29 mai 2010

PHILIP SAYCE @ Paris - Live Report / Photos - May 26, 2010

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Premier concert "solo" en France de cet auteur-compositeur-interprète talentueux qu’est Philip SAYCE.

Enfin !!! pourrait-on dire et en effet, il n’était que temps de rendre justice à ce formidable guitariste que ne renieraient pas Hendrix, Stevie Ray Vaughan, notamment, en l’accueillant à Paris et au Réservoir, s’il vous plait,  cet endroit qui a vu se produire en concert intimiste, les plus grands.

(Live Report / Photos: Tasunka)

Bio PHILIP SAYCE: ici ;)

Toutes les photos PHILIP SAYCE: ici ;) / All the photos of PHILIP SAYCE: here ;)

Chronique "Innerevolution": ici ;)

Interview PHILIP SAYCE: ici ;)

Chronique "Peace Machine": ici ;)

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C’est que Philip SAYCE mérite d’être nommé et considéré aux cotés des plus grands guitaristes. Jugez plutôt: ce jeune trentenaire, né au pays de Galles, émigré au Canada, puis aux Etats –Unis, a déjà accompagné, avec succès, pas moins que Jeff Healey, Uncle Kracker et Melissa Etheridge avant d’entamer sa carrière "solo" où sa patte, son empreinte musicales uniques font merveille, sur album tout d’abord avec un second excellent opus venant de sortir : « Innerevolution » et en live. Et là, le live, quel moment privilégié c’est en compagnie de Philip Sayce aux guitare-vocaux, de Joel Gottschalk à la basse et de Ryan MacMillan (Matchbox 20) à la batterie.

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C’est simple, ce 26 mai, le trio a cassé la baraque, littéralement, avec une prestation de près de 1h30 devant un public qui, pour la majorité, ne connaissait pas encore l’artiste, mais qui à l’issue d’un concert de folie, est sorti complètement conquis et aux anges d’avoir, en prime, le plaisir de serrer la main des compères en fin de concert, tout en ayant leur exemplaire de l’album dédicacé.
C’est que l’homme possède la même chaleur hors scène que sur scène, où là, il sautille, transpire à grosses gouttes, donne tout de lui pour des morceaux, pour des soli Blues-Rock endiablés, fouillés, langoureux, en somme inspirés totalement. C’est simple, une osmose se crée instantanément entre le public et le trio emmené par la même force dynamique qui a charmé tout le monde :)

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Pour parler franchement, la meilleure définition d’un concert de Philip SAYCE, c’est : sensuel !!
Avant tout avec ses deux guitares, des Fender de 62 et 63, qu’il sait faire vibrer avec toute la gamme de son savoir faire de guitariste hors pair : fascinants sont son jeu, ses doigts qui courent avec dextérité sur les cordes, les pressent, les caressent au rythme ou non du vibrato pour faire jaillir des notes, des harmoniques, des accords envoutants et d’un coup, le voir retourner sa guitare pour faire du hammering sur les ressorts du vibrato qui émergeaient du dos de sa Fender préférée, celle de 1963, qui l’accompagne depuis des années.

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Sa musique est bel et bien d’une sensualité à fleur de cordes, à fleur de vocaux, car l’homme révèle, en plus, un grain de voix très agréable.
Et assorti d’un bel humour, ce qui ne gâche rien : en effet Mister SAYCE s’est adressé à l’assistance en français parfois, avec le sourire toujours et pour revenir dans le domaine langoureux, sa descente de scène pour aller jouer devant deux couples dans la salle (dont Annie et Benji du groupe NUNGAN ;), reflétait bien l’atmosphère unique de la soirée.
Le nom de Richard Marx, qui a participé à la production de « Innerevolution », a souvent été cité lors du concert par Philip, ainsi que celui de Jeff Healey a qui le trio a rendu hommage avec une reprise finale du regretté guitariste-compositeur de Jazz-Blues-Rock.

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PHILIP SAYCE revient en France en novembre prochain,

alors, ne ratez pas cette occasion de vous prendre une claque musicale et humaine à la fois ;)

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26 mai 2010

KILLERPILZE / ED-ÄKE / MARY HAS A GUN @ Paris - Live Photos - May 23, 2010

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PARIS - ELYSEE MONTMARTRE
23 Mai 2010

KILLERPILZE
ED-ÄKE
MARY HAS A GUN

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Live Report: ici / here ;)

Photos KILLERPILZE / ED-ÄKE / MARY HAS A GUN: ici / here ;)

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KILLERPILZE / ED-ÄKE / MARY HAS A GUN @ Paris - Live Report / Photos - May 23, 2010

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PARIS - ELYSEE MONTMARTRE
23 Mai 2010

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ED-ÄKE
MARY HAS A GUN

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Photos KILLERPILZE / ED-ÄKE / MARY HAS A GUN :  ici / here ;)

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Le programme de ce 23 mai à l’Elysée Montmartre ?

Une visite de KILLERPILZE et son LAUTOBAHN-Tour pour défendre ou plutôt "botter le cul“ à l’Europe (dixit le groupe :) avec leur dernier opus: "Lautonom“.

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Du soleil, des températures estivales au rendez-vous, la journée se présentait sous de bons auspices, ce que ne manquera pas de souligner Jo (Halbig) chanteur-guitariste de KILLERPILZE quand le groupe se produira à Paris quelques heures plus tard: en effet, c’est avec un "Merci à vous, ce soleil c’est vous qui l’avez amené!“ en français s’il vous plait, que le jeune homme a remercié son public.

Tout en en profitant aussi pour rendre hommage aux fans qui étaient devant la salle depuis le tout début de l’après-midi, à attendre patiemment leur groupe fétiche.

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En attendant d’en arriver à évoquer la tête d’affiche, les deux formations hexagonales qui ouvraient ce soir-là, méritent, elles aussi, de s’y attarder.

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MARY HAS A GUN tout d’abord, avec son Rock aussi sympathique que les 5 mecs qui forment le groupe et démontrent avoir une sacré pèche sur scène, c’est indiscutable: leur musique fonce sans faire de quartiers et c’est accrocheur, au vu des réactions approbatrices du public. Réactions méritées

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Même enthousiasme ensuite pour les parisiens de ED-ÄKE et leur Rock bien calibré; là où MHAG optait pour un Rock qui rentre dedans avec brio mais sans pourtant innover, ED-ÄKE ont à proposer, quant à eux, des morceaux variés, avec comme doublé gagnant, un dynamisme hors pair. Chacun dans le groupe, bouge, saute, s’époumone ou s’éclate totalement en jouant leur musique et la salle leur a bien rendu cette énergie sans failles, à coups de cris et d’applaudissements à tout rompre. Le second album du groupe, „Decadence & Poetry“ a été bien défendu et ça se salue :)

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C’était amusant de voir Dimitri, le chanteur, jouer avec le public pour le faire hurler quand, à la fin de leur concert, il annonçait que le prochain groupe allait être KILLERPILZE; ensuite, chacun à leur tour dans ED-ÄKE s’est fait le plaisir de faire hurler en choeur toute la foule, à la seule évocation du nom du groupe d’outre Rhin :)

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Et puisque l’armée de demoiselles, venues en force à l’Elysée Montmartre pour KILLERPILZE, s’impatientait, trouvant le changement de plateau trop long à leur goût, inutile de décrire les cris hauts en décibels qui se sont élévès quand KILLERPILZE se sont montrés sur scène: Les deux frères Halbig, Jo: chant-Guitare et Fabian: batterie, plus Mäx Schlichter : chant-lead guitare, ainsi que Benni à la basse en live (le groupe étant toujours en trio et à la recherche de son bassiste à temps complet), ont délivré un set sans failles, à part un problème technique passager au cours du concert et bien indépendant de leur volonté.  La machine allemande est bien au point, entre dynamisme, délire total sur scène et morceaux assez imparables, il faut avouer, pour faire bouger une salle entière, chanter en chœur, se baisser et se relever d’un coup tous ensemble, les quelques 500 personnes qui occupaient l’Elysée Montmartre.

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Belle performance, pour un bon groupe, qui affiche non seulement un Rock mâtiné de Metal, de Punk Rock hymnique, de mélodies, de ballades aussi, plus des tubes à son actif, ainsi qu’un label créé de leurs propres mains : KILLERPILZE records, et sans oublier, bien sûr, un dernier album « LAUTONOM » à la hauteur des espérances de ses fans.

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Fans refractaires ou peu habitués apparemment au principe du rappel en fin de concert, puisqu’à peine le dernier morceau entendu, le public a déserté le devant de la salle pour déjà faire le queue au fond, devant le stand merchandising où le groupe devait se trouver après la fin de leur concert, afin de signer des autographes à la pelle; en entendant KILLERPILZE revenir au complet sur scène, pour ce fameux rappel, il y a eu des regards surpris dans la foule et un retour en arrière précipité vers la scène, moment un peu amusant à voir, il faut avouer :)

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Mais l’esprit était à la convivialité, alors, le public s’est remis à fond dans le concert, qui s’est achevé avec une sensation de pari gagné pour le groupe, qui avait, quelques heures avant son gig, noté sur son Myspace :

« Paris, que ce soit légendaire ! » :)

Ça l’a été: le public a largement répondu aux espérances du groupe et le LAUTOBAHN Tour a rempli sa mission! :)

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Photos, Live Report: TASUNKA

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25 mai 2010

Philip SAYCE, débuts parisiens demain, 26 mai 2010 !!

PhilipSayce_Innerevolution

Mercredi 26 mai 2010, à Paris, au Réservoir, Philip SAYCE donnera son premier concert "solo" en France !

Des débuts à ne manquer sous aucun prétexte, car d'ici quelques temps il y a fort à parier que vous pourrez vous "vanter" d'avoir assister à ce concert "club" de ce guitariste / chanteur / compositeur exceptionnel !

Vous en doutez ?

Jetez donc un oeil aux vidéos suivantes :

Bande annonce de la tournée ICI

Philip Sayce live avec Jeff Healey ICI

Philip Sayce live avec Melissa Etheridge ICI

Bon Jovi à la sauce Melissa Etheridge / Philip Sayce ICI

  Message musical de Philip Sayce ICI


Né en 1976 au pays de Galles, Philip Sayce a grandi à Toronto, au Canada, où il a découvert la guitare en écoutant Eric Clapton, Ry Cooder et Dire Strait. Outre Jimi Hendrix et Stevie Ray Vaughan, il cite aussi B. B. King, Albert King, Albert Collins, Buddy Guy et  Robert Cray comme principales influences.

Pour « Innerevolution », son nouvel album est sorti en France le 22 avril dernier (sur Provogue / Wagram), il s’est entouré de Fred Mandel (Queen, Supertramp, Elton John, Alice Cooper) aux claviers, de Joel Gottschalk à la basse et de  Ryan MacMillan (Matchbox 20) à la batterie. C’est d’ailleurs ce trio de choc qui l’accompagne aussi sur scène.

Après avoir accompagné
Jeff Healey, Uncle Kracker et Melissa Etheridge, Philip Sayce avait sorti un premier album solo « Peace Machine » en 2005 (voir chronique ici ;). Aujourd’hui, avec « Innerevolution » il prouve qu’il est non seulement l’un des meilleurs guitaristes « blues rock » du circuit, mais aussi un chanteur irréprochable doublé d’un excellent compositeur.

Pour cet album Philip a porté une attention toute particulière aux compositions. C’est ainsi qu’il a collaboré avec Richard Marx, Busbee, Mike Bradford, Dave Cobb et Marti Frederiksen, des noms synonymes de succès sur bien des disques.

La production est l’un des autres atouts majeurs de cette galette
. Plus travaillée et peaufinée que sur « Peace Machine », elle offre à chaque chansons les éléments nécessaire pour mettre en relief les talents de ce musicien hors pair.

Bien entendu l’ombre d’Hendrix et des Beatles plane ici et là, au détour d’un riff ou d’un refrain, du coup on serait presque tenté de présenter Philip Sayce comme une sorte de « jeune Lenny Kravitz », d’autant que sur certains titres notre homme sait aussi se la jouer funk… Fort heureusement Philip possède toutes les aptitudes pour mettre en avant sa propre personnalité et s’imposer ainsi comme un artiste qu’il faudra suivre de près dans les mois et les années à venir.

A noter une reprise intéressante d’Automatic Man « My Pearl ».

www.philipsayce.com

http://www.myspace.com/philipsayce

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24 mai 2010

PHILIP SAYCE "Innerevolution" - Interview / Photos Session - :)

PhilipSayce_Innerevolution

PHILIP SAYCE est un nom à retenir absolument!! L’homme est non seulement un guitariste talentueux au possible, mais aussi un artiste à part entière avec son approche musicale aussi chaleureuse que peut l’être la personne-même :)

(Interview / Session photos : Tasunka)

SessionPhilipSAYCE__Tasunkaphotos2010_02

Bio PHILIP SAYCE: ici ;)

Live Photos PHILIP SAYCE @ Paris 2010: ici ;)

Live Report PHILIP SAYCE @ Paris 2010: ici ;)

Chronique "Innerevolution": ici ;)

Chronique "Peace Machine": ici ;)

Comment tu présenterais « Innerevolution » en comparaison avec « Peace Machine », le précédent album?

Je dirais tout d’abord qu’il est plus personnel : cet album raconte vraiment ma vie, ce que j’ai vécu, il y a une paire d’années. Ensuite, au niveau de la production, plus de temps lui a été consacré que pour « Peace Machine », qui est un album aussi tout à fait honnête, ce que je veux dire, en fait, c’est que « Innerevolution » est plus un disque avec une approche actuelle, ce qui demande une production plus poussée, tandis que le précédent album était rétro, ce qui était tout à fait volontaire de ma part: « Peace Machine » sonne comme une performance live.

Tu parlais de ce côté personnel de « Innerevolution » et c’est vrai que l’on ressent un feeling à fleur de peau en l’écoutant

En fait, je le vois comme une sorte de thérapie. C’est quelque chose dont j’avais besoin, besoin de sortir de moi ce que j’ai vécu, certaines expériences de ma vie en les exprimant via les enregistrements. Ces morceaux ne sont pas les mêmes quand ils soient joués en live ou entendus sur album, étant donné que l’enregistrement et le live sont deux moyens d’expression avec leur ambiance propre. C’est très spirituel et vaut de le vivre quel que soit le support.

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Pourtant, ce n’est pas difficile certains soirs de jouer, en live, des titres qui te sont si personnels, de revivre ce à quoi ils renvoient ?

Absolument, c’est une bonne remarque. Je pense que si c’était le cas, il se pourrait que le morceau ne soit pas joué, ou plutôt, plus exactement, je pense que nous le jouerons de façon et avec une approche différentes: c’est une nouvelle expérience intéressante à vivre et en général, c'est le cas pour chaque morceau, jour après jour. Mais c’est vrai que tu as raison, sur cet aspect possible lié à ta question, mon avis est que pour chasser ce côté un peu douloureux, le mieux est de jouer les chansons encore et encore avec une couleur un peu différente chaque fois, les transformer de quelque chose de pénible en quelque chose de joyeux. Et si ce côté joyeux parle aussi à tous ceux qui écoutent, alors, c’est une très bonne chose :)
C’est bien ce dont l’album parle, cette expérience que nous avons tous en commun, d’avoir traversé des moments difficiles, mais on évolue, on apprend de ces expériences passées et on avance, d’où le titre « Innerevolution » :)

L’album touche beaucoup pour cela, justement. Pour rester sur le côté humain, tu pourrais m’en dire plus sur les personnes qui collaborent avec toi ?

J’ai composé l’album avec mon ami, Dave Cobb, avec Marty Frederiksen, qui est aussi un très bon compositeur, même chose pour mon ami Richard Marx, qui est un super compositeur avec sa propre carrière, mais qui compose aussi pour et en collaboration avec pas mal d’autres artistes. Et sans oublier, bien sûr, Mike Bradford. Ces personnes, j’aime beaucoup collaborer avec eux, d’autant que j’apprends à leur contact et c’est bien, ça fait évoluer, avancer. C’est ce qu’on est tous supposés faire et moi, je veux grandir, apprendre.

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Tu as une chaîne sur YouTube et c’est incroyable de te voir, par exemple, en train de jouer « Little Miss America »  en studio : quelle intensité tu mets en jouant !

C’est vraiment émotionnel quand je joue, je ne fais pas semblant, je ne pourrais pas, quand je joue, c’est vrai! Ce que je souhaite, c’est transmettre à ceux qui écoutent, cette émotion, les faire se sentir bien, libres, dans le sens de se sentir libre de faire ce que tu veux, d’être libre de faire et d’être qui tu veux être. Que tu sois un athlète qui te donne à fond ou quelle que soit ton activité, peu importe, l’essentiel est de rayonner, de ressentir et de donner cette chaleur, cette émotion et je la ressens quand j’ai en retour des commentaires dans ce sens sur ma musique

Et toi tes influences, ce qui te fait te sentir bien ?

Tu parles d’influences et je dois dire que je me sens comme un étudiant : plus je pense savoir et plus je m’aperçois que je ne sais pas grand-chose. Les Beatles, Clapton, Hendrix, Stevie Ray Vaughan, notamment, comptent pour moi et je dois dire que j’ai eu de la chance d’avoir grandi avec ce qu’écoutaient mes parents et mon frère, qui, lui, passait du DIRE STRAITS et ça, c’est super cool (rires) Ils m’ont toujours soutenu et s’intéressent de près à tout ce que je fais :) Mon père, musicalement, c’est plus Richard Thompson, des très bons artistes comme ça. Dans la vie quotidienne, ce sont mes amis qui m’inspirent et là, je pense à mon meilleur ami, Marc qui est un ange; je veux dire par là que, avec lui, tout comme tous les gens qui t’aiment et que tu aimes, tu te sens en confiance et tu peux te laisser aller, laisser tomber toutes les conneries pour discuter vraiment, à cœur ouvert, de choses importantes ; ma femme, Kelly, est la plus grande source d’inspiration dans ma vie, elle est incroyable, je l’aime !! Je suis vraiment reconnaissant pour avoir ces personnes dans ma vie, j’en suis d’autant plus reconnaissant que, parfois, il arrive qu’avec le temps, les liens avec les gens auxquels tu tiens, s'estompent parce que chacun grandit différemment et ne partage plus le même centre d’intérêt que l’autre…ils restent pourtant dans ton cœur, même si il n’y a plus rien en commun…

Je pense que tous voient ce que tu veux dire. Tu parlais d’inspiration : comment est-ce que tu composes ?

ça dépend du feeling du moment et tu ne peux rien planifier à l’avance. Je compose d’abord la musique, les paroles viennent ensuite. Pas à chaque fois, mais c’est généralement ma façon de faire ; j’enregistre sur une machine et ensuite, je reviens sur les mélodies.

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« Innerevolution » mérite un coup de chapeau pour sa très bonne production !

Merci ! :) Dave Cobb a produit l’album et il est fantastique. On a enregistré "à l’ancienne" côté façon de faire, si je puis dire, avec des bandes magnéto de 2 pouces et il a fait du très beau travail, en plus d’être vraiment patient et talentueux. J’aime autant être en studio que jouer en live ; en fait, c’est du pur fun d’être en studio, parce que c’est sans limites, tu peux faire tout ce que tu veux, et jouer en live, j’adore la connexion avec les gens : c’est comme donner et recevoir, un échange incessant que j’apprécie beaucoup surtout quand le public est bon :)

Tu as cette superbe Fender de 1963 comme fidèle amie (Philip l’a amenée avec lui lors de l’interview et c’est une merveille de vécu :) Tu la présentes ?

Son nom est « Mother » et je suis reconnaissant de l’avoir, tout comme ma Stratocaster de 62. Plus une Gibson, que j’aime beaucoup aussi. J’utilise pas mal de guitares différentes, mais celle dont j’aime le plus jouer est celle-ci et même chose en studio, c’est elle que j’utilise beaucoup. C’est un peu comme un jean que tu aimes et que plus tu portes, plus tu te sens super bien avec et là, ma Fender, c’est mon jean de 63 (rires)

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Le 26 mai prochain, tu seras au « Réservoir » à paris, tu peux en dire plus ?

Ce sera ma première date en France et je suis certain que ça va être fun, vraiment :) Je pense que je vais transpirer à grosses gouttes (rires) et qu’il va faire chaud :) J’espère t’y voir toi et vous y voir tous :)

Avec plaisir :) Merci beaucoup pour cette interview vraiment sympa et pour ta musique!! :)
Merci à toi aussi!! :)

(NDT : Et effectivement il a fait très, très chaud le 26 mai 2010: la magie a opéré ce soir-là !!!  :)

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16 mai 2010

PHILIP SAYCE "Innerevolution" (French Review) :)

PhilipSayce_Innerevolution

PHILIP SAYCE « Innerevolution »
(Mascot Music Productions)

Après un coup de cœur pour son premier album solo : « Peace Machine » (chronique ici ;) et son Blues – Rock teinté 70’s qui touche direct au but par son approche live, les attentes étaient grandes concernant la nouvelle œuvre de ce prodige de feeling et de talent qu’est PHILIP SAYCE, talentueux autant à la guitare qu’au niveau de ses compositions. Et bien, cet artiste peut se vanter d’avoir non seulement relevé le challenge, en 2010,  mais qui plus est de l’avoir fait en faisant évoluer son style et ses morceaux en accord avec ce nouveau millénaire. En effet, là où « Peace Machine » reste un très bon album à la plaisante facture old school, « Innerevolution » est résolumment morderne, avec une production au top du top, qui le fait sonner le plus efficacement possible et fait accrocher à tout l’album du premier accord au dernier. Mention spéciale pour l’un des bijoux que recèle l’album : « Bitter Monday » , qui vous souffle par la force de la production ;) Imparables, en somme, les nouveaux titres dont on sent un fort potentiel et une longue vie à la fois dans les lecteurs, mais aussi en live. Les mélodies sont au rendez-vous, la dynamique, la sensualité, l’émotion aussi et le tout dans un Rock fougueux –Blues sensible et qui dégage un formidable sentiment de joie de vivre, sensation très contagieuse ! :)

« Innerevolution » est réussi, très réussi !!

Tasunka

Tracklist « Innerevolution » :

01. Changes
02. Scars
03. Bitter Monday
04. Anymore
05. Take You Away
06. Daydream Tonight
07. My Pearl (reprise du groupe AUTOMATIC MAN)
08. Tennessee Girl
09. Are You Ready
10. Gimme Some More
11. Little Miss America

Line Up « Innerevolution » :
Philip Sayce
(V / G)  /  Chris Jago (D)  /  Joel Gottschalk (B)

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24 mars 2010

OBITUARY / PERSEFONE @ Paris (Trabendo) - Live Photos - March 14, 2010

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Awesome / Fantastique Concert OBITUARY / PERSEFONE @ Paris !! ;)

Check Out all the Photos: here ;) / Toutes les Photos:  ici ;) / Live Report (in French):  here / ici ;)

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OBITUARY / PERSEFONE @ Paris (Trabendo) - Live Report / Photos - March 14, 2010

Obituary_Persefone_ByGarmonbozia

Photos OBITUARY / PERSEFONE ici /here ;)

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La principauté d’Andorre réserve des surprises agréables dans le domaine musical, c'est certain :) Et la bonne surprise est donc venue de PERSEFONE, qui accompagnent cette tournée mémorable d’OBITUARY, en ce début 2010. Les 6 membres du groupe se sont montrés à la hauteur en offrant un Métal agressif,  contre balancé par un aspect symphonique, mélodique léché et c’est à souligner pour comprendre la recette gagnante de PERSEFONE , avec un niveau technique doublé d’une recherche musicale de permier plan.

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La présence des claviers était bien intégrée à la force du concert, ce qui était appréciable d’autant que ce n’est pas toujours le cas. Qui plus est, l’ambiance était au rendez-vous, surtout que  le groupe savait manier l’humour, et la décontraction, tout autant que les morceaux complexes. A noter, le chanteur qui s’éclipse le temps d’un morceau non sans avoir annoncé au préalable que nous allions avoir droit à une surprise qui devrait, de plus, nous plaire. Et effectivement, en instrumental, l’air célébre de Star Wars, a été joué par tous les musiciens, sourire aux lèvres et dextérité au corps; cerise sur ‘l’etoile noire’, le guitariste d’OBITUARY, Ralph Santolla, a rejoint PERSEFONE  et pris la place de l’un des musiciens, pour interpréter à son tour le thème du film :)

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Bref, même si le Trabendo patissait encore d’un public peu nombreux pour cette ouverture, toujours est-il que la réaction a été positive et  ce n’est que justice :) La salle s’étant ensuite enfin remplie, c’est avec un plaisir plus qu’évident que tous ont accueilli OBITUARY pour cette unique date en France; c’est vrai qu’un événement pareil ne se manque pas! :)

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Ce groupe a marqué et marque encore et toujours l’histoire du Death Metal avec sa patte unique qui l’a fait sortir du lot : « Cause Of Death » (1990) a laissé son empreinte par son Métal lent, aux soudaines secousses de guitares en attaque, agressif en diable, inspiré en somme. C’est donc avec quelque 20 ans de carrière, d’expérience, que les américains qui n’ont rien à prouver, juste du plaisir à se donner et à se faire, que les américians, donc, se présentent devant un public conquis au possible d’avance. John et Donald Tardy, les deux frères fondateurs du groupe, respectivement au chant et à la batterie, étaient à l’image de la prestation de ce soir-là à Paris: ostensiblement heureux d’être là , relax et en même temps totalement pris dans leur musique, celle qui les fait vibrer et nous avec. Ralph Santolla / Trevor Peres ont assuré des soli et riffs de tueurs et Terry Butler, un peu en retrait à son poste de bassiste, n’en a pas moins assuré comme ses comparses. Quand John a rejoint son frère de batteur, pour jouer ensemble des cymbales de ce dernier, l’effet a été plus que chaleureusement accueilli.

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Un très bon concert, que ce 14 mars, qui fait dire que OBITUARY ont vraiment eu raison de se reformer après le break du début des années 2000 : leur musique, leur talent scénique et leur gentillesse à signer et bavarder avec le public en post concert auraient, sinon, manqué dans le paysage Métal :)

Merci à GARMONBOZIA d'avoir organisé cet événement ;)

Tasunka

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10 janvier 2010

THE TANGENT - Interview Andy Tillison - 8 janv 2010

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THE TANGENT « Down And Out In Paris And London », interview avec ANDY TILLISON, une crème de chez crème d’artiste auteur-compositeur/ musicien, qui fait comprendre la profondeur et l’accroche de la musique de THE TANGENT en s’entretenant avec lui ; d’ailleurs, l’homme a été gentleman jusqu’au bout en ayant la gentillesse de répondre en français aux questions posées en anglais, ce qui est plus que sympa lui qui a quitté le sud de la France pour revivre en Angleterre :)

(Interview réalisée par téléphone, le 8 janvier 2010 par Tasunka)

==> Chronique « Down And Out In Paris And London » ici :) / French Review here ;)

Q- Comment présenterais-tu le nouvel album ? Dans le sens où il semble que « Down And Out soit différent des autres?

Andy Tillison : C’est intéressant parce que actuellement j’ai fait un tas d’interviews et donc eu des avis qui varient beaucoup : certains pensent que le nouveau disque c’est juste du THE TANGENT, le même que d’habitude, d’autres que c’est vraiment différent, mais pour moi, c’est une continuation logique parce que, naturellement, il y a des nouveaux musiciens, mais c’est écrit par le même mec (NDT : par Andy :) A mon avis, la principale chose qui soit différente c’est que je voudrais avoir une atmosphère différente,  créer quelque chose qui soit réalisée avec notre instrumentation, notre méthode d’écriture. D’ordinaire pour créer un album de Rock Progressif,  très anglais le processus est comme d’habitude, très lyrique et très mélodique, mais là, j’y ai ajouté cette atmosphère de la nuit. Comme le projet l’indique, peut-être c’est un album qui donne un sentiment urbain, dans le sens d’un sentiment de la ville pendant la nuit, avec l’éclairage, le noir et tout ça et pourquoi ne pas avoir un album pour la nuit et un album pour le jour ?! :)
Le premier album de THE TANGENT était sans doute un album ‘de jour’, avec le soleil qui brille très fort et celui-ci est de la nuit, ce qui ne veut pas dire qu’il soit sataniste (rires) Non, c’est simplement que la nuit fait partie de notre vie et n’est pas quelque chose de mauvais. « Down And Out » est simplement un album plus de la nuit / noir que les autres.

Q- C’est un projet 100% centré sur la musique

Absolument ! C’est une chose qui a été fait exprès. Avec THE TANGENT, il faut que je réalise que la raison principale de notre existence, c’est que ce soit pour la musique. Je veux dire par là que, quelques fois dans l’histoire du Rock Progressif, il y en a qui sont devenus très ambitieux pour faire de grands albums et projets, mais de temps en temps tu peux, du coup, oublier la raison pour laquelle tu es ici. Par exemple, si on regarde les gens des années 70s, c'est arrivé à des groupes de faire chaque fois un album plus ambitieux que le précédent et encore plus ambitieux ensuite et qui chaque fois vaut le coup de posséder, mais après tout ça, je pense que beaucoup finissent par en oublier la racine: la musique elle-même. Notre album de 2008 « Not As Good As The Book » a été une grande chose multimédia avec un livre, la bande dessinée, un double CD conceptuel et je me suis dit qu’il fallait simplement s’arrêter là pour ça et faire un nouvel album, un album de chansons. Peut-être plus tard envisager quelque chose de plus ambitieux, mais pas pour l’instant! Aujourd'hui,  nous offrons un disque absolument basique de notre musique, présenté avec une pochette très simple et c’est juste nous, ce que nous faisons en somme :)

the_tangent_2009_lineup

Q-Pour la première fois, l’enregistrement est entièrement Britannique : tu peux le présenter ?

Bien sûr ! Pour moi, l’histoire de THE TANGENT a été difficile, très compliquée, parce que toujours été touché par la logistique parce qu’au début, j’étais en Angleterre, puis j’ai habité dans le sud de la France, alors que le reste du groupe était en Grande Bretagne, en Suède et il était très difficile simplement de faire une répétition ensemble vu que ça devenait très compliqué avec les avions et tout ça (rires) Alors, la réputation du groupe a été formée par l’union avec moi-même et les FLOWER KINGS (Suéde) et  j’avais décidé, après 6 ans, de mettre fin à cette union avec eux et je voulais faire mes preuves et me tenir droit sans les autres plus connus que moi et voir si que ceux qui aiment THE TANGENT  pouvaient comprendre et aimer ma musique sans que les gens plus connus que je ne l’étais, ne soient de la partie. J’ai pris cette décision, il y a plus d’un an maintenant, et j’ai donc cherché des musiciens ici en Angleterre et pour la première fois, nous avons fait un album de THE TANGENT entièrement composé de musiciens britanniques.

Q- Theo (Travis – Saxophone, Flute), Guy (Manning – Guitare acoustique, chant) et toi restez mais tu pourrais présenter les deux ‘nouveaux’ : Jonathan Barrett (Basse - Po90 / MAGNA CARTA) et Paul Burgess (Batterie – 10CC) ?

Il faut dire que tout change tout le temps dans le line up, mais là, Il se trouve que Jonathan est devenu avec moi, le second membre à part entière du groupe. Nous étions très fiers avec le travail de Paul Burgess à la batterie, mais étant donné qu’il joue encore et toujours avec 10CC, cela va être difficile pour les emplois du temps, c’est la raison pour laquelle nous sommes à la recherche d’un autre batteur. On jouera peut-être encore avec Paul si c’est possible. Ce dernier album a été fait sans un guitariste régulier mais je suis très enthousiaste parce que là je pense en avoir trouvé un : il est très jeune, il a 21 ans, soit 30 ans de moins que moi, c’est très excitant, d’autant que c’est un guitariste formidable. Je ne peux pas encore te dire son nom, c’est un secret (rire) Sinon, Theo Travis est encore avec nous, mais il est très occupé avec beaucoup de choses. Depuis qu’il a commencé avec THE TANGENT EN 2004, il était sensiblement connu pour son travail de jazz, maintenant il joue avec GONG, avec le SOFT MACHINE, avec ROBERT FRIPP,  avec son propre groupe, et pas mal d’autre chose mais il est encore dans THE TANGENT avec nous et c’est l’un de mes très bons amis.

Q- C’est Jakko (M JAKZSYK – musicien entre autres sur « Better Than The Book ») qui fait une apparition et joue de la guitare électrique sur un morceau du dernier album

Oui, absolument. Sur le reste de l’album, c’est moi qui joue de la guitare électrique, mais sur « Perdu Dans Paris » j’ai voulu avoir quelque chose de superbe et ce n’est pas moi (dit avec humour et modestie) aussi, j’ai téléphoné à Jakko qui a accepté. Ce qu’il a fait est excellent sur ce titre et c’est toujours très bon de travailler avec Jakko, qui est en plus aussi un ami.

Q- A propos du très beau morceau de 19 minutes « Where Are They Now ? », qu’aimerais-tu en dire ?

C’est l’un de mes morceaux préférés dans toute l’histoire de THE TANGENT. L’idée de départ était d’expérimenter, d’écrire quelque chose de neuf tout en continuant l’histoire. L’histoire de départ était celle d’un homme travaillant dans le secteur de la finance que j’avais commencée dans le deuxième album, le morceau s’appelait « The Winning Game », Je voulais la continuer parce qu'avec la crise, le monde a beaucoup changé pour ces gens qui travaillent dans le domaine boursier, et quand j’ai commencé, l’idée s’est développée vu que ce n’est pas seulement cette histoire mais la mienne aussi qui a changé, mais aussi celle de mes enfants que j’avais racontée déjà dans THE TANGENT, et celle d’Earnest’ , l’un de mes personnages. J’ai pensé que peut-être nous pourrions composer une chanson avec le tout et faire un update, une mise à jour générale. Ce sont 5 – 6 petites vignettes réunies dans un morceau.

thetangent_downandout

Q- Comment tu présenterais les 4 autres titres, plus celui qui figure en bonus track ?

Le second morceau (« Paroxetine – 20mg »), je n’étais pas sûr que soit un titre pour THE TANGENT ou pour Po90, mais j’ai décidé que ce serait plus moderne et contemporain pour THE TANGENT. Le Paroxetine est un antidépresseur que j’ai pris pendant la période où je me sentais un peu seul dans le sud de la France. La vérité de ça est que c’est très bien pour combattre la dépression mais ça fait aussi baisser la joie de vivre. Avec, la vie semble très plate, la joie de vivre est un peu à la baisse. C’est une chanson d’auteur, mais il y a beaucoup de mélodie dans ça. « Perdu Dans Paris », je suis très heureux de cette chanson : c’est un poème. J’étais à Paris pour faire des interviews pour « Not As Good As The Book », l’hôtel était formidable, avec un balcon dans ma chambre d’où je pouvais voir le Paris typique, avec toutes les lumières, les cafés, le Sacré Cœur que je voyais et quand je suis revenu de faire des interviews, tout avait changé après ces quelques heures : j’avais regardé encore en revenant dans ma chambre, mais la place était à présent vide, très noire et seuls restaient environ 50 SDF couchés sur le trottoir. J’ai trouvé ça absolument triste et en même temps intéressant, étant donné qu’il y a eu des jours dans ma vie, autrefois, en France et aussi en Angleterre où je n’avais pas de toit. Je me suis dit combien la ligne est très mince entre eux qui sont dehors et moi qui les regarde de mon balcon : un jour ce pourrait être moi sur le trottoir et quelqu’un d’autre qui me regarde de là haut. Avec THE TANGENT les mots sont très importants et je veux réfléchir les choses vraies qui m’arrivent à moi, mes enfants ou les personnages que j’ai créés. Ces choses qui arrivent me donnent beaucoup d’émotion. Partout, tout le monde connait le Paris touristique bien connu avec les monuments mais les gens ne se rendent pas compte de la réalité des gens pauvres. Cette réalité est dans le livret au travers des photos que j’ai faites ; certaines ont été prises de sans abris qui étaient au dehors de grands magasins sur les Champs-Elysées. Il y aussi une femme asiatique qui dormait dans le métro au pied de l’arc de triomphe. J’ai parlé avec eux et leur ai demandé s’ils seraient d’accord pour voir leur photo figurer dans le livret de l’album et ils ont tous dit oui. « Down And Out » est une expression qui veut dire en anglais, « être sur la paille », d’où le titre de l’album. J’avais autrefois vu des enfants qui trainent à Londres, aussi j’ai posé ce titre à Londres et à Paris. C’est une chanson plus ancienne que j’avais gardée pour un instant comme ça. « Ethanol That Nail » est, quant à elle, une chanson dont le titre est en fait l’anagramme de NATIONAL HEALTH (NDT : Groupe des 70s associé à la scène Rock Progressif de Canterbury) (rires). C’est la deuxième partie de ma « Canterbury Sequence ». Une partie de l’histoire du Rock Progressif a commencé dans le sud de l’Angleterre, à Canterbury avec des groupes comme SOFT MACHINE, TANTUM, GONG et bien sûr CARAVAN. Je pense que la percée, l’influence de cette scène a fait que THE TANGENT a pu être plus facile à reconnaitre grâce à ça. C’est un aspect de THE TANGENT cette influence de la scène de CANTERBURY. La première fois que j’ai entendu SPOCK’S BEARD, j’ai été très enthousiaste c’est le vrai Rock Progressif, me suis-je dit, mais je me suis demandé ce qu’il manquait dedans. Je pense que c’est l’influence anglaise. A mon avis, le Rock progressif a quelque chose de très spécial avec l’Angleterre : beaucoup de groupes qui y ont fait leurs débuts, comme GENESIS, YES, EMERSON-LAKE & PALMER, etc… sont britanniques et je pense que beaucoup des choses humoristiques manquent dans les autres formations. Mon but, après ça, a été pour restituer les choses de façon plus britannique dans notre musique, aussi, j’ai écouté beaucoup de musique de Canterbury et au final, j’ai mis de ces influences dans notre mélange de  Rock Progressif, dans notre musique.

Q- « Down And Out » a été enregistré en 1 an

L’album a presque entièrement été enregistré chez moi, dans une petite pièce grande comme une minuscule salle de bain, avec 2 hauts parleurs vraiment bon marchés et un ordinateur et naturellement beaucoup d’instruments de musique. Il n’y a eu que 3 jours passés dans un véritable studio, notamment pour enregistrer la batterie. Le reste l’a été dans notre maison, ce qui n’est pas très glamour (rires) mais ça m’a permis d’avoir du temps dont j’ai besoin pour créer quelque chose. C’est que c’est compliqué la musique, le mixe, les systèmes électroniques :) Il faut dire qu’avec THE TANGENT, l’ordinateur ne sert qu’à enregistrer et tout le reste est vraiment joué avec les claviers, la batterie, tout est  créé comme ça, on n’utilise pas de programmation ou de chose du genre. Ça fait partie de notre façon de faire : il faut être vrai, réel et pas programmé (rires) Nous n’avons pas joué tous ensemble, mais nous avons tout ajouté avec chaque instrument et le tout est bien réel (rires)

Q- En parlant de réel et de live, en quelque sorte, des concerts sont-ils déjà prévus pour 2010 ?

Oui, en mai prochain au « Progeny Festival » en Angleterre mais nous espérons avoir d’autres dates en Europe et pouvoir aussi venir jouer en France pour la deuxième fois. Pour le moment, rien n’est fait, les négociations sont en cours.

Q- Qu’aimerais-tu pour l’avenir ?

Continuer à faire de la musique. Je suis là pour donner du plaisir avec la musique et j’aimerais apporter un petit peu de joie à ceux qui l’écoutent :)

Q- Je peux te dire que c’est le cas et pas qu’un peu

Alors, nous avons réussi ! :)

Q- Qu’aimerais-tu ajouter pour conclure cette très sympa interview ?

Ce que j’ai dit à la plupart des journalistes, c’est « merci » aux journalistes et à leurs lecteurs. Il y a, à mon avis, beaucoup de musiciens qui l’oublient, mais c’est une roue qui tourne dans les deux sens : je veux dire par là que sans les musiciens la foule n’a pas de groupe mais sans le public les musiciens n’ont personne pour qui jouer : il faut avoir les deux ! Et entre les deux extrémités, il y a les journalistes qui recommandent les groupes au public, ce qui est très important ; alors, merci à vous, à vos lecteurs et à tous ceux qui sont enthousiastes et intéressés par des musiques plus ambitieuses que d’habitude et peut-être plus sincères que d’habitude.

Merci Andy et THE TANGENT!!! Pour cette musique pleine d’émotion et de naturel !

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09 janvier 2010

THE TANGENT "Down And Out In Paris And London" (French Review)

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THE TANGENT « Down And Out In Paris And London »
(InsideOut)

==> Interview ANDY TILLISON (auteur, claviers, chant, guitare électrique..) ici :)

100% orienté musical, le nouvel album de THE TANGENT est bel et bien centré sur l’essentiel: la musique et si la production est soignée, c'est pour mieux s’effacer d’un point de vue technique et mettre en valeur toute l’émotion, la force bien réelle de morceaux, de textes qui savent toucher et faire vraiment plaisir à écouter ou plutôt à vivre :) C’est que l’aventure de THE TANGENT, sans la partie suédoise, tient la route et efficacement encore. Avec un line up entièrement britannique aux côtés d’Andy Tillison, la magie Rock Progressif opère tout autant et le feeling est incontestablement au rendez-vous de petits bijoux que sont un « Where Are They Now ? » très réussi de par sa musique enivrante et ses paroles où on retrouve une continuation, une mise à jour des personnages rencontrés au fil des albums précédents, petit bijou aussi que ce « Perdu Dans Paris » touchant au possible, avec et c’est à saluer, Jakko (M Jakzsyk) à la guitare électrique pour ce titre, que ce « Paroxetine – 20mg » moderne dans son approche musicale, ou encore que ce « The Company Car » référence marquée à Joni Mitchell, l’un des artistes favoris de Andy Tillison, et sans oublier bien sûr : « Ethanol That Nail » anagramme du groupe « NATIONAL HEALTH » : ce qui résume bien cette influence et ce titre hommage aux racines,  à la scène Rock Progressif emblématique de Canterbury en Angleterre, dans les 70s, dont NATIONAL HEALTH fait partie. « Down And Out In Paris And London » s’inscrit comme la continuation de l’épopée musicale Rock Prog’ de THE TANGENT et cet album peut tout autant se voir comme un pas de plus sur la route de ce groupe qui ne manque pas d’apporter son amour pour la musique et de le faire partager, que ce disque peut se voir aussi comme la somme de toutes les expériences vécues: défi relevé haut la main, en somme !!!

Tasunka

THE TANGENT line up:

Andy Tillison : V / K / electric Guitar
Jonathan Barrett : B
Paul Burgess : D
Guy Manning : Acoustic Guitar / V

« Down And Out In Paris And London » tracks:

01- Where Are They Now?
02- Paroxetine – 20mg
03- Perdu Dans Paris
04- The Company Car
05- Ethanol That Nail (Canterbury Sequence Vol. 2)
06- (Bonus) Everyman’s  Forgotten Monday

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