24 février 2007

Saxon "The Inner Sanctum"

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SAXON "The Inner Sanctum"
(SPV / Distr. Replica Records)

www.saxon747.com

SAXON voit son aigle prendre à nouveau les airs avec un "The Inner Sanctum" au son orienté live et ses morceaux qui offrent un panel à la fois dans la plus pure tradition SAXON et aussi et c'est tout l'intérêt de l'album, avec des avancées, notamment dans les vocaux de sir Biff en personne. Traditionnel donc avec "Need For Speed", "Let Me Feel Your Power", joués tempo à fond et ces titres même s'ils ne sont pas du tout meilleur tonneau, n'en demeurent pas moins bien faits et agréables à l'oreille. Mais la pièce maîtresse de l'album est bel et bien "Red Star Falling", un mid tempo avec un Biff Byford à la voix plus en profondeur et recherche de feeling, ce qui donne un résultat très à la hauteur. Le morceau est ensuite suivi par une autre belle pièce, cette fois de très bon Rock'n Roll vraiment entraînant: "I've Got To Rock It (To Stay Alive)" avec sa ritournelle aux guitares, renforcée par un solide duo rythmique de Doug Scarratt et Paul Quinn, bref, simple mais très accrocheur, un gros succès assuré en live. Le single en téléchargement depuis le 20 janvier, "If I Was You" est quant à lui certes carré et efficace avec son refrain facile à retenir, mais n'est pourtant pas le meilleur extrait de tout l'album. En ce qui concerne "Ashes To Ashes", on revient à l'un des autres moments forts de "The Inner Sanctum", étant donné qu'il s'agit d'un superbe morceau au refrain qui martèle et plaira à juste titre en live et sur disque. Enfin, pour conclure les festivités, place au très bon "Atila The Hun" et à ses diverses ambiances dépaysantes bien senties. Ce titre devait, à l'origine, être le morceau d'ouverture, mais ses 10 minutes l'ont relégué plus loin pour des raisons qui se comprennent. "The Inner Sanctum" est, en résumé, un bon album de SAXON comme on les aime et qui sait faire plaisir tout simplement :-)

TASUNKA

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Messiah's Kiss "Dragonheart" (review in English)

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MESSIAH'S KISS "Dragonheart"
(SPV)

In 2002 MESSIAH'S KISS amazed all the fans of  Heavy Metal with the release of their debut album "Prayer For The Dying", a diamond fueled by dynamism and catchy songs whatever on disc or in concert. Later on the band was back in the spotlight with "Metal" a good disc with the band's mark left on the titles but the problem came from the not enough powerful production that didn't let the songs sound as good as they should have. At last in 2007, MESSIAH'S KISS are back and at their best, so expect to headbang along to the rhythm of their awesome third album: "Dragonheart". MESSIAH'S KISS is this great four pieces group formed by the impressive American singer Mike Tirelli (HOLY MOTHER), German musicians of the same high level whatever Ed and his way to play the drums always on attack, Georg on mighty guitar playing and Wayne and his solid bass rhythms. After Alex, the former second lead guitarist left the band for personal reasons, it was clear for the members left that the music of MESSIAH'S KISS was not and could not be imagined without a twin guitar piece, so, as replacement during the recording sessions, it's Herman Frank (ACCEPT, VICTORY) the producer for "Dragonheart", who offered his talent as guitarist to the band and the man is for sure gifted in both fields of music and producing when listening to the convincing result. "Dragonheart" has assets to make you sing along breathless and happy all the album long like for example on the track "Thunders Of the Night", a unique catchy one with his JUDAS PRIEST style. So, what else is to be done when discovering so many qualities excepted letting the breath of the dragon blow you away? "Dragonheart" the third offering of MESSIAH'S KISS being indeed powered by the heart of the Dragon; like the members of the band who remain faithful to the music they love: Heavy Metal. No compromises and that's good, so, get ready for MESSIAH'S KISS and look forward to see them play live: sensation guaranteed :-)

TASUNKA

http://www.messiahskiss.com

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18 février 2007

Europe / Pleasure Addiction live in Paris

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Europe / Pleasure Addiction (Paris Elysée Montmartre 16.02.2007)

C'est dans un Elysée Montmartre des plus remplis et en pleine configuration, soit plus d'un millier de personnes, que cette belle soirée a fait honneur au Hard Rock et prouvé qu'il fallait compter encore et toujours sur ce style fondateur.

En ouverture, Pleasure Addiction et son Hard Rock / Glam a eu la charge de mettre l'ambiance au beau fixe et d'emblée, il est clair en les voyant entamer leur concert, qu'un atout incontestable de cette formation parisienne, vient de leur envie de mettre le feu. Le public se prête assez volontiers au jeu, surtout parmi les premiers rangs et l'atmosphère monte en pression, surtout que les titres ont cette accroche mélodique et dynamique qui caractérisait leurs aînés, à savoir Danger Danger ou encore Poison. Le seul problème, mais de taille, vient du son puisque celui-ci a pour défaut de rendre la basse trop en avant et les guitares moins incisives ni faciles à distinguer. Rajoutez à ça un chanteur, Olive, qui a beau s'époumoner, la technique ne rend pas hommage à ses efforts. Pourtant, il en aurait fallu plus pour pénaliser le groupe et ses qualités certaines sont tout de même clairement apparues à la foule présente qui les soutient avec un plaisir affiché. Un bon point pour un bon groupe tout récent et formé de membres de divers autres formations, mais clairement tous unis par l'amour du Hard Rock bien fait.

De retour à l'Elysée Montmartre après leur passage dans les lieux en 2004, les suédois d'EUROPE sont attendus de pied ferme par une foule hétéroclite autant du point de vue âge que style vestimentaire, mais avec, tous, le même désir de voir leur chouchous en chair et en os et de vibrer en chœur avec eux sur chaque morceau ancien ou récent. Souhait amplement comblé par les 5 d'Europe puisque d'entrée de jeu, c'est sourire permanent, énergie et feeling de la part de tout le groupe, Joey Tempest en tête, qu'il chante dans son micro, se serve régulièrement d'un haut parleur pour ça ou se mette à la guitare pour seconder John Norum. L'homme peut se vanter d'être un frontman charismatique qui sait s'adresser à une salle, la faire participer, mais qui sait aussi ce que donner de la voix veut dire, son chant se montrant plein de facettes et plutôt en forme ce soir-là, malgré un petit refroidissement récent. Les lights correctes mais sans plus qu'il y avait pu avoir pour Pleasure Addiction se sont métamorphosées avec des balayages très à la hauteur, tout autant que le son, devenu lui aussi partie intégrante de la chaleur qui monte dans l'Elysée. La sauce prend bien et ça dès l'ouverture avec les très bons "Secret Society", "Always The Pretender" ou "Superstitious". La set list mêlant le récent tiré de "Secret Society", dernier album en date et les hits imparables qui ont forgé la renommée du groupe, tous dans le public ont donc de quoi trouver leur bonheur. Il faut avouer que les classiques font toujours plus réagir les foules, comme l'a démontré le déchaînement sur la ballade "Carrie", reprise en choeur par les fans, sur les fédérateurs "Girl From lebanon", "Rock The Night" et que dire de "Cherokee", en premier rappel,  si ce n'est que c'est le frisson assuré d'avoir une salle entière à chanter à l'unisson et à pleine voix, le refrain à chaque fois que Joey lui tend le micro. La décontraction est de mise et même si John Norum est plus en retrait que son comparse au chant, le guitariste souriait d'un même sourire heureux que le reste du groupe. En retrait pour ce qui est de la présence scénique, c'est sûr mais le musicien n'en restant pas moins très doué à la 6 cordes, comme il l'a démontré lors de soli techniques et bardés de feeling: là, il brille de tout son talent ! Ian Haugland à la batterie crâne rasé et lunettes de soleil, Mic Michaeli faisant corps avec ses claviers, John Leven avec sa basse, le quintet gagnant était bien uni et complice comme des frères, ce qui ajoute à la réussite d'un gig déjà bardé d'atouts. Après le rappel et la reprise de l'hymnique "Cherokee", la set list s'achève sur un "The Final Countdown" de folie, puisqu'à peine les premières notes jouées, la foule saute de joie au propre comme au figuré, se fend de cris de délire et reprend en un choeur puissant les paroles. Pour l'occasion, John Norum et John Leven jouent les premiers accords en portant de fausses barbes postiches pour rappeler, avec humour, que le morceau n'est pas tout jeune et les enlèvent ensuite pour mieux laisser apparaître leur sourire trop ravis de voir une telle participation de tout le public. Une soirée brésilienne devant ensuite avoir lieu à l'Elysée Montmartre, la set list d'Europe se retrouve écourtée de 2 titres par rapport à leur date la veille, du coup c'est avec regret que le concert a dû prendre fin. Pour la dernière date de leur tournée, Europe a signé un beau concert et prouvé que les ans n'avaient pas de prise sur le physique ou le dynamisme de passionnés comme eux et tant mieux :))

TASUNKA   

(retrouvez ce live report sur le très bon site http://www.metalchroniques.fr/guppy/ )

(et visitez aussi le blog d'une passionnée totale d'Europe http://europebonjovidare.oldiblog.com/ )

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13 février 2007

Intw PURE REASON REVOLUTION

Interview avec Jon Courtney, guitariste, compositeur, claviers de PURE REASON REVOLUTION, formation basée à Londres et bluffante:  la révolution serait-elle anglaise ?
(Par TASUNKA )

Félicitations pour votre album, l'écouter, c'est être véritablement transporté dans un autre monde

Jon: Merci ! C'est vraiment ce que nous voulions, que les gens ressentent cet univers, ce feeling que nous avons en nous: un rêve fait en commun, en somme :)

Comment tu qualifierais PRR, musicalement parlant ?

Jon en riant: On nous a qualifiés de tellement de noms, en passant d'Astral Folk (rires) à real Rock etc.. mais personnellement je nous qualifierais tout simplement de groupe de Rock: c'est vrai qu'à nous tous, nous avons plein d'influences de groupes des années 70, comme PINK FLOYD et comme nous avons cette référence en commun, bien sur nous sommes fiers d'être comparés à eux ce qui arrive souvent, mais franchement nous avons tous tellement de diversité dans nos bagages, puisqu'on y retrouve des groupes prog des années 70, mais aussi SMASHING PUMPKINS, MASSIVE ATTACK, NIRVANA, vraiment beaucoup d'horizons musicaux, tu vois et dont moi, qui aime beaucoup aussi les BEACH BOYS (rires) Nous sommes un groupe contemporain et c'est notre envie, notre passion qui nous motivent et nous poussent en studio, à faire ce que nous aimons sans nous poser de questions et ce n'est pas l'envie de faire un 70's revival qui nous fait agir (rires) Il n'empêche que nous serions très fiers si, à travers notre propre musique, les gens se posaient des questions sur nos influences, nos motivations et partaient à la découverte de ces groupes précurseurs

On le souhaite :) Et du côté du line up, tu pourrais m'en dire plus ?

Andrew (batteur) est mon frère donc, nous nous connaissons depuis pas mal de temps (rires) et pour le reste du groupe, avec Chloe (Alper) on se connaît depuis un moment, c'est une très bonne chanteuse, et aussi bassiste. En ce qui concerne Jamie (Wilcox) on s'est rencontrés en faisant nos études: il est à la guitare, aux vocaux et touche aussi aux claviers. En ce qui me concerne, je joue de la guitare depuis plus d'une décennie, même si j'ai démarré avec la basse, à cause de NIRVANA, quand je les ai entendus en étant plus jeune:) et sinon, c'est un plaisir de m'exprimer aux claviers, au piano (NDT: il semble qu'il manque le cinquième membre: Jim Dobson ? (claviers et violon) Puisqu'on parle de plaisir, c'en est un pour moi que d'être devant mon ordinateur à créer de la musique. Je compose parfois la majorité d'un titre et l'amène au groupe qui se l'approprie ou d'autres fois, j'apporte mes idées et c'est l'ensemble des membres de PRR qui joint les leurs pour, au final, faire un tout
J'aime tellement ce processus moderne de création avec la technologie actuelle qui te laisse tellement de possibilités, d'ouvertures. Quand on songe que nos aînés dans les années 70, avaient une tout autre façon de faire pour des contraintes technologiques, tout prenait tellement plus de temps. C'est magique maintenant. Mais pour revenir à "The Dark Third", sinon, la place est un peu plus faite aux vocaux à la fois de Chloe en principal et de ceux masculins. Mais avec toujours cette liberté d'expression sans contraintes, qui fait que les morceaux ne sont pas une structure fixe avec instruments à un moment précis, défini ou chant au bout de tant ou tant de temps après le début du morceau, non, simplement le chant se pose comme une évidence là où on sent qu'il va le mieux. Même chose pour les instruments, chacun dans PRR touche à tout et il n'y a pas un côté figé où tel instrument est la marque incontournable de telle personne dans le groupe.

Effectivement, on ressent cette liberté en écoutant "The Dark Third". Et pour ce qui est de la production, c'était pareil ? C'est que vous avez un super son

J'ai fait des études musicales incluant un cursus de production et avant de signer avec le label où nous sommes, nous avons fait pas mal de démos, ce qui a permis de s'entraîner et d'affiner les choses dans ce domaine, ce dont je suis fier. Pour ce qui est du présent, le label nous a dit vouloir un très bon son et nous a proposé et permis de collaborer avec Paul Northfield, qui a entre autre travaillé avec RUSH et DEEP PURPLE actuellement, il me semble. Il a un sacré paquet d'expérience. C'était une plaisir pour le groupe qu'il ait été à bord, vu qu'il possède un vrai savoir, une vraie technique "old school" que nous n'avons pas et dont nous ne savions rien, en matière de savoir faire typique des années 70, pour faire sonner comme jamais, la batterie, donner un son bien charnu, bien plein aux guitares. Paul a, en quelque sorte, joué le rôle de mentor en étant à nos côtés et nous l'apprécions vraiment beaucoup.

En plus de cet aspect, qu'est-ce que ça a apporté à PURE REASON REVOLUTION cette signature chez SONY/BMG ?

C'est une bonne chose que d'être dans un grand label, d'être avec Insideout pour l'Europe, ça nous permet de nous exprimer pleinement et d'avoir la possibilité de le faire, d'aller au-delà des limites, sans retenue artistique. Le courant passe bien entre eux et le groupe et c'est aussi un bon moteur pour pousser PRR en nous permettant, notamment, d'avoir des dates de concerts plus conséquentes. A Londres, chez moi, le groupe n'est pas encore considéré comme un grand groupe, je veux dire par là que même si c'est vrai qu'il y a du public à nos concerts qui se compte en centaines de personnes, nous ne sommes pas de grosses pointures (rires)

Votre tournée va démarrer d'ici peu, comment vous l'abordez ?

Effectivement, puisque le premier concert sera chez nous en Angleterre, le 16 février et ensuite, un peu partout: en Allemagne, Pologne, Italie, Hollande et France. Ce sera une première pour nous de jouer dans ces pays, Angleterre mises à part. Là où ce sera vraiment la première fois, c'est notre date du 27 février à Paris. J'aime Paris tout comme mes parents qui eux, l'adorent; j'y suis déjà venu une paire de fois non par pour jouer, mais pour flâner et ce qui me plait aussi, c'est me poser relax à une terrasse si typique et faire semblant d'être un parisien (rires) Pour ce qui est de la préparation de la tournée, nous répétons pas mal. Sur scène, il y aura un écran en fond, qui diffusera des séquences générées par ordinateur pour qu'en live, PRR ce soit comme sur album, c'est-à-dire un ensemble à tous les niveaux: visuel avec de bonnes lumières, son, et le tout pour que le feeling soit au rendez-vous généré par cette cohésion entre tout. L'émotion, le rêve en leit motiv :)

En parlant de visuel, PRR a en plus de ses qualités musicales et humaines, un très beau design, sobre mais marquant

C'est notre maison de disques qui nous a dirigés sur Blue Source, ce sont eux qui se sont chargé du visuel; c'est un petit studio basé à Londres et ils ont fait un bon travail de création pour  les pochettes de "The Dark Third", de notre mini album "Cautionary Tales For The Brave" (2005 chez BMG) Tous sont issus de chez eux. Blue Source, pour les situer, ont aussi collaboré avec PLACEBO, SUPERGRASS ou COLDPLAY.

C'est génial d'avoir été aussi bien entourés :) Et pour revenir à la scène, tu es quel genre d'artiste, qui s'il devait choisir prendrait le studio ou la scène ?

Définitivement le studio. Parce que j'aime créer et j'aime cet environnement qui y est propice :) En studio, je peux y trouver tout pour le faire pleinement sans contrainte et en pouvant avoir un contrôle sur ce qu'il se passe, alors que sur scène, c'est plus dur de contrôler les choses, il peut très bien arriver n'importe quoi, mais que tout le monde se rassure, jouer en live me plait (rires) Venez nous voir le 27 février en concert à Paris ;-)

Avec plaisir !!!
PURE REASON REVOLUTION possède la fascination du rêve à la base de son nom et de sa musique et ses musiciens s'en montrent les dignes représentants, leur premier album étant classe !!

www.purereasonrevolution.com

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12 février 2007

Interview HACRIDE

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Très intéressante, telle était cette interview du très bon groupe Hacride, avec Adrien Grousset (Guitare) et Benoist "Ben" Danneville (Basse), deux musiciens passionnés et complices, au point que quand l'un fait une phrase, l'autre la complète, en osmose. On comprend mieux d'où vient la vraie charpente solide qui caractérise la musique de HACRIDE et la qualité musicale du groupe

(Par TASUNKA pour ISKA Photos et Rock-Fort Show http://rockfortshow.free.fr

Par rapport à votre précédent album, quelle évolution vous diriez qu'il y a avec "Amoeba"?

Adrien: Plus d'expérience, puisque nous sommes arrivés avec notre premier album en sortant de nulle part, et en fait, le live, l'expérience avec le label Listenable, avec d'autres musiciens, d'autres groupes, tout ça nous a permis de voir plus large. Disons que l'apport d"Amoeba" par rapport à "Deviant" ("Deviant Current Signal"), c'est que c'est une musique beaucoup plus progressive dans le sens d'avancer

Benoist : D'une recherche aussi

Adrien: D'un recherche avancée, ah oui, ça sonne bien (rires) Pour moi les groupes progressifs sont ceux qui donnent des coups de pied dans le milieu du Métal, qui osent imposer des choses nouvelles, qui marquent une progression. Je ne sais pas si "Amoeba" est une progression dans le domaine du Métal, mais nous, en tous les cas, c'est ce que nous avons essayé de matérialiser

Dans cet ordre d'idée, des choses nouvelles, tu pourrais m'en dire plus sur la prise de risque, en quelque sorte, de cette reprise d'un groupe espagnol de Flamenco: "Ojos De Brujo" et en plus avec 2 de ses membres originaux en guests vocaux ?

Adrien: En fait, c'est un groupe qui est très connu en Espagne et ce sont même des vraies stars là-bas. Quand j'étais à Barcelone, on m'a fait écouter ce fameux morceau "Zambra" qui m'a interpellé et dès que je l'ai écouté, j'ai trouvé qu'il y avait un attrait particulier à le reprendre, peut –être à cause d'un  riff qui sonnait bien. On l'a donc mis en place et ça le faisait bien. Ça donnait vraiment un apport ce mélange de Flamenco, de guitares acoustiques, ce qui fait que nous avons décidé d'incorporer ce morceau à l'album. On a donc contacté par téléphone les membres de Ojos De Brujo pour leur demander tout simplement leur accord sur la reprise et ils nous l'ont donné en nous disant avoir écouté la démo et être enthousiastes à ce sujet.

Benoist: Leur style n'est pas métal du tout, il n'y a pas de guitares saturées, mais acoustiques, c'est du néo flamenco

Adrien: C'est fusion, ils touchent un peu à tout, il y a aussi un peu de hip hop dedans, de l'electro

Benoist: C'est ouvert et comme nous, c'est une recherche musicale

Adrien: C'est ce qu'ils ont apprécié chez nous et tellement apprécié qu'ils ont accepté de venir chanter sur l'album, ce qui nous a fait super plaisir. C'est seulement par la suite que nous nous sommes aperçu de la taille réelle qu'avait ce groupe, que c'était plus que des stars, qu'ils avaient des premières parties de Ben Harper, des concerts à Londres, au Japon, que tout était complet depuis deux mois. Pour l'anecdote, ils ont enregistré les parties voix dans un hôtel quelque part entre New York et Madrid, ils ont donné de leur temps pour faire cet enregistrement, pour nous

Benoist: ils croyaient en nous

Et ils ont entendu le résultat final, mixé et si oui, qu'est-ce qu'ils en pensent ?

Benoist: On ne sait pas trop, on leur a envoyé l'album, ils  l'ont reçu, mais là, ils sont encore partis

Adrien: Il sont partis pour une tournée mondiale J. La dernière fois que j'ai eu Max au téléphone, l'un des 2 chanteurs dans la reprise, c'était pour m'envoyer les bandes de leurs voix enregistrées, mais depuis, je ne sais pas ce qu'ils ont pensé de la version finie de la reprise comme pour l'instant, on n'a pas encore de nouvelles.

Benoist: Les collaborations comme ça, il n'y a rien de prémédité, c'est une question de rencontre, de feeling, d'envie, sur le moment

Adrien: Oui, il faut que ce ne soit pas conventionnel et ce n'est pas du tout une question d'avoir simplement un nom sur l'album en guest. On ne critique pas les "featuring" mais pour nous, il faut vraiment que ça apporte quelque chose à la musique. Ojos De Brujo, je ne pense pas qu'ils soient très connus en France et on se disait que ça valait le coup, que c'était original, que ça apportait quelque chose à la  musique et notre l'album de faire cette collaboration avec eux et en plus, si ça peut permettre de faire plus connaître le groupe en France, c'est bien. En fait, on les a choisis pour cette raison et non pour leur notoriété parce que quand nous avons découvert l'ampleur de leur célébrité, on s'est retrouvés même un peu génés comme nous ne les avons décidément pas choisis pour ça

Benoist: C'est un coup de cœur. C'est seulement quand on les a contactés pour le reprise que nous avons surfé sur leur site pour voir leurs dates, juste comme ça et d'un coup on s'est aperçu que c'était marqué, entre autres, Japon, etc… un truc énorme

Adrien: Là, on s'est dit que c'était vraiment grand, qu'on avait du se tromper de page (rires) C'est là que nous avons aussi appris qu'ils avaient des passages programmés à le télé, qu'aux cotés de Ben Harper, ils étaient nominés aux music awards américains dans la catégorie musique du monde, bref, du grand quoi

Effectivement, c'est bluffant J Et pour rester dans l'originalité, une question que tout le monde a dû vous poser, mais je vous la pose quand même ;)) Pourquoi ce nom d'Amibe "Amoeba" ?

Adrien: Non, c'est cool, ça permet à chaque fois de développer notre réponse (rires) L'amibe, c'est le semi concept (rires) C'est l'image que nous avons voulu créer pour l'album et nous voulions une entité, un titre qui regroupe tout; la musique, le visuel, qui soit un entité, qui soit une ligne directrice qui nous a permis de développer le thème au niveau des paroles, une partie du son, comme l'amibe évolue dans un milieu aux sonorités plutôt aquatiques, nous voulions aussi recréer des ambiances plutôt planantes, très ouvertes. C'est un semi concept

Benoist: Dans le sens où nous voulions avoir une image, mais pas de concept à part entière et avec Amibe, ça permet de visualiser une image, un son,et c'est ce que nous voulions, un titre qui fasse le tour de ce qu'est le CD à tous les niveaux.

Le titre est arrivé à quel moment, comme la composition a pris un an, il me semble ?

Adrien: Presque 2, même.

Benoist: C'est arrivé en février je crois, lors d'une date en Suisse. On s'est tous mis autour d'une table et c'est arrivé comme ça en discutant

Adrien: On voulait aussi un nom qui ne sonne pas Métal, ça sonne trip hop et nous voulions aussi une pochette qui soit d'un visuel doux. Quoiqu'on en dise, la pochette c'est ce que l'on voit en premier de l'album et c'est important, ça détermine ta vision d'un disque, ta manière de l'appréhender. Pour "Amoeba", à l'intérieur tu as une musique complexe, plus agressive et la pochette en  premier abord te pousse à écouter l'album.

C'est un peu une prise de risque cette nuance entre l'intérieur et l'extérieur, mais en même temps, les gens qui n'écoutent pas du Métal se posent des questions face au visuel de la pochette et intéressés, vont l'écouter et ça, c'est ce que nous souhaitions.

Benoist: On souhaitait que les gens se posent des questions, se disent: "Qu'est-ce que c'est ?"

La pochette est superbe, vous pouvez m'en dire plus sur la façon dont Erik Larkens, l'artiste à sa base, l'a réalisée ?

Benoist: Erik avait entendu les démos et c'est quelqu'un de très imaginatif. Il était parti sur un concept style Atlantide avec la 3D, mais l'idée, pour nous, c'était quelque chose de plus sobre, plus marquant et de fil en aiguille, il est arrivé à ce résultat

Superbe résultat !!

Pourquoi autant de temps pour composer le nouvel album, 2 ans ?

Adrien: On a un processus de composition qui est très long et en plusieurs parties. Je compose en fait la totalité de l'album chez moi sur une espèce de home studio, avec guitares, basse, batterie etc.. Je fais une sorte de maquette quelque chose d'assez fini et par la suite, il y a les phases d'arrangements qui sont très très importantes, parce que ce sont les interprétations personnelles de chaque musicien, la phase de maturation et c'est pour ça que ça nous a pris deux ans. C'est à dire qu'on réarrange chez moi, en répètes, et jusqu'au dernier moment avant d'entrer en studio, et même une fois en studio, on réarrange encore et encore.

Ben(oist): On veut qu'il n'y ait aucun doute et s'il y en a un, on cherche jusqu'à ce que tout soit parfait pour nous, dans le sens de la perfection, pour le morceau, de ce dont le morceau  a besoin. Par exemple, même si un riff est bien, on va travailler encore pour que l'ensemble colle au mieux, qu'un riff en porte un autre, etc..

Mais du coup, de chercher et atteindre la perfection pour un titre, ça doit aussi amener des difficultés techniques pour le jouer en studio, vu son niveau ?

Rires des 2 complices: oh oui !

Adrien: Les morceaux les plus progressifs comme "Deprived Of Soul", qui est à mon avis, l'un des titres les plus aboutis de l'album mais aussi très compliqué à interpréter, c'est un long morceau. "Zambra" n'est pas évident non plus. Mais tout est technique dans l'album, d'où une prise de risque, mais cette technique est faite pour être au service du morceau.

Vous avez une superbe technique justement; quel est votre bagage musical ?

Adrien: Je fais de la musique depuis que j'ai 5 ans, de la guitare depuis 12 ans et maintenant je suis prof de gratte. Oli (Olivier Laffond) ça fait autant de temps qu'il joue de la batterie.

Benoist: Pareil pour moi et avant je faisais de la guitare, ensuite je suis passé à la basse 

Adrien: On a tout le temps fait de la musique, et quand on était gamins, quand les autres jouaient aux jeux vidéos, avec des mobylettes, vers 12-13 ans, nous on avait des guitares, c'est un choix personnel J

Benoist: On a toujours été attirés par ça et au fur et à mesure de notre évolution et vraiment, on ne se voit pas faire autre chose

Adrien: Avec Ben, on est issus de la même école de musique et avec notre batteur Oli , lui et moi on se connaît depuis 17 ans, je calculais ça l'autre jour (rires)

Benoist: C'est aussi une envie d'y arriver tous ensembles et aussi d'anciens groupes, où ce n'était pas ce que nous voulions vraiment, on en discutait. on avait toujours envie de jouer ensemble, ce qui fait qu'à un moment on s'est retrouvés à essayer, à se dire avec qui nous avions envie de jouer; ça s'est fait comme ça

Pour la tournée, vous savez si elle sera plus élargie que la dernière, je veux dire un circuit européen et non plus seulement en Suisse, en plus de la France ?

Benoist: Même circuit de fin février jusqu'à juin et on a des pistes après pour l'étranger, mais rien n'est fait

Adrien; tout ce qui est booké c'est de mars à juin, c'est certain et après nous sommes en train de travailler pour un seconde tournée en septembre

Dites moi toi, tu es endorsé Jackson et Oli, votre batteur Drumheads et surtout Spaun, un gros custom de batterie américain: c'est un joli coup, comment vous avez obtenu ça ?

Benoist: C'est au coup de cœur, lors de discussion avec quelqu'un sur myspace, sur le net qui me dit: j'adore ce que vous faites et lors aussi de discussions toutes simples sur la vie de tous les jours et d'un coup, je vois sur sa page une référence aux guitares Jackson et comme je lui ai posé la question s'il travaillait pour Jackson, il m'a dit qu'en fait, il était le patron de Jackson Angleterre. C'était sous jacent, on l'avait aussi démarché, mais rien n'était fait. Ce n'est pas évident de savoir qui est vraiment qui sur le net, mais là, c'était vraiment le patron anglais J Mais ce résultat d'être endorsé, c'est aussi dû au culot, ça a été un enchaînement ensuite. C'est une recherche de reconnaissance, aussi, une recherche de professionnalisme le fait d'être endorsé.

Adrien: ça met du poids à un groupe, c'est le petit plus. C'est dommage et bête à dire, mais ça donne du poids, un musicien qui est endorsé

Ben: c'est aussi un bonus pour avoir du matériel plus conséquent et en amont, pour le studio et l'enregistrement comme nous savions que nous voulions changer le son, il fallait des gros instruments pour ça.

Merci pour l'interview et le meilleur pour Hacride, on a hâte de vous voir en tournée

Nous aussi (rires) Merci à toi pour l'interview

www.hacride.com

TASUNKA

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Hacride "Amoeba" (Review in English)

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HACRIDE "Amoeba"
(Listenable Records)

It's a pleasure to suddenly see your ears filled with a music that is different from most of the others you've ever heard, that is also creative daring without any problem or complex to mix Hardcore with Flamenco, Hard with soft music or vocals and clean with distorted guitars. HACRIDE can be proud of their qualities with this achieved album offering then an interesting new meaning to the word: progressive as all the album long, it's a range of diversity that makes think that progressive really is synonymous with progression and innovation, even the cover artwork is unique as the atmosphere of HACRIDE itself may be. "Fate", "Deprived Of Soul", and the excellent cover song of the Spanish band "Ojos De Brujo" featuring two of the original members of Ojos on vocals: "Zambra", are the very best examples of what a band motivated by pure passion and desire can do in the field of good music. Just add to that a powerful production, polyrythms, vocals and guitar loaded with real feelings and you'll better sketch what "Amoeba" is about: pleasure quite simply! It's rather incredible to imagine that "Amoeba" is only the second album for HACRIDE but for sure it is and the potential of these French musicians and singer is very much alive. So, let's keep an eye on HACRIDE for the present moment with "Amoeba" and for the future as the band will certainly not stop their curse to the heights.

TASUNKA

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Hacride "Amoeba"

hacride_amoeba_small   (also in the English Reviews section ;))

HACRIDE "Amoeba"
(Listenable Records)

Quel plaisir d'avoir d'un seul coup les oreilles emplies d'une musique qui diffère de la majorité de ce que vous aviez pu déjà expérimenter auparavant et qui se révèle très créative en osant? sans aucun problème, ni complexe, faire sonner Hardcore avec Flamenco, brutalité avec musique ou chant moins agressifs et guitares sèches avec guitares saturées. HACRIDE peuvent être fiers d'eux avec cet album abouti et réussi qui sait offrir un nouveau sens au mot progressif, étant donné que tout au long du disque, on est face à une palette de diversité qui fait songer que progressif est véritablement synonyme de progression et d'innovation, à l'image aussi de la pochette qui se révèle unique, comme peut l'être l'atmosphère d'HACRIDE, elle-même. "Fate", "Deprived Of Soul", et l'excellente reprise du groupe espagnol Ojos De Brujo "Zambra", avec pour l'occasion, 2 de ses membres en guests vocaux, en sont les meilleurs exemples de ce qu'un groupe motivé par une passion et une envie sincères peuvent faire dans le domaine "bonne musique". Ajoutez à ça une production très à la hauteur, des rythmes multiples, un chant et des guitares au feeling palpable et vous aurez une bonne vision de ce qu'est HACRIDE: du pur plaisir ! C'est quand même incroyable de se dire qu"Amoeba" est seulement le second album d'HACRIDE et pourtant, c'est bel et bien le cas et le potentiel des Français est bel et bien en pleine forme. Alors, gardez un œil sur HACRIDE non seulement maintenant avec "Amoeba", mais aussi dans le futur, vu que cette formation ne va certainement pas stopper là sa progression vers les sommets.

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31 janvier 2007

Messiah's Kiss "Dragonheart"

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MESSIAH'S KISS "Dragonheart"
(SPV/ Distr. Replica Records)

En 2002, MESSIAH'S KISS avaient fait sensation auprès des amoureux de Heavy en sortant leur premier album "Prayer For The Dying", un must bourré de dynamisme et de titres parlants à souhait sur disque et en live, puis à nouveau au cœur de l'actualité un peu plus tard avec "Metal" aux morceaux toujours bons mais qui péchait par une production moins adaptée au Heavy énergique du groupe et enfin en 2007, ils sont de retour et de quelle belle manière encore avec un très bon troisième disque: "Dragonheart" à faire bondir les chevelures dans les airs en headbangant. MESSIAH'S KISS, c'est à ce jour un quartet au chanteur américain à la voix qui fait impression: Mike Tirelli (HOLY MOTHER) et aux musiciens d'outre Rhin tout aussi compétents à leurs postes respectifs de batteur, guitariste et bassiste d'acier, à savoir dans l'ordre Ed aux tambours-double grosse caisse de guerre, Georg aux guitares à l'attaque redoutable et Wayne à la basse carrée en diable. A noter qu'après le départ, pour raisons personnelles, du deuxième et lead guitariste Alex, le groupe ne pouvait pas envisager la musique de MESSIAH'S KISS sans duo de guitares, alors pour l'enregistrement et en attendant de trouver un remplaçant ou un retour d'Alex, qui sait ? c'est le producteur de "Dragonheart" et ami de longue date, Herman Frank (ACCEPT, VICTORY) qui s'est mis aux guitares et avec bonheur, l'homme étant doué pas de doutes à la fois à la six cordes et pour ce qui est de faire sonner un album. En somme, entre bon son, hymnes à faire chanter en chœur un sourire sur le visage entre deux reprises de souffle comme sur "Thunders Of The Night", "The Ancient cries", "Dragonheart", entre accroche réelle façon JUDAS PRIEST qui fait battre des pieds en rythme absolument tout au long des 11 morceaux de "Dragonheart", bref, face à autant de qualités, que faire d'autre si ce n'est se laisser emporter par le souffle du Dragon ? Aucun compromis et Heavy pur souche, tel est le mot d'ordre des protagonistes de MESSIAH'S KISS et c'est tant mieux, alors on en redemande et attend avec impatience la sensation assurée en live :)

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