12 février 2007

Interview HACRIDE

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Très intéressante, telle était cette interview du très bon groupe Hacride, avec Adrien Grousset (Guitare) et Benoist "Ben" Danneville (Basse), deux musiciens passionnés et complices, au point que quand l'un fait une phrase, l'autre la complète, en osmose. On comprend mieux d'où vient la vraie charpente solide qui caractérise la musique de HACRIDE et la qualité musicale du groupe

(Par TASUNKA pour ISKA Photos et Rock-Fort Show http://rockfortshow.free.fr

Par rapport à votre précédent album, quelle évolution vous diriez qu'il y a avec "Amoeba"?

Adrien: Plus d'expérience, puisque nous sommes arrivés avec notre premier album en sortant de nulle part, et en fait, le live, l'expérience avec le label Listenable, avec d'autres musiciens, d'autres groupes, tout ça nous a permis de voir plus large. Disons que l'apport d"Amoeba" par rapport à "Deviant" ("Deviant Current Signal"), c'est que c'est une musique beaucoup plus progressive dans le sens d'avancer

Benoist : D'une recherche aussi

Adrien: D'un recherche avancée, ah oui, ça sonne bien (rires) Pour moi les groupes progressifs sont ceux qui donnent des coups de pied dans le milieu du Métal, qui osent imposer des choses nouvelles, qui marquent une progression. Je ne sais pas si "Amoeba" est une progression dans le domaine du Métal, mais nous, en tous les cas, c'est ce que nous avons essayé de matérialiser

Dans cet ordre d'idée, des choses nouvelles, tu pourrais m'en dire plus sur la prise de risque, en quelque sorte, de cette reprise d'un groupe espagnol de Flamenco: "Ojos De Brujo" et en plus avec 2 de ses membres originaux en guests vocaux ?

Adrien: En fait, c'est un groupe qui est très connu en Espagne et ce sont même des vraies stars là-bas. Quand j'étais à Barcelone, on m'a fait écouter ce fameux morceau "Zambra" qui m'a interpellé et dès que je l'ai écouté, j'ai trouvé qu'il y avait un attrait particulier à le reprendre, peut –être à cause d'un  riff qui sonnait bien. On l'a donc mis en place et ça le faisait bien. Ça donnait vraiment un apport ce mélange de Flamenco, de guitares acoustiques, ce qui fait que nous avons décidé d'incorporer ce morceau à l'album. On a donc contacté par téléphone les membres de Ojos De Brujo pour leur demander tout simplement leur accord sur la reprise et ils nous l'ont donné en nous disant avoir écouté la démo et être enthousiastes à ce sujet.

Benoist: Leur style n'est pas métal du tout, il n'y a pas de guitares saturées, mais acoustiques, c'est du néo flamenco

Adrien: C'est fusion, ils touchent un peu à tout, il y a aussi un peu de hip hop dedans, de l'electro

Benoist: C'est ouvert et comme nous, c'est une recherche musicale

Adrien: C'est ce qu'ils ont apprécié chez nous et tellement apprécié qu'ils ont accepté de venir chanter sur l'album, ce qui nous a fait super plaisir. C'est seulement par la suite que nous nous sommes aperçu de la taille réelle qu'avait ce groupe, que c'était plus que des stars, qu'ils avaient des premières parties de Ben Harper, des concerts à Londres, au Japon, que tout était complet depuis deux mois. Pour l'anecdote, ils ont enregistré les parties voix dans un hôtel quelque part entre New York et Madrid, ils ont donné de leur temps pour faire cet enregistrement, pour nous

Benoist: ils croyaient en nous

Et ils ont entendu le résultat final, mixé et si oui, qu'est-ce qu'ils en pensent ?

Benoist: On ne sait pas trop, on leur a envoyé l'album, ils  l'ont reçu, mais là, ils sont encore partis

Adrien: Il sont partis pour une tournée mondiale J. La dernière fois que j'ai eu Max au téléphone, l'un des 2 chanteurs dans la reprise, c'était pour m'envoyer les bandes de leurs voix enregistrées, mais depuis, je ne sais pas ce qu'ils ont pensé de la version finie de la reprise comme pour l'instant, on n'a pas encore de nouvelles.

Benoist: Les collaborations comme ça, il n'y a rien de prémédité, c'est une question de rencontre, de feeling, d'envie, sur le moment

Adrien: Oui, il faut que ce ne soit pas conventionnel et ce n'est pas du tout une question d'avoir simplement un nom sur l'album en guest. On ne critique pas les "featuring" mais pour nous, il faut vraiment que ça apporte quelque chose à la musique. Ojos De Brujo, je ne pense pas qu'ils soient très connus en France et on se disait que ça valait le coup, que c'était original, que ça apportait quelque chose à la  musique et notre l'album de faire cette collaboration avec eux et en plus, si ça peut permettre de faire plus connaître le groupe en France, c'est bien. En fait, on les a choisis pour cette raison et non pour leur notoriété parce que quand nous avons découvert l'ampleur de leur célébrité, on s'est retrouvés même un peu génés comme nous ne les avons décidément pas choisis pour ça

Benoist: C'est un coup de cœur. C'est seulement quand on les a contactés pour le reprise que nous avons surfé sur leur site pour voir leurs dates, juste comme ça et d'un coup on s'est aperçu que c'était marqué, entre autres, Japon, etc… un truc énorme

Adrien: Là, on s'est dit que c'était vraiment grand, qu'on avait du se tromper de page (rires) C'est là que nous avons aussi appris qu'ils avaient des passages programmés à le télé, qu'aux cotés de Ben Harper, ils étaient nominés aux music awards américains dans la catégorie musique du monde, bref, du grand quoi

Effectivement, c'est bluffant J Et pour rester dans l'originalité, une question que tout le monde a dû vous poser, mais je vous la pose quand même ;)) Pourquoi ce nom d'Amibe "Amoeba" ?

Adrien: Non, c'est cool, ça permet à chaque fois de développer notre réponse (rires) L'amibe, c'est le semi concept (rires) C'est l'image que nous avons voulu créer pour l'album et nous voulions une entité, un titre qui regroupe tout; la musique, le visuel, qui soit un entité, qui soit une ligne directrice qui nous a permis de développer le thème au niveau des paroles, une partie du son, comme l'amibe évolue dans un milieu aux sonorités plutôt aquatiques, nous voulions aussi recréer des ambiances plutôt planantes, très ouvertes. C'est un semi concept

Benoist: Dans le sens où nous voulions avoir une image, mais pas de concept à part entière et avec Amibe, ça permet de visualiser une image, un son,et c'est ce que nous voulions, un titre qui fasse le tour de ce qu'est le CD à tous les niveaux.

Le titre est arrivé à quel moment, comme la composition a pris un an, il me semble ?

Adrien: Presque 2, même.

Benoist: C'est arrivé en février je crois, lors d'une date en Suisse. On s'est tous mis autour d'une table et c'est arrivé comme ça en discutant

Adrien: On voulait aussi un nom qui ne sonne pas Métal, ça sonne trip hop et nous voulions aussi une pochette qui soit d'un visuel doux. Quoiqu'on en dise, la pochette c'est ce que l'on voit en premier de l'album et c'est important, ça détermine ta vision d'un disque, ta manière de l'appréhender. Pour "Amoeba", à l'intérieur tu as une musique complexe, plus agressive et la pochette en  premier abord te pousse à écouter l'album.

C'est un peu une prise de risque cette nuance entre l'intérieur et l'extérieur, mais en même temps, les gens qui n'écoutent pas du Métal se posent des questions face au visuel de la pochette et intéressés, vont l'écouter et ça, c'est ce que nous souhaitions.

Benoist: On souhaitait que les gens se posent des questions, se disent: "Qu'est-ce que c'est ?"

La pochette est superbe, vous pouvez m'en dire plus sur la façon dont Erik Larkens, l'artiste à sa base, l'a réalisée ?

Benoist: Erik avait entendu les démos et c'est quelqu'un de très imaginatif. Il était parti sur un concept style Atlantide avec la 3D, mais l'idée, pour nous, c'était quelque chose de plus sobre, plus marquant et de fil en aiguille, il est arrivé à ce résultat

Superbe résultat !!

Pourquoi autant de temps pour composer le nouvel album, 2 ans ?

Adrien: On a un processus de composition qui est très long et en plusieurs parties. Je compose en fait la totalité de l'album chez moi sur une espèce de home studio, avec guitares, basse, batterie etc.. Je fais une sorte de maquette quelque chose d'assez fini et par la suite, il y a les phases d'arrangements qui sont très très importantes, parce que ce sont les interprétations personnelles de chaque musicien, la phase de maturation et c'est pour ça que ça nous a pris deux ans. C'est à dire qu'on réarrange chez moi, en répètes, et jusqu'au dernier moment avant d'entrer en studio, et même une fois en studio, on réarrange encore et encore.

Ben(oist): On veut qu'il n'y ait aucun doute et s'il y en a un, on cherche jusqu'à ce que tout soit parfait pour nous, dans le sens de la perfection, pour le morceau, de ce dont le morceau  a besoin. Par exemple, même si un riff est bien, on va travailler encore pour que l'ensemble colle au mieux, qu'un riff en porte un autre, etc..

Mais du coup, de chercher et atteindre la perfection pour un titre, ça doit aussi amener des difficultés techniques pour le jouer en studio, vu son niveau ?

Rires des 2 complices: oh oui !

Adrien: Les morceaux les plus progressifs comme "Deprived Of Soul", qui est à mon avis, l'un des titres les plus aboutis de l'album mais aussi très compliqué à interpréter, c'est un long morceau. "Zambra" n'est pas évident non plus. Mais tout est technique dans l'album, d'où une prise de risque, mais cette technique est faite pour être au service du morceau.

Vous avez une superbe technique justement; quel est votre bagage musical ?

Adrien: Je fais de la musique depuis que j'ai 5 ans, de la guitare depuis 12 ans et maintenant je suis prof de gratte. Oli (Olivier Laffond) ça fait autant de temps qu'il joue de la batterie.

Benoist: Pareil pour moi et avant je faisais de la guitare, ensuite je suis passé à la basse 

Adrien: On a tout le temps fait de la musique, et quand on était gamins, quand les autres jouaient aux jeux vidéos, avec des mobylettes, vers 12-13 ans, nous on avait des guitares, c'est un choix personnel J

Benoist: On a toujours été attirés par ça et au fur et à mesure de notre évolution et vraiment, on ne se voit pas faire autre chose

Adrien: Avec Ben, on est issus de la même école de musique et avec notre batteur Oli , lui et moi on se connaît depuis 17 ans, je calculais ça l'autre jour (rires)

Benoist: C'est aussi une envie d'y arriver tous ensembles et aussi d'anciens groupes, où ce n'était pas ce que nous voulions vraiment, on en discutait. on avait toujours envie de jouer ensemble, ce qui fait qu'à un moment on s'est retrouvés à essayer, à se dire avec qui nous avions envie de jouer; ça s'est fait comme ça

Pour la tournée, vous savez si elle sera plus élargie que la dernière, je veux dire un circuit européen et non plus seulement en Suisse, en plus de la France ?

Benoist: Même circuit de fin février jusqu'à juin et on a des pistes après pour l'étranger, mais rien n'est fait

Adrien; tout ce qui est booké c'est de mars à juin, c'est certain et après nous sommes en train de travailler pour un seconde tournée en septembre

Dites moi toi, tu es endorsé Jackson et Oli, votre batteur Drumheads et surtout Spaun, un gros custom de batterie américain: c'est un joli coup, comment vous avez obtenu ça ?

Benoist: C'est au coup de cœur, lors de discussion avec quelqu'un sur myspace, sur le net qui me dit: j'adore ce que vous faites et lors aussi de discussions toutes simples sur la vie de tous les jours et d'un coup, je vois sur sa page une référence aux guitares Jackson et comme je lui ai posé la question s'il travaillait pour Jackson, il m'a dit qu'en fait, il était le patron de Jackson Angleterre. C'était sous jacent, on l'avait aussi démarché, mais rien n'était fait. Ce n'est pas évident de savoir qui est vraiment qui sur le net, mais là, c'était vraiment le patron anglais J Mais ce résultat d'être endorsé, c'est aussi dû au culot, ça a été un enchaînement ensuite. C'est une recherche de reconnaissance, aussi, une recherche de professionnalisme le fait d'être endorsé.

Adrien: ça met du poids à un groupe, c'est le petit plus. C'est dommage et bête à dire, mais ça donne du poids, un musicien qui est endorsé

Ben: c'est aussi un bonus pour avoir du matériel plus conséquent et en amont, pour le studio et l'enregistrement comme nous savions que nous voulions changer le son, il fallait des gros instruments pour ça.

Merci pour l'interview et le meilleur pour Hacride, on a hâte de vous voir en tournée

Nous aussi (rires) Merci à toi pour l'interview

www.hacride.com

TASUNKA

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Hacride "Amoeba" (Review in English)

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HACRIDE "Amoeba"
(Listenable Records)

It's a pleasure to suddenly see your ears filled with a music that is different from most of the others you've ever heard, that is also creative daring without any problem or complex to mix Hardcore with Flamenco, Hard with soft music or vocals and clean with distorted guitars. HACRIDE can be proud of their qualities with this achieved album offering then an interesting new meaning to the word: progressive as all the album long, it's a range of diversity that makes think that progressive really is synonymous with progression and innovation, even the cover artwork is unique as the atmosphere of HACRIDE itself may be. "Fate", "Deprived Of Soul", and the excellent cover song of the Spanish band "Ojos De Brujo" featuring two of the original members of Ojos on vocals: "Zambra", are the very best examples of what a band motivated by pure passion and desire can do in the field of good music. Just add to that a powerful production, polyrythms, vocals and guitar loaded with real feelings and you'll better sketch what "Amoeba" is about: pleasure quite simply! It's rather incredible to imagine that "Amoeba" is only the second album for HACRIDE but for sure it is and the potential of these French musicians and singer is very much alive. So, let's keep an eye on HACRIDE for the present moment with "Amoeba" and for the future as the band will certainly not stop their curse to the heights.

TASUNKA

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Hacride "Amoeba"

hacride_amoeba_small   (also in the English Reviews section ;))

HACRIDE "Amoeba"
(Listenable Records)

Quel plaisir d'avoir d'un seul coup les oreilles emplies d'une musique qui diffère de la majorité de ce que vous aviez pu déjà expérimenter auparavant et qui se révèle très créative en osant? sans aucun problème, ni complexe, faire sonner Hardcore avec Flamenco, brutalité avec musique ou chant moins agressifs et guitares sèches avec guitares saturées. HACRIDE peuvent être fiers d'eux avec cet album abouti et réussi qui sait offrir un nouveau sens au mot progressif, étant donné que tout au long du disque, on est face à une palette de diversité qui fait songer que progressif est véritablement synonyme de progression et d'innovation, à l'image aussi de la pochette qui se révèle unique, comme peut l'être l'atmosphère d'HACRIDE, elle-même. "Fate", "Deprived Of Soul", et l'excellente reprise du groupe espagnol Ojos De Brujo "Zambra", avec pour l'occasion, 2 de ses membres en guests vocaux, en sont les meilleurs exemples de ce qu'un groupe motivé par une passion et une envie sincères peuvent faire dans le domaine "bonne musique". Ajoutez à ça une production très à la hauteur, des rythmes multiples, un chant et des guitares au feeling palpable et vous aurez une bonne vision de ce qu'est HACRIDE: du pur plaisir ! C'est quand même incroyable de se dire qu"Amoeba" est seulement le second album d'HACRIDE et pourtant, c'est bel et bien le cas et le potentiel des Français est bel et bien en pleine forme. Alors, gardez un œil sur HACRIDE non seulement maintenant avec "Amoeba", mais aussi dans le futur, vu que cette formation ne va certainement pas stopper là sa progression vers les sommets.

TASUNKA

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31 janvier 2007

Messiah's Kiss "Dragonheart"

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MESSIAH'S KISS "Dragonheart"
(SPV/ Distr. Replica Records)

En 2002, MESSIAH'S KISS avaient fait sensation auprès des amoureux de Heavy en sortant leur premier album "Prayer For The Dying", un must bourré de dynamisme et de titres parlants à souhait sur disque et en live, puis à nouveau au cœur de l'actualité un peu plus tard avec "Metal" aux morceaux toujours bons mais qui péchait par une production moins adaptée au Heavy énergique du groupe et enfin en 2007, ils sont de retour et de quelle belle manière encore avec un très bon troisième disque: "Dragonheart" à faire bondir les chevelures dans les airs en headbangant. MESSIAH'S KISS, c'est à ce jour un quartet au chanteur américain à la voix qui fait impression: Mike Tirelli (HOLY MOTHER) et aux musiciens d'outre Rhin tout aussi compétents à leurs postes respectifs de batteur, guitariste et bassiste d'acier, à savoir dans l'ordre Ed aux tambours-double grosse caisse de guerre, Georg aux guitares à l'attaque redoutable et Wayne à la basse carrée en diable. A noter qu'après le départ, pour raisons personnelles, du deuxième et lead guitariste Alex, le groupe ne pouvait pas envisager la musique de MESSIAH'S KISS sans duo de guitares, alors pour l'enregistrement et en attendant de trouver un remplaçant ou un retour d'Alex, qui sait ? c'est le producteur de "Dragonheart" et ami de longue date, Herman Frank (ACCEPT, VICTORY) qui s'est mis aux guitares et avec bonheur, l'homme étant doué pas de doutes à la fois à la six cordes et pour ce qui est de faire sonner un album. En somme, entre bon son, hymnes à faire chanter en chœur un sourire sur le visage entre deux reprises de souffle comme sur "Thunders Of The Night", "The Ancient cries", "Dragonheart", entre accroche réelle façon JUDAS PRIEST qui fait battre des pieds en rythme absolument tout au long des 11 morceaux de "Dragonheart", bref, face à autant de qualités, que faire d'autre si ce n'est se laisser emporter par le souffle du Dragon ? Aucun compromis et Heavy pur souche, tel est le mot d'ordre des protagonistes de MESSIAH'S KISS et c'est tant mieux, alors on en redemande et attend avec impatience la sensation assurée en live :)

TASUNKA

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22 janvier 2007

POS "Scarsick"

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PAIN OF SALVATION "Scarsick"
(InsideOut / distr. Replica Records)

Daniel Gildenlöw est non seulement au chant, guitare, mais aussi basse à présent et bien sûr, compositions des titres inoubliables et uniques par leur atmosphère comme seul sait en créer PAIN OF SALVATION. Et avec le nouvel album du groupe: "Scarsick", lui en co-opération avec ses 3 complices de guitariste, clavier et batteur, tous nous offrent une heure de grace véritable made in POS. Ce concept album qu'est le sixième opus des suédois est d'un classe et d'une accroche tout simplement incroyables. C'est au delà des mots tant chacun des morceaux s'enchaîne avec l'autre en un ordre et une attaque ciselés comme un diamant et les mélodies, les diverses ambiances sont de vrais joyaux faisant de "Scarsick" l'un des tous meilleurs albums dans l'univers Métal du moment et certainement encore pour les années à venir. Tout comme D:A:D et leur superbe opus "Scare Yourself", POS et "Scarsick" viennent nous rappeler ce que très bonne musique veut dire tout autant qu'éclate totale en écoutant encore et encore les mêmes titres inoubliables. Tout vous rentre en tête du moindre riff, aux accords et arrangements ou vocaux et chœurs et on est littéralement transporté dans l'univers des suédois. A noter dans la série des innombrables bons moments que recèle cet album, les tours de force sur "America" et son refrain aux accents du film "West Side Story" et sur "Disco Queen" qui vous replongera dans l'ambiance disco pour une critique acerbe de la prostitution de l'âme. "Scarsick" un must !!!!!!!

TASUNKA

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21 janvier 2007

Angel Blake

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ANGEL BLAKE "Angel Blake"
(Metal Blade Records / Distr. Nocturne)

OK cet album remonte déjà à 2006, mais l'envie se faisait d'en reparler parce qu'il est tout simplement prenant cet ANGEL BLAKE avec ses 10 titres bardés d'émotion à fleur de riffs, de vocaux. L'énergie étant aussi de la partie pour mettre l'atmosphère au top de sa forme, le résultat de ces ex: THE CROWN et TRANSPORT LEAGUE comble assurément les espérances. Sur une production collant au mieux, l'esprit du grouope s'anime et s'exprime en beauté; en effet, le son assure véritablement sa partie puisque celui-ci sait rendre rudes les guitares rythmiques ou en soli, rendre clair le chant mais avec une vraie profondeur pour cette voix torturée qui fait mouche et que dire enfin des rythmiques certes classiques, si ce n'est qu'elles sont, elles aussi, d'un bon rendu et d'efficaces piliers de soutien pour l'ensemble des morceaux. Difficile de ne pas adhérer à ces puissants en force et feeling que sont "Retaliate", "Self-Terminate", "Solitude, My Friend", "The Forsaken" ou le titre final avec un contraste mélancolique encore plus marqué: "..'Til The End". ANGEL BLAKE peut être fier d'avoir non seulement produit un très bel album, mais aussi d'avoir une marque de fabrique reconnaissable avec un Heavy mélancolique de belle facture. Vraiment recommandable, en résumé.

TASUNKA

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