAR revient souvent dans l’élaboration de ce projet solo, c’est pour apporter une aide amicale, comme pour le mixage effectué par Achim Köhler qui s’occupe également de celui de qui vous savez et non pour faire du PRIMAL FEAR II. « Scheepers » est un album qui sait plaire et trouver sa place dans toute discographie Metal et les guests qui ont donné de la voix, comme Tim « Ripper » Owens (ex-JUDAS PRIEST) en duo, sur « Remission Of Sin » ou qui ont joué sur les morceaux ne s’y sont pas trompé : outre les membres de PRIMAL FEAR, on retrouve aux guitares: Kai Hansen sur « The Pain Of The Accused »),  Victor Smolski (RAGE) sur « Before The Dawn », Sander Gommans (ex-AFTER FOREVER),  “Metal” Mike Chlasciak (HALFORD / S BACH) sur « Locked In The Dungeon" , Snowy Shaw à la batterie (KING DIAMOND, THERION)

Alors, à la question, cet album solo de RALF SCHEEPERS vaut-il le coup ? La réponse est nette : oui ! :)

Tasunka

 

Tracklisting “Scheepers”:
 
01 -Locked in the Dungeon (Halford’s "Metal" Mike played lead-guitar)
02 -Remission of Sin (vocal duet with Tim “Ripper” Owens)
03 -Cyberfreak
04 -The Fall
05 -Doomsday
06 -Saints of The Rock
07 -Before the Dawn (cover of Judas Priest) (Ralf played all instruments expect fantastic solo G by Victor Smolski – RAGE)
08 -Back on the Track
09 -Dynasty
10 -The Pain of the Accused (Gamma Ray’s Kai Hansen added guitar)
11 -Play with the Fire
12 -Compassion (recorded only with acoustic instruments)

Line-Up “Scheepers”:

- Ralf Scheepers:Lead & Backing Vocals; Acoustic Guitar; Keyboards; FX Sounds
- Tim “Ripper” Owens: Lead Vocals on “Remission of Sin”
- Magnus Karlsson (Primal Fear): Lead Guitars; Guitars; Banjo; Accordion; Keyboards
- Sander Gommans(ex After Forever): Lead Guitar, Guitars
- “Metal” Mike Chlasciak (HALFORD / S BACH) : Lead Guitar 
- Alex Beyrodt (Primal Fear): Lead Guitar
- Kai Hansen (Gamma Ray): Lead Guitar
- Victor Smolski(Rage): Lead Guitar
- Mat Sinner (Primal Fear): Bass, Keyboards
- Snowy Shaw(King Diamond, Therion): Drums

Additional guests:

- Sander Gommans(ex-After Forever)
- Snowy Shaw (King Diamond, Therion)
- Primal Fearband mates; Magnus, Alex, Achim & Mat

 

 

10 février 2011

TRANS-SIBERIAN ORCHESTRA "Night Castle" (French review :)

night_castle_cover

TRANS-SIBERIAN ORCHESTRA « Night Castle »
(Distribution XIII Bis / Warner)

 

Sortie Europe : 18 fev. 2011


Paul O’Neill, dont la réputation n’est plus à faire en tant que guitariste, compositeur, producteur, a décidément une vision de l’opéra musical aussi vaste que l’océan qui sert de fil rouge à l’histoire ou plutôt au conte philosophique et humaniste, qu’est ce nouvel opus : « Night Castle ». Opus prend tout son sens ici, car il s’agit bien d’une œuvre magistrale où le classique convole en justes noces avec le Metal symphonique et courre au long des deux CDs, pour narrer et faire vivre cette histoire aux multiples implications et niveaux de lecture. Ces rebondissements, ces émotions qui parsèment « Night Castle » sont vécues au travers de compositions fortes où les œuvres majeures de BACH, MOZART, BEETHOVEN, CHOPIN, ORFF ou encore VERDI sont subtilement travaillées par Paul O’Neill (guitares) et Jon Oliva (claviers) puisque les deux hommes ne se sont pas contenté d’ajouter des éléments classiques sur une base Metal, non, en artisans minutieux, ceux-ci ont poussé l’expérience en fusionnant le tout. L’alchimie aurait pu ne pas prendre, tomber dans le pompeux, mais loin de là, la magie opère encore une fois pour le bébé de Paul O’Neill : le TRANS-SIBERIAN ORCHESTRA Jon Oliva avait déjà démontré tout son savoir faire avec SAVATAGE via les acclamés « Hall Of The Mountain King », « Gutter Ballet », « Streets: A Rock Opera » ou « Dead Winter Dead » et depuis 1996, avec TSO, l’histoire se répète pour le quatuor qui forme le noyau du projet musical : Paul O’Neill (composition, production, paroles, guitare), Jon oliva (composition, claviers), Bob Kinkel (coproducteur, compositeur, claviers)  et Al Pitrelli (lead guitar). Citer l’ensemble de l’orchestre prendrait du temps, tant les intervenants sont nombreux et tant aucun poste musical n’est fixe. Au choix vous y trouverez Jeff Scott Soto en partie aux voix masculines, Chris Caffery aux guitares, etc… « Night Castle » est un conte à la fois intemporel et bien d’actualité. Avec le chant ou en seul instrumental, le disque possède une mécanique précise comme une horloge dont Erasmus, l’un des protagonistes du conte, est connaisseur :)
Conseillé largement à l’achat pour tout amateur du genre, ce nouveau TSO se voit doté d’une recommandation : le livret est complet puisqu’y figurent à la fois les paroles et l’histoire, aussi est-il recommandé de prendre le temps de lire le conte dans son intégralité. On en ressort satisfait de pouvoir  totalement savourer le film musical de 2h10 qu’est « Night Castle » :)

 Tasunka

 

Tracklisting « Night Castle » :
01. Night Enchanted
02. Childhood Dreams
03. Sparks
04. The Mountain
05. Night Castle
06. The Safest Way Into Tomorrow
07. Mozart And Memories
08. Another Way You Can Die
09. Toccata-Carpimus Noctem
10. The Lion's Roar
11. Dreams We Conceive
12. Mother And Son
13. There Was A Life
14. Moonlight And Madness
15. Time Floats On
16. Epiphany
17. Bach Lullaby
18. Father, Son & Holy Ghost
19. Remnants Of A Lullaby
20. The Safest Way Into Tomorrow (Reprise)
21. Embers
22. Child Of The Night (bonus track)
23. Believe (bonus track)
24. Nutrocker (bonus track)
25. Carmina Burana (bonus track)
26.Tracers (bonus track)

Exclusive Live Tracks:
27. Requiem (Live 2010)
28. Toccata – Carpimus Noctem (Live 2010)

 

European Tour 2011:

TRANS-SIBERIAN ORCHESTRA "BEETHOVENS LAST NIGHT” + PREVIEW OF “NIGHT CASTLE” LIVE!

16.03.11 CH - Zürich - Hallenstadion

17.03.11 D - München - Zenith

18.03.11 A - Wien - Stadthalle (Halle F)

19.03.11 D - Stuttgart - Schleyerhalle

20.03.11 D - Mainz - Phoenixhalle

22.03.11 D - Berlin - Tempodrom

23.03.11 D - Hamburg - CCH 2

24.03.11 D - Düsseldorf - Philipshalle

25.03.11 B - Antwerpen - Stadsschouwburg

26.03.11 NL - Amsterdam - Heineken Music Hall

28.03.11 UK London - Hammersmith Apollo

 

12 janvier 2011

STRATOVARIUS - Interview Jens Johansson - @ Paris, 11 Jan. 2011 :)

stratovarius_Elysium

StratovariusJens_11jan2011_copyrightTasunka2011_02

Live Report HELLOWEEN / STRATOVARIUS / TRICK OR TREAT  @ Paris: ici / here ;)

Chronique "Elysium" ici :)

STRATOVARIUS, Photo Session: ici / here ;)

Site Officiel : www.stratovarius.com
Myspace : www.myspace.com/officialstratovarius

De retour sur scène et fort d’un superbe nouvel album « Elysium » (sortie le 12 janvier 2011),  Stratovarius fait plaisir non seulement à tous ses fans hexagonaux, nombreux comme il se doit, mais aussi à tout un public Metal qui apprécie les belles passes d’armes musicales, ainsi que la qualité du groupe qui les fait.
Et de qualité, les membres de Stratovarius n’en manquent pas, à commencer par le courage d’avoir continué leur route après le départ de leur pièce maitresse Timo Tolkki (guitare), deux ans auparavant, et à présent, ce même courage de faire face aux problèmes de santé de Jörg Michael, leur batteur ; heureusement, en bonne voie de rétablissement. Sur scène dans quelques heures à Paris, en ce 11 janvier, Stratovarius était plus qu’attendu, d’autant plus que Jörg Michael y retrouvera sa place derrière les fûts pour l’occasion et pour le reste de la tournée : excellente soirée en perspective ! :)

En attendant, c’est le taquin et amical Jens Johansson (claviers) qui se prête au jeu de l’interview.

(NDT : l’interview s’est faite à 4 heures du concert, avant d’apprendre la très mauvaise nouvelle de l’annulation forcée de leur gig, le même soir ainsi que pour la suite, due à l’état de santé de Timo Kotipelto, au chant. Une intoxication alimentaire ayant eu le mauvais goût de venir jouer les trouble-fêtes.
On ne peut que souhaiter à Timo un prompt rétablissement et souhaiter aussi que cette série noire relative à la sortie du treizième album du groupe s’arrête très, très vite : 13 étant un chiffre comme les autres, non ?

(Interview / Photos : Tasunka)

Comment va Jörg, votre très apprécié batteur ?

Jens Johansson : Il va beaucoup mieux, suite à son traitement par radiations, il y a quelques semaines. Il s’estime chanceux et nous avec pour lui, parce que le cancer de la thyroïde qui a été diagnostiqué a non seulement été pris à temps, mais aurait pu être beaucoup plus dévastateur sinon. Il a subi une intervention chirurgicale qui s’est bien passée : sa thyroïde a été enlevée et après les radiations, il reste sous surveillance avec des bilans réguliers. Il pensait revenir sur la seconde partie de la tournée après la pause pour les fêtes de fin d’année et c’est réalisable, comme il se sent mieux. Il sera donc là ce soir, à Paris pour cette reprise des concerts et pour son retour, ce qui nous rend tous très heureux

Stratovarius_copyrightTasunka2011_01

C’est effectivement une très bonne nouvelle et on a hâte d’être à ce soir. Comment ça a été avec son remplaçant pour la première partie de la tournée : Alex Landenburg (At Vance, Axxis, Mekong Delta, Philosophobia, et son propre groupe : Angels Cry) ?
Avec Jörg, ils avaient déjà collaboré ensemble sur Mekong Delta, me semble-t-il

Ça s’est passé on ne peut mieux, et pour ce qui est de jouer les morceaux de Stratovarius, il n’a pas eu de problème même s’il a fallu les assimiler rapidement ; comparés aux titres de Mekong Delta, ceux-ci sont plus simples. Nous ne faisons pas une musique compliquée et plus facile d’accès. Alex s’est tout à fait bien intégré dans le groupe et si, sur les deux premières dates de la tournée, il n’était pas décontracté, il a ensuite totalement trouvé ses marques. Avec le choc qu’a été l’annonce du cancer de Jörg, il n’était pas facile sur le moment d’envisager d’avoir un autre batteur que Jörg avec nous et si les circonstances de son arrivée sur la tournée n’étaient pas positives, le courant étant super bien passé entre Alex et nous, ça a balayé ça. En quelque sorte, c’est Jörg qui nous l’avait conseillé, étant donné qu’ils avaient une histoire commune, celle d’avoir partagé le même groupe : Mekong Delta. Ils s’étaient rencontrés au Wacken (NDT : incontournable festival estival en Allemagne) et Jörg l’avait de suite trouvé sympa, d’où cette décision. Pour Jörg, il était impensable qu’avec ou sans lui, cette tournée ne se fasse pas, il voulait que quoi qu’il arrive, elle ait lieu et grâce à sa force, sa volonté que j’ai respectée, Stratovarius est en tournée et chose encore plus géniale, avec lui, ce soir à Paris. Avant ça, la recherche d’un batteur en intérim avait vu plusieurs autres possibilités d’envisagées, dont, peut-être, l’arrivée de mon frère Anders, mais Hammerfall, dont il est le batteur, était en enregistrement à cette période-là.

Helloween avait déjà emmené Gamma Ray en tournée pour une affiche commune et cette fois, Stratovarius : ce sont eux qui ont souhaité vous avoir à bord et sinon, quand et comment ça s’est décidé ?

C’est un peu compliqué : en fait, ils nous ont contactés en mai 2010, pour une tournée qui commençait fin août, mais même si ça semblait vraiment bien, nous avons dû laisser tomber, comme nous n’étions pas prêts, nous n’avions pas encore le nouvel album de terminé. Un peu plus tard, les plannings avaient changé et collaient plus ; nous étions au milieu de l’enregistrement de « Elysium » et il y avait une possibilité que cette tournée se fasse pour fin novembre 2010, cette fois. Après réflexion, c’était d’accord pour nous, même si nous savions que « Elysium » ne serait pas encore sorti quand les premiers concerts arriveraient. D’une certaine façon, le EP « Darkest Hours » avec deux des nouveaux morceaux (NDT : « Darkest Hours », « Infernal Maze ») est sorti fin novembre pour accompagner le coup d’envoi de la tournée : à la fois, aussi, parce que c’est un bon titre et le label voyait ça d’un bon œil. Cela n’a pas vraiment demandé de travail supplémentaire de faire cet EP, mais si l’un de nous a vraiment frôlé la crise de nerfs, ça a été Matias (Kupiainen, guitare et production / mixage) avec tout le boulot à faire (rires)

Lors de la première moitié de la tournée, le public ne connaissait que les deux nouveaux morceaux via le EP « Darkest Hours", alors que le public de la seconde moitié de cette tournée, aura, lui, l’album complet enfin sorti en mains : ce n’est pas un peu injuste pour ceux qui sont venus en 2010 ?

Oui, mais c’est le mieux que nous pouvions faire ; le processus d’enregistrement du nouvel album s’est mis en route en avril 2010 avec les démos et tous, nous nous sommes dit que nous avions tranquillement près de dix mois et tout le temps possible pour le finir, mais ça a dû être accéléré avec les circonstances, d’où cette pré-sortie du EP pour accompagner le début de la tournée. Début novembre 2010, l’enregistrement de « Elysium » a été bouclé. Nous voulions revenir sur le devant de la scène, retrouver le public et lui faire plaisir. En France, nous avons nos fans qui nous sont fidèles et nous suivent, ce qui nous a toujours fait très plaisir, mais ailleurs, Stratovarius n’était plus autant sur le devant de la scène, un peu oublié, voilà pourquoi cette tournée avec Helloween est un bonne occasion de rappeler le groupe au bon souvenir du public et de pas mal de marchés. Par exemple, en Allemagne, il semblait que le groupe était silencieux depuis longtemps, même si en 2005, l’album « Stratovarius » est sorti, mais dans un contexte plutôt chaotique. Le gros problème avec ce disque, c’est que le label Sanctuary (racheté par Universal) a fait faillite le mois de la sortie du disque, ce qui fait que beaucoup de monde n’a pas su qu’il était sur le marché. En avril à cette même époque, nous nous demandions comment se passerait, du coup, la promotion de l’album et en mai suivant, quand nous tentions de contacter le label, ça ne répondait déjà plus, le numéro n’était plus attribué. Ce n’était pas le meilleur contexte pour sortir un album, bon, ce n’était pas si grave que ça, mais chaotique, ça oui. Sur pas mal de marchés qui pourraient nous avoir oubliés pour ces raisons, cette tournée est véritablement importante à nos yeux et une belle opportunité pour revenir, d’autant que Helloween marche bien, ramène du monde, ce qui nous donne l’occasion de revenir encore plus fort aux yeux du plus grand nombre, d’autant que Stratovarius va bien, remonte sur scène, a sorti de bons morceaux et deux albums (« Polaris » en 2009 et « Elysium » en 2011) avec le nouveau line-up.

Stratovarius_copyrightTasunka2011_05

Et comment c’est, ce Stratovarius avec le nouveau line up où Matias a succédé à Timo Tolkki  à la guitare et beaucoup aux compositions ?

Le concept est vraiment différent avec ce nouveau line-up : chacun a la possibilité de composer et proposer ses morceaux. A l’époque de Timo Tolkki, nous nous étions tous mis d’accord que ce serait lui qui déciderait de ce que serait finalement les albums, leur orientation et au final, il choisissait très souvent ses propres titres, ce qui est naturel, comme la décision reposait sur ses épaules, mais à présent, c’est tout le système de création des morceaux qui a changé : c’est un travail véritablement collectif où chacun participe pleinement.
Au commencement de la création de « Polaris » en été 2008, nous n’avions pas de nouveau contrat avec une maison de disques et même avant de commencer à enregistrer l’album, nous n’étions pas encore sûrs du nom sous lequel nous allions sortir ce disque : Stratovarius ? Une période plutôt spéciale, d’autant que nous venions tout juste de rencontrer Matias et qu’il restait à voir comment ça évoluerait de travailler ensemble. Mais à présent, sur le nouvel album « Elysium », nous nous connaissons bien mieux avec Matias, surtout après avoir joué près de 120 concerts ensemble, nous marchons à présent comme un groupe et nous sommes signés, bref, de quoi avoir le sourire. La structure, le cadre était en place pour « Elysium », alors que ce n’était pas encore le cas pour « Polaris », sur lequel nous attendions encore de voir ce que ça donnerait.

Et pourquoi « Elysium » comme titre de l’album et son style musical, comment tu le définirais ?

Tout au long de la création de l’album, nous ne savions pas quel titre lui donner, aussi ça s’est décidé au tout dernier moment, mais par contre, l’orientation musicale était, elle, bien décidée par tous dès le départ : « Elysium » se situe dans la continuité du Stratovarius traditionnel et plus progressif à la fois et bien sûr, épique avec le long titre éponyme : « Elysium ». « Elysium » est un morceau à part avec ses près de 20 minutes, avec une ambiance totalement unique et sa richesse. Matias en est à l’origine et je dois dire que ce titre a demandé pas mal de travail à tous et à bien des niveaux, pour le finaliser au mieux. Sinon, pour revenir à cette approche démocratique dont je te parlais de décider en commun, elle reflète bien ce qu’est le groupe à présent : auparavant, quand le poids de la décision à prendre reposait sur une seule personne et que ce choix ne se révélait pas être le bon, tout le monde lui en voulait, mais maintenant que les choses sont choisies ensemble, c’est nous tous qui assumons l’erreur s’il y a.

La majorité des morceaux a été écrite par Matias plus Timo pour les vocaux et toi, tu en as deux qui ont été retenus « The Game Never Ends » et « Move The Mountain », Lauri (Porra, basse), un : « Lifetime In A Moment ». Comment s’est passé ce choix ?

Lauri et Matias sont arrivés avec beaucoup de titres déjà composés, de mon côté j’en avais trois mais comme l’ambiance entre nous est relax, pas de soucis pour que les trois morceaux deviennent deux finalement face au nombre de chansons qu’ils avaient déjà amenées. Nous aurions voulu que l’album soit plus long, qu’il fasse 70 minutes au lieu des 55, mais avec cette échéance de la tournée qui arrivait, il a fallu respecter cet impératif de temps et du côté de Matias qui travaillait déjà plus de 100 heures par semaine dessus, pour tout mixer et finir d’enregistrer, il n’y a pas eu le temps de tout faire. La production de l’album s’est faite facilement et si moment dur il y a eu, c’est avec cette dead-line qui a obligé à bosser encore plus dur pour la tenir. A mon avis, quatre mois de plus, ça aurait parfait pour parachever l’album, mais Matias avait les épaules pour le faire et a assuré. Il est le plus jeune d’entre nous mais ça ne fait aucune différence, ah si, pour ce qui est boire, il tient plus longtemps l’alcool que nous (rires communs avec Matias dans la même pièce qui approuve sans lâcher son échauffement à la guitare, en vue du concert)
Cette tournée est une très bonne chose, comme je te le disais et ça vaut le coup d’avoir bouclé l’album plus tôt et puis, les titres qui ne figurent pas sur « Elysium » auront leur place sur le prochain probablement, enfin, quand ils seront finis

C’est une bonne nouvelle. Et tout autant de retrouver Stratovarius à nouveau en France, après votre précédent passage début 2010, sur le « Polaris Tour »

On est aussi contents de ce retour en France, à Paris, un an après et dans la même salle (NDT : L’Elysée Montmartre). A l’époque, le concert affichait quasi complet et ce soir, il est sold-out, même si là, c’est Helloween en tête d’affiche et Stratovarius en invités. Voilà pourquoi il y a deux dates françaises : Paris et Lyon, alors qu’habituellement nous jouons dans plus des villes de France, quand il s’agit de notre propre tournée. Le package Helloween-Stratovarius est une très bonne chose : les gens qui achètent un ticket sont sûrs de repartir contents chez eux, quel que soit le groupe qu’ils venaient voir et c’est l’essentiel

Comment sera la setlist ce soir, à propos d’être ravi ?

On l’adapte selon ce qui se passe, même si Timo en a préalablement défini une dans son ensemble : ce sera une surprise (rires)

Sur scène, il arrive qu’il y ait de l’improvisation dans tes soli ou dans ceux du  reste du groupe ?

Nous ne sommes pas un groupe qui improvise, même si ça peut arriver lors d’un solo, mais là pas du tout, d’autant que nous n’avons qu’une heure pour jouer. Mais c’est vrai que Paris est toujours une date spéciale pour nous, avec l’accueil positif que nous recevons à chaque fois en France, alors, il n’y a pas le même but ici que sur une quelconque autre date, en Allemagne par exemple et tout est possible, du coup. Impossible de savoir à l’avance comment ce sera ce soir, mais ça peut donner envie de jouer plus de hits, notamment ; on verra bien. Paris et la France nous ont toujours suivis et soutenus et quoi qu’il arrive, alors une chose est certaine : ce soir, ce sera bien !

C’est sûr.
Puisqu'on en est à la période des vœux, en ce début d’année : que peut-on souhaiter à toi et à tout Stratovarius pour 2011 ?

De pouvoir continuer à rendre les gens heureux avec nos morceaux. Tout le monde semble aimer le nouvel album, ce qui fait plaisir. Avec ces deux derniers disques, nous avons su garder le son qui caractérise Stratovarius mais tout en lui donnant, en développant une nouvelle direction, c’est une expérimentation en quelque sorte.

Merci à Jens pour cette interview et pour la plus que sympa et délirante session photo qui a suivi et long live Stratovarius ! :)

SessionStratovarius_Jens_CopyrightTasunka2011_01

5 janvier 2011

STRATOVARIUS "Elysium" (French Review :)

stratovarius_Elysium 

STRATOVARIUS « Elysium »
(Edel Music)

Sortie le 12 janvier 2011

Interview Jens Johansson (K) :  ici ;)

STRATOVARIUS, Photo Session: ici / here ;)

(French) Live Report HELLOWEEN / STRATOVARIUS / TRICK OR TREAT (@ Paris, 11 Jan 2011) : ici ;)

Stratovarius voit son nom sonner incontestablement comme une référence à cette puissance des mélodies, de l’énergie des guitares, des vocaux, des claviers  et de la section rythmique, à cette vigueur qui caractérise le groupe et en a fait les belles heures, notamment avec des incontournables que sont « Destiny » (1998) et « Visions » (1997). Si, après le départ de l’un des piliers du groupe aux compositions et guitare, Timo Tolkki, en 2008, l’avenir de la formation Finlandaise-Suédoise-Allemande pouvait sembler compromis, c’était sans compter avec  la pugnacité des membres de ce combo  classe. Classe, oui, car le groupe a certes pu voir une éclipse de renommée dans son ciel, mais n’a pas pour autant cessé le combat, en s’adjoignant la fougue créatrice de Matias Kupiainen, à la guitare. Si, en 2009, « Polaris » signait l’ébauche d’un retour gagnant avec ce nouveau line up où chacun a voix au chapitre, 2011 voit se concrétiser ce retour dans la lumière avec « Elysium ». Cet album mérite le qualificatif de solaire. Effectivement, on y retrouve un Stratovarius, fidèle à ses racines, tout en amenant  de nouvelles compositions fraiches et convaincantes et surtout, tout en apportant un morceau fleuve très abouti, progressif, qui mérite, à lui seul, de se procurer le disque : « Elysium ».
Matias Kupiainen a non seulement fait du bon travail à la guitare, mais aussi pour ce qui est de la production et du mixage : le nouvel opus sonnant efficacement bien.
L’horizon est à nouveau grand ouvert pour Stratovarius, alors, long live Stratovarius !

Tasunka

Tracklisting « Elysium » :
01.
Darkest Hours
02. Under Flaming Skies
03. Infernal Maze
04. Fairness Justified
05. The Game Never Ends
06. Lifetime In a Moment
07. Move the Mountain
08. Event Horizon
09. Elysium

Line-Up STRATOVARIUS  « Elysium » :
Timo Kotipelto: V
Jens Johansson: K
Matias Kupiainen: G
Lauri Porra:  B
Jörg Michael: D

1 février 2011

KINGDOM COME "Rendered Waters" (French Review :)

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KINGDOM COME« Rendered Waters »
(SPV)

Sortie Europe : 28 mars 2011

Huit classiques de KINGDOM COME et trois tous nouveaux titres composent ce « Rendered Waters » qui marque une tentative, une envie de réactualiser les morceaux vintage et aussi de se rappeler au bon souvenir de la scène Hard Rock 2011, par le biais de trois compositions originales. La volonté affichée de Lenny Wolf a été d’insuffler une nouvelle vie à des morceaux certes classiques et bien faits, mais qui correspondaient à une époque et plus forcément à celle actuelle. Voilà pourquoi le chanteur s’est replongé dans la discographie de KINGDOM COME pour en extraire les titres correspondant aux premiers temps du groupe, depuis 1988 et les retravailler avec l’état d’esprit de ce nouveau millénaire. Ce qui frappe en premier lieu sur « Rendered Waters », c’est le son entre modernité technique et atmosphère fin 70’s- 80’s, notamment sur la caisse claire sèche et aigüe qui peut plaire ou agacer c’est selon, mais toujours est-il que dès qu’on se laisse emporter par l’atmosphère spéciale de ce nouvel album de KC, l’idée de Lenny Wolf fait effet, surtout sur les classiques : « Can’t Deny », « Should I », « Pushing Hard » qui se voient parés d’une autre approche, convaincante. Mention spéciale à Lenny Wolf pour avoir efficacement revisité le mésestimé : « Seventeen », qui y gagne une dimension planante, teintée Hard Rock très seventies, dimension originale et bienvenue. Quant aux 3 nouvelles compositions, « Is It Fair Enough » sort sans conteste du trio avec ce même côté Hard planant – guitare saturée, qui a déjà été remarqué sur « Seventeen » mouture 2011. En somme, « Rendered Waters » est un album intéressant, qui se laisse écouter que l’on connaisse déjà KINGDOM COME ou pas et qui se conclue par le pur Hard Rock d’un autre classique revisité tout en gardant cette dynamique qui sied au genre : « Break Down The Wall ».

Le navire KC a passé l’épreuve de la tempête dans un verre d’eau…ou de ce que vous voulez, à l’image de son fier trois mats toutes voiles dehors, qui orne la très inspirée pochette :)

Tasunka

Tracklisting« Rendered Waters » :

01. Can´t Deny (new recorded version)
02. The Wind (new recorded version)
03. Blue Trees (brandnew song)
04. Should I (new recorded version)
05. I´ve Been Trying (new recorded version)
06. Pushing Hard (new recorded version)
07. Seventeen (new recorded version)
08. Is It Fair Enough (brandnew song)
09. Living Out Of Touch (new recorded version)
10. Don`t Remember (brandnew song)
11. Break Down The Wall (new recorded version)

Line-Up KINGDOM COME:

Lenny Wolf – V
Eric Förster – G
Nada Rahy – D
Frank Binke - B

29 janvier 2011

BlackRain "Lethal Dose Of..." ( French Review :)

Blackrain_LethalDoseOf

BlackRain «Lethal Dose Of… »
(BlackRain Company / Wagram)

Sortie le 14 février 2011

Interview Swan (Chant / Guitare) / Max 2 (Lead Guitar) : ici :)

BlackRain Photos Live (14 Dec 2010) / Photo Session (14 Fev 2011) : ici :)

La détermination est le maitre mot pour BlackRain et le travail, l’implication à 200% dont fait preuve tout le groupe, à l’image de son chanteur / guitariste / compositeur : Swan, a fini par donner des résultats à la hauteur des espérances du quatuor originaire de Haute Savoie. Et effectivement, les portes se sont grandes ouvertes pour BR, puisque ce n’est pas moins que le très estimé et compétent Dany Terbèche (Enfer Magazine, TOKYO BLADE, GYPSY QUEEN, …), qui a pris le groupe sous son aile et lui a donné les moyens de pleinement exprimer tout son potentiel au travers d’une logistique, d’une promo, d’un soutien humain et professionnel plus qu’à la hauteur. C’est dire la compétence de BlackRain pour avoir convaincu l’homme de devenir leur cinquième membre en les manageant et les produisant, notamment. C’est que le Sleaze Rock pratiqué ici, est de premier choix pour tout amateur de MÖTLEY CRÜE, RATT, GUNS’N’ ROSES. «Lethal Dose Of… » n’est que le troisième album de la bande, mais marque cependant une très notable évolution comparé à « License To Thrill » (2008 chez Thundering, ré-édition en 2009 chez Listenable) et peut voir se distinguer des tendances plutôt marquées: l’une qui est bien Rock / Metal et l’autre, façon US et festif. On prend un maximum de plaisir quel que soit le morceau et même si le premier mixage décevant du producteur Beau Hill (ALICE COOPER, WINGER, RATT, EUROPE) a laissé quelques traces malgré un efficace rattrapage ultérieur dû aux soins conjugués du groupe et de Dany, rien ne vient heureusement gâcher les réjouissances dans leur ensemble : on savoure à plein tout «Lethal Dose Of… » sur sa version CD ou en Digipack avec un bonus de six titres live et deux morceaux studios, retravaillés : «  Shinning Down on You » et « Baby Shoot Me Down » :)

Tasunka

Concerts BlackRain 2011 :
- Tournée acoustique qui passera par les Fnac:

08/03 - Lille (17h30)
09/03 - Amiens (17h30)
11/03 - Montpellier (17h00)
16/03 - Marseille (17h30)
17/03 - Nice (17h30)
18/03 - Aix en Provence (17h30)
19/03 - Annecy (15h30)
23/03 - Nantes (17h30)
24/03 - Angers (17h30)
25/03 - Rennes (17h30)
26/03 - Tours (16h00)
30/03 - Reims (17h30)
01/04 - Clermont Ferrand (17h30)
07/04 - Bordeaux (17h00)
08/04 - Perpignan (17h30)
09/04 - Toulouse (15h30)
23/04 - Metz (17h00)

- 18/06 - Hellfest

Line-Up BlackRain :
-SWAN
(V / G)
-MATTHEW H. (B)
-MAX 2 (Lead G)
-FRANK F. (D)

Tracklisting “Lethal Dose Of…”:
01. Get a gun
02. I need my doctor
03. Dead Boy
04. She's in love
05. Baby shoot me down
06. Overloaded
07. Burn'N’Die
08. Heart Screams
09. Into The Groove
10. Addicted To Failure
11. Rock'N'Jive
12. My Young Star
13. Shinning Down On You
14. Rock Your City (New Version)

Discographie :
-BlackRain
(2007 - Autoproduction)
-License To Thrill ((2008 chez Thundering / 2009 – Autoproduction ré-éditée par Listenable Records)
-Lethal Dose Of… (14 Fevrier 2011 – BlackRain Company / Wagram)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

21 janvier 2011

EVERGREY « Glorious Collision » (French Review :)

PromoImage

EVERGREY « Glorious Collision »
(SPV)

Sortie le 28 février 2011 / Release Date Europe : February 28th, 2011

New video for "Wrong": HERE / ICI :)

EVERGREY s’est récemment trouvé n’être qu’un duo, suite à la décision du charismatique mentor et chanteur / guitariste, Tom S. Englund, de ne poursuivre le groupe qu’avec Rikard Zander aux claviers. Rude challenge que de se séparer de la majorité du précédent line-up qui faisait l’énergie du combo et représentait une amitié, une collaboration de quelques années. Pourtant, c’est bien pour conserver cette amitié que l’homme a voulu ce renouveau, afin de se quitter en bons termes et musicalement, de retrouver ce plaisir qui commençait à faire défaut au sein de la formation suédoise. Quand Tom et Rikard se sont attelés, seuls,  à la composition de nouveaux titres pour ce futur  « Glorious Collision », l’alchimie s’est révélée être non seulement bien vivante, mais ressourcée au point de retrouver un EVERGREY fidèle à ses racines classiques, pour y inspirer ces nouveaux morceaux. Et quels morceaux pour la plupart ! La patte immédiatement identifiable du groupe, ces mélodies, ces riffs typiquement Metal et ce chant unique de Tom S. Englund vous hantent de par leur force tantôt suave et féline, tantôt directe et massive tout au long de « Glorious Collision ». Ce huitième album sera approuvé sans nul doute par tout fan du groupe et devrait aussi attirer à lui une part nouvelle d’un public ayant envie de découvrir ce que EVERGREY et son nouveau line-up emmené par Tom S Englund, ont à offrir : à savoir des compositions et une production de qualité...comme toujours chez EVERGREY ! :)

Tasunka

Tracklisting "Glorious Collision":
01.
Leave It Behind Us
02. You
03. Wrong
04. Frozen
05. Restoring The Loss
06. To Fit The Mold
07. Out of Reach
08. The Phantom Letters
09. The Disease…
10. It Comes From Within
11. Free
12. I´m Drowning Alone
13. …And The Distance

Line-Up EVERGREY:
Tom S. Englund
- V / G
Marcus Jidell - G
Johan Niemann - B
Rikard Zander – K
Hannes van Dahl – D

17 février 2011

BUKOWSKI "The Midnight Sons" (French Review)

Bukowski_TheMidnightSons

BUKOWSKI « The Midnight Sons »
(Ankama Music / Anticraft)

Sortie le 14 février 2011

Interview Mat / Niko / Julien: ici :)

Ben voilà c’est fait : fêter la saint valentin avec un énorme album de Rock Metal! Nan, pas de récit de vie privée ici, juste le récit d’un pied…musical…avec ce hautement réjouissant « The Midnight Sons » sorti pile le 14 février, fête des lovers. Et le trio BUKOWSKI vous met les petits plats dans les grands avec cet album, ce subtil mélange rentre-dedans, Rock, hymnique, qui s’énerve comme avec « Carnivorous », vous donne envie d’arracher tout, mais en chœur et en mélodies s’il vous plait, pour ensuite mieux faire redescendre la pression, ou plutôt la maintenir façon suspens, sur des tempos plus lents, mais au combien enivrants. C’est bon, tout simplement, de suivre ces montagnes russes où chaque montée est lente, comme sur « Slugs And Bats », mais inexorable pour mieux envoyer la sensation forte d’une descente vertigineuse, qui suit génialement à chaque fois. « The Downtown Revenge » en étant un exemple de choix, ce titre envoie la puissance au maximum. Tout au long de ce second disque, Mathieu sort ses vocaux rocailleux, ses riffs, soli et mélodies de tueur, Julien emboite le pas avec le même délire à la basse et backing vocals, tout autant que Niko « Thunder » derrière les futs. Francis Caste (The Arrs, Ed Ake, Aqme, Lazy, Hangman’s Chair, Es la Guerilla…) a à nouveau fait du travail de qualité à la production de « The Midnight Sons » : le son est agressif, sans perdre de sa clarté.
Quand on pense que depuis 2007 et ses débuts, BUKOWSKI a déjà donné une centaine de concerts en Europe, en Argentine, a rencontré le succès avec son premier et précédent opus, « Amazing Grace » (2009) et sort à présent un second effort de cette qualité : là, on se dit que la réputation des franciliens est amplement justifiée.
On sent que leurs futurs concerts vont valoir le détour et justement, pour fêter la sortie de « The Midnight Sons », une grande soirée « carte blanche au groupe » est organisée le 25 février prochain au Forum Vauréal, avec Mudweiser (projet Stoner avec Reuno de Lofofora) et Pierre de Bring the Noise (OUI FM) en Dj. 

Le groupe sera en direct dans Bring the Noise sur OUI FM le dimanche 20 février à partir de 23h00

Tasunka

Tracklisting “The Midnight Sons”:
01-
The Grand Opening
02- The Midnight Son
03- Carnivorous
04- Stuck In The Mud
05- Slugs And Bats
06- The Downtown Revenge
07- The Desert
08- After All These Years
09- Hit The Ground Again
10- Fight
11- Get Dirty
12- Tonight ? Alright !

Line-Up BUKOWSKI:
MAT : V / G
JULIEN : B / V
NIKO "Thunder" : D

11 décembre 2010

EKTOMORF "Redemption" (French Review)

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EKTOMORF « Redemption »
(AFM Records)

Sortie le 17 décembre 2010

(Chronique à retrouver aussi sur ZIKANNUAIRE : ici :)

Depuis 2003 et leur collaboration avec Tue Madsen (MOONSPELL, DARK TRANQUILLITY, MNEMIC, DAGOBA) à la production, EKTOMORF possède ce son gras, moderne et puissant qui valorise méchamment bien les compositions et l’interprétation sans concessions de la bande à Zoltán « Zoli » Farkas (Chant / Guitare). Ce n’est pas avec ce nouvel opus que les hongrois vont changer de cap et heureusement. En effet, EKTOMORF est une machine de guerre Hardcore / Neo Thrash si efficace qu’on en redemande et « Redemption » répond dans son ensemble aux attentes : le court « Sea Of My Misery » avec guitare acoustique et chant clair ne semble certes pas le titre le plus inoubliable de tout l’album, mais pour ce qui est du reste, l’agressivité musicale et des textes est de nouveau de la partie, avec ces riffs rageurs, ces vocaux, ces rythmiques massifs et ce coup de poing en pleine face que procurent des titres comme « Revolution », « Redemption », « Last Fight », « God Will Cut You Down », « Stay Away » ou « Anger ». Sur « The One », la bande s’est même fait plaisir en s’adjoignant un guest d’un autre horizon Metal, Heavy en l’occurrence, en la personne de Danko Jones, pour un morceau métissé assez réussi, qui se clôt sur un « Fuck Off » de bon aloi. Si les influences de SOULFLY viennent encore titiller ou gêner, c’est selon, les oreilles au long de « Redemption », EKTOMORF n’en affirme pas moins à nouveau sa qualité et sa place dans l’écurie Neo Thrash / Hardcore. Alors « Redemption », recommandé ? Oui, comme un très bon échauffement aux futurs concerts du groupe, où là, EKTOMORF fait de chacun de ses titres, une tuerie garantie ! :)

Tasunka

Tracklisting « Redemption » :
01-
Last Fight
02- Redemption
03- I'm In Hate
04- God Will Cut You Down
05- Stay Away
06- Never Should
07- Sea Of My Mysery
08- The One
09- Revolution
10- Cigany
11- Stigmatized
12- Anger

Line-Up EKTOMORF :
Zoltán « Zoli » Farkas
(V / G)
Sabolcs Murvai (B)
Tamás Schrottner (G)
Jozsef Szakács (D)

21 novembre 2010

MAGNUM "The Visitation" (French Review) :)

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MAGNUM “The Visitation”
(SPV)

Sortie le 17 janvier 2011

(Chronique à retrouver aussi sur ZIKANNUAIRE : ici :)

Puissant, profond et passionné, MAGNUM sait charmer les oreilles avec son Rock / Prog mélodique et ses qualités, incontestablement !  C’est une évidence depuis les débuts du groupe 40 ans auparavant et depuis sa reformation au tournant du nouveau millénaire, cette vérité se prolonge nouvelles compositions après nouvelles compositions. « The Visitation » est, en effet,  le digne successeur des ses prédécesseurs, avec cette touche qui n’appartient qu’à MAGNUM : un mélange subtil entre mélodies, rythmiques, soli, et vocaux qui se répondent, se complètent, se taquinent, en toute complicité pour entrainer dans son sillage et faire vibrer. C’est que l’équilibre de tout le nouvel album est finement dosé entre force des compositions et douceur, sans jamais tomber dans le déchainé ni dans le mièvre.  Un vrai tour de force d’équilibriste que ce « The Visitation » où vous n’échapperez pas aux ballades, c’est clair, comme « The Last Frontier », mais disons que MAGNUM et les mid-tempos, c’est du beau travail, alors, on ne boude pas son plaisir ni sur ce style de titre, ni sur les plus Hard Rock et superbement  hymniques que sont, entre autres : « Doors To Nowhere », « Freedom Day ». MAGNUM, emmené par Tony Clarkin aux compositions et à la guitare, a un nouvel opus au compteur et si « The Visitation » suit la ligne musicale habituelle du groupe, on est cependant surpris du vent de fraicheur qui parcourt tout l’album, faisant de ce dernier un disque plus que recommandable à l’achat !

Et avec trois formats et deux pochettes différents: double LP / Digipack CD et DVD bonus / CD,  chacun trouvera son bonheur :)

Tasunka

Line-Up MAGNUM:
Tony Clarkin
- guitars
Bob Catley - vocals
Mark Stanway - keyboards
Al Barrow - bass
Harry James – drums

Tracklisting / Content:
Limited Edition Digipak incl. Bonus DVD in slipcase:
CD 1
01.
Black Skies
02. Doors To Nowhere
03. The Visitation
04. Wild Angels
05. Spin Like A Wheel
06. The Last Frontier
07. Freedom Day
08. Mother Nature's Final Dance
09. Midnight Kings
10. Tonight's The Night

CD 2 (bonus DVD) :
=>
The Visitation Lyrics
=> Live at the High Voltage 2010 in London 2010
Brand New Morning - Les Morts Dansant - All My Bridges - When We Were
Younger
=> Eyes Like Fire - footage
(this is one of the tracks that didn’t make the album)
=> Behind The Artwork video with Al Barrow
(with tracks The Moonking & In My Minds Eye)
=> Rodney Matthews Artwork
=> Photo Galleries
=> Moonblog - montage
- approx. 50 min

Jewel Case Version:
01.
Black Skies
02. Doors To Nowhere
03. The Visitation
04. Wild Angels
05. Spin Like A Wheel
06. The Last Frontier
07. Freedom Day
08. Mother Nature's Final Dance
09. Midnight Kings
10. Tonight's The Night

Double Gatefold LP, coloured vinyl:
Side 1
:
01. Black Skies
02. Doors To Nowhere
03. The Visitation

Side 2:
01.
Wild Angels
02. Spin Like A Wheel
03. The Last Frontier

Side 3:
01.
Freedom Day
02. Mother Nature's Final Dance

Side 4:
01.
Midnight Kings
02. Tonight's The Night

26 octobre 2010

ABINAYA @ Pacific Rock - Live Photos - 16 Oct 2010 :)

Abinaya

Ils ont mis le feu au Pacific Rock le 16 octobre 2010: qui ils? ABINAYA pour vous servir :)

Jetez un oeil et une oreille sur leur MySpace et sur la chronique de "Corps" leur excellent album et vous verrez ce que groupe de valeur et originalité signifient :)

Photos ABINAYA (oct. 2010): ici / here :)

Généreux autant musicalement que humainement, tous dans le groupe apportent un vent de fraicheur, de dynamisme, de profondeur qui marquent et on ne peut que les soutenir et leur souhaiter une belle et longue route...et de jouer avec les plus grands ;)

Tasunka

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3 octobre 2010

FAIR WARNING "Talking Ain`t Enough – Fair Warning live in Tokyo" (French Review) :)

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FAIR WARNING "Talking Ain`t Enough – Fair Warning live in Tokyo"

(SPV / Steamhammer)

Release Date Europe: November 22nd, 2010
Release Date: Germany: November 19th, 2010
Release Date USA/Canada: November 23rd, 2010

Quand les FAIR WARNING sont contents de leur tournée triomphale au Japon, ils le font partager et largement puisque ce “Fair Warning – Live In Tokyo” sort, accrochez-vous pour le choix: en digipack 3 CDs, en digipack 2 DVDs ou encore en collector mondial limité à 3 000 exemplaires, sous forme d’un coffret contenant des exclusivités, plus les 2 DVDs, les 3 CDs avec chacun une pochette différente: de quoi ravir les fans. Et coté musique, me direz-vous ? C’est simple, les vétérans allemands reformés il y a de cela 4 ans, se défendent avec panache sur scène et enchainent sans ennui aucun, leurs titres Rock mélodiques, hymniques, décidément taillés pour le live. La prise de son et le mixage sont d’ailleurs du meilleur tonneau pour restituer l’ambiance, la dynamique live que génère le quatuor, quatuor bien en place et très efficace, chacun donnant tout quel que soit son poste. Bref, « Talking Ain’t Enough – Fair Warning Live In Tokyo » met dans le mille et fait passer un moment plutôt intense en compagnie de FAIR WARNING, cette formation qui occupe la scène comme si elle était chez elle et elle y est, de façon évidente, en territoire plus que familier :)

Tasunka

FAIR WARNING LINE-UP:
Tommy Heart – V
Helge Engelke – G
Ule W. Ritgen – B
C.C. Behrens – D

Tracklisting 3 CDs Digipack:
CD 1 : Tokyo January 2010
Intro
Out on the run
Here comes the heartache
Save me
Angels of heaven
Dont give up
Sakura/Kashmir
Generation jedi
Dont keep me waiting
The last goodbye (keyboardfeature)
Falling reprise
Long gone
Hey girl
CD 2 : Tokyo January 2010
Walking on smiles
I`ll be there
Longing for love
I fight
Still I believe
Burning heart
Get a little closer
When love fails
Fighting for your love
CD 3: LOUDPARK 2009
Intro
Angels of heaven
Save me
Generation jedi
Out on the run
Here comes the heartache
Long gone
Longing for love
I fight
Don`t give up
Burning heart
Get a little closer
When love fails

Tracklisting 2 DVDs Digipack:
DVD1 : Tokyo January 2010
Intro
Out on the run
Here comes the heartache
Save me
Angels of heaven
Dont give up
Sakura/Kashmir
Generation jedi
Dont keep me waiting
The last goodbye (keyboardfeature)
Falling reprise
Long gone
Hey girl
Walking on smiles
I`ll be there
Longing for love
I fight
Still I believe
Burning heart
Get a little closer
When love fails
Fighting for your love

Approx. 120 min

DVD 2 : LOUDPARK 2009 

Intro
Angels of heaven
Save me
Generation jedi
Out on the run
Here comes the heartache
Long gone
Longing for love
I fight
Don`t give up
Burning heart
Get a little closer
When love fails
Approx. 60 min
+ Private Footage & Shots approx. 15 min

Limited Boxset:
- CD1 cardboardsleeve, Tokyo January 2010
- CD2 cardboardsleeve, Tokyo January 2010
- CD3 cardboardsleeve, LOUDPARK 2009
- DVD1 cardboardsleeve, Tokyo January 2010
- DVD2 cardboardsleeve, LOUDPARK 2009 + private footage & shots
- booklet
- different cover

6 octobre 2010

Gotthard - Singer Steve Lee - Fatal Accident in America

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gh_SteveLee

gotthard_CopyrightTasunkaphotos2005_02

gotthard_CopyrightTasunkaphotos2005_01

                                                                               R.I.P

Our heartfelt thoughts are with his family

 

Las Vegas – The world has lost one of its greatest rock singers: GOTTHARD front-man Steve Lee was killed accidentally during a motorcycle trip in the USA on Interstate 15 between Mesquite and Las Vegas and died at the scene.

The GOTTHARD singer had flown to the U.S. with some biker friends just this weekend to fulfil a long-cherished dream for which he’d never had the time, due to his heavy touring schedule for many years. It was to be two weeks through the states on a Harley Davidson. The 21 Swiss bikers started their journey on Sunday on a total of 12 motorcycles. On Tuesday 5 October, about 50 miles from Las Vegas, the group had stopped at the roadside to put on their rain gear as it had started to rain. On the slippery road, the trailer of a passing truck began to skid. The driver attempted evasive action but his trailer clipped five of the motorcycles parked at the roadside; one of them hit Steve Lee. Rescue services attempted resuscitation but efforts were stopped after 20 minutes. At 16:13 local time, Steve Lee was pronounced dead.

Among the passengers were GOTTHARD bassist Marc Lynn and Lee's girlfriend Brigitte Voss Balzarini. All other fellow riders were unharmed. Steve Lee was 47 years old.

With Steve Lee, we not only lose one of the world's best rock voices but also an extraordinary personality. Despite his enormous success, the Ticino singer had retained a very subtle eye for detail and often impressed the people around him with his sensitive observation. Due to his personality, he had a serious outlook, without losing his sense of humour and lust for life. Steve Lee met his environment with respect but always had, in his gentle way, a very simple, personal touch. He understood like no one else how to enjoy without going too far – to him, alcohol and parties were things he met with level-headedness. The singer sold several million albums throughout his career with GOTTHARD, several of them reaching platinum, double or triple platinum status.

And yet all this bears no relation to the human greatness of Steve Lee on a daily basis

 

==>GOTTHARD live photos - Paris Feb 17, 2008: here

==>GOTTHARD Live Report (French)- Paris Feb 17, 2008: ici / here

 

 

6 septembre 2010

ANGRA "Aqua" (French Review) :)

angraaqua

ANGRA « Aqua »
(Steamhammer / SPV)

Release dates
Germany:
September 24th , 2010
Europe:
September 27th , 2010
USA:
October 12th, 2010

4 ans sans sortie d’album studio, ANGRA se faisait désirer auprès de ses nombreux fans, aussi, ce mois de septembre 2010 est–il un bon mois, puisqu’il  permet de retrouver le groupe à nouveau en pleine configuration côté line up (Ricardo Confessori étant de retour avec tout son talent de batteur), prêt à faire sa rentrée et, comme l’affirme Rafael Bittencourt, virtuose guitaristique de son état :) en train de réaliser ce qu’ils aiment par-dessus tout faire, à savoir apporter au monde leur musique au travers d’un nouvel opus: « Aqua ». Et le monde en prend plein les oreilles avec le début de l’album et un premier titre: « Arising Thunder » qui laisse augurer que ANGRA s'est décidément investi à fond, les riffs dynamiques de guitares succédant aux riffs d’enfer, pas le temps de s’ennuyer avec un tel panaché de soli, de rythmiques solides et Heavy. Puis, « Lease Of Life » se promène, ensuite,  plus dans le progressif entre passages lents et décollages en forme d’envolées lyriques et de jeu des guitares léchés et là, on est totalement conquis et au cœur du sujet, immergé dans l’œuvre de Shakespeare dont « Aqua » relate l’histoire: « La Tempête ». ANGRA prolonge sa virée en terre progressif, avec plus ou moins de bonheur: « moins », avec un « Spirit Of The Air » frôlant par instants l’indigeste et « plus » avec le précédemment cité et très abouti morceau: « Lease Of Life ». Heureusement, « Hollow » et surtout « A Monster In Her Eyes », « Weakness Of A man », « Ashes » réconcilient le tout et prolongent l’effet amorcé dès le milieu de l’écoute de « Aqua » : un effet très agréable, d’autant que les deux complices à la guitare que sont Kiko Loureiro et Rafael Bittencourt s’en donnent à cœur joie dans leur art, passant du furieux au feeling le plus cristallin dans leur jeu. « Aqua » est un album qui remplit ses promesses et vaut amplement de faire un tour dans les lecteurs, sans pour autant atteindre le panthéon du Métal, certes, mais pas loin, tout de même :)

Tasunka

Tracklisting:
01.
Viderunt Te Aquæ
02. Arising Thunder
03. Awake From Darkness
04. Lease Of Life
05. The Rage Of The Waters
06. Spirit Of The Air
07. Hollow
08. Monster In Her Eyes
09. Weakness Of A Man
10. Ashes

LINE-UP:
Edu Falaschi
– V
Kiko Loureiro – G
Rafael Bittencourt – G
Felipe Andreoli – B
Ricardo Confessori – D

13 août 2010

ZODIAC MINDWARP AND THE LOVE REACTION "We Are Volsung" (French Review) :)

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ZODIAC MIDWARP AND THE LOVE REACTION « We Are Volsung »
(SPV/ Steamhammer)

Sortie Européenne: 27 septembre 2010

Voilà ZODIAC MINDWARP AND THE LOVE REACTION ou ZMATLR pour les aficionados, à nouveau au complet avec une section rythmique basse-batterie renouvelée et méchamment Rock’n Roll : en totale harmonie avec l’âme Hard Dirty Rock’n Roll qui anime le groupe depuis toujours et c’est archi appréciable de retrouver les ZMATLR au sommet de leur forme. « We Are Volsung » fleure, en effet,  bon la virée sauvage aux sons Rock avec un « Don’t Touch My Guitar » emblématique, mais le disque fleure très bon aussi la virée épique au coeur de la mythologie nordique, d’où le titre de l’album entre autres :) De toute façon, on se laisse prendre au jeu quelque soit l’univers exploré : c’est qu’il est toujours agréable de se laisser aller sur un Rock’n Roll aussi bien calibré que celui de ZMATLR : en forme les mecs, donc et les futures dates de leurs concerts vont valoir le détour, c’est certain, vu l’accroche de l’album :)

Tasunka

Tracklisting:
01.
We Ride
02. Stark Von Oben
03. Kill Me A Mockingbird
04. Tree Rider
05. We Are Volsung
06. Don't Touch My Guitar
07. Die Pretty
08. Lucille
09. White Trash
10. Key to Your Heart

Line-Up ZMATLR:
Zodiac Mindwarp
- V

Cobalt Stargazer - G

Jack Shitt - B

The Cat – D

Concerts :
- 25 septembre 2010 au Borderline – Londres pour la sortie de « We Are Volsung »
- 31 octobre 2010 / 1er novembre 2010
avec ALICE COOPER au Roundhouse
- Novembre 2010 : Tournée Européenne
- Janvier / février 2011 : Tournée US

24 mai 2010

PHILIP SAYCE "Innerevolution" - Interview / Photos Session - :)

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PHILIP SAYCE est un nom à retenir absolument!! L’homme est non seulement un guitariste talentueux au possible, mais aussi un artiste à part entière avec son approche musicale aussi chaleureuse que peut l’être la personne-même :)

(Interview / Session photos : Tasunka)

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Bio PHILIP SAYCE: ici ;)

Live Photos PHILIP SAYCE @ Paris 2010: ici ;)

Live Report PHILIP SAYCE @ Paris 2010: ici ;)

Chronique "Innerevolution": ici ;)

Chronique "Peace Machine": ici ;)

Comment tu présenterais « Innerevolution » en comparaison avec « Peace Machine », le précédent album?

Je dirais tout d’abord qu’il est plus personnel : cet album raconte vraiment ma vie, ce que j’ai vécu, il y a une paire d’années. Ensuite, au niveau de la production, plus de temps lui a été consacré que pour « Peace Machine », qui est un album aussi tout à fait honnête, ce que je veux dire, en fait, c’est que « Innerevolution » est plus un disque avec une approche actuelle, ce qui demande une production plus poussée, tandis que le précédent album était rétro, ce qui était tout à fait volontaire de ma part: « Peace Machine » sonne comme une performance live.

Tu parlais de ce côté personnel de « Innerevolution » et c’est vrai que l’on ressent un feeling à fleur de peau en l’écoutant

En fait, je le vois comme une sorte de thérapie. C’est quelque chose dont j’avais besoin, besoin de sortir de moi ce que j’ai vécu, certaines expériences de ma vie en les exprimant via les enregistrements. Ces morceaux ne sont pas les mêmes quand ils soient joués en live ou entendus sur album, étant donné que l’enregistrement et le live sont deux moyens d’expression avec leur ambiance propre. C’est très spirituel et vaut de le vivre quel que soit le support.

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Pourtant, ce n’est pas difficile certains soirs de jouer, en live, des titres qui te sont si personnels, de revivre ce à quoi ils renvoient ?

Absolument, c’est une bonne remarque. Je pense que si c’était le cas, il se pourrait que le morceau ne soit pas joué, ou plutôt, plus exactement, je pense que nous le jouerons de façon et avec une approche différentes: c’est une nouvelle expérience intéressante à vivre et en général, c'est le cas pour chaque morceau, jour après jour. Mais c’est vrai que tu as raison, sur cet aspect possible lié à ta question, mon avis est que pour chasser ce côté un peu douloureux, le mieux est de jouer les chansons encore et encore avec une couleur un peu différente chaque fois, les transformer de quelque chose de pénible en quelque chose de joyeux. Et si ce côté joyeux parle aussi à tous ceux qui écoutent, alors, c’est une très bonne chose :)
C’est bien ce dont l’album parle, cette expérience que nous avons tous en commun, d’avoir traversé des moments difficiles, mais on évolue, on apprend de ces expériences passées et on avance, d’où le titre « Innerevolution » :)

L’album touche beaucoup pour cela, justement. Pour rester sur le côté humain, tu pourrais m’en dire plus sur les personnes qui collaborent avec toi ?

J’ai composé l’album avec mon ami, Dave Cobb, avec Marty Frederiksen, qui est aussi un très bon compositeur, même chose pour mon ami Richard Marx, qui est un super compositeur avec sa propre carrière, mais qui compose aussi pour et en collaboration avec pas mal d’autres artistes. Et sans oublier, bien sûr, Mike Bradford. Ces personnes, j’aime beaucoup collaborer avec eux, d’autant que j’apprends à leur contact et c’est bien, ça fait évoluer, avancer. C’est ce qu’on est tous supposés faire et moi, je veux grandir, apprendre.

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Tu as une chaîne sur YouTube et c’est incroyable de te voir, par exemple, en train de jouer « Little Miss America »  en studio : quelle intensité tu mets en jouant !

C’est vraiment émotionnel quand je joue, je ne fais pas semblant, je ne pourrais pas, quand je joue, c’est vrai! Ce que je souhaite, c’est transmettre à ceux qui écoutent, cette émotion, les faire se sentir bien, libres, dans le sens de se sentir libre de faire ce que tu veux, d’être libre de faire et d’être qui tu veux être. Que tu sois un athlète qui te donne à fond ou quelle que soit ton activité, peu importe, l’essentiel est de rayonner, de ressentir et de donner cette chaleur, cette émotion et je la ressens quand j’ai en retour des commentaires dans ce sens sur ma musique

Et toi tes influences, ce qui te fait te sentir bien ?

Tu parles d’influences et je dois dire que je me sens comme un étudiant : plus je pense savoir et plus je m’aperçois que je ne sais pas grand-chose. Les Beatles, Clapton, Hendrix, Stevie Ray Vaughan, notamment, comptent pour moi et je dois dire que j’ai eu de la chance d’avoir grandi avec ce qu’écoutaient mes parents et mon frère, qui, lui, passait du DIRE STRAITS et ça, c’est super cool (rires) Ils m’ont toujours soutenu et s’intéressent de près à tout ce que je fais :) Mon père, musicalement, c’est plus Richard Thompson, des très bons artistes comme ça. Dans la vie quotidienne, ce sont mes amis qui m’inspirent et là, je pense à mon meilleur ami, Marc qui est un ange; je veux dire par là que, avec lui, tout comme tous les gens qui t’aiment et que tu aimes, tu te sens en confiance et tu peux te laisser aller, laisser tomber toutes les conneries pour discuter vraiment, à cœur ouvert, de choses importantes ; ma femme, Kelly, est la plus grande source d’inspiration dans ma vie, elle est incroyable, je l’aime !! Je suis vraiment reconnaissant pour avoir ces personnes dans ma vie, j’en suis d’autant plus reconnaissant que, parfois, il arrive qu’avec le temps, les liens avec les gens auxquels tu tiens, s'estompent parce que chacun grandit différemment et ne partage plus le même centre d’intérêt que l’autre…ils restent pourtant dans ton cœur, même si il n’y a plus rien en commun…

Je pense que tous voient ce que tu veux dire. Tu parlais d’inspiration : comment est-ce que tu composes ?

ça dépend du feeling du moment et tu ne peux rien planifier à l’avance. Je compose d’abord la musique, les paroles viennent ensuite. Pas à chaque fois, mais c’est généralement ma façon de faire ; j’enregistre sur une machine et ensuite, je reviens sur les mélodies.

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« Innerevolution » mérite un coup de chapeau pour sa très bonne production !

Merci ! :) Dave Cobb a produit l’album et il est fantastique. On a enregistré "à l’ancienne" côté façon de faire, si je puis dire, avec des bandes magnéto de 2 pouces et il a fait du très beau travail, en plus d’être vraiment patient et talentueux. J’aime autant être en studio que jouer en live ; en fait, c’est du pur fun d’être en studio, parce que c’est sans limites, tu peux faire tout ce que tu veux, et jouer en live, j’adore la connexion avec les gens : c’est comme donner et recevoir, un échange incessant que j’apprécie beaucoup surtout quand le public est bon :)

Tu as cette superbe Fender de 1963 comme fidèle amie (Philip l’a amenée avec lui lors de l’interview et c’est une merveille de vécu :) Tu la présentes ?

Son nom est « Mother » et je suis reconnaissant de l’avoir, tout comme ma Stratocaster de 62. Plus une Gibson, que j’aime beaucoup aussi. J’utilise pas mal de guitares différentes, mais celle dont j’aime le plus jouer est celle-ci et même chose en studio, c’est elle que j’utilise beaucoup. C’est un peu comme un jean que tu aimes et que plus tu portes, plus tu te sens super bien avec et là, ma Fender, c’est mon jean de 63 (rires)

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Le 26 mai prochain, tu seras au « Réservoir » à paris, tu peux en dire plus ?

Ce sera ma première date en France et je suis certain que ça va être fun, vraiment :) Je pense que je vais transpirer à grosses gouttes (rires) et qu’il va faire chaud :) J’espère t’y voir toi et vous y voir tous :)

Avec plaisir :) Merci beaucoup pour cette interview vraiment sympa et pour ta musique!! :)
Merci à toi aussi!! :)

(NDT : Et effectivement il a fait très, très chaud le 26 mai 2010: la magie a opéré ce soir-là !!!  :)

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16 mai 2010

PHILIP SAYCE "Innerevolution" (French Review) :)

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PHILIP SAYCE « Innerevolution »
(Mascot Music Productions)

Après un coup de cœur pour son premier album solo : « Peace Machine » (chronique ici ;) et son Blues – Rock teinté 70’s qui touche direct au but par son approche live, les attentes étaient grandes concernant la nouvelle œuvre de ce prodige de feeling et de talent qu’est PHILIP SAYCE, talentueux autant à la guitare qu’au niveau de ses compositions. Et bien, cet artiste peut se vanter d’avoir non seulement relevé le challenge, en 2010,  mais qui plus est de l’avoir fait en faisant évoluer son style et ses morceaux en accord avec ce nouveau millénaire. En effet, là où « Peace Machine » reste un très bon album à la plaisante facture old school, « Innerevolution » est résolumment morderne, avec une production au top du top, qui le fait sonner le plus efficacement possible et fait accrocher à tout l’album du premier accord au dernier. Mention spéciale pour l’un des bijoux que recèle l’album : « Bitter Monday » , qui vous souffle par la force de la production ;) Imparables, en somme, les nouveaux titres dont on sent un fort potentiel et une longue vie à la fois dans les lecteurs, mais aussi en live. Les mélodies sont au rendez-vous, la dynamique, la sensualité, l’émotion aussi et le tout dans un Rock fougueux –Blues sensible et qui dégage un formidable sentiment de joie de vivre, sensation très contagieuse ! :)

« Innerevolution » est réussi, très réussi !!

Tasunka

Tracklist « Innerevolution » :

01. Changes
02. Scars
03. Bitter Monday
04. Anymore
05. Take You Away
06. Daydream Tonight
07. My Pearl (reprise du groupe AUTOMATIC MAN)
08. Tennessee Girl
09. Are You Ready
10. Gimme Some More
11. Little Miss America

Line Up « Innerevolution » :
Philip Sayce
(V / G)  /  Chris Jago (D)  /  Joel Gottschalk (B)

29 mai 2010

PHILIP SAYCE @ Paris - Live Report / Photos - May 26, 2010

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Premier concert "solo" en France de cet auteur-compositeur-interprète talentueux qu’est Philip SAYCE.

Enfin !!! pourrait-on dire et en effet, il n’était que temps de rendre justice à ce formidable guitariste que ne renieraient pas Hendrix, Stevie Ray Vaughan, notamment, en l’accueillant à Paris et au Réservoir, s’il vous plait,  cet endroit qui a vu se produire en concert intimiste, les plus grands.

(Live Report / Photos: Tasunka)

Bio PHILIP SAYCE: ici ;)

Toutes les photos PHILIP SAYCE: ici ;) / All the photos of PHILIP SAYCE: here ;)

Chronique "Innerevolution": ici ;)

Interview PHILIP SAYCE: ici ;)

Chronique "Peace Machine": ici ;)

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C’est que Philip SAYCE mérite d’être nommé et considéré aux cotés des plus grands guitaristes. Jugez plutôt: ce jeune trentenaire, né au pays de Galles, émigré au Canada, puis aux Etats –Unis, a déjà accompagné, avec succès, pas moins que Jeff Healey, Uncle Kracker et Melissa Etheridge avant d’entamer sa carrière "solo" où sa patte, son empreinte musicales uniques font merveille, sur album tout d’abord avec un second excellent opus venant de sortir : « Innerevolution » et en live. Et là, le live, quel moment privilégié c’est en compagnie de Philip Sayce aux guitare-vocaux, de Joel Gottschalk à la basse et de Ryan MacMillan (Matchbox 20) à la batterie.

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C’est simple, ce 26 mai, le trio a cassé la baraque, littéralement, avec une prestation de près de 1h30 devant un public qui, pour la majorité, ne connaissait pas encore l’artiste, mais qui à l’issue d’un concert de folie, est sorti complètement conquis et aux anges d’avoir, en prime, le plaisir de serrer la main des compères en fin de concert, tout en ayant leur exemplaire de l’album dédicacé.
C’est que l’homme possède la même chaleur hors scène que sur scène, où là, il sautille, transpire à grosses gouttes, donne tout de lui pour des morceaux, pour des soli Blues-Rock endiablés, fouillés, langoureux, en somme inspirés totalement. C’est simple, une osmose se crée instantanément entre le public et le trio emmené par la même force dynamique qui a charmé tout le monde :)

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Pour parler franchement, la meilleure définition d’un concert de Philip SAYCE, c’est : sensuel !!
Avant tout avec ses deux guitares, des Fender de 62 et 63, qu’il sait faire vibrer avec toute la gamme de son savoir faire de guitariste hors pair : fascinants sont son jeu, ses doigts qui courent avec dextérité sur les cordes, les pressent, les caressent au rythme ou non du vibrato pour faire jaillir des notes, des harmoniques, des accords envoutants et d’un coup, le voir retourner sa guitare pour faire du hammering sur les ressorts du vibrato qui émergeaient du dos de sa Fender préférée, celle de 1963, qui l’accompagne depuis des années.

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Sa musique est bel et bien d’une sensualité à fleur de cordes, à fleur de vocaux, car l’homme révèle, en plus, un grain de voix très agréable.
Et assorti d’un bel humour, ce qui ne gâche rien : en effet Mister SAYCE s’est adressé à l’assistance en français parfois, avec le sourire toujours et pour revenir dans le domaine langoureux, sa descente de scène pour aller jouer devant deux couples dans la salle (dont Annie et Benji du groupe NUNGAN ;), reflétait bien l’atmosphère unique de la soirée.
Le nom de Richard Marx, qui a participé à la production de « Innerevolution », a souvent été cité lors du concert par Philip, ainsi que celui de Jeff Healey a qui le trio a rendu hommage avec une reprise finale du regretté guitariste-compositeur de Jazz-Blues-Rock.

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PHILIP SAYCE revient en France en novembre prochain,

alors, ne ratez pas cette occasion de vous prendre une claque musicale et humaine à la fois ;)

25 mai 2010

Philip SAYCE, débuts parisiens demain, 26 mai 2010 !!

PhilipSayce_Innerevolution

Mercredi 26 mai 2010, à Paris, au Réservoir, Philip SAYCE donnera son premier concert "solo" en France !

Des débuts à ne manquer sous aucun prétexte, car d'ici quelques temps il y a fort à parier que vous pourrez vous "vanter" d'avoir assister à ce concert "club" de ce guitariste / chanteur / compositeur exceptionnel !

Vous en doutez ?

Jetez donc un oeil aux vidéos suivantes :

Bande annonce de la tournée ICI

Philip Sayce live avec Jeff Healey ICI

Philip Sayce live avec Melissa Etheridge ICI

Bon Jovi à la sauce Melissa Etheridge / Philip Sayce ICI

  Message musical de Philip Sayce ICI


Né en 1976 au pays de Galles, Philip Sayce a grandi à Toronto, au Canada, où il a découvert la guitare en écoutant Eric Clapton, Ry Cooder et Dire Strait. Outre Jimi Hendrix et Stevie Ray Vaughan, il cite aussi B. B. King, Albert King, Albert Collins, Buddy Guy et  Robert Cray comme principales influences.

Pour « Innerevolution », son nouvel album est sorti en France le 22 avril dernier (sur Provogue / Wagram), il s’est entouré de Fred Mandel (Queen, Supertramp, Elton John, Alice Cooper) aux claviers, de Joel Gottschalk à la basse et de  Ryan MacMillan (Matchbox 20) à la batterie. C’est d’ailleurs ce trio de choc qui l’accompagne aussi sur scène.

Après avoir accompagné
Jeff Healey, Uncle Kracker et Melissa Etheridge, Philip Sayce avait sorti un premier album solo « Peace Machine » en 2005 (voir chronique ici ;). Aujourd’hui, avec « Innerevolution » il prouve qu’il est non seulement l’un des meilleurs guitaristes « blues rock » du circuit, mais aussi un chanteur irréprochable doublé d’un excellent compositeur.

Pour cet album Philip a porté une attention toute particulière aux compositions. C’est ainsi qu’il a collaboré avec Richard Marx, Busbee, Mike Bradford, Dave Cobb et Marti Frederiksen, des noms synonymes de succès sur bien des disques.

La production est l’un des autres atouts majeurs de cette galette
. Plus travaillée et peaufinée que sur « Peace Machine », elle offre à chaque chansons les éléments nécessaire pour mettre en relief les talents de ce musicien hors pair.

Bien entendu l’ombre d’Hendrix et des Beatles plane ici et là, au détour d’un riff ou d’un refrain, du coup on serait presque tenté de présenter Philip Sayce comme une sorte de « jeune Lenny Kravitz », d’autant que sur certains titres notre homme sait aussi se la jouer funk… Fort heureusement Philip possède toutes les aptitudes pour mettre en avant sa propre personnalité et s’imposer ainsi comme un artiste qu’il faudra suivre de près dans les mois et les années à venir.

A noter une reprise intéressante d’Automatic Man « My Pearl ».

www.philipsayce.com

http://www.myspace.com/philipsayce

9 janvier 2010

THE TANGENT "Down And Out In Paris And London" (French Review)

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THE TANGENT « Down And Out In Paris And London »
(InsideOut)

==> Interview ANDY TILLISON (auteur, claviers, chant, guitare électrique..) ici :)

100% orienté musical, le nouvel album de THE TANGENT est bel et bien centré sur l’essentiel: la musique et si la production est soignée, c'est pour mieux s’effacer d’un point de vue technique et mettre en valeur toute l’émotion, la force bien réelle de morceaux, de textes qui savent toucher et faire vraiment plaisir à écouter ou plutôt à vivre :) C’est que l’aventure de THE TANGENT, sans la partie suédoise, tient la route et efficacement encore. Avec un line up entièrement britannique aux côtés d’Andy Tillison, la magie Rock Progressif opère tout autant et le feeling est incontestablement au rendez-vous de petits bijoux que sont un « Where Are They Now ? » très réussi de par sa musique enivrante et ses paroles où on retrouve une continuation, une mise à jour des personnages rencontrés au fil des albums précédents, petit bijou aussi que ce « Perdu Dans Paris » touchant au possible, avec et c’est à saluer, Jakko (M Jakzsyk) à la guitare électrique pour ce titre, que ce « Paroxetine – 20mg » moderne dans son approche musicale, ou encore que ce « The Company Car » référence marquée à Joni Mitchell, l’un des artistes favoris de Andy Tillison, et sans oublier bien sûr : « Ethanol That Nail » anagramme du groupe « NATIONAL HEALTH » : ce qui résume bien cette influence et ce titre hommage aux racines,  à la scène Rock Progressif emblématique de Canterbury en Angleterre, dans les 70s, dont NATIONAL HEALTH fait partie. « Down And Out In Paris And London » s’inscrit comme la continuation de l’épopée musicale Rock Prog’ de THE TANGENT et cet album peut tout autant se voir comme un pas de plus sur la route de ce groupe qui ne manque pas d’apporter son amour pour la musique et de le faire partager, que ce disque peut se voir aussi comme la somme de toutes les expériences vécues: défi relevé haut la main, en somme !!!

Tasunka

THE TANGENT line up:

Andy Tillison : V / K / electric Guitar
Jonathan Barrett : B
Paul Burgess : D
Guy Manning : Acoustic Guitar / V

« Down And Out In Paris And London » tracks:

01- Where Are They Now?
02- Paroxetine – 20mg
03- Perdu Dans Paris
04- The Company Car
05- Ethanol That Nail (Canterbury Sequence Vol. 2)
06- (Bonus) Everyman’s  Forgotten Monday

10 janvier 2010

THE TANGENT - Interview Andy Tillison - 8 janv 2010

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THE TANGENT « Down And Out In Paris And London », interview avec ANDY TILLISON, une crème de chez crème d’artiste auteur-compositeur/ musicien, qui fait comprendre la profondeur et l’accroche de la musique de THE TANGENT en s’entretenant avec lui ; d’ailleurs, l’homme a été gentleman jusqu’au bout en ayant la gentillesse de répondre en français aux questions posées en anglais, ce qui est plus que sympa lui qui a quitté le sud de la France pour revivre en Angleterre :)

(Interview réalisée par téléphone, le 8 janvier 2010 par Tasunka)

==> Chronique « Down And Out In Paris And London » ici :) / French Review here ;)

Q- Comment présenterais-tu le nouvel album ? Dans le sens où il semble que « Down And Out soit différent des autres?

Andy Tillison : C’est intéressant parce que actuellement j’ai fait un tas d’interviews et donc eu des avis qui varient beaucoup : certains pensent que le nouveau disque c’est juste du THE TANGENT, le même que d’habitude, d’autres que c’est vraiment différent, mais pour moi, c’est une continuation logique parce que, naturellement, il y a des nouveaux musiciens, mais c’est écrit par le même mec (NDT : par Andy :) A mon avis, la principale chose qui soit différente c’est que je voudrais avoir une atmosphère différente,  créer quelque chose qui soit réalisée avec notre instrumentation, notre méthode d’écriture. D’ordinaire pour créer un album de Rock Progressif,  très anglais le processus est comme d’habitude, très lyrique et très mélodique, mais là, j’y ai ajouté cette atmosphère de la nuit. Comme le projet l’indique, peut-être c’est un album qui donne un sentiment urbain, dans le sens d’un sentiment de la ville pendant la nuit, avec l’éclairage, le noir et tout ça et pourquoi ne pas avoir un album pour la nuit et un album pour le jour ?! :)
Le premier album de THE TANGENT était sans doute un album ‘de jour’, avec le soleil qui brille très fort et celui-ci est de la nuit, ce qui ne veut pas dire qu’il soit sataniste (rires) Non, c’est simplement que la nuit fait partie de notre vie et n’est pas quelque chose de mauvais. « Down And Out » est simplement un album plus de la nuit / noir que les autres.

Q- C’est un projet 100% centré sur la musique

Absolument ! C’est une chose qui a été fait exprès. Avec THE TANGENT, il faut que je réalise que la raison principale de notre existence, c’est que ce soit pour la musique. Je veux dire par là que, quelques fois dans l’histoire du Rock Progressif, il y en a qui sont devenus très ambitieux pour faire de grands albums et projets, mais de temps en temps tu peux, du coup, oublier la raison pour laquelle tu es ici. Par exemple, si on regarde les gens des années 70s, c'est arrivé à des groupes de faire chaque fois un album plus ambitieux que le précédent et encore plus ambitieux ensuite et qui chaque fois vaut le coup de posséder, mais après tout ça, je pense que beaucoup finissent par en oublier la racine: la musique elle-même. Notre album de 2008 « Not As Good As The Book » a été une grande chose multimédia avec un livre, la bande dessinée, un double CD conceptuel et je me suis dit qu’il fallait simplement s’arrêter là pour ça et faire un nouvel album, un album de chansons. Peut-être plus tard envisager quelque chose de plus ambitieux, mais pas pour l’instant! Aujourd'hui,  nous offrons un disque absolument basique de notre musique, présenté avec une pochette très simple et c’est juste nous, ce que nous faisons en somme :)

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Q-Pour la première fois, l’enregistrement est entièrement Britannique : tu peux le présenter ?

Bien sûr ! Pour moi, l’histoire de THE TANGENT a été difficile, très compliquée, parce que toujours été touché par la logistique parce qu’au début, j’étais en Angleterre, puis j’ai habité dans le sud de la France, alors que le reste du groupe était en Grande Bretagne, en Suède et il était très difficile simplement de faire une répétition ensemble vu que ça devenait très compliqué avec les avions et tout ça (rires) Alors, la réputation du groupe a été formée par l’union avec moi-même et les FLOWER KINGS (Suéde) et  j’avais décidé, après 6 ans, de mettre fin à cette union avec eux et je voulais faire mes preuves et me tenir droit sans les autres plus connus que moi et voir si que ceux qui aiment THE TANGENT  pouvaient comprendre et aimer ma musique sans que les gens plus connus que je ne l’étais, ne soient de la partie. J’ai pris cette décision, il y a plus d’un an maintenant, et j’ai donc cherché des musiciens ici en Angleterre et pour la première fois, nous avons fait un album de THE TANGENT entièrement composé de musiciens britanniques.

Q- Theo (Travis – Saxophone, Flute), Guy (Manning – Guitare acoustique, chant) et toi restez mais tu pourrais présenter les deux ‘nouveaux’ : Jonathan Barrett (Basse - Po90 / MAGNA CARTA) et Paul Burgess (Batterie – 10CC) ?

Il faut dire que tout change tout le temps dans le line up, mais là, Il se trouve que Jonathan est devenu avec moi, le second membre à part entière du groupe. Nous étions très fiers avec le travail de Paul Burgess à la batterie, mais étant donné qu’il joue encore et toujours avec 10CC, cela va être difficile pour les emplois du temps, c’est la raison pour laquelle nous sommes à la recherche d’un autre batteur. On jouera peut-être encore avec Paul si c’est possible. Ce dernier album a été fait sans un guitariste régulier mais je suis très enthousiaste parce que là je pense en avoir trouvé un : il est très jeune, il a 21 ans, soit 30 ans de moins que moi, c’est très excitant, d’autant que c’est un guitariste formidable. Je ne peux pas encore te dire son nom, c’est un secret (rire) Sinon, Theo Travis est encore avec nous, mais il est très occupé avec beaucoup de choses. Depuis qu’il a commencé avec THE TANGENT EN 2004, il était sensiblement connu pour son travail de jazz, maintenant il joue avec GONG, avec le SOFT MACHINE, avec ROBERT FRIPP,  avec son propre groupe, et pas mal d’autre chose mais il est encore dans THE TANGENT avec nous et c’est l’un de mes très bons amis.

Q- C’est Jakko (M JAKZSYK – musicien entre autres sur « Better Than The Book ») qui fait une apparition et joue de la guitare électrique sur un morceau du dernier album

Oui, absolument. Sur le reste de l’album, c’est moi qui joue de la guitare électrique, mais sur « Perdu Dans Paris » j’ai voulu avoir quelque chose de superbe et ce n’est pas moi (dit avec humour et modestie) aussi, j’ai téléphoné à Jakko qui a accepté. Ce qu’il a fait est excellent sur ce titre et c’est toujours très bon de travailler avec Jakko, qui est en plus aussi un ami.

Q- A propos du très beau morceau de 19 minutes « Where Are They Now ? », qu’aimerais-tu en dire ?

C’est l’un de mes morceaux préférés dans toute l’histoire de THE TANGENT. L’idée de départ était d’expérimenter, d’écrire quelque chose de neuf tout en continuant l’histoire. L’histoire de départ était celle d’un homme travaillant dans le secteur de la finance que j’avais commencée dans le deuxième album, le morceau s’appelait « The Winning Game », Je voulais la continuer parce qu'avec la crise, le monde a beaucoup changé pour ces gens qui travaillent dans le domaine boursier, et quand j’ai commencé, l’idée s’est développée vu que ce n’est pas seulement cette histoire mais la mienne aussi qui a changé, mais aussi celle de mes enfants que j’avais racontée déjà dans THE TANGENT, et celle d’Earnest’ , l’un de mes personnages. J’ai pensé que peut-être nous pourrions composer une chanson avec le tout et faire un update, une mise à jour générale. Ce sont 5 – 6 petites vignettes réunies dans un morceau.

thetangent_downandout

Q- Comment tu présenterais les 4 autres titres, plus celui qui figure en bonus track ?

Le second morceau (« Paroxetine – 20mg »), je n’étais pas sûr que soit un titre pour THE TANGENT ou pour Po90, mais j’ai décidé que ce serait plus moderne et contemporain pour THE TANGENT. Le Paroxetine est un antidépresseur que j’ai pris pendant la période où je me sentais un peu seul dans le sud de la France. La vérité de ça est que c’est très bien pour combattre la dépression mais ça fait aussi baisser la joie de vivre. Avec, la vie semble très plate, la joie de vivre est un peu à la baisse. C’est une chanson d’auteur, mais il y a beaucoup de mélodie dans ça. « Perdu Dans Paris », je suis très heureux de cette chanson : c’est un poème. J’étais à Paris pour faire des interviews pour « Not As Good As The Book », l’hôtel était formidable, avec un balcon dans ma chambre d’où je pouvais voir le Paris typique, avec toutes les lumières, les cafés, le Sacré Cœur que je voyais et quand je suis revenu de faire des interviews, tout avait changé après ces quelques heures : j’avais regardé encore en revenant dans ma chambre, mais la place était à présent vide, très noire et seuls restaient environ 50 SDF couchés sur le trottoir. J’ai trouvé ça absolument triste et en même temps intéressant, étant donné qu’il y a eu des jours dans ma vie, autrefois, en France et aussi en Angleterre où je n’avais pas de toit. Je me suis dit combien la ligne est très mince entre eux qui sont dehors et moi qui les regarde de mon balcon : un jour ce pourrait être moi sur le trottoir et quelqu’un d’autre qui me regarde de là haut. Avec THE TANGENT les mots sont très importants et je veux réfléchir les choses vraies qui m’arrivent à moi, mes enfants ou les personnages que j’ai créés. Ces choses qui arrivent me donnent beaucoup d’émotion. Partout, tout le monde connait le Paris touristique bien connu avec les monuments mais les gens ne se rendent pas compte de la réalité des gens pauvres. Cette réalité est dans le livret au travers des photos que j’ai faites ; certaines ont été prises de sans abris qui étaient au dehors de grands magasins sur les Champs-Elysées. Il y aussi une femme asiatique qui dormait dans le métro au pied de l’arc de triomphe. J’ai parlé avec eux et leur ai demandé s’ils seraient d’accord pour voir leur photo figurer dans le livret de l’album et ils ont tous dit oui. « Down And Out » est une expression qui veut dire en anglais, « être sur la paille », d’où le titre de l’album. J’avais autrefois vu des enfants qui trainent à Londres, aussi j’ai posé ce titre à Londres et à Paris. C’est une chanson plus ancienne que j’avais gardée pour un instant comme ça. « Ethanol That Nail » est, quant à elle, une chanson dont le titre est en fait l’anagramme de NATIONAL HEALTH (NDT : Groupe des 70s associé à la scène Rock Progressif de Canterbury) (rires). C’est la deuxième partie de ma « Canterbury Sequence ». Une partie de l’histoire du Rock Progressif a commencé dans le sud de l’Angleterre, à Canterbury avec des groupes comme SOFT MACHINE, TANTUM, GONG et bien sûr CARAVAN. Je pense que la percée, l’influence de cette scène a fait que THE TANGENT a pu être plus facile à reconnaitre grâce à ça. C’est un aspect de THE TANGENT cette influence de la scène de CANTERBURY. La première fois que j’ai entendu SPOCK’S BEARD, j’ai été très enthousiaste c’est le vrai Rock Progressif, me suis-je dit, mais je me suis demandé ce qu’il manquait dedans. Je pense que c’est l’influence anglaise. A mon avis, le Rock progressif a quelque chose de très spécial avec l’Angleterre : beaucoup de groupes qui y ont fait leurs débuts, comme GENESIS, YES, EMERSON-LAKE & PALMER, etc… sont britanniques et je pense que beaucoup des choses humoristiques manquent dans les autres formations. Mon but, après ça, a été pour restituer les choses de façon plus britannique dans notre musique, aussi, j’ai écouté beaucoup de musique de Canterbury et au final, j’ai mis de ces influences dans notre mélange de  Rock Progressif, dans notre musique.

Q- « Down And Out » a été enregistré en 1 an

L’album a presque entièrement été enregistré chez moi, dans une petite pièce grande comme une minuscule salle de bain, avec 2 hauts parleurs vraiment bon marchés et un ordinateur et naturellement beaucoup d’instruments de musique. Il n’y a eu que 3 jours passés dans un véritable studio, notamment pour enregistrer la batterie. Le reste l’a été dans notre maison, ce qui n’est pas très glamour (rires) mais ça m’a permis d’avoir du temps dont j’ai besoin pour créer quelque chose. C’est que c’est compliqué la musique, le mixe, les systèmes électroniques :) Il faut dire qu’avec THE TANGENT, l’ordinateur ne sert qu’à enregistrer et tout le reste est vraiment joué avec les claviers, la batterie, tout est  créé comme ça, on n’utilise pas de programmation ou de chose du genre. Ça fait partie de notre façon de faire : il faut être vrai, réel et pas programmé (rires) Nous n’avons pas joué tous ensemble, mais nous avons tout ajouté avec chaque instrument et le tout est bien réel (rires)

Q- En parlant de réel et de live, en quelque sorte, des concerts sont-ils déjà prévus pour 2010 ?

Oui, en mai prochain au « Progeny Festival » en Angleterre mais nous espérons avoir d’autres dates en Europe et pouvoir aussi venir jouer en France pour la deuxième fois. Pour le moment, rien n’est fait, les négociations sont en cours.

Q- Qu’aimerais-tu pour l’avenir ?

Continuer à faire de la musique. Je suis là pour donner du plaisir avec la musique et j’aimerais apporter un petit peu de joie à ceux qui l’écoutent :)

Q- Je peux te dire que c’est le cas et pas qu’un peu

Alors, nous avons réussi ! :)

Q- Qu’aimerais-tu ajouter pour conclure cette très sympa interview ?

Ce que j’ai dit à la plupart des journalistes, c’est « merci » aux journalistes et à leurs lecteurs. Il y a, à mon avis, beaucoup de musiciens qui l’oublient, mais c’est une roue qui tourne dans les deux sens : je veux dire par là que sans les musiciens la foule n’a pas de groupe mais sans le public les musiciens n’ont personne pour qui jouer : il faut avoir les deux ! Et entre les deux extrémités, il y a les journalistes qui recommandent les groupes au public, ce qui est très important ; alors, merci à vous, à vos lecteurs et à tous ceux qui sont enthousiastes et intéressés par des musiques plus ambitieuses que d’habitude et peut-être plus sincères que d’habitude.

Merci Andy et THE TANGENT!!! Pour cette musique pleine d’émotion et de naturel !

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